Jean-Paul LEGRAND

  • : CREIL AVENIR
  • : 12/05/2006
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  • : Politique
  • : 51 ans. Marié. 4 enfants. Maire-adjoint de Creil. Creillois depuis 1962. Diplômé en économie sociale/communication. Enseignant à Creil Plateau (1981-1991). Elu PCF de Creil et président du groupe communiste et républicain(1983-1995).Collaborateur de député(1991-1995). Actuellement Directeur de cabinet de Jean-Pierre Bosino, maire de Montataire. Passions : Voyages et rencontres internationales, Ecriture poétique, Histoire, Politique et Philosophie. creil-avenir@orange.fr
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La semaine dernière le président vénézuélien,  Hugo Chávez, a dénoncé l'existence d'un plan d'agression des Etats-Unis consistant à camoufler des  avions F16 de l'armée US sous les couleurs et les insignes du  Venezuela  pour simuler une rébellion militaire.
 
Chavez a expliqué que ce projet de la maison Blanche visait en lien avec les opposants pro-yankees à préparer un nouveau coup d'Etat contre le pouvoir démocratiquement élu du Vénézuéla. Rappelons qu'en 2002, le patronat, la grande bourgeoisie et quelques responsables de l'armée  et des médias, utilisant une manipulation médiatique montée de toute pièce par les télévisons privées, avaient arrêté le Président Chavez et annoncé sa destitution, mais que ce coup d'Etat avait  échoué grâce à une formidable mobilisation populaire qui a permis au Président légitime d'être libéré et de retrouver ses responsabilités à la tête du pays.
 
Ces derniers jours, le peuple s'est de nouveau mobilisé notamment à l'occasion d'un immense meeting où le leader de la révolution a pris la parole. Chavez avec l'ardeur et l'enthousisasme qu'on lui connaît a été très offensif pour dénoncer l'impérialisme. Il a rappelé que le 11 septembre 1973, les Etats-Unis avaient organisé avec les putchistes chiliens le coup d'etat criminel contre le président élu Salvador Allende. Il a expliqué que le socialisme c'était la construction de la paix mais que plus de 30 ans après le Chili, la leçon avait été retenue, que cette fois-ci les Etats-Unis ne devaient pas s'aviser à toucher au Venezuela, sous peine d'une  riposte militaire et populaire. 
 
Hugo Chávez a par ailleurs affirmé qu’il apporterait le soutien militaire du Vénézuéla à la Bolivie d’Evo Morales si c’est nécessaire pour contrer une attaque du même genre en Bolivie.

Le gouvernement vénézuelien souhaite la paix, "mais nous ne sommes pas disposés à mourir comme Bolivar à Santa Marta ou comme Allende à La Moneda (...) Si l’oligarchie et les pitiyankis, pilotés, financés et armé par l’empire, renversent un de nos gouvernements, nous aurons le feu vert pour toute opération, de n’importe quel type, destinée à restituer le pouvoir au peuple dans ces pays frères.

“Caballero (George Bush), occupez vous de vos oignons et laissez nous tranquille, peuples d’Amérique latine ! Laissez nous en paix construire notre propre histoire, laissez nous en paix construire notre propre monde. Nous sommes nés pour être libres, pas pour être les laquais de l’impérialisme yanqui"

Vive l'amitié Franco-Venezuélienne !

A l'occasion de l'anniversaire de l'indépendance du Venezuela, Jean-Paul LEGRAND, a été reçu à la réception officielle organisée par l'Ambassade de la République bolivarienne du Venezuela le 7 juillet dernier. L'occasion d'échanger quelques mots d'amitié avec l'Ambassadeur Jésus Arnaldo PEREZ (notre photo).

Jean-Paul LEGRAND qui s'est rendu plusieurs fois dans ce pays dans lequel se déroule une révolution atypique fondée sur la démocratie participative des citoyens, souhaite développer l'information sur le pays de Simon BOLIVAR et l'amitié comme la coopération entre les habitants de l' agglomération creilloise, du sud de l'Oise et le peuple du Venezuela.
Cela est d'autant plus important que les médias appartenant aux grands groupes capitalistes mentent et  présentent  Hugo CHAVEZ, le président démocratiquement élu du Venezuela, comme un dictateur, alors qu' une poltique nouvelle se fait jour dans ce pays où toute une partie de la population qui était méprisée auparavant conquiert de nouveaux droits et voit concrètement sa vie changer par un effort sans précédent alliant pouvoir populaire de base et pouvoir d'Etat dans un projet nommé "Socialisme du XXIème siècle". Ce projet a commencé à être mis en oeuvre avec une utilisation plus rationnelle des richesses nationales dont la principale est le pétrole qui permet de financer des missions d'efficacité économique et sociale (santé, éducation, formation, écologie, etc...)
Le Venezuela développe des politiques de coopération avec de nombreux pays et est ouvert à tout ce qui favorise l'économie sociale, le commerce équitable, un autre mode de développement international fondé sur des relations justes entre les nations et leurs peuples.
Il s'oppose à la politique impérialiste des Etats-Unis notamment sur le continent latino-américain et déploie d'intenses efforts diplomatique pour rapprocher les Nations d'Amérique dans la vision démocratique que fut celle du Libertador Simon BOLIVAR.


Photo 1 : Jean-Paul LEGRAND avec son excellence l'Ambassadeur du Venezuela en France, Jésus Arnaldo PEREZ
Photo 2: De gauche à droite, Melle PEREZ fille de l'Ambassadeur, M. l'Ambassadeur PEREZ, M. LEGRAND et Mme LEGRAND 

La diplomatie de la gâchette 

Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères français, socialiste reconverti à la nouvelle religion de la droite populiste, se distingue et montre qu’il a bel et bien trahi l’idéal humaniste auquel il croyait. Alors que la communauté internationale tente de trouver des solutions diplomatiques à ce qui est appelé la crise du nucléaire iranien, voilà l’ex-french doctor qui promet l’apocalypse : « Il faut se préparer au pire. Au pire c’est-à-dire la guerre. » La guerre contre l’Iran pour l’empêcher de poursuivre son programme atomique. 

De deux choses l’une : ou Bernard Kouchner est devenu fou ou il dévoile enfin le nouveau style de la politique extérieure de la France marquée par une agressivité inspirée du modèle américain. Nicolas Sarkozy, arrivé au pouvoir il y a peine 120 jours, a clairement suggéré que le bombardement de l’Iran était possible lorsqu’il avait rencontré les ambassadeurs français. M. Kouchner n’a fait qu’amplifier ce discours belliqueux et inquiétant. Discours qui met mal à l’aise les amis de la France dans le monde arabe et islamique. Paris, qui a eu une attitude respectable en refusant de cautionner l’invasion de l’Irak par les troupes américano-britanniques, cherche à s’imposer comme acteur sur la scène mondiale. Mais cela justifie-t-il cet empressement à vouloir brûler les étapes et à remettre en cause des acquis gagnés difficilement au fil des ans ?
 
La France est aujourd’hui le seul pays occidental à parler de « la guerre » contre l’Iran. La société française a-t-elle été consultée sur ce dangereux changement de cap ? Paris voudrait même contourner l’ONU et imposer des sanctions économiques à l’Iran par le biais de l’Union européenne. Paradoxalement, Robert Gates, secrétaire américain à la Défense, a plaidé, lui, pour les options diplomatiques dans le traitement de ce dossier. Alors pourquoi Paris veut bomber le torse au point de paraître ridicule ? M. Kouchner n’a eu aucune honte à demander la démission du Premier ministre irakien, Nouri Al Maliki — au nom de quelle autorité ? — avant de se raviser et de demander des excuses. Il n’a fait que mimer l’attitude de George W. Bush qui a fait la même proposition. M. Kouchner était favorable à la guerre contre l’Irak. Avocat du fameux « droit d’ingérence humanitaire » (inventé à l’origine par le philosophe pro-américain, Jean-François Revel), il n’a pas levé le petit doigt pour dénoncer le drame humain dans ce pays comme celui des réfugiés palestiniens alors qu’il est … le fondateur de Médecins du monde. 

Il est tragique de constater que M. Kouchner échange avec facilité le sac de riz contre le missile intercontinental. L’homme, qui pense —sérieusement — que les bombes avaient « délivré » les populations au Kosovo (M. Kouchner fut administrateur au nom de l’ONU dans cette province et a raté sa mission), semble oublier que la France possède le plus grand nombre de centrales nucléaires au monde. L’Algérie et la Polynésie ont toujours souvenir des fameux essais atomiques français. Le débat sera un jour ouvert sur les ravages causés par ces tests.

Faycal Metaoui du quotidien El Watan

Vive la révolution bolivarienne !

DSC01663.JPG

Je veux ici remercier le cercle bolivarien de Paris et l'ambassade de la République bolivarienne du Venezuela qui m'ont invité à présenter un exposé sur mon voyage dans ce beau pays devant le public de la fête de l'Humanité. J'ai été ravi de l'accueil de mes camarades venezueliens et de celui du public qui découvre grâce à ce genre d'initiatives la réalité  de la révolution qui est  en général déformée par les médias de la grande bourgeoisie. Beaucoup de personnes m'ont fait part de leur souhait de se rendre dans le pays pour découvrir cette réalité mais aussi pour aller soutenir nos camarades et le peuple venezuelien qui s'engagent dans la construction d' une société fraternelle de participation démocratique et de responsabilité de chaque citoyen, le socialisme du XXIeme siècle. Le projet de la nouvelle Constitution du pays édité en plusieurs millions d'exemplaires fait l'objet d'un débat géant à travers tout le Venezue DSC01672.JPG la. Les forces de la révolution se mobilisent pour le promouvoir. Il est en cours de discussion parmi les citoyens avant d'être présenté à leur suffrage à la fin de cette année. Si ce texte est adopté, il confirmera le caractère socialiste de la république et confortera la voie vers un Etat fondé sur la participation des citoyens.   Lors de mon exposé j'ai présenté les principaux points que  j'avais évoqués dans mon carnet de voyage publié sur ce site, illustrés par des exemples sur la vie quotidienne des gens au Venezuela. Un chaleureux remerciement à Claude Maryse Richard, animatrice passionnée du cercle bolivairien de Paris, qui agit avec beaucoup de conviction pour que les Français puissent être informés de ce qui se passe réellement au Venezuela.

                                                              L'espoir se lève 
            en Amérique bolivarienne


Comme chaque dimanche  à la télévision et à la radio, Hugo Chavez, le président de la République bolivarienne du Venezuela, démocratiquement élu, s'adresse à son peuple, dialogue avec les ministres, avec des responsables syndicaux et politiques, avec des représentants des conseils communaux, avec de simples citoyens. Je suis en train de l'écouter en direct. Je trouve cette émission très intéressante parce que Hugo Chavez parle des problèmes quotidiens des gens, des actions entreprises pour y remédier, des projets construits par les citoyens pour avancer sur la voie du socialisme, il interroge, il cite la presse, il  lit des oeuvres poétiques ou philosophiques, il interpelle et suscite la réflexion de ses auditeurs et donne la parole aux personnes présentes.Car il se passe quelque chose au Venezuela : la volonté d'un peuple d'aller vers le socialisme sans refaire les erreurs du passé et en particulier celles de l'Union soviétique. Il ne s'agit pas d'un socialisme social-démocrate qui parle de changement mais qui renonce dès qu'il est au pouvoir, non ce n'est pas du tout un socialisme à la sauce du PS français. Au Venezuela, il s'agit d'un projet très clair  qui commence à se mettre en place : construire une société totalement démocratique, où l'économie serve le développement du peuple et non les intérêts capitalistes, une société où la lutte idéologique consiste à combattre l'égoïsme, la domination et la violence et à valoriser la solidarité, l'altruisme et la coopération.  

Durant cette émission d'aujourd'hui, recevant des jeunes de tout le nouveau continent, Hugo Chavez a souligné l'importance de l'union entre  les Etats d'Amérique latine contre l'impérialisme nord-américain. Il a condamné les donneurs de leçons de l'Union Européenne qui oublient comment l'Europe impérialiste a commis le plus grand génocide de l'histoire de l'humanité avec la déportation de millions de noirs d'Afrique, les massacres et l'escalavage  imposés à ces peuples comme aux peuples indigènes d'Amérique. Il a estimé que ces donneurs de leçon de l'Union européenne devait demander pardon pour tous les crimes commis par les puissances impérialistes. 

Je partage l'avis de Hugo Chavez, nous ne devons jamais oublier l'Histoire et le fait que l'esclavagisme a été l'un des fondements de l'enrichissement capitaliste dans le commerce entre l'Europe  et l'Amérique durant plusieurs siècles. C'est sur ce crime que des richesses considérables sont venues dans les coffres de la grande bourgeoisie et notamment de la bourgeoisie française. Le développement des pays colonisateurs est un développement résultant non seulement de l'exploitation de leur classe ouvrière mais aussi du colonialisme, du pillage des richesses qui perdure économiquement dans bien des pays d'Amérique, d'Afrique ou d'Asie. 
  
Si vous comprenez l'espagnol, écoutez "Alo Presidente" si vous souhaitez connaître ce qui se passe au Venezuela. Cette émission nous apprend beaucoup sur le projet du gouvernement révolutionnaire pour un développement sans précédent de la démocratie et du socialisme. La révolution socialiste est en marche au Venezuela. La grande majorité des médias de France, comme ceux du monde entier tenus par des entreprises multinationales capitalistes mentent sur la réalité du Venezuela. J'ai pu moi-même le constater en allant dans ce pays non pas dans les hôtels de luxe à l'écart des gens, mais  en vivant avec ce peuple (ma belle famille est Venezuelienne). Tous ceux qui veulent changer le monde, qui luttent pour  une société humaine débarassée de l'exploitation doivent regarder ce qui se passe  au Venezuela, c'est de ce côté que l'espoir se lève.   

Pour écouter Alo Présidente en direct le dimanche après-midi et en soirée (décalage horaire oblige) allez sur Radio Nationale du Venezuela RNV. RNV émet également tous les jours, ne vous privez pas de l'écouter en direct via internet en cliquant sur le lien suivant :
http://www.gobiernoenlinea.gob.ve/miscelaneas/radio_noticias.html

Je publie ci dessous l'excellent éditorial du Monde diplomatique de ce mois-ci signé Ignacio Ramonet

                      Hugo Chávez

 
Peu de gouvernants au monde font l’objet de campagnes de démolition aussi haineuses que M. Hugo Chávez, président du Venezuela. Ses ennemis n’ont hésité devant rien : coup d’Etat, grève pétrolière, exode de capitaux, tentatives d’attentat... On n’avait pas vu un tel acharnement en Amérique latine depuis les attaques de Washington contre M. Fidel Castro. Les calomnies les plus misérables sont colportées contre M. Chávez, conçues par les nouvelles officines de propagande – National Endowment for Democracy (NED), Freedom House, etc. – financées par l’administration du président des Etats-Unis George W. Bush. Dotée de moyens financiers illimités, cette machine à diffamer manipule des relais médiatiques (dont des journaux de référence) et des organisations de défense des droits humains, enrôlés à leur tour au service de ténébreux desseins. Il arrive aussi, ruine du socialisme, qu’une partie de la gauche sociale-démocrate ajoute sa voix à cette chorale de diffamateurs.

Pourquoi tant de haine ? Parce que, à l’heure où la social-démocratie connaît une crise d’identité en Europe, les circonstances historiques semblent avoir confié à M. Chávez la responsabilité de prendre la tête, à l’échelle internationale, de la réinvention de la gauche. Alors que, sur le Vieux continent, la construction européenne a eu pour effet de rendre pratiquement impossible toute alternative au néolibéralisme (lire, dans ce numéro, les articles de Jean Bricmont et Denis Duclos), au Brésil, en Argentine, en Bolivie et en Equateur, inspirées par l’exemple vénézuélien, les expériences se succèdent qui maintiennent vivant l’espoir de réaliser l’émancipation des plus humbles.

A cet égard, le bilan de M. Chávez est spectaculaire. On comprend que, dans des dizaines de pays pauvres, il soit devenu une référence obligée. Dans le respect scrupuleux de la démocratie et de toutes les libertés (1), n’a-t-il pas refondé la nation vénézuélienne sur une base neuve, légitimée par une nouvelle Constitution qui garantit l’implication populaire dans le changement social ? N’a-t-il pas rendu leur dignité de citoyens à quelque cinq millions de marginalisés (dont les indigènes) dépourvus de documents d’identité ? N’a-t-il pas repris en main la compagnie publique Petróleos de Venezuela SA (PDVSA) ? N’a-t-il pas déprivatisé et rendu au service public la principale entreprise de télécommunication du pays ainsi que la compagnie d’électricité de Caracas ? N’a-t-il pas nationalisé les champs pétrolifères de l’Orénoque ? Enfin, n’a-t-il pas consacré une part de la rente pétrolière à acquérir une autonomie effective face aux institutions financières internationales, et une autre au financement de programmes sociaux ?

Trois millions d’hectares de terre ont été distribués aux paysans. Des millions d’adultes et d’enfants ont été alphabétisés. Des milliers de dispensaires médicaux ont été installés dans les quartiers populaires. Des dizaines de milliers de personnes sans ressources, atteintes d’affections oculaires, ont été gratuitement opérées. Les produits alimentaires de base sont subventionnés et proposés aux plus démunis à des prix inférieurs de 42 % à ceux du marché. La durée de travail hebdomadaire est passée de 44 heures à 36 heures, tandis que le salaire minimum montait à 204 euros par mois (le plus élevé d’Amérique latine après le Costa Rica).

Résultats de toutes ces mesures : entre 1999 et 2005, la pauvreté a baissé de 42,8 % à 37,9 % (2), tandis que la population vivant de l’économie informelle chutait de 53 % à 40 %. Ces reculs de la pauvreté ont permis de soutenir fortement la croissance, qui, au cours des trois dernières années, a été en moyenne de 12 %, parmi les plus élevées du monde, stimulée aussi par une consommation qui a progressé de 18 % par an (3).

Devant de tels succès, sans parler de ceux obtenus en politique internationale, faut-il s’étonner que le président Chávez soit devenu, pour les maîtres du monde et leurs affidés, un homme à abattre ?

Ignacio Ramonet.

1 - Les mensonges à propos de Radio Caracas Televisión viennent d’être démentis, cette chaîne ayant repris, depuis le 16 juillet dernier, ses émissions sur le câble et par sate

2) Mark Weisbrot, Luis Sandoval et David Rosnick. Poverty Rates in Venezuela : Getting the Numbers Right, Center for Economic and Policy Research, Washington, DC, mai 2006.

(3) Lire le dossier « Chávez, not so bad for business », Business Week, New York, 21 juin 2007

 

Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !


Cette photo a été prise sur le marché de Carùpano au Vénézuela. La personne vend des fruits de mer et des poulpes. Un certain nombre d'habitants vivent de la pêche. Le gouvernement révolutionnaire d'Hugo Chavez favorise les coopératives de pêcheurs notamment en leur octroyant des crédits très avantageux et dans le cadre d'une politique environnementale de préservation d'une nature exceptionnelle aux paysages magnifiques. La télévision française a récemment rendu compte dans l'émission Thalassa de cette réalité dans un document tourné à Rio Caribe, à deux pas de Carùpano, le ville où vit ma belle famille. Pêcheurs, ouvriers, paysans, petits commerçants des rues et des marchés, artisans, c'est ce "petit peuple" qui auparavant était méprisé, qui aujourd'hui trouve dans la révolution une reconnaissance et des droits nouveaux. C'est cela que certains veulent nous présenter comme une dictature ! Evidemment ils craignent que se poursuivent les luttes et que soient remis en cause les privilèges de la grande bourgeoisie. Pour ma part j'ai vu que les prolétaires du Vénézuela commencent à vivre un peu mieux mais il est urgent que  les prolétaires du monde soutiennent les immenses  efforts des révolutionnaires de ce pays. Comme le disait Karl Marx et son compagnon Friedrich Engels à la fin du manifeste communiste de 1848 : "Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !"

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Sarkozy au Sénégal : le flop !


Des pisse-copies pris en charge par les services de l'Elysée

L'arrivée même de Nicolas Sarkozy à Dakar a soulevé des critiques. L’As, quotidien sénégalais, est perplexe: le vol spécial affrété pour les journalistes français serait-il destiné à assurer au Président français "une couverture médiatique qui restera gravée pour longtemps dans sa mémoire": "Nos confrères, qui foulent le tarmac de l’aéroport Léopold Sédar Senghor aujourd’hui vers midi, seront logés à l’hôtel Méridien. Chose bizarre, c’est la France qui prend en charge tous les frais liés au déplacement des dizaines de journalistes devant accompagner le chef de l’Etat français. Tout comme c’est l’Elysée qui assure les frais d’hôtel et de restauration des pisse-copies devant couvrir la visite du successeur de Jacques Chirac." Puis le quotidien se fait moralisateur: "En tout cas, l’acceptation par la presse française de se faire prendre en charge par son Président n’aurait pas enchanté la presse sénégalaise. Car, lors de la dernière présidentielle, une manne financière que le candidat de la coalition "Sopi 2007" avait voulu offrir aux pisse-copies qui l’accompagnaient avait suscité de vives condamnations."

Le discours "civilisateur" du Président français

Très sarcastique, Sud Quotidien analyse la méthode Sarkozy toute en "politique-spectacle" et ne digère pas le discours "civilisateur" du Président français: "Quand je l’ai entendu parler aux étudiants, dans un amphithéâtre plein à craquer, j’ai pensé à ces missionnaires venus en Afrique 'civiliser' nos arrière-grands-parents. Il parle du paysan africain qui 'vit avec les saisons', dont l’idéal de vie est d’être en harmonie avec la nature, ne connaît que l’éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles." Et d’ajouter, parlant toujours du paysan africain: "Jamais il ne s’élance vers l’avenir. Jamais il ne lui vient à l’idée de sortir de la répétition pour s’inventer. Des clichés, encore des clichés, toujours des clichés. Quelle injure! Le paysan africain serait-il dépourvu de raison au point de s’enfermer dans un mimétisme 'bestial'?"

Le président de la République française ne connaît pas l’Afrique

Walf a titré sur le même thème "Sarkozy fait la leçon aux Africains", et rappelle que son discours prononcé devant les étudiants de l'université Cheikh Anta Diop II n’a pas convaincu: "Pour une leçon inaugurale, Nicolas Sarkozy n’a pas eu droit hier, à l’Ucad II, à des ovations à la fin de son discours. Parce qu’une grande partie de son auditoire n’a pas du tout apprécié de le voir ainsi s’ériger en donneur de leçons. [...] C’est à peine si des étudiants, exacerbés, n’ont pas été tentés de le huer. La mine peu réjouie de nombre de personnes au sortir de la salle de l’Ucad II en dit, aussi, long sur la réception mitigée que le discours a eu auprès de l’assistance." La raison de ce flop? "Le théoricien de 'l’émigration choisie' a donné raison à ceux qui doutaient qu’il venait chez nous, non pas pour échanger et voir ensemble comment rendre plus fécondes, et dans un respect mutuel, les relations séculaires entre la France et l’Afrique, mais pour tenter de nous humilier. […] Comment dans ce prestigieux temple du savoir où d’éminents intellectuels français ont contribué à former d’illustres fils du continent et qui font aujourd’hui la fierté de l’Afrique entière, Sarkozy a-t-il osé soutenir que nous portons en nous les germes de l’anti-développement, se sont demandés bien des membres de son auditoire. En fait, ainsi que l’ont souligné des universitaires présents dans l’amphithéâtre, le président de la République française ne connaît pas l’Afrique. Sinon, croient-ils savoir, il n’aurait pas considéré que, dans notre 'univers où la nature commande tout', nous restons, nous autres Africains, 'immobiles au milieu d’un ordre immuable où tout est écrit d’avance'."

suite sur Rue89

Le gouvernement des États-Unis essaie d’empêcher la solidarité avec Cuba

Washington, le 17 juillet. – Des agents du Département de sécurité intérieure (DSI) des Etats-Unis ont arrêté aujourd’hui à la frontière avec le Mexique des membres de la 18e Caravane de solidarité avec Cuba. Les fonctionnaires fédéraux ont inspecté les véhicules de la caravane et confisqué plusieurs ordinateurs qui faisaient partie du chargement de donations destinées au peuple de l’île antillaise.

Face à l’action des autorités nord-américaines, environ 150 citoyens étasuniens et militants civils d’une demi douzaine de pays ont réaffirmé leur volonté de défier le blocus économique que maintient Washington contre la nation caribéenne.

C’est une bataille de David contre Goliath, et Goliath sait qu’il va perdre, a commenté le révérend Luis Barrios, membre de la fondation religieuse Pasteurs pour la Paix, un groupe qui a qualifié le siège contre Cuba de harcèlement immoral.

Ils essaient de nous intimider avec cette saisie complètement symbolique, mais nous savons tous que le pouvoir de la raison va prévaloir, a ajouté Barrios dans un communiqué auquel a eu accès Prensa Latina.

La mission de Pasteurs pour la Paix est composée d’une douzaine de véhicules, environ 150 militants et autour de 90 tonnes de dons, en majorité des articles médicaux, qu’ils prévoient de transporter dans l’île en fin de cette semaine.

Il y a deux semaines, l’administration du président George W. Bush a aussi arrêté à la frontière du Canada un lot d’aide médicale pour Cuba recueilli dans les villes de Vancouver, Toronto et Winnipeg.

Nous allons contester la décision du DSI et ils devront revoir leur décision de nous enlever les ordinateurs, a souligné le révérend Lucius Walker, directeur exécutif de Pasteurs pour la Paix et leader d’un vaste mouvement de solidarité avec Cuba.  

Pasteurs pour la Paix est une association inscrite à la Fondation interreligieuse pour l’Organisation de la Communauté (le sigle IFCO en anglais) qui travaille pour la justice sociale aux Etats-Unis depuis 1967 et qui soutient le peuple cubain depuis environ 17 ans.

 

Je vous écris du Vénézuela (5) 

Le monde est notre village. Notre vaisseau. J’aimerais le parcourir davantage, allez de pays en pays. Depuis mon enfance, j’ai eu cependant la merveilleuse chance de voyager dans une vingtaine de pays sur trois continents (les pays en rouge sur la carte ci-dessus). Rien de tel pour s’épanouir que d ’aller à la rencontre des peuples et de vérifier que le monde n’est pas comme on nous le montre à la télévision.

Partout sur cette planète des millions d’êtres humains ont le même rêve de paix, de progrès social, de partage, de fraternité. La vision négative et sombre que veulent nous imposer les idéologues du capitalisme est erronée. Bien entendu ce système fait d’immenses ravages humains, écologiques, sociaux, économiques, et je crois que plus le capitalisme impose sa domination plus se pose le choix pour l´humanité entre le socialisme ou la barbarie.

Cependant l’immense majorité des habitants de notre monde, les exploités, les pauvres, ceux qui triment pour survivre, les prolétaires, n’ont rien à perdre que leurs chaînes et tout un nouveau monde à construire par la lutte pour leur émancipation de ce système inhumain qu’est le capitalisme et qui accroît sans cesse les inégalités à l’échelle planétaire.

Ce soir je me promenais dans un village au Vénézuéla où je passe mes vacances, un village pauvre où les rues sont par endroits en terre battue, où certaines maisons sont faites de briques de terre, j`y ai croisé un homme qui peut aujourd’hui marcher car le gouvernement révolutionnaire du Vénézuela l’a envoyé se faire soigner gratuitement à Cuba comme il l’a fait aussi pour des milliers de personnes mal-voyantes qui ont été opérées et soignées gratuitement par les camarades cubains dans le cadre de la mission "milagros". Pour cet homme, Cuba ce n’est pas ce qu’en disent nos télévisons et nos radios, non, pour cet homme la solidarité révolutionnaire lui a rendu l’exercice de ses jambes. La figure du Christ ici est peinte sur les murs aux côtés de celles de Bolivar et du Che, un Christ moderne, révolutionnaire, dans le coeur du peuple, qui symbolise cette véritable solidarité socialiste et qui peut dire maintenant à cet homme que j’ai croisé "Lève-toi et marche !".

Car, ici, il y a un immense effort de toute la société et des révolutionnaires pour que des hommes pauvres, des prolétaires, ne soient pas abandonnés à la loi du plus fort, à celle du fric sans lequel dans les pays dirigés par les capitalistes tu n’existes pas, un immense effort pour que le peuple puisse avoir le droit à la santé, qu’il puisse aussi participer aux décisions politiques.

Cette solidarité en acte à l’échelle de deux états qui tentent courageusement de s’émanciper de la tutelle impérialiste, les peuples doivent la soutenir. Ce qui se passe ici au Vénézuela a quelque chose à voir avec l’avenir du socialisme démocratique fondé sur la lutte des peuples et des prolétaires du monde entier. Je suis chaque jour de plus en plus convaincu que le combat pour un changement anticapitaliste et démocratique en France et en Europe passe par l’échange d’expériences des organisations et des militants de la gauche associative, syndicale et politique avec ceux d’Amérique Latine et particulièrement du Vénézuela où le processus engagé par le peuple et les forces révolutionnaires est extrêmement riche en actions et en débats fondamentaux sur la construction du socialisme.

Alors que les membres du PCF en France, dont je suis, doivent s’engager dans un travail d’analyse, de réflexions et d’élaboration politique utile à notre peuple, j’invite mes camarades à porter leur attention sur ce qui naît ici au Vénézuela, certes dans des conditions différentes de notre pays mais qui cependant est porteur d’universalité dès lors qu’est justement posée la question que les capitalistes du monde entier ont voulu enterrer avec leur théorie de la fin de l’histoire et qui est celle de l’émancipation humaine par le développement de la démocratie afin de dépasser et d’en finir avec la dictature du capital.

 

 

PEROU : 3 morts et 160 arrestations

Après une semaine de protestations sociales, le président Garcia a ordonné à la police d'occuper les rues de Lima et à l'armée de surveiller des installations. Il a accusé les "communistes" d'être  responsables de la grève et a ordonné d'emprisonner les syndicalistes.

 

Après les protestations populaires de mercredi dernier contre son gouvernement qui ont paralysé la plus grande partie du pays et ont fait trembler le régime, le président Alan Garcia a durci la répression et a tendu encore  plus la corde de la crise sociale. Plus de 150 manifestants antigouvernementaux ont été arrêtés dans tout le pays et le gouvernement a ordonné la capture des dirigeants du syndicat des maîtres, en  grève depuis huit jours. La grève des maîtres publics a enclenché les protestations de la semaine dernière qui se sont soldées par trois morts. Entre jeudi et vendredi, les principaux dirigeants du Syndicat Unique des Travailleurs de l'Education Péruvienne (Sutep) ont été arrêtés par la police. Avant les arrestations, la police avait violemment réprimé les marches de protestation.

Vendredi les principales rues de Lima ont été fortement gardées par des tanks et des milliers de policiers pour empêcher de nouvelles mobilisations. Les forces armées, de leur côté, défendaient les principaux locaux publics. Les dirigeants syndicaux arrêtés ont été accusés devant le ministère public d'altérer l'ordre public et d'empêcher la libre circulation avec leurs marches. L'ex-député et ex-candidat présidentiel du Parti Socialiste Javier Diez Canseco a aussi été arrêté quand il est s'est rendu dans un commissariat pour avoir des informations sur la situation des maîtres incarcérés dans ce lieu. Diez Canseco a été libéré hier mais il a été dénoncé pour une supposée agression contre un colonel de la police au moment de son arrestation, ce que nie l'ex-parlementaire et la police n'a pas pu prouver l'agression. Vendredi a aussi été libérée Robert Huaynalaya, important dirigeant du Sutep, mais il est sous le coup d'une plainte déposée  par le gouvernement et se trouve en liberté conditionnelle. Au moment de l'envoi de cet article, la plupart des dirigeants syndicaux détenus était toujours emprisonné.

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Tandis que les professeurs en grève exigeaient la libération de leurs dirigeants et étaient prêts au au dialogue avec le gouvernement pour lever la grève, le président Garcia est revenu à la charge contre les grévistes. "C'est le communisme qui se refuse à mourir et qui est toujours derrière toutes ces choses. Répression (main dure) pour ces gens. C'est ce que veut le peuple", a menacé Garcia, qui semble avoir oublié qu'en 2004 il a participé, au côté des dirigeants syndicaux que maintenant il attaque, à des protestations similaires, bien que de moindre ampleur, contre le gouvernement d'Alejandro Toledo. Les mots durs de García en annonçant "main dure" pour apaiser les revendications sociales ont été bien accueillis par les entrepreneurs, la droite et le fujimorisme. De l'autre côté, Mario Huaman, président de la Centrale Générale des Travailleurs du Pérou (CGTP), a dénoncé que le gouvernement de Garcia "se comporte comme la dictature fujimoriste".

Bien que le gouvernement insiste sur sa stratégie d'accuser des "petits groupes radicaux" d'être responsables des protestations sociales, l'amplitude de celles-ci ne laisse pas de doutes sur le vaste soutien qu'ont eu les manifestations antigouvernementales, ce qui reflète le croissant mécontent envers un président qui est arrivé au pouvoir en offrant de changer la politique néolibérale et de restituer les droits du travail et qui, une fois en place, a oublié ses promesses. Le résultat est une chute spectaculaire de sa popularité Selon un sondage de l'Institut d'Opinion publique de l'Université Catholique, publié hier, le niveau d'approbation de la gestion de Garcia est descendu à 35 pour cent. Il y a un an, le président péruvien a commencé sa gestion avec une approbation proche des 70 pour cent. Le mécontentement le plus fort envers le  gouvernement a cours dans l'intérieur du pays : dans la zone de l'orient l'approbation présidentielle arrive à peine à 11 pour cent, dans le centre andin elle est de 13 pour cent et dans le sud de 17 pour cent. Lima continue d'être le lieu où le gouvernement est le mieux coté, avec 45 pour cent de soutien, bien que ce chiffre soit beaucoup plus faible que les 64 pour cent de mars dernier. "Ce rejet de la gestion du gouvernement s'explique parce que l'on exclut les majorités de l'actuelle prospérité économique que le gouvernement nous rappelle tous les jours, et cette exclusion est plus grande à l'intérieur du pays", a souligné à Página/12 Fernando Tuesta, directeur de l'Institut d'Opinion Publique de l'Université Catholique.

 

Carlos Noriega, Pagina/12, 14 juillet 2007. Traduction: http://amerikenlutte.free.fr

Mon ami Fernand Tuil vient de me donner le texte publié ci-dessous. Il faut le faire circuler sur le net, il faut le diffuser partout, pour aider les réfugiés palestiniens une fois de plus victimes de violences horribles. Plus que jamais Solidarité avec nos frères palestiniens et en particulier avec les réfugiés qui vivent des moments dramatiques. Vivant depuis plus de cinquante ans dans des camps en Jordanie, au Liban, en Syrie et dans les Territoires occupés (Cisjordanie et Gaza), les réfugiés Palestiniens se trouvent souvent en dehors du système économique, sont démunis et dépendent pour leur survie en grande partie de l’aide internationale

Appel à une aide d’urgence dans les camps de réfugiés palestiniens  du Liban de l’AJPF 

Association pour la promotion des Jumelages entre les camps de réfugiés Palestiniens et les villes Françaises

« La situation est horrible ! 20 000 palestiniens du camp de Narh El Bared sont venus dans le camp de Baddawi où 40 000 personnes s’entassent sur 1km2 et où la situation sociale et psychologique est tragique. Nous manquons de tout, nourriture, médicaments, vêtements pour enfants…Toute aide sera la bienvenue »

C’est le cri de détresse Khaled Yamani, l’un des responsables du camp de réfugiés de Baddawi au nord du Liban. Aujourd’hui, tous les camps sont touchés par l’accueil des réfugiés palestiniens fuyant les combats entre le Fatah El Islam et l’armée libanaise qui durent depuis plusieurs semaines.

Nous ne pouvons pas ignorer ce qui se passe aujourd’hui au Liban,

dans les camps de réfugiés palestiniens !

Nous voulons répondre au cri de désespoir de la population civile palestinienne, prise entre deux feux, terrorisée, otage d’enjeux qui la dépassent…Car, le groupe Fatah al-Islam n’est pas un groupe de résistance reconnue palestinienne mais le produit de manipulations internes et externes au Liban dont les victimes sont encore les populations civiles.

 

Un véritable désastre humain, politique, et social est en cours. Les dispensaires sont saturés et les pénuries alimentaires deviennent alarmantes. Les femmes et les enfants subissent davantage les conditions de survie dans les camps de réfugiés surpeuplés.

Mais surtout, la population palestinienne a, une fois de plus, le sentiment que son sort n’a aucune importance et que les puissances occidentales ne feront rien pour empêcher ce que l’on cherche à faire au Liban, en Cisjordanie et à Gaza : les réduire à un peuple soumis et par là même, réduire à néant les espoirs d’un état palestinien et pire, les espoirs de paix dans la région.

L’AJPF lance un appel à une aide d’urgence pour soutenir les populations des camps de réfugiés qui accueillent actuellement, dans des conditions de grande précarité, les réfugiés palestiniens de Narh El Bared. Grâce à nos partenaires, fiables et reconnus des camps de réfugiés, nous participerons ensemble, avec vos dons, à soutenir des centres de soins et des familles très démunies.

Mais par ce geste, nous voulons aussi dire au peuple palestinien que nous restons solidaires et que nous porterons sa voix là où on ne veut pas l’entendre !

Chèque à l'ordre de AJPF - A l’attention de Fernand TUIL, Mairie de Montataire,  – 60160 MONTATAIRE – 06 14 03 11 39 Ou contacter ajpf.palestine@wanadoo.fr ou Yazid au 06 60 63 85 95

 

 

 

 

Je partage totalement les déclarations du Président Hugo Chavez dont j'ai pris connaissance aujourd'hui dans une vidéo retransmettant son important discours sur les déclarations inadmissibles du Pape. Je ne suis pas latino-américain mais mon épouse est vénézuélienne, elle est né au Chili,et ma belle-famille vit au Vénézuela. Pour ma part je suis européen, mon enfance et ma jeunesse furent imprégnées de culture chrétienne et c'est cette culture qui m' a amené sur le chemin du communisme parce que j'ai reconnu dans le combat des communistes français le message  d'humanisme et d'amour dont est porteur l'évangile. Je ressens beaucoup de colère et d'indignation face aux propos du Pape sur les indigènes d'Amérique. Le président Hugo Chavez, a le grand mérite de dire la vérité, et je veux dire ici comme je suis fier que le continent sud-américain puisse après tant de souffrances affirmer sa dignité et comme je suis reconnaissant au président Chavez d'avoir le courage politique d'être le porte-parole de cette dignité en critiquant les propos du Pape. Je publie ci-dessous l'article paru sur le site belge 7 sur 7 à ce propos.

Jean-Paul Legrand

Chavez demande au pape de s'excuser auprès des indiens d'Amérique

Hugo Chavez, le Président vénézuélien.
Le président du Venezuela, Hugo Chavez, a demandé vendredi soir au pape Benoît XVI de présenter ses excuses aux Indiens d'Amérique, pour ses récentes déclarations sur l'évangélisation du continent. "Comment peut-il dire qu'ils sont venus, alors qu'ils étaient armés d'arquebuses, évangéliser sans aucune forme d'imposition", a demandé M. Chavez au cours d'une allocution radio-télévisée.

"Le Christ est arrivé depuis longtemps en Amérique. Il n'est pas arrivé avec Christophe Colomb. Là est arrivé l'antéchrist", a expliqué le président vénézuélien. Les propos de Benoît XVI selon lesquels le catholicisme n'a pas été imposé aux populations indigènes lors de l'évangélisation de l'Amérique latine ont provoqué une levée de boucliers sur le continent.

"L'annonce de Jésus et de son Evangile n'a comporté à aucun moment une aliénation des cultures précolombiennes et n'a pas imposé une culture étrangère", avait affirmé le pape dimanche, dans son discours d'ouverture de la Ve Assemblée de la Conférence épiscopale d'Amérique (Celam) latine à Aparecida (Brésil), peu avant son retour à Rome.

Pour Hugo Chavez, en Amérique, "il s'est passé quelque chose de plus grave que l'holocauste au cours de la seconde guerre mondiale, personne ne peut le nier et sa Sainteté ne peut nier l'holocauste aborigène sur cette terre".

Benoît XVI "a dit quelque chose de très difficile à soutenir. (...) C'est pour cela que l'Eglise catholique perd chaque jour davantage de croyants. Il paraît que le pape est préoccupé par la baisse du nombre de catholiques en Amérique latine. Mais avec ces déclarations, je crois qu'il en a déstabilisé encore plus", a-t-il poursuivi. Se défendant d'attaquer le pape, le président Chavez a conclu en affirmant "qu'avec la vérité, on n'offense personne".

www.7sur7.be

 

 

 

Deux images : l'une de Buenos Aires pendant le rassemblement du premier mai, des travailleurs dénoncent la précarité en se déguisant en playmobil, symbolisant le travailleur jetable, démontable, adaptable et précaire que désire le capitalisme. L'autre le même jour à Caracas avec les camarades du Parti communiste du Vénézuela pendant l'immense manifestation qui a regroupé les travailleurs qui soutiennent et participent à la révolution bolivarienne. Ce qui se passe en Amérique Latine annonce une contre offensive   face aux Bush, Sarkozy et compagnie. Avec le Vénézuela révolutionnaire, un grand espoir est en train de naître : solidarité avec les peuples d'Amérique Latine !

Crédit photo luis maria herr / sebastian hacher site http://www.indymedia.org

 

Trop peu de citoyens français connaissent ce qui se passe au Vénézuéla. Pourtant des événements de grande portée s'y déroulent. Tout un peuple est acteur d'une transformation sociale novatrice nommée "lutte pour le socialisme du XXI ème siècle". Les capitalistes voient leurs privilèges remis en cause et une partie du capital est utilisée  par la société pour des réformes populaires importantes dans les domaines de la santé, du logement, de l'éducation et du travail, notamment avec le développement de l'économie sociale, des coopératives et de l'autogestion ouvrière. Les dirigeants des Etats-Unis sont très inquiets de l'influence que cette révolution a sur l'Amérique latine dont plusieurs peuples ont ces dernières années choisi des gouvernements de gauche. Après avoir soutenu le putsh raté de la droite il y a cinq ans à Caracas, l'impérialisme yankee étudie toutes les stratégies pour renverser le gouvernement révolutionnaire. C'est pourquoi, tous les démocrates du monde doivent agir pour dire ensemble 'Pas touche au Vénézuéla !" *

Le président Chavez incarne cette grande lutte populaire et ses positions révolutionnaires sont portées par des millions de gens, de plus en plus nombreux, comme le prouvent les élections démocratiques qui ont reconduit le président dans ses fonctions avec toujours plus de voix (61% lors de la dernière consultation). Evidemment les secteurs capitalistes mais aussi la  social-démocratie s'opposent aux réformes les plus radicales qui mettent en cause la domination capitaliste. Dans ce contexte l'éducation politique du peuple revêt une importance cruciale et les classiques du socialisme, les textes de Marx, Lénine, Trostki font l'objet d'une découverte ou d'une redécouverte pour des centaines de milliers de militants engagés dans la lutte pour le changement.

 

 

J'ai pu constaté par moi-même, lors de mes séjours au Vénézuéla combien la situation amène les gens à s'intéresser à la politique et de façon critique dans des débats très riches reliés à la situation concrète de leur vie quotidienne. Ce qui se passe là-bas devrait être mieux considéré par les progressistes français surtout par ceux qui à gauche cherchent une autre voie que celle empruntée par un Parti socialiste qui envisage de pactiser avec une partie de la droite, renouant avec les pires moments de la SFIO dans sa collaboration avec le capital.

Chaque dimanche, le Président Chavez s'adresse au peuple au travers d'une émission de télévision durant laquelle il parle de la situation, émet son avis, s'adresse aux ministres en les interrogeant, fait une revue de presse, dit des poèmes ou chante, sans s'embarasser du protocole.

Je vous laisse découvrir la vidéo en espagnol (avec un petit effort vous comprendrez l'essentiel même si vous n'êtes pas hispaniste) où Hugo Chavez rappelle que la Révolution bolivarienne est une révolution pacifique et démocratique et où il recommande la lecture d'un ouvrage de Léon Trotski "Le programme de transition" dans lequel la social-démocratie est caractérisée comme social-traître au fur et à mesure que se développe l'affrontement entre les capitalistes et le peuple. Ainsi il y a quelques jours un gouverneur de l'un des Etats du Venezuela qui est social-democrate a envoyé la police charger une manifestation d'ouvriers qui occupent leur usine et qui revendiquent qu'elle devienne propriété sociale du peuple.  Du coup les syndicats, les organisations révolutionnaires demandent la révocation du gouverneur par l'organisation d'une élection démocratique comme le prévoit la nouvelle loi de la République bolivarienne du vénézuela. C'est une caractéristique de l'histoire des révolutions socialistes que la tendance de la social-démocratie de  refuser, voire de s'opposer à la remise en cause du pouvoir des capitalistes pourtant décidée démocratiquement par les citoyens. En France, la social-démocratie incarnée par une majorité du Parti socialiste, mais aussi par d'autres courants politiques de gauche est prête à s'associer à une partie de la droite, dite centriste, pour gérer les affaires du capital  si les conditions le lui permettent, notamment si le PCF et les organisations qui se réclament de l' anti-capitalisme  et de l'anti-libéralisme voyaient se confirmer leur baisse d'influence. Un éclatement de la gauche traditionnelle n'est pas exclu qui renforcerait les positions de la droite, de l'extrême-droite et du grand capital sur toute la société. D'où l'enjeu des futures législatives, où la remontée de l'influence du PCF sera une question décisive pour l'avenir de l'ensemble de la gauche et du mouvement populaire.

* La campagne "Pas touche au Vénézuéla est animée en France par le site "La Riposte" www.larisposte.com

Chavez encourages Venezuelans to study Trotsky's Transitional Program on Alo Presidente April 2007.

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