<![CDATA[CREIL AVENIR]]> http://www.creil-avenir.com/ 50 ans. Marié. 4 enfants. Maire-adjoint de Creil. Creillois depuis 1962. Diplômé en économie sociale/communication. Enseignant à Creil Plateau (1981-1991). Elu PCF de Creil et président du groupe communiste et républicain(1983-1995).Collaborateur de député(1991-1995). Actuellement Directeur de cabinet de Jean-Pierre Bosino, maire de Montataire. Passions : Voyages et rencontres internationales, Ecriture poétique, Histoire, Politique et Philosophie. creil-avenir@orange.fr fr http://accel7.fdata.over-blog.com/0/33/43/15/avatar-blog-4482349-tmpphpFhjAVG.jpg <![CDATA[CREIL AVENIR]]> http://www.creil-avenir.com/ Sat, 15 Nov 2008 12:16:22 +0100 Sat, 15 Nov 2008 12:16:22 +0100 Over-blog.com RSS 2.0 Engine Copyright 2008, Jean-Paul LEGRAND politique http://www.rssboard.org/rss-specification/ <![CDATA[Marx, le retour !]]> http://www.creil-avenir.com/article-24776309.html Il y a 160 ans, le « Manifeste du Parti Communiste ».

« Marx, le retour », « un pouvoir de séduction grandissant », « penseur du XXIème siècle », « écolo avant l’heure », « cet éternel incompris »,… : tels sont les qualificatifs surprenants relevés dans la presse mondiale par le « Courrier International ». Au Japon, en Angleterre, aux USA, dans tous les pays capitalistes du G8, des économistes, philosophes et écrivains « bien-pensants », fidèles du capitalisme baptisé par eux marché libre, font mine de découvrir les vertus du vieux barbu de Trèves. Les mêmes, il y a dix ans, disaient sa mort, avec celle de l’URSS et du communisme. Ils consentent aujourd’hui à constater que ses ouvrages, loin d’être inactuels, sont seuls capables d’expliquer les folies du monde présent, les inégalités croissantes au profit d’infimes minorités, la destruction de la planète au profit des mêmes minorités, etc… On pourrait en conclure que la contre-révolution idéologique de la fin du XXème siècle est finie : ce serait une erreur, elle a seulement changé de langage. Les penseurs libéraux qui donnaient le ton des médias aux Universités en 1990, traitaient par le mépris l’idéal communiste qu’ils jugeaient mort de ses erreurs et de ses crimes. Ceux de 2008 s’effraient du spectre revenu hanter l’Europe et le reste du monde. Dès lors, ils reconnaissent au vieux Karl une certaine pertinence dans les analyses. L’ineffable Attali, banquier mitterrandien devenu gourou de Sarkozy, lui fait même l’honneur d’avoir inventé le marché spéculatif !
Ne nous y trompons pas. Quand les idéologues de la bourgeoisie mondialisée encensent Marx, c’est en le manipulant. L’essentiel, pour ces tenants du capital, est de vider sa pensée des dimensions subversives, en « oubliant » les deux apports essentiels de l’auteur du « Manifeste » :
1-Expliquer le monde n’a d’intérêt que si on œuvre à le transformer, et c’est le rôle des partis communistes d’en convaincre les « prolétaires », c’est-à-dire ceux qui vivent de leur travail, qu’il soit manuel ou intellectuel.
2-La lutte des classes, opposant exploiteurs et exploités, ne naît pas de la volonté de quelques uns, elle est une réalité historique immuable, même si elle a changé et changera de forme au fil du temps. Elle a été, est, et sera le moteur de l’évolution des sociétés, qui parfois avancent en saut qualitatif, en révolution, et parfois reculent en contre révolution quand les privilégiés du capitalisme ont découvert de nouveaux moyens de réduire le mouvement révolutionnaire.
Rien de plus actuel que ce message là, en nos temps persistants de contre révolution rendue durable, et notamment en France, par l’évolution du capitalisme. Le démantèlement systématique de la classe ouvrière des grandes entreprises, au profit d’un salariat plus segmenté, précarisé, les délocalisations exotiques vers des taux de profits plus élevés ont déstabilisé le mouvement révolutionnaire, progressiste et revendicatif européen, en une génération. L’échec patent de la plupart des expériences « socialistes » du XXème siècle, la force extraordinaire des médias contemporains à manipuler l’opinion, la mise en concurrence accrue des travailleurs de pays différents soumis à la « mondialisation » au service des spéculateurs financiers, et le carriérisme opportuniste transformant les militants politiques en techniciens de l’appétit de pouvoir ont fait le reste.
Contrairement aux discours répétés de nos médias, les aspirations à une autre société, libre et égalitaire, ne manquent pas en ce début de XXIème siècle. L’anti-capitalisme, l’anti-impérialisme sont des sentiments largement représentés, même s’ils sont mêlés à bien des ignorances, au sein des peuples de tous les pays. Mais, pour l’instant, sauf en quelques parties isolées et fragiles d’Amérique Latine, ces sentiments diffus ne sont pas une force agissante capable d’inverser la contre-révolution ambiante. Il leur manque pour cela un mouvement communiste, porteur d’un projet clair de société nouvelle, débarrassée du capitalisme et de l’impérialisme, tel que Marx le souhaitait il y a 160 ans dans le  « Manifeste ».
Rien de plus actuel en l’an 2008, pour le XXIème siècle !

Francis Arzalier.

]]>
Sat, 15 Nov 2008 12:16:00 +0100 http://www.creil-avenir.com/article-24776309.html http://www.creil-avenir.com/article-24776309-6.html
<![CDATA[Franchement, ils n'ont pas peur du ridicule]]> http://www.creil-avenir.com/article-24629893.html Les dirigeants du Parti socialiste n'ont pas peur du ridicule

Au moment où les Français sont assaillis par les difficultés, que Sarkozy et les siens frappent très fort le monde du travail et apportent aux capitalistes l'argent qu'ils ont dilapidés dans la spéculation, les dirigeants du Parti socialiste poursuivent comme si de rien n'était leurs joutes politiciennes. Sur le plan national comme départemental avec dans l'Oise une affaire de trou dans la caisse et de déchirement entre militants, tout cela est bien loin des préoccupations des habitants. Tous les partis politiques sans exception vont devoir bientôt s'expliquer et en particulier ceux qui ont prôné le libéralisme ou qui ont abandonné le combat contre le capitalisme. Car même si ils tentent de se dédouaner de la catastrophe en cours, l'ampleur du désastre sera telle qu'aucun responsable politique ne pourra échapper au jugement populaire. Ces gens ne semblent pas avoir compris ce qui se passe, tels les nobles de la cour qui continuaient les fêtes de Versailles à l'aube de la Révolution. Ils peuvent avoir le buste ou le portrait de Jean Jaurès dans leurs bureaux il y a belle lurette qu'ils ont oublié ou trahi sa pensée. Jusqu'à aller se vautrer dans la collaboration avec le Modem, avec cette droite qui rêve de résusciter un capitalisme à bout de souffle, tout cela est bien pitoyable.

]]>
Tue, 11 Nov 2008 04:37:00 +0100 http://www.creil-avenir.com/article-24629893.html http://www.creil-avenir.com/article-24629893-6.html
<![CDATA[Se préparer à la riposte]]> http://www.creil-avenir.com/article-24572150.html
Comment les politiciens manipulent les gens
 
par Jean-Paul LEGRAND
 
 
Plus les politiciens mènent une politique en faveur d' intérêts privés contre l'intérêt général, plus ils utilisent des méthodes de manipulation des citoyens et de dévoiement de la démocratie. Puisque dans le capitalisme c'est l'intérêt d'une minorité de capitalistes qui prévaut, beaucoup de membres du personnel politique travaillent en général pour cette minorité en employant des méthodes qui n'ont rien de transparent, rien de démocratique.  De nombreux exemples pourraient être cités. Il est important d'étudier les méthodes de manipulation de certains responsables politiques qui pour des raisons de pouvoir et de défense de l'ordre établi sont prêts  à s'attaquer de manière insidieuse à la démocratie profitant souvent de la naïveté et de l'inexpérience politique des gens.

La démocratie est l'ennemie N°1 des hommes de pouvoir
 
Depuis que le monde est monde les hommes de pouvoir sont des manipulateurs. Ils ne se maintiennent au pouvoir très souvent qu'en raison de leur connaissance et  de leur pratique de la manipulation ou par l'impact idéologique qu'ils exercent sur les plus larges masses d'individus. Quand le rôle de l'idéologie est mis à mal, que les valeurs de la classe dominante sont de moins en moins reconnues par les dominés et qu'il y a une crise des idées liée à la crise matérielle, la classe dominante ne peut laisser se développer la démocratie car  plus les gens s'interrogent collectivement sur l'avenir de la société, plus ils représentent potentiellement un réel danger pour les possédants capitalistes.Si les possédants capitalistes utilisent tout un arsenal d'idées adaptées aux situations comme par exemple, celle que le capitalisme ne peut être dépassé (ce qui est une ineptie du point de vue historique) ou encore qu'il doit être régulé, ils ne se privent pas d'utiliser  les méthodes maffieuses, les coups tordus, les actes violents, en payant des gens pour cela.  Dans une société dominée par le pouvoir de l'argent et la corruption, rares sont les puissants qui acceptent la démocratie, la critique, la remise en cause et la démarche d'écouter vraiment les gens pour construire avec eux. La plupart du temps c'est parce qu'ils sont contraints par les luttes et le contrôle des gens qu'ils doivent respecter la démocratie et les décisions collectives.
 
Dans la plupart des nations, les politiciens tordus entretiennent avec les milieux économiques des rapports très étroits, leur corruption est le lien naturel qu'ils entretiennent avec ces milieux afin d'assurer à ceux-ci la paix sociale :  ainsi ils peuvent s'enrichir personnellement ou enrichir leur organisation dans le but d'acheter les électeurs mais aussi de payer des gens qui vont commettre des actes délictueux pour leur compte : filature de militants, fichages illégaux, chantages et pressions sur les gens, provocations, campagnes de calomnies, violences de toute nature. Mais sans forcément être corrompu par d'autres, le politicien véreux peut utiliser son pouvoir pour faire pression sur les citoyens. Par exemple en étant responsable d'attribution de logements, d'aides sociales, ou de postes de travail, il peut insinuer auprès des personnes qu'elles n'y auront droit que si elles lui font allégeance ou lui rendent des services ou encore qu'elles donnent des renseignements sur des adversaires ou des personnes qui doivent être surveillées car suspectes d'être de véritables démocrates.

Désigner des boucs-émissaires pour diviser et mieux régner
 
 Plus généralement le politicien ripou ne supporte pas la démocratie : il aime tellement le pouvoir qu'il arrive à se convaincre lui-même qu'il doit y rester coûte que coûte,  qu'il est l'homme irremplaçable à la bonne marche du territoire sur lequel il règne et qu'après tout, sa légitimité étant acquise par le vote, il peut faire comme il l'entend. Il aime la stabilité par dessus tout c'est à dire qu'il adore que rien ne change même si il parle souvent de changement, il est  convaincu de son bon droit et séduit par l'idée que son pouvoir se poursuive ad vitam aeternam.  Il explique sans rire que malgré sa possibilité de faire autre chose, il entend se consacrer au bien de la collectivité, qu'il se sacrifie en quelque sorte pour le bien général. Il lui arrive de récupérer les meilleures idées progressistes et en parle comme si il en était l'auteur mais lorsqu'il s'agit de les mettre en oeuvre, il trouve toujours une "bonne raison" pour ne pas les réaliser. Afin de se maintenir au pouvoir dans son parti il lui arrive d'utiliser des moyens publics que lui donnent sa fonction élective pour mobiliser ses partisans, des partisans qui en général ne sont convoqués que pour les élections et qui ne sont bons qu'à remplir les urnes en faveur de leur  bienfaiteur mais jamais à donner vraiment leurs points de vue ou propositions si tant est qu'ils en aient, habitués plutôt au suivisme qu'à la démocratie et à l'esprit critique.  Il sera prêt à se soumettre à d'autres politiciens plus puissants que lui si cela lui permet de maintenir sa propre puissance. Mais il sera sans pitié pour ceux sur lesquels il exerce son pouvoir. Si par exemple des citoyens se rassemblent, s'organisent pour tenter de régler un problème social, économique ou politique qui pourrait déstabiliser le pouvoir du politicien, de ses amis ou de son parti, ce dernier s'empresse de tenter de mettre en place des mesures qui diviseront les gens : par exemple en les opposant en jouant sur leurs différences d'opinions, d'origines, de religions, etc....et souvent en désignant des boucs-émissaires : le juif, le communiste, l'arabe,le pauvre, l'étranger...
 
Les gens qui engagent une lutte doivent toujours avoir en tête que si ils veulent conserver leur unité pour être forts afin que leur cause soit victorieuse, ils doivent non seulement être d'accord sur les objectifs qu'ils veulent atteindre mais ils doivent aussi et c'est une condition indispensable s'organiser démocratiquement. Ils leur faut donc décider qui va les représenter et  cela par un vote démocratique, décider ensemble de qui va faire quoi par un vote également, et cela dès les premiers temps de leur mouvement. En permanence les actions menées par les gens qui luttent doivent être analysées par ces mêmes gens afin qu'ils ne soient jamais dessaisis de leur mouvement. On a vu souvent, par exemple, des gens qui se sont autoproclamés représentants de locataires ou  de salariés sans  que ces mêmes locataires ou salariés n'aient voté. Il a suffi que quelques personnes s'organisent en association et que cette association soit reconnue légalement pour que ces mêmes personnes s'autoproclament représentantes de l'ensemble des locataires ou des salariés, et reconnues comme telles par les autorités ! Cela arrange bien les affaires des patrons ou des politiciens d'avoir à leur disposition des associations ou des syndicats qu'ils ont parfois monté de toute pièce, qu'ils contrôlent et qui agiront à leur guise.  On voit bien que cela est bien loin de la démocratie mais combien de fois il en est ainsi. Beaucoup d'associations d'ailleurs sont souvent dirigées par ceux là mêmes qui les subventionnent, ce qui est dans notre pays strictement illégal mais qui se pratique. Certes la démocratie n'est jamais parfaite, c'est un combat, elle dépend de chaque citoyen.

Organiser la démocratie est indispensable pour construire une autre société 

C'est pourquoi les gens qui veulent lutter pour une cause juste, pour l'intérêt général ne doivent jamais ni se laisser impressionner par les politiciens, ni accepter de déléguer leur pouvoir sans contrôle, au contraire ils doivent impérativement être en permanence maîtres de leur mouvement en refusant les divisions et en s'organisant par des décisions toujours soumises au vote de l'ensemble des participants à la lutte. Les citoyens vraiment attachés à la démocratie et qui engagent un combat pour que celle-ci soit effective et pas seulement proclamée, ne doivent pas être étonnés si ils sont l'objet de pressions et de répressions, de vexations, parfois d'humiliations, ou de violence, c'est parce que leur action dérange l'ordre établi, l'ordre inégalitaire de la société de classe. Pourtant il n'y a que la démocratie conçue comme une lutte permanente qui permet de déjouer les pièges et les manipulations des puissants et des politiciens qui les servent. En ce sens la lutte pour la démocratie participe à la lutte révolutionnaire pour construire un monde et une société de membres conscients et associés pour l'intérêt général, c'est à dire celui du plus grand nombre, celui de l'immense classe des exploités.

Dans la prochaine période, les citoyens qui en masse vont être jetés à la rue, qui vont perdre leur emploi, leur logement,  leurs droits élémentaires à se nourrir et à se soigner, vont devoir s'organiser collectivement et riposter à l'agression terrible du capitalisme en crise. Ils devront être vigilants car tout sera fait pour briser leurs luttes et assurer à la bourgeoisie capitaliste  la domination politique et économique de la société. Les vieilles méthodes crapuleuses des politiciens sans scrupule seront pratique courante davantage encore qu'aujourd'hui. Les salariés, les habitants devront clairement établir leurs objectifs de façon démocratique pour déjouer tous les pièges qui leur seront tendus. Il faut se préparer à des luttes d'ampleur, des luttes massives qui poseront la question d'en finir avec le capitalisme.Ces luttes devront être particulièrement vigilantes vis à vis des organisations syndicales et politiques et de leurs responsables, il faudra que les citoyens puissent exercer leur libre arbitre vis à vis des dirigeants de ces organisations et leur demander des explications permanentes sur les décisions qu'ils prendront. L'histoire nous montre que trop de mouvements révolutionnaires ont été dévoyés de leur objectif par des professionnels de la politique qui se sont fait passer pour des révolutionnaires mais qui en définitive travaillaient pour l'ordre établi. L'une des meilleures façons de parvenir aux objectifs de transformation que les gens se donneront est  de  favoriser la participation des plus larges masses aux débats et à la formulation des idées nouvelles en lien avec une attitude permanente de soumettre au vote les formes d'actions à engager. A travers la diversité des formes d'action (assemblées générales, grèves, débrayages, occupation et récupération d'entreprises, manifestations, délégations, etc...) décidées par les gens,  tout devra être sous le contrôle démocratique des citoyens si l'on veut aboutir à la victoire. Rien ne sera plus important que de veiller partout à l'auto-gestion des luttes afin de rendre le mouvement déterminé, unitaire et sachant prendre les bonnes décisions au bon moment, de déjouer les manoeuvres des exploiteurs et de leurs valets  qui portent seuls la responsabilité de cette crise semant un recul économique, social et politique généralisé sur l'ensemble de la planète.




]]>
Sun, 09 Nov 2008 13:48:00 +0100 http://www.creil-avenir.com/article-24572150.html http://www.creil-avenir.com/article-24572150-6.html
<![CDATA[Pour en finir avec le capitalisme]]> http://www.creil-avenir.com/article-24560135.html Vendredi soir, une quarantaine de personnes ont débattu sur le thème "en finir avec le capitalisme". Parmi elles une dizaine de jeunes dont deux sont intervenus, 7 élus de Creil, des militants du PCF, du PS et de Lutte Ouvrière, mais aussi un commerçant, des chômeurs, des agents de la fonction publique, des salariés  du privé dont un représentant de l'entreprise en lutte Presse informatique. 13 personnes ont pris la parole. De l'avis de la plupart des participants cette réunion a été passionnante, l'exposé de l'intervenant était très clair et le débat a été mené sans polémique inutile avec une grande écoute de chacun. Plusieurs personnes souhaitent que se poursuive ce type d'initiatives prise par les communistes de Creil.




A l'initiative des communistes de Creil, 40 personnes se sont rencontrées pour débattre sur le thème "En finir avec le capitalisme"
 
 
C'est une quarantaine de personnes qui s'est retrouvée vendredi soir  au centre des rencontres de Creil sur le thème "En finir avec le capitalisme".  Greg Oxley, militant du PCF et rédacteur en chef du journal "La riposte" a présenté un exposé très clair  sur la situation de  crise du capitalisme et démontré comment les idées du marxisme pouvaient redonner tout son sens au combat communiste.
 
 La mondialisation, la concentration capitaliste, l'affrontement entre deux classes principales, et surtout cette crise  générale, tout cela avait été prévu   par Marx dès 1848, tout cela est passé de la prévision à la réalité.  Le capitalisme ne peut pas résoudre les grands problèmes actuels de l'Humanité, au contraire il en est la cause et il les aggrave. Il apporte la preuve quotidienne de son inhumanité et de son inefficacité. Toute la question est que les travailleurs, l'immense majorité des salariés puissent eux-mêmes diriger la société à la place des capitalistes. La révolution est un processus dans lequel les gens qui d'ordinaire ne font pas de politique,  en viennent   à s'engager majoritairement par millions pour imposer des choix  décisifs tant pour l'utilisation de l'argent que pour l'orientation de la production  notamment avec des nationalisations démocratiques des grands secteurs de l'économie.
 
 Le débat s'est ensuite engagé avec des interventions  de militants du Parti Communiste, du Parti socialiste et de Lutte Ouvrière, également avec la présence de 7 élus municipaux de Creil mais aussi plus largement de citoyens, de jeunes et de salariés. Un travailleur de Presse informatique a témoigné comment le patronat considérait les salariés et l'entreprise : seulement sous l'angle de la rentabilité maximale du capital quitte à cesser l'activité et à licencier dès lors que ça ne rapporte plus suffisamment. La course à la spéculation engagées ces dernières années par les dirigeants des banques et des entreprises va avoir comme conséquences la liquidation d'activités entières avec des plans de licenciements  massifs, déjà dans le Creillois, des usines comme Goss International, Akzo, Arcelor,  sont concernées. Face à une telle dégradation de la situation l'incapacité des dirigeants de gauche d' ouvrir une perspective, leurs luttes de clans, leurs divisions,  ont  fait débat. A l'opposé  de cette incapacité souvent fondée sur un refus de combattre le capitalisme, plusieurs intervenants se sont prononcés pour  une autre société, afin d' y parvenir il faut  un programme clair en rupture avec les choix capitalistes, un programme mobilisateur construit avec les citoyens, et les accords entres partis politiques ne doivent plus comme dans le passé être utilisés pour affaiblir les luttes des travailleurs et les dessaisir du pouvoir de décider. Ils doivent au contraire permettre au mouvement de transformation d'être plus fort, plus déterminé et plus efficace en donnant aux citoyens la primauté des décisions.
 
Dans ce combat l'affirmation des valeurs et des principes du communisme sont indispensables : les avoir omis ou abandonnés  ces dernières années  a affaibli les forces de transformation, comme les ont affaiblies les politiques des gouvernements de gauche qui n'ont pas été en rupture avec le capitalisme mais  au contraire qui en l'accompagnant ont  provoqué déception et désengagement des citoyens. Ces valeurs et ces principes  n'ont rien à voir non plus avec la dégénérescence qu'ils ont connue dans les pays de l'Est. Les dirigeants de ces pays en foulant au pied la démocratie les ont gravement  trahies.         
 
Cependant à partir de ces expériences,  la situation inédite de la crise extrêmement grave  qui menace le monde  pose en grand la question  de l'intervention massive des gens pour  des  mesures politiques radicalement nouvelles correspondant à leurs intérêts et qui ne pourront  être prises que par un progrès sans précédent de la démocratie. En ce sens  plusieurs personnes ont estimé que même si il y a eu des progrès sur Creil par exemple, il faut agir pour une présence militante beaucoup plus forte du parti communiste dans les entreprises et les quartiers. 
 
 
]]>
Sun, 09 Nov 2008 00:18:00 +0100 http://www.creil-avenir.com/article-24560135.html http://www.creil-avenir.com/article-24560135-6.html
<![CDATA[Face à la crise, la lutte !]]> http://www.creil-avenir.com/article-24462852.html Invitation
 
Analyse et explication de la crise,
 perspectives locales de développement par une autre utilisation de l'argent,
 construction d'une autre société
au coeur de la réunion publique de vendredi soir
 
 
Des militants creillois du PCF étaient ce mercredi matin sur le marché de Creil pour inviter la population à la réunion publique qu'ils organisent vendredi 7 novembre au

Centre des Rencontres de Creil à 20h sur le thème " En finir avec le capitalisme !".
 
Cette réunion en présence des élus communistes de Creil et de leur président, Jean-Paul Legrand, sera animée par Habib Abba-Sidick , secrétaire de cellule du PC et maire-adjoint de Creil. Elle fera l'objet d'un exposé de Greg Oxley, rédacteur en chef de la Riposte, sur le capitalisme et la nécessité d'en finir avec ce système. Un responsable syndical de l'entreprise Presse-Informatique  viendra justement témoigner des méfaits des choix capitalistes sur son entreprise avec de graves menaces sur l'activité et l'emploi. 
 
 Au moment d'annonces de plans de licenciements, d'arrêts ou de réduction de production, dans d'importantes entreprises du Creillois, il y a urgence à préparer une riposte politique qui mette en cause les choix  pris par le pouvoir et par tous les responsables qui ont accompagné ou loué les bienfaits d'un capitalisme qu'ils ont pudiquement appelé libéralisme ces dernières années. Il existe pourtant dans le Creillois des perspectives de développement mais qui ont besoin de financement que les banques renflouées par Sarkozy risquent de refuser en raison de leurs choix capitalistes et spéculatifs. Ainsi les élus communistes de Creil travaillent depuis plusieurs mois sur les perspectives de développement d'infrastructures liées au futur canal Seine-Nord et à la ligne ferroviaire Creil-Roissy. Dans quelle mesure les financements indispendables à ces projets pourront-ils exister si l'on poursuit la politique actuelle ?
 
Construire une force révolutionnaire de notre temps, avoir des militants et des élus qui sont déterminés dans le combat pour une autre société, est donc très  urgent. La population va avoir besoin d'un PCF dont les militants sont et seront en permanence avec les salariés et les habitants face à une agression sociale et économique d'une extrême gravité. La riposte qu'il faut organiser passe par la préparation de rassemblements unitaires qui seront d'autant plus forts et efficaces qu'ils poseront la question de disputer aux capitalistes et aux politiciens le pouvoir de décision notamment en ce qui concerne l'utilisation de l'argent ! Celui-ci doit être enfin contrôlé par les travailleurs et les citoyens  dans le cadre d'une lutte pour des nationalisations des grands secteurs économiques et une bataille pour une démocratie politique qui permette  dans les entreprises comme dans les institutions que ce soient effectivement les citoyens qui décident enfin des choix à entreprendre.
]]>
Wed, 05 Nov 2008 22:22:00 +0100 http://www.creil-avenir.com/article-24462852.html http://www.creil-avenir.com/article-24462852-6.html
<![CDATA[La lutte de classes]]> http://www.creil-avenir.com/article-24428030.html  
Marx, Sarkozy et les autres...
 
par Jean-Paul Legrand
 
Bien des caricatures de Marx et de son oeuvre ont été entreprises pour dénaturer la portée profonde de la pensée de ce grand intellectuel et homme d'action. Il est donc salutaire pour qui essaie de comprendre cette oeuvre d'aller à la source et de lire Marx. Cela est d'autant plus nécessaire que ce que nous dit ce penseur de génie trouve plus qu'un écho dans notre  présente réalité : son analyse du capitalisme dans son mouvement contradictoire se vérifie totalement ici et maintenant dans les événements historiques que nous sommes en train de vivre.
 
Je ne reviens pas  sur l'éclatante vérité qui est celle de la baisse tendancielle du taux de profit à laquelle nous assistons et qui conduit à l'anarchie actuelle d'un capitalisme qui n'est pas devenu fou mais qui tente désespérément  par tous les moyens de sauver les meubles d'une domination mise à mal.  Ainsi le montre la pitoyable image d'un président de la République enflé de sa ridicule suffisance  admonestant  dans une futile agitation médiatique des banquiers tous imprégnés et convaincus de leurs bons droits de capitalistes :  poursuivre la logique du capital, faire du fric coûte que coûte ! Non M. Sarkozy, le capitalisme ne se régule pas, les logiques qu'avec vos amis des grandes puissances  avez vous mêmes allumées tels des pyromanes  se répandent en traînée de poudre sur la planète. Le feu est là et vos ridicules gesticulations d'arlequins du capital n'y feront rien.
 
Plus les jours passent, plus la vérité crue du capitalisme se révèle au grand jour : les grandes masses de travailleurs, de salariés qui s'échinent au quotidien ne sont là que pour engraisser l'ogre de la finance mondiale et le prix à payer pour ces premiers soubressauts de la crise s'annonce très élévé.  
 
Les politiciens de tous poils peuvent s'inquiéter, ils ont soufflé sur les flammes guidés par l'idéologie de la libre concurrence et du libéralisme échevelé. Et les mêmes qui il y a peu encore ont loué les bienfaits du capitalisme se transforment aujourd'hui en sévères pourfendeurs du libéralisme.
 
La comédie n'a que trop duré. Le peuple bon public jusqu'ici, trop bon même, va certainement entrer en scène et dans un sursaut de lucidité  se remémorera certainement ce qu'est "La lutte des classes !". Ni une lubie marxiste, ni un cri de guerre de minorités agissantes, mais tout simplement la réalité têtue de l'Histoire.
 
Alors l'appel vibrant de Karl Marx qui clôt son manifeste, ce magnifique "Prolétaires de tous les pays, unissez-vous" va sans nul doute connaître dans un proche futur la réponse qu'il mérite : l'entrée dans l'Histoire de la multitude planétaire, de milliards d'individus exploités qui décideront enfin d'en finir avec le capitalisme !
]]>
Tue, 04 Nov 2008 23:02:00 +0100 http://www.creil-avenir.com/article-24428030.html http://www.creil-avenir.com/article-24428030-6.html
<![CDATA[Réformisme ou révolution ?]]> http://www.creil-avenir.com/article-24325849.html La faillite du réformisme

Face à la situation actuelle, nous avons besoin d’un PCF qui expose et explique la faillite du réformisme. Il est nécessaire que le PCF démontre que c'est une illusion que de vouloir "réguler" le capitalisme comme le proposent aujourd'hui Sarkozy et le parti socialiste. Il ne s'agit pas non plus de "commencer à transformer le capitalisme" comme le propose la direction du PCF dans le dernier tract édité par le comité national.  Au contraire, le PCF doit dire clairement aux travailleurs qu’ils ne trouveront aucune solution aux problèmes sociaux et économiques sur la base du capitalisme, et que la lutte pour défendre l’emploi, les services publics et tout ce qui détermine leur niveau de vie est absolument indissociable de la lutte pour abolir la propriété capitaliste des banques et des ressources économiques en général. Il faut expliquer aux travailleurs qu’ils doivent s’emparer des moyens de production, qu’ils doivent, comme le disait Marx, s’ériger en classe dirigeante à la place des capitalistes, et organiser démocratiquement la vie sociale et économique du pays pour répondre à leurs propres besoins. Bien entendu cette idée d'un bond en avant de la démocratie est insupportable pour la droite. Quant aux réformistes des différents partis de gauche, ils n'imaginent pas que les travailleurs soient capables de diriger la société, les entreprises, les banques et toute l'économie nationale. Tous assimilent cette perspective d'un progrès sans précédent de la démocratie  à l'échec du "socialisme" des pays de l'Est pour dissuader le  peuple de s'engager dans le combat pour un vrai socialisme démocratique. Renouer au sein du PCF avec les idées du marxisme permet justement de ne pas faire cette confusion et de se préparer à des initiatives dans lesquelles le peuple, les salariés, la classe ouvrière auront le rôle principal pour riposter et commencer à disputer le pouvoir au capital. 

]]>
Sun, 02 Nov 2008 00:22:00 +0100 http://www.creil-avenir.com/article-24325849.html http://www.creil-avenir.com/article-24325849-6.html
<![CDATA[A Creil, pour construire une autre société]]> http://www.creil-avenir.com/article-24269226.html "En finir avec le capitalisme !"

 

Réunion  publique

Vendredi 7 novembre 2008 à 20h00

Centre des rencontres de Creil , rue du Valois, près de la poste des cavées

avec la participation de

Greg Oxley ,militant du PCF - Paris (10e), rédacteur en chef du journal "La Riposte"

Jean-Paul Legrand,  maire-adjoint, président des élus communistes, Habib Abba-Sidick, Secrétaire du PCF de Creil, maire-adjoint , Fadhila Kezzoul, maire-adjointe , Marianne Grosbety,  responsable de la cellule du PCF de Creil, Mohamed Assamti, conseiller municipal délégué

 

 

La crise financière et industrielle actuelle est la conséquence de la domination de l’infime minorité de capitalistes qui contrôlent l’économie mondiale et des Etats qui les servent. Chaque semaine, on nous annonce de nouvelles délocalisations, fermetures et restructurations d’entreprises. Des centaines de milliers d’emplois sont menacés, tandis que les prix et les loyers ne cessent d’augmenter.


Suivant l’exemple de Bush, Sarkozy promet de soutenir le système bancaire. Cela signifie que l’Etat prendrait à sa charge les pertes dues aux pratiques spéculatives et frauduleuses des banquiers. Mais d’où viendra l’argent de l’Etat, dont les caisses, rappelons-le, sont vides ? Soit d’une augmentation des impôts, soit d’un endettement accru de l’Etat – et sans doute des deux à la fois. Ainsi, l’Etat empruntera massivement à des banques… pour pouvoir payer les dettes d’autres banques ! Quelle escroquerie ! Cet endettement supplémentaire servira de prétexte pour réduire les budgets du logement social, de l’éducation, de la santé et des services publics. Il n’y a pas d’argent pour financer notre hôpital public, pour la Sécurité Sociale, les retraites, pour augmenter les salaires, mais il n’en manque jamais quand il s’agit de renflouer les caisses des capitalistes !

 

Pendant de longues années, les politiciens, les médias et tous leurs « spécialistes » nous ont expliqué que le socialisme était mort, que le capitalisme avait triomphé, que c’était un système efficace qui assurerait le progrès social et un avenir meilleur. Il fallait tout privatiser, tout soumettre à la loi du profit et du « marché ». Nous en voyons aujourd’hui le résultat. Les répercussions de cette crise ne nous laisseront pas d’autre choix que de lutter bec et ongles pour défendre nos salaires, nos emplois, nos retraites, nos écoles et notre système de santé.

Mais aussi longtemps que nous laisserons l’économie et le système financier entre les mains d’une minorité capitaliste, il n’y aura pas d’issue. Tous ensemble, nous sommes la majorité, nous sommes des millions, une force considérable qui peut arracher au secteur privé le contrôle de l’économie en nationalisant les banques, les assurances, les organismes de crédit, l’industrie et la grande distribution. Plus une seule décision concernant l'argent de la société ne doit être prise sans que le peuple n'y participe et ne le contrôle. Nous vous invitons à en débattre pour préparer la lutte politique indispensable qu’il nous faudra mener tous ensemble dans les semaines et mois à venir pour défendre nos vies et celles de nos familles,  pour changer de société !

Parti communiste Français – cellule de Creil

 

]]>
Fri, 31 Oct 2008 08:41:00 +0100 http://www.creil-avenir.com/article-24269226.html http://www.creil-avenir.com/article-24269226-6.html
<![CDATA[Préparer la révolution]]> http://www.creil-avenir.com/article-24081726.html Le parti communiste français a abandonné la notion d'avant-garde révolutionnaire estimant qu'à notre époque les gens n'avaient plus besoin d'une avant-garde et comme une génération spontanée s'organiseraient d'eux-mêmes pour transformer la société. Chacun peut constater qu'il n'en est rien : des millions de gens souffrent, sont rejetés par le système, des millions de personnes sont en passe de l'être à travers toutes les couches de la population salariée qui représentent  l'immense majorité de la population. Même si il est possible que les citoyens s'organisent indépendemment des partis actuels qui  sont de moins en moins reconnus comme utiles, je reste convaincu qu'il y a besoin d'une rencontre entre la théorie révolutionnaire et tous ceux qui ont intérêt à dépasser le capitalisme pour construire une société radicalement nouvelle irriguée par une démocratie exponentielle. C'est pour cette raison que je juge indispensable l'existence d'un parti communiste qui soit porteur de cette théorie se confrontant à l'exercice quotidien de la pratique.

La situation actuelle est une situation que je considère comme pré-révolutionnaire, car le capitalisme connaît une crise si forte qu'il ne peut assurer la stabilité et la régulation économique et sociale dont il prétend être porteur, qu'il tente de résoudre sa crise sans pouvoir y parvenir car toutes les mesures prises par les dirigeants capitalistes alimentent et aggravent  la crise qui devient générale dans chaque pays et à l'échelle de la planète toute entière. Plus le capitalisme se développe et plus il appronfondit la contradiction inhérente  à son organisation entre le capital et le travail.

Ce n'est pas une vue de l'esprit, c'est la réalité des faits actuels. Plus le capital va vers le capital et plus le taux de profit a tendance à s'affaiblir. Dans le capitalisme, c'est le chacun pour soi, chaque capitaliste veut tirer le meilleur parti du capital qu'il a placé, mais quand le système est en crise, l'instabilité est telle que chacun se méfie davantage des autres et que les transactions financières ne peuvent plus s'opérer comme auparavant. Les capitalistes attendent alors de l'Etat son intervention pour essayer de remettre de l'ordre dans l'anarchie qui a conduit à la crise et exige de lui de renflouer les pertes que les capitalistes ont subis. L'Etat dirigé par des serviteurs du grand capital entreprend alors le sale boulot, il prend l'argent de la société, celui du travail, celui des gens pour garantir les banques ou pour les renflouer en liquidités sous prétexte qu'il faut que les banques puissent prêter aux entreprises afin que ces dernières survivent. Or les banques ne prêtent que si elles sont certaines que cela leur rapporte et pour s'en assurer elles haussent les taux d'intérêts. La dette des uns et des autres est une nouvelle aubaine pour les banques capitalistes mais pas pour ceux ceux qui ont emprunté  : particuliers, entreprises, pouvoirs publics. Pour toute la société cela se traduit dès lors par un endettement énorme qui se traduit par une surexploitation des gens : hausses des taxes et impôts, blocage des salaires et de toutes les prestations avec risque même de réduction générale des revenus, augmentation des heures supplémentaires non payés ou obligatoires, suppression des services publics, insuffisance du crédit à l'investissement, multiplication des faillites d'entreprises, croissance forte du chômage et de la précarité etc...

 

Cette phase est celle que nous risquons de connaître prochainement avec une violence telle que des millions de gens qui ne pensaient pas socialement régresser ou se retrouver dans la pauvreté vont rapidement connaître des situations dramatiques.

Tant que ces millions de gens penseront que les partis et les politiciens actuels peuvent apporter des réponses à cette crise, la révolution ne restera qu'une hypothèse. Mais ils vont vérifier dans les prochains mois que la majorité de ces organisations et leurs dirigeants ne sont que des instruments dans les mains du capitalisme pour faire perdurer le système. Ils le vérifieront par les luttes qui prendront certainement une ampleur importante et dans lesquelles la question du pouvoir devra être posée : c'est à dire "que décider et qui doit décider ? ".

De plus en plus de citoyens vont s'intéresser aux questions économiques, sociales et politiques par ce que les hommes politiques actuels et les partis traditionnels seront dans l'incapacité de leur apporter des réponses satisfaisantes.

Déjà  grandit l'idée dans les entreprises et les quartiers que les capitalistes ont joué avec l'argent de la société et l'ont gâché dans des opérations spéculatives. Demain face aux licenciements massifs qui vont toucher toute la société et non seulement quelques secteurs, des millions de gens qui connaissent le travail , qui participent au fonctionnement des entreprises vont commencer à demander des comptes aux capitalistes et aux dirigeants politiques qu'ils soient de droite ou de gauche. Les circonstances permettront des débats  publics auxquels participeront des gens qui jusqu'ici n'osaient pas ou ne voyaient pas l'intrêt d'y participer.  Si les gens s'organisent  de façon conséquente ils pourront interpeller les responsables de la crise et leurs personnels serviles : chacun des dirigeants actuels tant politique qu'économique devra s'expliquer sur les choix qu'il a fait, qu'il entreprend et qu'il compte entreprendre. Chaque responsable sera jugé sur ses actes et non plus sur ses paroles ni à partir de la propagande à laquelle se prête la plupart des médias de la grande bourgeoisie.


La  participation active des gens  à la vie politique n'aura rien à voir avec ce que nous connaissons aujourd'hui : il n'est pas exclu que les mouvements de colère et de révolte seront certainement très durs, la répression aussi car les capitalistes et leur pouvoir vont l' exercer  sans pitié, et surtout avec des provocations pour que la colère débouche sur des violences qui risqueront de se retourner contre le peuple lui-même. Cependant les révolutionnaires, les éléments les plus conscients de la transformation doivent veiller à former de nouveaux leaders et responsables politiques  qui seront élus par les gens pour défendre leurs intérêts et les aider à s'organiser. Il est indispensable que ces hommes, ces femmes et ces jeunes non seulement soient issus des entreprises et des quartiers populaires, qu'ils portent les valeurs de la classe ouvrière,  mais qu'ils soient des exemples pour la vie démocratique : ce sont des gens qui refusent les méthodes manipulatrices, qui veillent en permamence à informer les citoyens, qui déjouent les vieilles manoeuvres de récupération des politiciens, ces nouveaux leaders doivent être  des personnes honnêtes, totalement indépendantes de la maffia capitaliste ou des magouilles locales avec des trafiquants de tout poil, reconnus par les citoyens comme des gens droits et dévoués à la cause du peuple, ils doivent permettre au mouvement de prendre conscience de lui-même, de ses atouts et de ses faiblesses, afin d'avancer dans la conquête du nouveau pouvoir démocratique. Dans un tel mouvement, les élections des représentants des citoyens devront régulièrement être organisées avec des dispositions qui permettront aussi la révocation des élus  si ces derniers n'accomplissent pas leur mandat. Car en définitive ce sont les citoyens qui doivent décider.  En permanence la conquête démocratique du pouvoir devra être l'objet d'un débat ouvert avec tous les protagonistes et surtout d'une organisation rigoureuse dans laquelle se retrouve les plus larges masses de citoyens. 

Les années à venir peuvent s'ouvrir sur un mouvement historique tel qu'une révolution démocratique jamais vue dans l'histoire pourra surmonter la crise actuelle et permettre de construire une civilisation fondée sur le développement des êtres humains. Sans cette révolution, la crise capitaliste affectera durablement les éléments essentiels de la civilisation avec une plongée de l'Humanité dans une barbarie elle-même inédite, où une caste mondiale de puissants exercera la violence de classe et le contrôle des gens qui risqueraient de devenir des esclaves soumis à un cyber-monde totalement déshumanisé.

 

]]>
Sat, 25 Oct 2008 13:22:00 +0200 http://www.creil-avenir.com/article-24081726.html http://www.creil-avenir.com/article-24081726-6.html
<![CDATA[Accident mortel à l'hôpital de Creil]]> http://www.creil-avenir.com/article-23971706.html Explosion d'une bonbonne d'oxygène à l'hôpital à Creil: un patient décédé

Un patient de l'hôpital Laennec de Creil est mort des suites de ses blessures après avoir été grièvement brûlé mardi par l'explosion, pour une raison inconnue, d'une bonbonne d'oxygène dans le service de neurologie.

Le patient âgé de 75 ans est décédé dans le courant de la soirée, après avoir été admis "dans un état critique" au service de réanimation de l'hôpital. Un médecin-anesthésiste et un infirmier,  ont été brûlés au deuxième degré, et ont été transférés à l'hôpital Cochin à Paris.Un visiteur et un autre patient ont également été légèrement blessés lors de l'accident.

La bonbonne aurait explosé et "le feu est parti en torchère" au moment de son ouverture.

Une alerte nationale a été lancée dans tous les hôpitaux pour avertir du danger potentiel de ce type de bonbonne.

Le service de neurologie, fermé jusqu'à nouvel ordre, a été entièrement évacué. Dix-huit malades ont été transférés dans d'autres services de l'établissement.

Le parquet de Senlis a ouvert une enquête. Une cellule de crise a été mise en place dans l'hôpital.

Les élus communistes de Creil expriment  leur condoléances à la famille de la victime et toute leur solidarité au personnel de l'hôpital dans cette difficile épreuve.

]]>
Tue, 21 Oct 2008 23:00:00 +0200 http://www.creil-avenir.com/article-23971706.html http://www.creil-avenir.com/article-23971706-6.html