Aujourd'hui nous sommes allés dans l'arrière pays. Nous avons franchi le premier col de la montagne au sud-est de Carúpano et là comme l'indiquent les pancartes nous sommes arrivés à quelques pas du paradis. Une nature luxuriante composée de centaines d'espèces végétales dans un paysage magnifique fait de basses montagnes, de vallées escarpées mais aussi de plateaux immenses.
Pour notre première visite, nous allons saluer les frères Franceschi, producteurs de cacao. Descendants d'une famille corse, ils cultivent le cacao pour l'exporter en particulier en Italie et aussi en France où des petites et moyennes entreprises transforment la fève en chocolat. "Le meilleur du monde se cultive ici, nous disent-ils, nous accueillant avec le sourire dans un immense hangar où sont stockées les sacs de fèves". Il est vrai que le Vénézuela possède un cacao recherché pour sa finesse et un arôme exceptionnel. Si l'exploitation que nous visitons est privée, il existe également avec la révolution le développement d´un secteur coopératif qui en est à ses débuts mais qui devrait permettre progressivement d'améliorer la vie quotidienne de centaines de petits producteurs aux faibles revenus.
Nous poursuivons notre route vers le Centre de l'environnement créé par Wilfrid Merle, un allemand installé ici depuis plus de 40 ans et qui a développé des projets écologiques, touristiques et économiques respectant et valorisant cette nature magnifique. Ce centre accueille des groupes de jeunes venus des écoles de la région et de tout le Vénézuela mais aussi des adultes qui s'intéressent au développement écologique. C'est le dynamique directeur du Centre qui nous reçoit, le jeune agronome Pedro Molina qui nous parle avec passion de son métier mais aussi de son engagement dans le processus de changement en cours dans son pays. Car pour lui enseigner, sensibiliser les jeunes générations et la population aux enjeux environnementaux est un devoir citoyen qu'il inscrit dans une démarche d'implication sociale. Ici on apprend aussi que l'avenir de notre environnement se fonde aussi sur les relations humaines, sur la solidarité et la coopération, la conscience de la vie en société. Pour lui les prochaines années seront marquées au Vénézuela par un travail d´education pour améliorer la vie en société par une participation encore plus active des citoyens. Il se dit désolé des campagnes mensongères qui déforment la réalité du processus de transformation de son pays et s´étonne que l'on taxe de populisme tout ce qui représente un progrès pour le peuple de son pays. Il nous présente les nouvelles constructions et installations du centre qui accueilleront dans d'excellentes conditions et dans un cadre naturel extraordinaire des jeunes du Vénézuela et du monde entier, notammemt grâce à des programmes financés par l'UNESCO.
Nous terminons notre périple dans un paysage fabuleux oú vivent plus de 400 buffles dans une savanne qui s'étend sur des milliers d´hectares, nous croisons des rapaces, des hérons, des iguanes. Au sein de cette étendue Wilfrid Merle a créé un village de huttes alimenté par énergie solaire et où les touristes peuvent venir découvrir ce paradis. Selon certains spécialistes dans cette savanne de plus de 190.000 ha qui appartiennent pour l'essentiel à l'Etat et dont une partie est un parc national, il serait possible de développer l'élevage du buffle jusqu´à 20.000 bêtes. Donnant une viande de qualité avec 50% de cholestérol en moins que celle du boeuf, cet animal robuste, apporte également un lait dont il suffit seulement 5 litres pour faire 1kg de fromage alors qu'il en faut 10 avec le lait de vache. De quoi donner des idées à quelques éleveurs qui voudraient investir, voire peut-être au lancement de projets de coopératives produisant viande et produits laitiers. A ceux qui entendent contraindre la paysannerie mondiale à cultiver des plantes pour agrocarburants et qui pour des raisons essentiellement capitalistes risquent de tuer l'agriculture alimentaire alors quíl est urgent de nourrir correctement l´humanité, des solutions écologiques c'est à dire en équilibre avec le développement des hommes peuvent être inventées et mises en oeuvre. La lutte pour la démocratie, pour un socialisme du XXIème siècle en est la condition, le Vénézuela nous montre son propre chemin, il est plein d'espérance.
Dans la plupart des rues au Vénézuela on rencontre des marchands ambulants, installés à même le trottoir, des hommes et des femmes qui pour vivre exercent de petits métiers. On trouve de tout, vêtements, nourritures, boissons, appareils divers, copies de cd ou de dvd. Ce matin nous avons fait comme la plupart des habitants, nous sommes allés acheter notre petit déjeuner au coin de la rue. La vendeuse nous a accueillis avec un grand sourire, ici les gens sont extrêmement chaleureux : ils ne sont pas du genre à se plaindre même si ils ont parfois de bonnes raisons de le faire, c'est généralement la bonne humeur qui l'emporte. La jeune femme prépare directement les "empanadas" devant nous, elle roule d'abord la pâte de farine de maïs entre ses deux mains puis la remplit d'une farce faite de chair de requin et d'épices avant de plonger le tout dans la friture. Aujourd´hui elle remplace sa soeur qui se repose. Elle nous apprend d'ailleurs que sa soeur prend aussi quelques jours dans la semaine pour poursuivre ses études. Je lui demande si c'est grâce aux "missions" du gouvernement révolutionnaire que sa soeur a pu poursuivre des études et elle me le confirme en précisant "dans la persective de devenir assistante maternelle diplômée". Ces missions permettent aux gens du peuple qui n'ont pas les moyens, de se rendre à des cours de formation et de surcroît de recevoir une allocation. J'ai appris ainsi que les queues que j'ai vues devant les banques certains jours correspondaient aux files d'attentes des bénéficiaires des allocations versées par l'État et qui participent à ces "missions". Autrement dit ici on est payé pour étudier et cette aide donnée par l'Etat est plutôt fort appréciée par une population pauvre mais qui a vu ces dernières années des progrès sociaux incontestables dans sa vie quotidienne. Quand nous posons la question à notre interlocutrice de savoir si elle-même envisage de participer à une mission, elle sourit et lance un non timide, davantage hésitante par un manque de confiance en soi que par la conviction de l' utilité d'un tel dispositif, car nous dit-elle "c'est un vraiment un progrès pour le peuple". L'élévation du niveau culturel, des qualifications professionnelles de la grande majorité des gens est une condition du développement de tout le pays. Le gouvernement révolutionnaire en fait une priorité et il a raison car la démocratie passe aussi par ce progrès pour chaque individu d'étudier, de se former, de s´épanouir par la connaissance.
A propos du Venezuela le documentaire "Un oeil sur la planète" de la télévision française réalisé il y a un peu plus de 6 mois que l'on peut voir sur http://www.dailymotion.com/video/x10lf0_le-socialisme-vu-par-chavez_news
Je suis arrive a Caracas. Je n'ai pas de clavier AZERTY et c'est la raison pour laquelle je n'ai pas encore trouve le moyen d'ecrire mon texte avec des accents. D'autant que l'ordinateur est configure pour la langue espagnole. Le voyage entre Paris et Caracas a dure 8 heures. Arrives a Caracas, notre ami Juan nous a emmenes dans sa superbe maison perchee sur une des collines pres de Los Teques, surplombant un jardin de citronniers et de bananniers. Je prends l'avion dans deux heures pour me rendre a l'Orient du pays. J ecrirai bientot, je dois partir.
En feuilletant mon album de photos de vacances, j'ai retrouvé cette belle image de Corfoue que j'avais prise un soir, de la terrasse d'un café surplombant la mer. J'avais eu la chance, le privilège et l'honneur d'avoir été invité par des amis universitaires grecs, des camarades communistes charmants qui m'ont offert leur hospitalité dans ce magnifique petit paradis en plein coeur de la méditerranée au large des côtes albanaises. Quelle douceur de vivre, quelle beauté que cette île qui fut au carrefour de nombreuses civilisations et où Sissi l'Impératrice se fit construire un magnifique château surplombant Kerkyra, la capitale. Il y a des moments ainsi, si beaux et si fugitifs qui nous livrent le sens de l'immensité et de l'intensité de l'univers qu'on ne les oubliera jamais ! Instants magiques, ineffables, éternels...
(Photo Jean-Paul Legrand. Utilisation autorisée sous réserve d'indiquer le nom de l'auteur et la référence du site www.creil-avenir.com)
Mémoire du Bassin Creillois
A St Maximin, une association « HISTOIRES DE VIES SAINT-MAXIMINOISES » recueille des témoignages, des photos, sur la guerre, le travail dans les carrières, les usines….la vie quotidienne au fil des ans, filme des rencontres, édite le premier tome d’une « CHANSON DE ST MAX » avec l’écrivain Roger WALLET , présente deux films réalisés par Michel LE THOMAS à partir de nouvelles de Roger WALLET …
Initiative isolée ?
Mais….
A Montataire, une cité ouvrière disparaît, un livre naît…un roman
A Creil, une association l’AMOI, édite régulièrement une revue d’histoire locale du bassin creillois.
A la faïencerie, une expérience théâtrale sur la mémoire, avec des personnes âgées de plus de 70 ans est programmée.
Dans d’autres communes, des habitants recueillent des cartes postales…
Un roman,
un livre d’histoires de vies, un travail sur l’histoire locale, du théâtre à partir de paroles d’anciens….
Qu’est ce qui motive ces différentes initiatives ?
Au-delà des différentes démarches, quels points communs ?
Et si, en filigrane se dessinait l’identité du Bassin Creillois ?
Afin d’échanger sur ces différentes actions,
Rendez vous vendredi 23 MARS à 20h au lycée professionnel de Laversine à Saint Maximin
En introduction à l’échange, l’Association Histoires de Vies St Maximin présentera son livre et sa démarche avec quelques extraits de vidéo.
Suivront les présentations des divers participants.
Le débat sera animé par Roger WALLET
Un intermède musical ainsi qu’un pot de l’amitié vous seront proposés à l’issue de cette soirée.
Grand Prix de la Nouvelle en picard 2007 Samedi 27 janvier 2007
A Péronne Salon d'Honneur de l'Hôtel de Ville

Pour la 15e année consécutive, l'Union TERTOUS, en partenariat avec Langue et Culture de Picardie de l'Office Culturel Régional et la ville de Péronne, organise le Grand Prix de la Nouvelle en Picard.
On compte aujourd'hui plus de 200 auteurs qui écrivent en picard. Cet événement, soutenu par le Conseil régional de Picardie, s'adresse directement à eux.
L'objectif de ce concours littéraire est de susciter une dynamique de création dans le domaine de la littérature de langue picarde en favorisant la qualité des écrits, l'originalité des thèmes et en confrontant des auteurs issus de l'Aisne, de la Somme, de l'Oise mais aussi du Pas-de-Calais, du Nord et de la Wallonie Picarde (Belgique). Chaque année, ce sont des dizaines d'écrivains de tout le domaine picard qui participent à ce concours en envoyant leurs écrits les plus originaux.
Il est ouvert à toutes celles et tous ceux qui écrivent en picard, en chtimi, en rouchi ou en patois du nord. Il doit s'agir de nouvelles (œuvre littéraire proche du roman qui s'en distingue généralement par la brièveté, le petit nombre de personnages, la concentration et l'intensité de l'action et le caractère insolite des événements racontés) ou de contes (récit imaginaire non localisé doté d'une structure et d'une fonction sans encrage historique et religieuse). Aucune orthographe n'est imposée et toutes les variantes de picard sont acceptées. Le texte doit être en prose, il doit s'agir d'une fiction et ne jamais avoir été publié.
Le règlement complet du Grand Prix de la Nouvelle est disponible sur simple demande auprès de : SCP Philippe MARUSIAK- Ludovic CASTANIE, Huissiers de Justice associés, Maître CASTANIE, 17 Square Jules Bocquet, BP 412, 8004 AMIENS cedex 1.
Les personnes désirant concourir doivent envoyer leur texte pour le 13 janvier 2007 au plus tard à l'Union TERTOUS - Grand Prix de la Nouvelle en Picard, Thierry SELLIER - en Mairie, 80210 TOURS-EN-VIMEU, France.
Ce concours est doté d'un premier prix d'une valeur de 200 euros, d'un deuxième et troisième prix respectivement d'une valeur de 120 et 70 euros. Un prix spécial, « le Prix du public », est attribué par le vote du public assistant à la lecture publique des différents textes sélectionnés, et est doté d'un lot d'une même valeur que le premier prix du jury.
La remise des prix aura lieu le samedi 27 janvier 2007 lors du Salon du Livre de Péronne. Cette journée débutera à 9h par l'inauguration du deuxième volet de l'exposition « Chés bindes à dessins in picard » (la BD en picard), réalisée par Jean-Luc Vigneux, traducteur d'Astérix et Tintin en picard. A 14h30, une interprétation publique de deux textes de Jules Verne adaptés en conte et en picard « Achteure, Jules Verne i s'édvise in picard » sera présentée par Olivier Cariat (Compagnie Conte là-d'ssus). Puis à 15h, débutera la lecture publique des meilleures nouvelles en picard, nominées pour le Grand Prix de la Nouvelle 2007. Le public présent sera sollicité vers 16h30 pour décerner le Prix du Public de la Nouvelle en Picard, et les résultats seront proclamés à 17h30 sur le salon du livre de Péronne (espace Mac Orlan) par Jean-Paul DEKISS, président du jury et directeur du Centre International Jules Verne.
Retour à l'envoyeur
Photothèque du mouvement social © Copyright 2006
La direction d'Arcelor Mittal a invité, lundi dernier, les élus à se rendre compte sur place, dans son usine de Montataire de l'avancée de son plan social. Pardon social ? vous avez dit social ? Les patrons ont la très grande élégance de ne pas employer les mots qui fâchent. Fins philologues, ils ont décidé de transformer la langue française et à ce titre on devrait leur réserver un siège spécial Medef chez les Immortels. Car chez ces gens là on dit "un plan social", Monsieur, on ne dit surtout pas un plan de licenciements, ce serait vraiment inconvenant, Monsieur, pire cela serait fort grossier, n'est-ce pas ? Le pire c'est que la presse, les médias, voire même certains élus emploient également le terme de plan social lorsqu'une usine qui comptait 1278 salariés en licencie plus de 400 avec la fermeture d'unités de production. Certes les capitalistes concèdent de l'argent comme la loi les y oblige pour trouver des solutions à des reclassements, à des créations d'emploi. Mais le mal est fait, des hommes dont le savoir faire dur comme fer était l'acier de grande qualité, se retrouvent contraints à des emplois qui n'ont plus rien d'industriels ou qui ne correspondent en rien à leur savoir et savoir-faire, ni même à leur propre histoire. D'autres, une douzaine à l'usine de Montataire n'ont toujours pas eu de solutions de reclassement. Car les hommes ne sont pas des machines, ils ont un coeur, ils ont une âme tissée par les relations du travail, par leurs compétences, par leur expérience associative, syndicale, politique, citoyenne. Pour les bien-pensants de ce système, les hommes n'existent qu'à travers leur capacité à rapporter de l'argent et le reste n'est que littérature.Quel gâchis ! Quel mépris pour la classe ouvrière ! A tel point qu'une Directrice des ressources humaines, férue de culture d'entreprise en vient à expliquer avec des arguments pseudo-scientifiques que les hommes concernés par "un plan social" vivraient plusieurs étapes : le déni, la colère, la résistance avant de rentrer dans le rang et d'accepter leur situation". Ce qui en terme de technocrate avisé se nomme la "courbe de deuil". Cette démonstration kafkaïenne, voire ubuesque, en tout cas déplacée, a eu le don de mettre en colère nos élus et il y a de quoi. Au point que mon ami Alain Blanchard, vice-président du Conseil Général a quitté les lieux et que le Maire de Montataire, comme le Président de Région ont vivement protesté contre cette présentation froide et caricaturale d'une réalité humaine : celle d'hommes et de femmes devant se plier aux décisions capitalistes et à qui l'on n'a pas demandé ce qu'ils en pensaient ni ce qu'ils proposaient pour faire autrement. Que les bien-pensants du patronat prennent bien garde avec leurs théories fumeuses et leurs décisions qui saignent notre industrie, nos coeurs et nos âmes. Il y a près de 160 ans un philosophe et économiste allemand avait annoncé que le capitalisme par son développement préparait ses propres fossoyeurs... Nous ne sommes qu'au commencement de cette lutte mondialisée de l'intelligence pacifique du travail contre la tyrannie mortifère du capital !
Le Conseil général organise pour la deuxième année consécutive
un grand marché fermier départemental
Dimanche 15 octobre, de 10h à 18h,
dans le parc de l'Hôtel du Département à Beauvais
Le samedi suivant, 21 octobre, Creil accueillera de 10h à 17h,
un marché biologique et des traditions,
Place du 8 mai 1945, à deux pas de la Faïencerie
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