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Citoyens en mouvement

Pour la démocratie et la République sociale, blog du Manifeste "Citoyens en mouvement" blog créé le 10 mai 2006

Démocratie

Mais qui sont-ils pour décider à notre place ?

Tant que la société sera une société divisée en classes, il y aura   des gens qui se penseront investis du pouvoir de penser pour les autres, qui vendront leur esprit critique pour un poste, qui se prostitueront pour quelques places auprès de mieux placés qu’eux dans la hiérarchie du pouvoir. Beaucoup de gens ont compris comment tout cela fonctionne et ils sont conscients que les politiciens de droite comme de gauche sont à mille lieues des préoccupations réelles des gens et davantage inclus dans un système de contrôle et de domination du peuple qu'ils osent nommer "démocratie !" Même si ils sont encore bien minoritaires,   de plus en plus  de citoyens ont  conscience que pour opérer la transition d'une société capitaliste qui  détruit l'humanité vers une civilisation supérieure et libératrice, pleinement démocratique, il y a nécessité de former et d'organiser   d'authentiques militants révolutionnaires.
 
Sortir de la barbarie politique
 
La lutte de classes est sans pitié. Celui qui s'engage en politique  soit s'intègre dans le système dominant, soit le combat. Celui qui a décidé de le combattre s'expose au licenciement,  à la répression, voire dans certaines conditions à la torture ou à la mort. Toute l'histoire de l'Humanité témoigne de cette tragique réalité. Le militant révolutionnaire s'expose à toutes la panoplie des manoeuvres machiavélique de la politique depuis que les sociétés sont des sociétés de classe.Il n'a alors  que l'arme de la démocratie pour pouvoir construire une transformation qui puisse durer et tenter de s'extraire  des combinaisons qui visent à faire perdurer la coercition des forces dominantes. C'est à dire l'arme de la praxis, de l'action concrète avec les gens. Mais en sachant que parmi les gens , les individus sont potentiellement corruptibles. Les meilleures parades à la corruption sont la transparence des décisions et des actes par la création d'une organisation qui doit en permanence se révolutionner pour ne pas devenir une institution stérilisant la création et l'inventivité politique des révolutionnaires. Une organisation favorisant la pratique politique au grand jour, le partage des informations avec la grande masse des exploités , la formation politique et théorique de la classe exploitée sous l'angle du développement permanent de l'esprit critique du militant et dans l'esprit de l'internationalisme anti-impérialiste. Car le militant révolutionnaire est la cible  des forces dominantes  parce qu'il est un élément déstabilisateur du système. Le processus de déstabilisation est d'autant plus important que le système lui-même est instable de par sa nature interne qui repose sur l'antagonisme entre des classes dont les intérêts sont inconciliables, c'est ce qui se passe aujourd'hui d avec le capitalisme contemporain. Cependant il n'est pas question pour le militant révolutionnaire de considérer que l'auto-destruction du système capitaliste est en soi la condition suffisante de la révolution. Pour aller vers une civilisation humaine, c'est à dire vers l'abolition du salariat comme système d'aliénation principal,  et atteindre  la réappropriation du travail par la grande masse des exploités, la responsabilité de chaque individu comme membre conscient de la société et de ses contradictions est indispensable.
 
 
Faire confiance à l’initiative populaire, l’aider à s’organiser



Il faut  libérer la politique de son cadre formel et faire confiance à l’initiative populaire en lui donnant les moyens de s’éclore et de se développer comme un objectif politique fondamental. Autrement dit ne pas craindre de faire rentrer le peuple là où il est en zone interdite. Le faire entrer  dans les conseils d'administration d'entreprise, dans les salons feutrés des Ministères et des institutions,  dans les assemblées élues, dans les lieux de pouvoirs et de décisions. Mais le faire entrer non seulement pour qu'il rappelle qu'il existe mais pour démontrer que c'est lui qui doit décider, que c'est lui qui est souverain. Evidemment il n'a pas à demander la permission puisqu'on lui interdit en permanence d'entrer ou qu'on lui intime l'ordre de se taire. Il doit donc entrer sans frapper !  Entrer non pas pour des poser des questions ou réclamer quoi que ce soit aux dirigeants, non entrer pour contester leur pouvoir, pour démontrer que l'autogestion populaire est le réel exercice de la souveraineté. Il n' ya qu'à voir la mine déconfite de ces dirigeants dès qu'on conteste leur pouvoir, dès qu'on ose critiquer le capitalisme et surtout leur disputer leur prétention à diriger alors que chaque jour ils mènent la société dans l'aggravation des difficultés, vers un chaos qui produit des milliers de victimes. Evidemment ce programme d'action qui lie les propositions pour une autre société à la contestation du pouvoir  est insupportable pour tous ceux qui dirigent   dont beaucoup sont convaincus que leur position dominante leur donne la légitimité d’être porteur de la science infuse.  L'exercice permanent du pouvoir fait perdre l’humilité, la modestie et l’empathie que l’on devrait à tout être humain. Elle conduit à la reproduction de rapports dominants-dominés structurés par la nature même de la lutte de classes. Dans le mouvement  d'émancipation ces rapports se reproduisent  aussi et il appartient à chacun de les combattre. Il ne faut pas s'étonner du sentiment partagé par des millions de personnes que la politique est pourrie, car jusqu'à maintenant le mouvement populaire n'a pas réussi à  se construire par le développement d'une autonomie réelle fondée sur la liberté sociale et politique de chaque individu. C'est l'enjeu d'une nouvelle organisation réellement  révolutionnaire  qui va naître à partir de l'expérience souvent amère ou déçue de milliers de militants qui ont désormais décidé de ne plus s'en laisser compter, qui exercent leur esprit critique et ont choisi la voie difficile mais efficace du refus de la  compromission en particulier après la terrible épreuve que le stalinisme a imposé au mouvement ouvrier. En agissant de la sorte , ces hommes et ces femmes, vont construire un idéal dans lequel vont se reconnaître des millions d'exploités : c'est en cela que l'espoir va renaître et que les batailles très ardues pour une transformation révolutionnaire vont se succéder dans la période historique que nous traversons.

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