Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
CREIL AVENIR

CREIL AVENIR

Jean-Paul LEGRAND - Président du mouvement politique "Les Citoyens En Mouvement". Elu maire-adjoint de 2008 à 2014 et conseiller municipal de 1983 à 1995. Président d'une association économique pour le développement fluvial

Partager

Enquête à Senlis

Jean-Paul Legrand —

Senlis, perquisition chez le maire

Selon le quotidien "Le Parisien" Jean-Christophe Canter, maire UMP de Senlis, a été entendu mardi, sous le régime de la garde-à-vue, par la section de recherches de la gendarmerie d'Amiens, dans le cadre d'une enquête sur d'éventuelles irrégularités commises lors du financement du dernier marché de Noël de la ville.

Le domicile senlisien du maire a été perquisitionné à 6 heures du matin et les gendarmes sont également allés à l'hôtel de ville pour se faire remettre des documents.

Le parquet de Senlis se refusait ce soir encore à tout commentaire. M. Canter a été élu maire de Senlis en 2008 alors qu'il n'avait pas reçu l'investiture de l'UMP. Les électeurs de droite l'ont toutefois placé en tête du scrutin. Cette victoire en avait irrité quelques uns dans la nomenklatura nationale et départementale de l' UMP







Coopération

Jean-Paul Legrand —

Coopérer c'est bien, sans se précipiter, c'est mieux !


Le maire de Creil a présenté au conseil municipal de ce lundi 28 septembre un projet d'accord de coopération avec la ville de Creil et celle de Dakhla. Pour le groupe communiste, Habib Abba-Sidick a expliqué que cette ville se situe au Sahara occidental et a rappelé l'histoire du conflit qui oppose le Royaume du Maroc à la République Arabe Sarahoui Démocratique. Au sein même de la majorité municipale, un certain nombre de conseillers ne connaissait pas cette situation qui oppose les deux autorités. Il est vrai qu'il est très certainement délicat de s'engager dans une telle coopération au risque de n'être pas compris ni par les Saharaouis qui s'opposent au pouvoir marocain ni par les amis traditionnels de la RASD comme l'Algérie ou  plus récemment comme l'Afrique du sud. C'est la raison pour laquelle je me suis abstenu afin que l'on prenne le temps de mesurer les conséquences d'un tel engagement international. Il serait d'ailleurs préférable qu'à l'avenir de tels dossiers soient travaillés par l'ensemble des groupes d'élus au conseil et ce dans leur diversité. La commission  créée  en ce sens par le conseil municipal devra s'y employer.En attendant sur ce dossier, consulter tous les présidents de groupe au préalable aurait été ainsi une décision mieux adaptée à la situation.

Demandée par l'opposition, un vote à bulletin secret a eu lieu sur cette proposition d'accord de coopération.
Les résultats sont les suivants
Pour : 20
Contre : 12
Abstention : 7

La Faïencerie de Creil

Jean-Paul Legrand —
La Faïencerie doit devenir scène nationale

Durant la campagne électorale des municipales, les communistes de Creil dont je conduisais la liste ont exprimé leur volonté d'agir pour que l'espace Culturel de Creil obtienne le label de scène nationale. Nous avons mis dans notre programme cet objectif.

Ce label est accordé par le Ministère de la culture  à des théâtres publics français. Son objectif est d'être un lieu de production et de diffusion de la création contemporaine.

Les scènes nationales doivent participer au développement culturel dans leur ville et leur territoire ce qui est déjà le cas à Creil avec un rayonnement de cette structure sur l'agglomération et tout le sud de l'Oise. De plus la Faïencerie possède techniquement les caractéristiques nécessaires à l'obtention de ce label contrairement à d'autres scènes du département. Il existe 70 scènes nationales en France. Elles sont traditionnellement cofinancées pour partie par les collectivités locales et par le Ministère de la Culture .

Lycée Jules Uhry de Creil

Jean-Paul Legrand —

Faute de prof, pas d'histoire de l'art à la JU

L'histoire de l'art est-ce vraiment utile pour la société capitaliste, pour le grand patronat. Peut-être pour quelques fils de la grande  bourgeoisie qui pourront l'étudier dans ses écoles où il faut payer des dizaines de milliers d'euros pour y étudier et qui à l'issue pourront se lancer dans les affaires juteuses et spéculatives du marché des  arts. Mais dans un lycée de Creil, soyons sérieux. Qu'est-ce que l'histoire de l'art pourrait apporter à ces fils et filles du peuple qui en plus prétendent entrer à  sciences-po pour certains ?
Est-ce  pour cela que l'administration ne s'émeut guère du fait que depuis la rentrée il n' y a pas de professeur d'histoire de l'art et qu'elle vient d'éconduire une délégation d'élèves qui réclame la nomination d'un professeur ?
Creil a aussi le droit à l'excellence,  mais on pourrait craindre que les fils du peuple se mêlent aussi de  Culture qu'on ne s'y prendrait pas autrement.

Perspectives

Jean-Paul Legrand —

Le capital, cet ogre

Le capital, cet ogre, a un mot d'ordre : toujours plus ! Allons nous continuer à le nourrir ? Voulons nous mourir ? J'ai entendu un camarade dire "Nous entrons dans une période pré-révolutionnaire", certains en doutent, pourtant ce camarade a raison, nous entrons dans la phase où le capitalisme est tout à la fois  le facteur de l'universalisation de l'humanité (ou mondialisation de classe) et l'obstacle  au développement historique nécessaire d'une société mondiale sans classe, qui seule pourra sauver l'humanité de la barbarie et de la destruction.  Le réel se donne à nous, il nous faut l'interpréter dialectiquement pour le transformer. C'est en cela que la méthode que nous lègue Karl Marx est d'une efficacité incomparable. On ne peut prétendre changer le monde et la société en faisant l'économie de ce travail qui se compose du lien permanent  et dynamique entre théorie et pratique.  

Ceux qui nous disent que le capitalisme  " retombera toujours sur ses pieds - et j'ai entendu des camarades communistes le dire -  non seulement font preuve d’un fatalisme désespérant, mais ignorent ou feignent d'ignorer que dans l'histoire, des sociétés entières se sont écroulées ou auto-détruites. Mais il ne s’agit ni de penser que le capitalisme existera de toute éternité, ni de le laisser nous entrainer dans la chute inexorable qui nous conduirait vers une techno-barbarie. Il s’agit de construire ce qui n’ a jamais été édifié, une société communiste !

Dans "Principes de la critique de l'économie politique" ouvrage rédigé  en 1857 mais publié après sa mort, Karl Marx écrit : "Toute barrière étant contraire à sa vocation, la production capitaliste se développe dans des contradictions qui sont constamment surmontées, mais aussi continuellement posées. Plus : l'universalité vers quoi tend sans cesse le capitalisme rencontre des limites immanentes à sa nature, lesquelles à un certain stade de son développement, le font apparaître comme le plus grand obstacle à cette tendance et le poussent à son auto-destruction"

Dans la réalité historique que nous vivons, nous devons faire effort non seulement pour voir le premier terme de la réflexion de Marx mais aussi le second, celui selon lequel le capitalisme devient l'obstacle au développement de l'universalité. Autrement dit le capitalisme surmonte partiellement  et à des moments donnés ses contradictions, mais plus il les surmonte plus il apparait comme l'obstacle au devenir de l'Humanité. Les camarades ne doivent donc pas voir seulement le particulier (le capitalisme retombe partiellement sur ses pieds ) en le séparant du général (le capitalisme est dans sa phase de déclin historique). Est-ce à dire que le capitalisme va  céder la place au communisme inéluctablement ? Non, car le communisme est la réponse organisée de l'humanité pour construire une civilisation supérieure qui permet d'éviter la barbarie qu'entrainerait l'auto-destruction capitaliste, c'est donc une œuvre humaine, une réponse qui repose sur la lutte politique et idéologique, sur l'éducation du peuple, sur la démocratie universelle sans lesquelles nous irons vers le chaos. Par conséquent il y a plusieurs possibles qui pour l'essentiel se résument à deux hypothèses : l'écroulement du capitalisme  plongeant l 'humanité dans la barbarie ou bien la construction du communisme et d'une civilisation sans classe. 

Par conséquent les communistes doivent se tenir prêts, car les occasions historiques, ne se présentent jamais deux fois de la même manière. Et cette fois-ci l'enjeu est celui de l'Humanité toute entière. Autrement dit il faut limiter les risques d'erreurs. Pour cela nous avons besoin de penser dialectiquement et toujours de façon critique par rapport à tous les appareils idéologiques : Etat, institutions, médias capitalistes, partis politiques y compris ceux se réclamant du communisme.Et paradoxalement nous avons besoin pour le faire d'un intellectuel collectif agissant politiquement qui est le parti ! C'est un dilemne permanent dont nous devons avoir conscience.   Il nous faut de l'audace, de l'initiative et la conviction que notre pensée est de toute façon toujours en retard sur le réel et trop souvent engluée dans des schèmes idéologiques qui ont tendance à nous empêcher d'agir.

L'action politique des prolétaires pour s'émanciper du capital, telle doit être l'utilité du parti. En se transformant en machine électorale sans rappeler l'objectif du communisme comme réponse actuelle au capitalisme, le PCF risque d'abandonner l'identité du combat communiste. En s'inscrivant seulement dans le "jeu électoral" le PCF risque d'oublier que l'Histoire ce n'est pas seulement les élections, mais que ce sont "les masses qui la font".

Il y a des gens qui ont balancé par la fenêtre le travail théorique de plus de deux siècles du mouvement ouvrier, notamment après l'écroulement de l'Urss.  Ils sont désormais convaincus que le capitalisme "retombera toujours sur ses pieds". On comprend pourquoi pour eux la simple évocation d'une révolution les fait sourire !

Les puissants des classes dominantes sont toujours convaincus de l'éternité de leur domination, et leurs idées sont partagées par la majorité des dominés jusqu'au jour où ces derniers non seulement n'en peuvent plus d'être exploités mais où ils prennent conscience de leur rôle historique pour devenir à leur tour la classe qui en prenant le pouvoir libérera les forces qui vont élever la civilisation vers un plus haut degré d'humanité.   

Quand dernièrement en France tous les ingénieurs d'une société multinationale de haute technologie descendent dans la rue pour  dénoncer et condamner la politique qui a consisté à donner des fonds publics à leur patron qui en définitive les a virés, on a l'illustration d'une lutte de classe qui doit impérativement s'organiser politiquement. Et cela n'est pas seulement une question électorale mais une question de lutte quotidienne dans les entreprises avec la création indispensable d'organisations communistes en leur sein.

Car le communisme c'est la pensée en action et l'action pensée de millions de prolétaires qui ne se résignent pas à la fatalité de l'auto-destruction capitaliste. Pour agir ils ont besoin d’un parti qui les prépare à devenir créateurs et inventifs, imaginant et agissant  pour transformer la propriété privée  des grands moyens de production, de communication et d'échanges en propriété sociale et autogérée, débarrassée de la domination capitaliste.

 

 

Jean-Paul LEGRAND



Parti socialiste

Jean-Paul Legrand —
Ségolène et le Modem


Les ravages du capitalisme

Jean-Paul Legrand —

Emploi : tous les indicateurs restent au rouge

Alors que certains évoquent déjà une légère reprise économique, les derniers chiffres de l’emploi dans le département restent très inquiétants. Et les plans sociaux se poursuivent.

 
 
Olivier Debruyne | 08.09.2009, 07h00 Le Parisien






Reprise économique ? « De mon côté, je n’ai aucun indicateur qui passe du rouge à l’orange, bien au contraire. Dire autre chose, c’est de la propagande », affirme Alain Lebrun, patron départemental de la CGT. Effectivement, quand on regarde notre carte des suppressions d’emplois ou fermetures d’usines dans le département, la lecture ne prête pas à sourire et l’embellie paraît loin.

 


La situation en mars 2009

Après le choc  Continental qui a peut-être caché le reste, c’est la papeterie de Pont-Sainte-Maxence qui a fermé ses portes, AkzoNobel Paint à Montataire, Sachs à Mouy, Metalform à Novillers-les-Cailloux… la liste est longue.

Les moins de 25 ans particulièrement touchés

Selon les chiffres du Pôle emploi Picardie
, fin juillet, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A (personnes qui sont sans aucun emploi) s’établit à 88 655 dans la région Picardie. Un chiffre stable sur un mois, mais qui fait un bond impressionnant de 28,3 % sur un an dans la région et même + 33,1 % dans l’Oise, département le plus touché, soit bien plus que la moyenne nationale (+ 25, 6 % ). Les jeunes de moins de 25 ans sont particulièrement concernés avec une hausse annuelle de 36,3 %, la plus forte de toutes les catégories d’âge.
Dans l’Oise, ces chômeurs de catégorie A s’élevaient à 33 584 très exactement à la fin de juillet. « Nous avons perdu près de 5 000 emplois depuis le début de l’année, indique Alain Lebrun. Et ce n’est pas fini. Certains, déjà frappés par un plan social, ne se retrouvent pas encore dans les statistiques du chômage. Ce sont encore des milliers de personnes qui vont venir gonfler les chiffres de Pôle emploi dans les prochains mois. »
Autre chiffre significatif du marasme économique : les offres d’emploi collectées par Pôle emploi Picardie diminuent de 11,4 % sur un an. Cette baisse concerne l’ensemble des offres d’emploi : les offres d’emploi durable diminuent de 18,0 %, les offres d’emploi temporaire de 6,7 % et les offres d’emploi occasionnel de 39,4 % par rapport à l’an dernier.
Pour ceux qui ne sont pas encore frappés par des licenciements, c’est l’angoisse du chômage partiel qui explose dans le département : selon les derniers chiffres de la Direction du travail, ce sont 5,9 millions d’heures de chômage partiel qui ont été autorisées depuis le début de l’année. Une mesure « sociale » qui a un coût chiffré à plus de 11 millions d’euros pour l’Etat.

 

Fête de l'Huma 2009

Jean-Paul Legrand —

Grandiose !

On parle de 600.000 visiteurs à la fête de l'Huma. En tout cas un merveilleux moment, comme chaque année, où le bonheur est au rendez-vous. Je ne connais pas de lieu où il y a autant de gens heureux au même moment que la fête de l'Humanité ! Merveilleux sourires des passants dans cette foule rieuse, tellement humaine ! C'est unique la fête de l'Huma !
J'y étais avec mon ami Habib Abba-Sidick. Nous sommes allés voir nos amis de Palestine, du Venezuela. Au stand de la révolution bolivarienne, mes fils Antoine et Clément (voir photos) ont joué avec leur groupe "FEZ and the others". Avec Habib et d'autres militants on  a tenu le stand de la fédération de l'Oise du PCF pour y servir au bar et avoir le plaisir d'y rencontrer amis et camarades. Au centre des discussions la nécessité de s'organiser et d'agir contre le capitalisme, la préparation des futures élections régionales. Une volonté de combat et d'unité, pour que le peuple prépare la révolution face au capitalisme destructeur ! 
On a eu la visite du député communiste picard Maxime Gremetz , celle de Xavier Mathieu leader CGT de Continental, et de tant d'autres militants qui sont venus nous dire bonjour, qui  avec nous ont envie de changer ce monde, cette société. Une bouffée d'air pur, de ce grand ciel pour lequel nous luttons, celui du communisme.

Les luttes

Jean-Paul Legrand —


Les capitalistes s’affolent et veulent la criminalisation de l’action syndicale
mardi 8 septembre 2009






Soutien des élus communistes de Creil aux salariés de Presse Informatique :


Habib Abba-Sidick et Jean-Paul Legrand à gauche sur la photo ont apporté leur total soutien aux travailleurs

Les salariés et leurs représentants syndicaux ne sont pas des criminels !

Les représentants de la Section syndicale CGT de Presse Informatique, Dominique AYGALENC et Bernard PARISOT, ont été assignés devant le Tribunal de grande Instance de Beauvais ce lundi 7 septembre. Il est leur est reproché de mener une action syndicale déterminée pour la défense des salariés. Parmi eux un certain nombre vivent dans le grand bassin creillois. Les directions de Presse Informatique et du Groupe Datem ne supportent pas la résistance que leur opposent ces salariés au projet de scission de l’entreprise en deux entités distinctes. Elles refusent l’ouverture d’une négociation portant sur la mise en oeuvre à Presse informatique d’un véritable projet industriel de développement des activités que revendiquent les salariés.

En assignant les syndicalistes au tribunal elles suivent les orientations du pouvoir et du MEDEF de criminaliser l’action syndicale afin de tenter de décourager les salariés qui luttent et de faire condamner leurs responsables syndicaux. Après la condamnation des Conti le grand patronat se sent soutenu dans son combat contre les revendications des salariés. Mais ce qu’il craint par-dessus tout, c’est que les salariés décident de prendre le pouvoir dans l’entreprise quand celle-ci est condamnée par le capitalisme. Car c’est ce qui est à l’ordre du jour : il est indispensable que dans chaque entreprise menacée les salariés débattent et agissent pour démontrer que leur entreprise est viable et que pour cela il faut une autre gestion que celle imposée par les capitalistes, là est la question de fond pour l’avenir de notre économie et de l’emploi.

Les élus communistes de Creil soutiennent totalement les représentants du personnel de Presse Informatique. Ils étaient présents avec d’autres élus communistes lors de l’audience dont le délibéré sera rendu le 2 novembre prochain.

Jean-Paul LEGRAND Maire-Adjoint de Creil

Rassembler

Jean-Paul Legrand —

Réflexions sur les élections régionales :
identité et unité des communistes !
 
par Jean-Paul LEGRAND
militant de la cellule de Creil du PCF
Maire-Adjoint de Creil



 

 

Concernant les futures échéances régionales,  les communistes seront consultés  prochainement. Il nous faut favoriser l'expression du maximum d'adhérents. Que celle-ci soit formalisée au sein de compte rendus et portée à la connaissance de l'ensemble du parti.  Cependant est-il prévu que les élus communistes  sortants du conseil régional de  Picardie présentent un bilan d’activité aux communistes et à la population ? Ce bilan sera-t-il débattu avec les gens ? Par exemple il serait important de connaître quelles ont été les interventions des conseillers régionaux communistes sortants en faveur de l’emploi et en soutien aux luttes des travailleurs notamment dans la dernière période qui a connu une avalanche de mauvais coups. Il y a en permamence la problématique posée à l'ensemble des élus communistes  : comment gérer sans tomber dans la collaboration de classe, sans accompagner la politique du capital d'autant  que le Parti a été beaucoup affaibli ces dernières années, cette problématique essentielle est posée à l'ensemble des élus régionaux car on ne peut pas dire que la majorité des régions conduites par le PS en collaboration avec des élus communistes soient devenues des pôles non seulement de résistance mais aussi de luttes pour la transformation sociale. Par exemple, des élus communistes régionaux  qui participent à l'éxécutif ont fait savoir qu'ils ont proposé qu'un contrôle des fonds publics versés aux entreprises soient entrepris mais se sont vus opposer un refus de la part du Président socialiste de la Région sous prétexte qu'il ne fallait pas inquiéter les patrons en raison de la crise. Cela n'est pas étonnant de la part des socialistes mais n'est-il pas de la responsabilité des élus communistes avec le parti d'alerter les gens, les salariés et de les mobiliser et de refuser l'orientation du Président Gewerc sur une question aussi cruciale.  On ne peut pas être solidaire d'une telle orientation qui accompagne le capital. Et c'est le mérite de Maxime Gremetz de l'avoir dénoncée dès le début du mandat régional quelque soit par ailleurs les appréciations que les uns et les autres peuvent porter sur notre camarade. Les 6 mois à venir peuvent être l'objet d'une belle et grande campagne offensive des communistes qui redonne espoir aux gens. Dans notre région,  n’ y a –t-il pas urgence à engager un vaste débat populaire avec l'ensemble de la force communiste sans aucune exclusive alors que toutes les forces politiques se positionnent, que la droite confortée par la division à gauche est à l’offensive, que le PS amorce une  crise sans précédent accentuée par le rôle des Verts qui annoncent leur décision de présenter une liste en Picardie et surtout que la situation devient insupportable pour des millions de gens tout particulièrement en Picardie frappée très durement par les fermetures d'entreprises ?

 

Ne devons nous pas agir pour que les communistes de la Région  dans leur diversité se mobilisent en faveur d’une liste de combat, une liste communiste largement ouverte à des travailleurs et des élus engagés dans les luttes et qui porte les couleurs du progrès et du communisme c'est-à-dire de la démocratie poussée au plus loin, étendue à toutes les sphères de la société. Une liste qui se présente libérée d'une conception politicienne et trop vécue à gauche qui est celle d'alliances en dehors du mouvement populaire. Une liste de colère et d'espoir constructive qui montre que le communisme c'est l' alternative au capitalisme, se démarquant de la gestion social-démocrate des régions qui dans l’ensemble est une gestion d’accompagnement de la crise et non de lutte contre le capitalisme.

Parce que n’en déplaise aux politiciens de tout poil, le communisme c’est ce grand mouvement que l’on doit préparer et qui se donne comme objectif la démocratie dans laquelle chaque individu s’implique, où chacun a le droit réel à l’information et à la formation, le droit de diriger les affaires de la cité, de l’entreprise, et du pays. Le communisme c’est la mise en commun des intelligences dans la coopération pour résoudre les problèmes posés à la société. Le communisme c'est redonner du sens au travail qui ne doit pas être vu sous l'angle d'une marchandise mais sous celui de son utilité sociale ! Le communisme c’est la lutte permanente contre l’égoïsme, l’avidité et l’adoration du pouvoir, c’est le don de soi pour le bien de la société, pour l’intérêt général.

Aujourd’hui affirmer l'identité communiste, en pleine crise du système capitaliste, c'est affirmer le refus sans concession aucune de ce qui réduit l’homme à une marchandise, à une variable d’ajustement, à un coût. Quand  des salariés qui luttent obtiennent des primes de licenciements plus élevées que ce que les patrons avaient prévu, c’est la preuve que la lutte paie. Mais en rester là ce serait admettre que seul les capitalistes doivent avoir  le pouvoir et peuvent décider. Or la question centrale est celle de qui doit décider et qui doit posséder l’entreprise ? Le communisme pose la question de l’autogestion et de la propriété sociale, il est en cela une réponse de civilisation. Le communisme de notre temps c'est poser ces questions dès maintenant au coeur des luttes, ce n'est pas seulement élaborer des propositions économiques c'est surtout qu'elles soient construites et  portées par les gens eux-mêmes afin qu'ils deviennent les acteurs de la transformation.

Nous sommes au seuil de choix cruciaux : ou bien élever la civilisation vers plus d’humanité ou bien subir les  nouvelles dominations d’un capitalisme à l’agonie qui risque de plonger le monde dans une techno –barbarie. A refuser de regarder la réalité en face, les politiciens continuent leurs petits jeux  de partage du pouvoir faisant comme si le monde était toujours le même, comme si la crise que nous vivons n’était que passagère. Mais ce sont  des centaines d'entreprises en Picardie qui vont fermer ou sont menacées, avec des milliers de gens dont la vie va basculer vers un le monde de la précarité, du chômage, de souffrances pour eux et leurs familles. Ces gens en ont assez des pratiques politiciennes, ils ont besoin d'espoir et donc de compréhension théorique liée à une pratique de solidarité agissante. Pas d'un catalogue de propositions économiques même si il ne faut pas négliger d'avancer celles-ci mais encore devons nous le faire dans le concret des situations, au sein des luttes et non de façon indifférenciée sans tenir compte de la spécificité des situations. Car c'est dans la pratique des luttes que les propositions théoriques prennent du sens. Plus les communistes s’éloigneront des pratiques malsaines et des discours convenus de l'établishment politique, plus ils exerceront leur esprit critique, plus ils se formeront à comprendre l'évolution réelle du capitalisme et non ce qu'en dit la télévision ou la majorité des organisations politiques, plus ils seront utiles et en capacité d’agir avec tous ceux qui refusent le système qui les écrase. C'est de cette façon qu'ils sont et seront porteurs d'espoir. De cet espoir qui manque tant et qui est tant attendu par les gens !

 Car les élections doivent servir la lutte pour l’émancipation, pas les intérêts des politiciens et d’un système qui n’a  pour objectif que de maintenir le peuple dans une soumission au capital.

Soyons donc audacieux, débattons, le PCF doit il se dissoudre dans des alliances électorales ou s’affirmer comme force révolutionnaire dans une crise dont les effets dévastateurs vont bousculer totalement la société et y compris les anciens schémas politiques, en particulier au sein d’une crise sans précédent de la gauche ? Quelles orientations économiques régionales et quelle politique économique doit-on entreprendre pour le développement de la Picardie ? Quelles institutions démocratiques doit-on inventer pour donner plus de pouvoir aux forces du travail et de la création ?

Certains ont cru pouvoir parler de « Front de gauche » pour les régionales. Si il s'agit d'alliances électoralistes, je n'en suis pas. On connaît le risque d'une telle démarche, les places se faisant très chères pour être candidat sur des listes du parti socialiste vu la probabilité que ce parti perde beaucoup de sièges, certains politiciens de "gauche" vont essayer de se recycler  sur des listes "Front de gauche" pour appliquer les mêmes recettes social-démocrates qu'ils ont toujours mises en oeuvre. Il faut être lucide sur ce genre de manoeuvre et on connaît la ficelle, justement il ne faut pas manger de ce pain-là ! Le PS paie ses positions démagogiques et les gens sont de plus en plus lucides sur cette gauche mollasse qui fait en définitive le jeu du capital. Ce n'est pas le moment pour les communistes de venir au secours d'un PS qui va payer son social-libéralisme. Ce serait une profonde erreur stratégique qui ne s'expliquerait que par des positions politiciennes de tentative de sauvetage de postes d'élus régionaux au détriment des principes, de nos principes communistes et  je ne désespère pas des militants qui sont très nombreux à vouloir affirmer notre identité et qui savent que c'est là la voie à suivre pour l'avenir.

 

Car nous pouvons gagner cette région, devenir la première force à gauche, si nous présentons une liste communiste de large ouverture et de rassemblement sur des bases de lutte anti-capitaliste résolue et de propositions constructives.

Oui nous sommes ouverts mais pas pour des combinaisons politiciennes qui ne peuvent créer que des illusions. Oui nous sommes ouverts à tous ceux qui n’ont pas été corrompus par le système politique et qui veulent sincèrement la transformation de la société, c’est cela l’ouverture communiste, celle qui privilégie les forces de lutte dans leur plus totale diversité. Car  ce qui compte c’est d’abord et avant tout le mouvement populaire et ses capacités à intervenir. Cela doit être la préoccupation majeure des communistes quand il y a une élection. Le mot d’ordre du communisme c’est aussi : assez des manoeuvres électorales qui aboutissent à l’abstention et à l’écoeurement des citoyens, priorité à la démocratie du peuple, pour le peuple, par le peuple ! Pour cela c’est aux gens de décider des questions à débattre, pas aux machines électorales et aux médias qui utilisent des armes idéologiques afin que le peuple ne débatte pas des causes de la crise et de son alternative communiste.

Cessons d'être sous l'emprise idéologique de la bourgeoisie, le capitalisme est en grande difficulté, la bataille des idées est fondamentale pour mobiliser les gens sur un projet véritablement révolutionnaire qui place l'autogestion au coeur de notre démarche, pas sur des montages de petite envergure et des manoeuvres électoralistes.

 

 Pour cela le parti communiste a une grande responsabilité pour que dès maintenant on crée les conditions de multiples rencontres dans les quartiers, dans les entreprises non pour débattre des élections régionales en elles-mêmes , mais de comment ces élections pourront être aussi un moment de la lutte pour combattre le capitalisme et construire une autre société. Ainsi, quelle différence entre le débat démocratique  sur le projet de constitution européenne en 2005 et l’absence de démocratie dans la campagne des européennes de 2009 ! En quoi la campagne des régionales pourra favoriser le développement d’un mouvement populaire transformateur ? A Creil nous envisageons d'aller à la rencontre des habitants et de débattre avec eux de nos propositions constructives autour de notre projet de port fluvial , de développement d'une plate forme de transports des marchandises, axé sur les atouts historiques que sont notamment notre rivière Oise et le rail dans cette agglomération.

 

Un mouvement populaire majoritaire ne se construit pas sur du vide, il faut travailler à un contenu résolument anti-capitaliste c'est-à-dire à un contenu communiste sous peine d’entrainer les gens dans de graves impasses comme nous l’avons vécu ces dernières décennies. Oui il faut faire front mais commençons déjà par rassembler tous les communistes en Picardie sans exclusive aucune afin de surmonter les divisions actuelles. Ainsi je ne partage pas l'idée qu'il faudrait accepter la division des élus communistes au niveau régional et je n'admets pas l'ostracisme exercé par certains à l'égard de notre député communiste, Maxime Gremetz sans lequel il ne me semble pas concevable de rassembler toute la force communiste afin que celle ci à son tour rassemble les Picards et permette que l'on gagne cette région, qu'on l'ancre efficacement et durablement à gauche avec une présidence communiste. Car cela est possible vu la configuration à gauche, le fait que les Verts présenteront leur liste, que le PS se retrouvera en grandes difficultés. Il faut y croire, le PCF peut convaincre et rassembler très largement les Picards, mais au diable les divisions, cessons les polémiques dans la famille communiste, rassemblons nous ! 

 

J'ai écouté attentivement les militants de l'Oise lors de l'assemblée   de rentrée le 3 septembre à Montataire. Une forte volonté unitaire s'est exprimée notamment en direction de nos camarades "Communistes en Somme". Je pense qu'ils y seront sensibles et j'espère que nous allons tous ensemble contribuer à l'unité. Cela est une bonne chose, c'est la voie de l'unité,de la mobilisation,  la voie du succès. Pour cela il est important que les militants communistes se préoccupent de ces questions dès maintenant et il est primordial qu'ils le fassent en lien direct avec la population, qu’ils soient exigeants quant au bilan des élus sortants, quant au programme régional, quant à l’idéal pour lequel nous combattons, quant à l’unité des communistes.

 

Jean-Paul LEGRAND

1 2 > >>