Sciences

Samedi 25 août 2007 6 25 /08 /Août /2007 02:05
La disparition des abeilles, une menace pour tous les êtres vivants

abeille-photo-BNPSVT-copie-1.jpg Je publie ci dessous un article paru dans les Echos à propos de la baisse considérable des populations d'abeilles dans le monde. Ces insectes pollinisent les plantes et sont donc des agents de fécondation de toute la flore. Sans les abeilles, le vie sur terre est menacée.

Les abeilles s'éteignent par milliards depuis quelques mois. Leur disparition pourrait sonner le glas de l'espèce humaine.

C'est une incroyable épidémie, d'une violence et d'une ampleur faramineuse, qui est en train de se propager de ruche en ruche sur la planète. Partie d'un élevage de Floride l'automne dernier, elle a d'abord gagné la plupart des Etats américains, puis le Canada et l'Europe jusqu'à contaminer Taiwan en avril dernier. Partout, le même scénario se répète : par milliards, les abeilles quittent les ruches pour ne plus y revenir. Aucun cadavre à proximité. Aucun prédateur visible, pas plus que de squatter pourtant prompt à occuper les habitats abandonnés.

En quelques mois, entre 60 % et 90 % des abeilles se sont ainsi volatilisées aux Etats-Unis où les dernières estimations chiffrent à 1,5 million (sur 2,4 millions de ruches au total) le nombre de colonies qui ont disparu dans 27 Etats. Au Québec, 40 % des ruches sont portées manquantes.

En Allemagne, selon l'association nationale des apiculteurs, le quart des colonies a été décimé avec des pertes jusqu'à 80 % dans certains élevages. Même chose en Suisse, en Italie, au Portugal, en Grèce, en Autriche, en Pologne, en Angleterre où le syndrome a été baptisé « phénomène «Marie-Céleste» », du nom du navire dont l'équipage s'est volatilisé en 1872. En France, où les apiculteurs ont connu de lourdes pertes depuis 1995 (entre 300.000 et 400.000 abeilles chaque année) jusqu'à l'interdiction du pesticide incriminé, le Gaucho, sur les champs de maïs et de tournesol, l'épidémie a également repris de plus belle, avec des pertes allant de 15 % à 95 % selon les cheptels.

« Syndrome d'effondrement »

Légitimement inquiets, les scientifiques ont trouvé un nom à la mesure de ces désertions massives : le « syndrome d'effondrement » - ou « colony collapse disorder ». Ils ont de quoi être préoccupés : 80 % des espèces végétales ont besoin des abeilles pour être fécondées. Sans elles, ni pollinisation, et pratiquement ni fruits, ni légumes. « Trois quart des cultures qui nourrissent l'humanité en dépendent », résume Bernard Vaissière, spécialiste des pollinisateurs à l'Inra (Institut national de recherche agronomique). Arrivée sur Terre 60 millions d'année avant l'homme, Apis mellifera (l'abeille à miel) est aussi indispensable à son économie qu'à sa survie. Aux Etats-Unis, où 90 plantes alimentaires sont pollinisées par les butineuses, les récoltes qui en (suite sur le site des Echos, cliquez ici)


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 16 août 2007 4 16 /08 /Août /2007 16:07

                     Transformation sensible
          des climats dans le monde en 2007



La planète a connu en 2007 les climats les plus extrêmes depuis qu'ils ont commencés à être enregistrés en 1880, a indiqué l'Organisation météorologique mondiale (OMM) dans un communiqué publié mardi à Genève.

L'OMM a détaillé les records de températures et les épisodes météorologiques marquants qui ont été enregistrés cette année dans différents endroits du monde.

Les moussons asiatiques ont été particulièrement sévères, provoquant des inondations en Inde, au Pakistan et au Bangladesh. Le Sud de la Chine a également connu de fortes inondations. L'Amérique du Sud, elle, a souffert de vagues de froid sans précédent.

Par ailleurs, c'est la première fois qu'on rapporte un cyclone dans la mer d'Oman, le cyclone Gonu, qui a touché plus de 20.000 personnes.

L'Europe a également été le théâtre de phénomènes météorologiques surprenants, l'Angleterre et le Pays de Galles enregistrant les relevés pluviométriques les plus élevés depuis 1789.

Ce sont aussi des vagues de chaleur qui ont marqué cette année l'Europe du Sud-Est et la Russie.

Le dernier rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (IPCC en anglais), créé par l'OMM et le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), confirme que les cinquante dernières années ont connu des phénomènes météorologiques inhabituels.

Il souligne surtout que le réchauffement du climat est une réalité : la température moyenne des cent dernières années a augmenté de 0.74 degrés, mais au cours des cinquante dernières années, c'est une augmentation de 0.13 degrés par décennie qui a pu être observée.

Les projections indiquent par ailleurs que les températures extrêmes et les pluies torrentielles devraient être encore plus fréquentes à l'avenir

Source : le Quotidien du Peuple (Chine)


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 29 juillet 2007 7 29 /07 /Juil /2007 23:10

L'impressionnant requin baleine
envoyé par PeteRock

 

Cet immense requin est totalement inoffensif pour l'homme, en effet il se nourrit uniquement de plancton, de krill ou de petits poissons de moins de dix centimètres. Pour compenser la petite taille de ses proies, il doit avaler de grandes quantités de nourriture (près d'une tonne de plancton par jour). Pour cela, il filtre l'eau qu'il avale par son immense gueule.

Différence de taille entre un homme et un requin baleine.
Différence de taille entre un homme et un requin baleine.

Le requin baleine mesure entre 12 et 18 mètres, et pèse autour de 10 tonnes. Sa face dorsale est bleue, découpée de lignes blanches, et parsemée de points blancs, sa peau est épaisse d'environ 15 centimètres. Son ventre est blanc. Il a une tête très large qui se termine par une gueule d'environ deux mètres de large, ce qui lui permet de filtrer 2 000 tonnes d’eau par heure. Il possède environ 3 000 minuscules dents. (article de l'encyclopédie wikipédia)


Voir les 0 commentaires
Samedi 11 novembre 2006 6 11 /11 /Nov /2006 00:16
"Nous sommes engagés dans un processus révolutionnaire dont la plupart ne possèdent même pas la conscience. Nul pourtant n'échappe à la conflagration mondiale où la société vivante affronte en un combat décisif la société marchande. Nous participons, sans en bien ressentir l'importance, au combat de la gratuité de la vie contre l'agonie rentabilisée".Ces phrases sont de Raoul Vaneigem dans son livre "Nous qui désirons sans fin" (1996 - Le cherche midi éditeur) dans lequel il apporte une critique radicale du capitalisme contemporain en opposant le vivant, le désir de vivre, d'être solidaire, le désir d'apprendre à devenir humain  à la morbide réalité de l'accumulation du capital qui transforme tout en marchandise, y compris les êtres humains et leurs relations.

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 5 novembre 2006 7 05 /11 /Nov /2006 12:58

L'intégralité des oeuvres de Guy Debord vient de paraître. Guy Debord fut un intellectuel très critiqué, voire vilipendé et haï. Pour certains un gauchiste sans envergure qui avec son internationale situationniste ne proposait qu'un mélange confus de marxisme, d'écologie, et de critique de la communication. Pour ma part, je trouve les textes de Guy Debord  stimulants et éclairants : il annonce dès les années 70 les évolutions de la société capitaliste tout en portant la critique sur les sociétés qui se réclamaient du communisme et qui ont utilisé aussi le spectacle comme un moyen d'extérioriser les prolétaires du mouvement réel et de la conscience de ce mouvement (les travailleurs produisent des marchandises sans avoir la maîtrise de cette production, cette aliénation  prend à notre époque une forme où le spectacle joue un rôle idéologique fondamental pour que perdure l'exploitation). Ce que je traduis de mon côté comme le recul général de la conscience de classe même si cette conscience est sans cesse un travail à remettre sur l'ouvrage dans la dialectique théorie-pratique. On peut ne pas partager certaines de ses analyses radicales, mais cet homme a eu le courage de ne pas renier l'objectif d'une transformation révolutionnaire que certains gauchistes proclamaient en 1968 et qui  quelques années plus tard sont rentrés dans les conseils d'administration capitalistes ou les clubs de la bourgeoisie. Et à l'opposé de  certains militants ouvriéristes, nostalgiques de l'époque stalinienne, il a apporté une critique des déviations du socialisme d'Etat qui a aussi utilisé le spectacle comme forme d'exteriorisation des travailleurs aux décisions et de spécialisation du pouvoir. Il faut lire sa critique de la société du spectacle.

 Lire ici l'article du Monde diplomatique sur Guy Debord

Ci-dessous un extrait de "La Société du spectacle"

Dans ce développement complexe et terrible qui a emporté l'époque des luttes de classes vers de nouvelles conditions, le prolétariat des pays industriels a complètement perdu l'affirmation de sa perspective autonome et, en dernière analyse, ses illusions, mais non son être. Il n'est pas supprimé. Il demeure irréductiblement existant dans l'aliénation intensifiée du capitalisme moderne : il est l'immense majorité des travailleurs qui ont perdu tout pouvoir sur l'emploi de leur vie, et qui, dès qu'ils le savent, se redéfinissent comme le prolétariat, le négatif à l'oeuvre dans cette société. Ce prolétariat est objectivement renforcé par le mouvement de disparition de la paysannerie, comme par l'extension de la logique du travail en usine qui s'applique à une grande partie des «services» et des professions intellectuelles. C'est subjectivement que ce prolétariat est encore éloigné de sa conscience pratique de classe, non seulement chez les employés mais aussi chez chez les ouvriers qui n'ont encore découvert que l'impuissance et la mystification de la vieille politique. Cependant, quand le prolétariat découvre que sa propre force extériorisée concourt au renforcement permanent de la société capitaliste, non plus seulement sous la forme de son travail, mais aussi sous la forme des syndicats, des partis ou de la puissance étatique qu'il avait constitués pour s'émanciper, il découvre aussi par l'expérience historique concrète qu'il est la classe totalement ennemie de toute extériorisation figée et de toute spécialisation du pouvoir. Il porte la révolution qui ne peut rien laisser à l'extérieur d'elle-même, l'exigence de la domination permanente du présent sur le passé, et la critique totale de la séparation ; et c'est cela dont il doit trouver la forme adéquate dans l'action. Aucune amélioration quantitative de sa misère, aucune illusion d'intégration hiérarchique, ne sont un remède durable à son insatisfaction, car le prolétariat ne peut se reconnaître véridiquement dans un tort particulier qu'il aurait subi ni donc dans la séparation d'un tort particulier, ni d'un grand-nombre de ses torts, mais seulement dans le tort absolu d'être rejeté en marge de la vie.


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 15 octobre 2006 7 15 /10 /Oct /2006 00:03

Il y a quelques années, le sociologue Pierre Bourdieu soulignait le fait que les sociaux-démocrates militent pour l'insertion dans le marché mondial en ayant abandonné tout idéal de justice sociale. Sa réflexion sur la gauche est d'une brûlante actualité car on ne battra pas la droite sans faire une critique de la gauche et de ses erreurs, sans reconstruire une alternative anti-libérale mobilisatrice. Voici ce que déclarait Pierre Bourdieu à l'époque où le parti socialiste dirigeait le gouvernement avant que la gauche ne soit battue par défaut de mobilisation de son électorat déçu par le social-libéralisme, et que la droite mette en oeuvre une politique ultra- libérale, autoritaire et dévastatrice :

"La politique de flexibilisation du marché du travail, qui est présentée comme une réponse des États et des "partenaires sociaux" au taux de chômage élevé en Europe , a pour conséquence une forte dégradation de la qualité des emplois offerts aux chômeurs, aux jeunes, etc. Les qualifications scolaires sont dévaluées. La réduction du chômage s’accompagne d’une précarisation de masse. Ce nouveau régime économique de flexploitation n’est donc pas non plus contradictoire avec la montée des inégalités de revenus et de patrimoine mais aussi avec l’accroissement des différences dans l’accès à la culture, à l’information, et, plus généralement, pour tout ce qui constitue des ressources réelles face à la violence du système économique et social "mondialisé". Or, vous avez raison, cette politique est aujourd’hui menée le plus souvent par des partis qui portent encore le nom de "sociaux-démocrates" ou "socialistes", même s’ils ont depuis longtemps abandonné tout idéal de justice sociale au profit de l’insertion dans le marché mondial. C’est pourquoi je continue à en appeler à l’émergence d’une "gauche de gauche", capable d’entrer résolument dans l’opposition face aux gouvernements, "pluriels" ou non."

En 2007, la droite ne pourra pas être battue si la gauche copie ses recettes et poursuit dans le social-libéralisme. Seule une politique s'en prenant aux puissances de l'argent pour engager des mesures de changements radicaux sera susceptible de mobiliser l'électorat populaire et contrer le danger du populisme et de l'extrême-droite. Les comités de rassemblement anti-libéraux qui se constituent dans le pays peuvent contribuer à donner à la gauche le contenu nécessaire à une politique de transformation anti-capitaliste. Le courant anti-libéral de la gauche est sa chance, comme il est aussi celle des milieux populaires.(Image : la une du Monde annonçant la mort de Pierre Bourdieu en janvier 2002, mais son oeuvre continuera de vivre. Cet intellectuel a su notamment apporter aux militants révolutionnaires, aux syndicalistes, aux chômeurs, une vision critique intéressante de notre société, du rôle des médias. Il a mis en relief en la soutenant l'émergence de nouvelles formes d'action militantes faisant une place à l'expression des individus et à leur  souffrance  sociale.)


Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Samedi 7 octobre 2006 6 07 /10 /Oct /2006 22:44
Le réseau des « Machines et des Hommes » fête la science du 9 au 15 octobre 2006

A l'occasion de la 15° édition de la manifestation Nationale Fête de la science, le réseau des « Machines et des Hommes » sera présent sur 3 lieux en Picardie :

Le Moulin des Princes – Pavillon de Manse à Chantilly propose des ateliers pédagogiques et exposition sous le thème du développement durable et de l'énergie hydraulique. Dans ce monument historique du 17ème siècle vous découvrirez les mystères de l'énergie hydraulique du 17ème au 20ème siècle par le biais d'expériences en salles et de démonstrations de moteurs hydrauliques (roue, turbine) en fonctionnement.
Durant cette semaine 2 autres organismes seront présents au Moulin des Princes pour des démonstrations : l'A.D.A.T.H et l'I.N.E.R.I.S.
Horaires : pour les scolaires du 9 au 13 octobre : 9H-12H et 14H-17H
Tout public : les 14 et 15 : 10-12H et 14-18H
Contacts : 03 44 62 01 33

Le mercredi 11 octobre : Une visite du pavillon de Manse est organisée par la mairie de Montataire pour découvrir les anciennes installations hydrauliques du Château- Un départ collectif est prévu à 14h de la mairie de Montataire. Gratuit. Inscription préalable auprès de Mélanie au 03 44 64 45 45.



au village de la Technologie à l'Université de Technologie de Compiègne. Découverte des moulins de l'Oise, des techniques hydrauliques, de l'eau énergie : sur le stand des démonstrations seront effectuées par le moulin de la Brosserie (situé à Saint-Félix) et par l'équipe du Service Educatif du Comité Départemental du Tourisme de l'Oise.
Lieu : UTC – Centre de Recherches de Royallieu – rue du D. Schweitzer
Horaires : Tout public. De 9H-18H les vendredi et samedi et 13H30-19H le dimanche

au village des sciences à l'Université de Picardie Jules Verne à Amiens. Présentation des moulins hydrauliques en Picardie comme outils scientifiques et pédagogiques.
Lieu : le chapiteau des Sciences (place Gambetta) ou village des sciences de l'U.P.J.V (Pôle scientifique, hall des Minimes, rue Edmond Fontaine).
Horaires : Tout public du 13 au 15 octobre de 10H à 19H.
Contacts : 03 22 95 73 97

Pour tous renseignements complémentaires :
www.desmachinesetdeshommes.com
www.pavillondemanse.com
Le programme complet de la manifestation dans la Région est disponible sur le site de Picardie CSTI :
www.picardiecsti.asso.fr

 


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 24 août 2006 4 24 /08 /Août /2006 22:43

 Dans ses écrits scientifiques, Teilhard de Chardin déclare : "Dans un, ou deux, ou trois millions d'années, la Terre sera certainement toujours là, sous nos pieds, — et toujours aussi habitable qu'elle l'est aujourd'hui, de par sa température et ses continents." et le philosophe poursuit :

"Mais (...) ne l'aurons-nous pas, par hasard, déjà dépouillée nous-mêmes, dans notre imprévoyance, de ce qu'elle avait naturellement le pouvoir et la charge de nous donner pour que nous ne défaillions pas en chemin?...". En effet, Teilhard de Chardin  cite  les deux arguments suivants : "d'une part, l'hominisation ne peut se maintenir qu'en absorbant une quantité exponentiellement croissante d'énergie, et  d'autre part, jamais (prétendent certains spécialistes) l'Homme ne connaîtra plus l'abondance de ressources (soit alimentaires, soit industrielles) que brûle si inconsidérément notre civilisation d'aujourd'hui."

Cependant le philosophe défend un point de vue optimiste, malgré les sombres perspectives qui nous sont promises. Pour lui, les hommes sont  en mesure de trouver les solutions aux problèmes qui leur sont posés, cela relèverait même de leur propre nature d'Homme dont la pensée et l'action se complexifieraient toujours plus. L'espèce humaine aurait en effet fait la démonstration de ses capacités à survivre par le développement de sa pensée en action. Teilhard de Chardin va jusqu'à imaginer une pensée qui se détacherait à un moment donné du cerveau...mais là c'est sans doute une autre histoire, une vision très imaginaire de l'évolution et fortement marquée par l'inspiration chrétienne du philosophe....
 
Pour ma part  je suis convaincu de l'urgente nécessité d'une association et d'une coopération des hommes pour  maîtriser  l'ensemble du travail productif afin d'économiser l'énergie planétaire et limiter les gâchis engendrés par le capitalisme, c'est ce que je nomme le socialisme. Pour imager le propos, on pourrait dire que l'énergie future nécessaire à l'humanité est moins physique que sociale. Plus se développeront les coopérations, les partages de connaissances et de pouvoirs, plus s'élargira le champ des luttes démocratiques, plus les hommes seront en capacité d'apporter des réponses aux contraintes imposées par la nature. Cependant pour y parvenir, la prise de conscience de la réalité de la lutte des classes,  en est nécessairement le passage obligé. Sans cette conscience partagée par des millions d'être humains, sans l'analyse critique des phénomènes économiques et sociaux, sans l'intervention citoyenne pour élargir le champ de la démocratie à tous les domaines de la société,  la mystification économique et politique  règnera sur les peuples, les laissant en proie aux dominations permanentes, aux exterminations cycliques du capitalisme.  Désaliéner le travail de l'objectif capitaliste d'accumulation de l'argent est une condition pour le libre exercice de la coopération et de la création à l'échelle planétaire en optant pour un objectif supérieur dicté par l'intérêt général de l'humanité : la propre survie de celle-ci qui passe par le développement de chaque individu. Il y a donc pour moi, des possibilités réelles de sauver l'humanité des désastres annoncés : cela passe par la démocratie en mouvement, par le développement de tout ce qui libérera les intelligences et les pratiques d'une  domination  capitaliste qui place chaque jour un peu plus le monde au bord du gouffre.

 

 

 

 

 

 

 


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 3 août 2006 4 03 /08 /Août /2006 23:20
Pierre Vidal-Naquet vient de s'éteindre. Je l'avais rencontré en janvier 2005,  ici dans le bassin creillois au Lycée de Montataire à l'invitation de Mme le Proviseur. Nous avions conversé avant une conférence qu'il fit devant des lycéens captivés. Je fus ému par la simplicité et l'humilité de ce grand Monsieur. Il rappela aux jeunes le rôle que jouèrent de simples citoyens pour sauver la vie de milliers de juifs sous l'occupation, pour souligner combien chacun peut à son niveau contribuer aux droits de l'Homme, lui dont les parents furent déportés et exterminés par les nazis. Cet historien remarquable fut aussi un militant pour la dignité humaine contre le fascisme, contre le colonialisme dénonçant la torture durant la guerre d'Algérie, militant inlassable contre toutes les oppressions, y compris contre les procès staliniens qui le dissuadèrent d'adhérer au PCF dont il était proche. Jusqu'à son dernier souffle, il s'est battu notamment en s'engageant contre l'odieuse politique de la  chasse aux sans-papiers. Merci Pierre Vidal-Naquet pour cet exemple d'érudition, de courage et de dignité que fut votre vie !

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 1 août 2006 2 01 /08 /Août /2006 23:57
Une équipe mixte ENS/CNRS/CEA-Saclay du Laboratoire Pierre Aigrain a pour la première fois mis en évidence le comportement remarquable d'un circuit électronique lorsque sa miniaturisation est poussée à l'extrême. Ces résultats sont publiés dans la revue Science. Les chercheurs ont montré que les lois fondamentales de l'électricité, établies depuis 1845, ne peuvent plus décrire les propriétés d'un circuit électronique lorsque ses dimensions atteignent l'échelle nanométrique. Ainsi , la diminution du diamètre du fil du circuit conduit à l'augmentation de sa résistance. Les nanotechnologies qui opèrent dans l'espace de l'infiniment petit n'ont pas fini de nous surprendre. La complexité de l'univers se vérifie une nouvelle fois en s'affirmant contre des logiques qui étaient jusqu'ici admises comme opérantes. Tout dépend en fait à quel niveau de réalité on se trouve ! Image : une fractale sur le site wikipédia

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 9 juillet 2006 7 09 /07 /Juil /2006 14:51
A signaler, les efforts entrepris par quelques intellectuels dans ce pays pour se hâter de rendre la philosophie populaire comme ceux de Michel Onfray. Personnellement, moi qui ait enseigné dans des écoles primaires, je peux témoigner que le petit d'homme dès son plus jeune âge se pose des questions philosophiques : pourquoi meurt-on ? Qu'est ce qui est mal et qu'est ce qui est bien ? Dieu existe-t-il ?. La philosophie nous permet de nous interroger sur nous-mêmes à la lumière des penseurs qui de tout temps ont tenté d'apporter des réponses. La philosophie nous permet de nous élever, d'observer notre condition. Quel sens donner à notre vie ? Qu'est ce qui est juste et qu'est ce qui ne l'est pas ? Le liberté a-t-elle un prix ? La connaissance est-elle une libération ? Parmi les philosophes qui me passionnent, je citerai Kant, Marx, Theillard de Chardin entres autres. La philosophie peut interroger des évidences ou ce qui nous paraît comme tel : elle est par essence une discipline critique, contestataire. Pour moi toute philosophie qui n'exerce pas la critique  devient un dogme et participe à l'idéologie dominante de son époque.(image du site http://passionquilting.free.fr/)

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 4 juillet 2006 2 04 /07 /Juil /2006 02:08
MARXISME : Je reproduis ici un texte de deux marxistes britanniques sur le fonctionnement de l'économie capitaliste et ses contradictions fondamentales. Ceci est une contribution ouverte au débat et à la critique qui me semble pertinente sur beaucoup de points qui se vérifient au quotidien.
Introduction à la théorie économique de Marx de
Rob Sewell, Alan Woods - 5 janvier 2005 - Publié sur le site de la Riposte
 

Ce texte a été rédigé par les marxistes britanniques Rob Sewell et Alan Woods, au début des années 1970. En le traduisant, nous avons conservé les références à l’économie anglaise, comme par exemple les noms des entreprises capitalistes britanniques. Seule exception : dans les exemples faisant intervenir des valeurs monétaires, nous avons remplacé la livre sterling par l’euro, de façon à ce que la démonstration soit la plus claire possible.

 

Introduction

 

Sous l’impact de la crise du capitalisme, de nombreux tra­vailleurs s’intéressent à l’économie. Ils veulent comprendre les forces qui gouvernent leur existence. L’objectif de ce texte est de leur offrir, non pas un exposé complet de la théorie économique, mais une introduction aux lois élémentaires du fonctionnement du système capitaliste.

 

La superficialité des économistes pro-capitalistes est révélée par leur inaptitude à comprendre la crise qui frappe leur système. Leur rôle est de dissimuler l’exploitation de la classe ouvrière et de « prouver » la supériorité du système capitaliste. Mais leurs « théories » et « solutions » ne peuvent rien face au pourrissement du capitalisme. Seule la transformation socialiste de la société et l’introduction d’une économie planifiée permettront d’en finir avec l’enfer du chômage, des récessions et du chaos.

 

L’aile droite de la direction du mouvement ouvrier a remplacé Keynes, son vieil idole, par des solutions économiques « orthodoxes » : coupes budgétaires, restriction des salaires et déflation monétaire. De leur côté, les réformistes de gauche s’accrochent toujours aux politiques capitalistes du passé - relance par la consommation, restriction des importations  , etc. - qui ont déjà montré leur complète inefficacité.

 

Seule une analyse marxiste du capitalisme permettra aux travailleurs conscients de réfuter les mensonges des économistes bourgeois et de combattre leur influence au sein du mouvement ouvrier.

 

Les conditions nécessaires à l’existence du capitalisme

La production moderne est concentrée entre les mains d’entreprises gigantesques. Unilever, ICI, Ford, British Petroleum : ces grandes firmes do­minent nos vies. Il est vrai qu’il existe de petites entreprises, mais elles représentent le mode de production du passé, non celui du présent. La production moderne est essentiellement massive, de grande échelle.

 

Aujourd’hui, en Grande-Bretagne, 200 entreprises et 35 banques (ou compagnies financières) contrôlent l’économie du pays, réalisant 85% de la production nationale. Ce développement s’est accompli au cours de ces derniers siècles à travers une compétition impitoyable, des crises et des guerres. A l’époque où les économistes classiques prédisaient l’essor du « libre commerce », Marx expliquait comment la concurrence déboucherait sur le monopole, les entreprises les plus faibles étant éliminées.

 

De prime abord, il pourrait sembler que la production de biens est avant tout destinée à satisfaire les besoins de la population. C’est évidemment une nécessité à laquelle doit répondre toute forme de société, quelle qu’elle soit. Mais sous le capitalisme, les biens ne sont pas simplement produits pour satisfaire des besoins : ils le sont avant tout pour être vendus. C’est là la fonction essentielle de l’industrie capitaliste. Comme le disait Lord Stokes, ancien président de British Leyland : « Je fais de l’argent, pas des voitures ». C’est là une expression parfaite des aspirations de l’ensemble de la classe capitaliste.

 

Le mode de production capitaliste suppose qu’un certain nombre de conditions soient rassemblées. Tout d’abord, il faut qu’existe une large classe de travailleurs sans propriété , qui par conséquent sont obligés de vendre leur force de travail pour vivre. Ceci signifie que, sous le capitalisme, la conception libérale d’une « démocratie de propriétaires » est une absurdité, car si la masse de la population possédait suffisamment de propriété pour subvenir à ses propres besoins, les capitalistes ne trouveraient pas de travailleurs pour générer leurs profits.

 

Deuxièmement, les moyens de production doivent être concentrés entre les mains des capitalistes. Au cours de plusieurs siècles, les petits paysans et tous ceux qui possédaient leurs propres moyens de subsistance furent impitoyablement éliminés. Les capitalistes et les grands propriétaires terriens firent main basse sur leurs moyens de subsistance, et embauchèrent des travailleurs pour y travailler et créer de la plus-value.

 

La valeur et les marchandises

Comment le capitalisme fonctionne-t-il ? De quelle façon les travailleurs sont-ils ex­ploités ? D’où vient le profit ? Pourquoi y a-t-il des crises ?

 

Pour répondre à ces questions, il faut d’abord découvrir la clé du problème, c’est-à-dire répondre à la question : qu’est-ce que la valeur ? Une fois ce mystère élucidé, tout le reste en découle. Une compréhension de ce qu’est la valeur est essentielle à l’intelligence de l’économie capitaliste.

 

Pour commencer, toutes les entreprises capitalistes produisent des biens ou des services - ou plus exactement des marchandises , c’est-à-dire des biens ou des services qui ne sont produits que pour être vendus. Bien sûr, on peut produire quelque chose pour son propre usage personnel. Avant l’avènement du capitalisme, c’est ce que faisaient beaucoup de gens. Mais ces produits n’étaient pas des marchandises. Le capitalisme se caractérise en premier lieu, selon l’expression de Marx, par une « immense accumulation de marchandises ». C’est pour cette raison que Marx a commencé ses recherches sur le capitalisme par une analyse des caractéristiques de la marchandise.

 

Toute marchandise a une valeur d’usage  : elle est utile au moins à certaines per­sonnes (sans quoi elle ne pourrait être vendue). La valeur d’usage d’une marchandise se limite à ses propriétés physiques.

 

Mais en plus de cette valeur d’usage, toute marchandise a également une valeur d’échange . Qu’est-ce que cette valeur et comment la détermine-t-on ?

 

Si, pour le moment, on fait abstraction de la question de l’argent, on constate que les marchandises s’échangent suivant certaines proportions. Par exemple :

1 paire de chaussures
= 10 mètres de tissu
ou 1 une montre
ou 3 bouteilles de Whisky
ou 1 un pneu de voiture

Chacun des biens de la colonne de gauche peut être échangé contre 10 mètres de tissu. Suivant les mêmes proportions, ils peuvent également s’échanger les uns contre les autres.

 

Ce simple exemple montre que la valeur d’échange de ces différentes marchandises exprime une équivalence de quelque chose qui est contenu en elles. Mais qu’est-ce qui fait qu’une paire de chaussures = 10 mètres de tissu ? Ou qu’une montre = 3 bouteilles de Whisky - et ainsi de suite ?

 

Il est clair qu’il doit y avoir quelque chose de commun à ces différentes marchandises. Ce n’est évidemment pas leur poids, leur couleur ou leur consistance. Et encore une fois, cela n’a rien à voir avec leur utilité. Après tout, le pain (une nécessité) a beaucoup moins de valeur qu’une Rolls Royce (qui est un produit de luxe). Dès lors, quelle est la qualité qui leur est commune ? La seule chose qu’ils ont en commun, c’est le fait d’être des produits du travail humain .

 

La quantité de travail humain contenu dans une marchandise s’exprime en temps : semaines, jours, heures, minutes. Autrement dit, toutes les marchandises citées dans notre exemple peuvent être exprimées en terme de ce qu’elles ont en commun : le temps de travail. Soit :

 

5 heures (de travail) de chaussures

 

5 heures (de travail) de pneu

 

5 heures (de travail) de montre

 

5 heures (de travail) de Whisky

 

Le travail

Si on considère les marchandises en tant que valeurs d’usage (en tant qu’elles sont utiles), on les voit comme les produits d’un type de travail particulier - le travail du cordonnier, de l’horloger, etc. Mais dans l’échange, les marchandises sont considérées différemment. Leur caractère spécifique est mis de côté et elles apparaissent comme autant d’unités de travail en général , ou encore de « travail moyen ».

 

Il est vrai que les marchandises produites par du travail qualifié contiennent plus de valeur que celles produites par du travail non qualifié. Par conséquent, dans l’échange, les unités de travail qualifié se réduisent à tant d’unités de travail non qualifié. Par exemple, on pourrait avoir le ratio : 1 unité de travail qualifié = 3 unités de travail non qualifié. Autrement dit, suivant cet exemple, le travail qualifié vaudrait trois fois plus que le travail non qualifié.

 

Ainsi, la valeur d’une marchandise est déterminée par la quantité de « travail moyen » nécessaire à sa production (soit le temps de travail qu’il faut pour la produire). Mais si on en reste là, il pourrait sembler que les travailleurs les plus lents produisent plus de valeur que les travailleurs les plus efficaces !

 

Prenons l’exemple d’un cordonnier qui, pour produire ses chaussures, utilise les méthodes obsolètes du Moyen Age. Ce faisant, il lui faut toute une journée pour fabriquer une paire de chaussures. Et lorsqu’il essaye de les vendre sur le marché, il s’aperçoit qu’il ne peut pas en tirer plus, en terme de prix, que des chaussures semblables produites par des usines modernes et mieux équipées.

 

Si de telles usines modernes produisent une paire de chaussure en, disons, une demi-heure, elles contiendront moins de travail (donc moins de valeur), et seront vendues à moindre prix. Dès lors, celui qui fabrique ses chaussures semblables avec des méthodes médiévales sera bientôt ruiné. Après une demi heure, le travail qu’il réalise pour produire ses chaussures est du travail perdu, du travail non nécessaire dans le cadre des conditions de production modernes. S’il veut échapper à la faillite, il sera forcé d’adopter les techniques modernes et de produire des chaussures en un temps au moins égal à celui développé par la société.

 

A chaque époque donnée, à laquelle correspond un « travail moyen » déterminé par un certain niveau de la technique, des méthodes de production, etc., toutes les marchandises exigent pour leur production un temps donné. Ce temps est déterminé par le niveau de la technique productive de la société à ce moment précis. Comme le disait Marx, toutes les marchandises doivent être produites dans un temps de travail socialement nécessaire . Tout temps de travail qui s’étend au-delà de ce temps de travail socialement nécessaire sera du travail inutile, ce qui provoque la hausse des prix et rend le produit concerné non compétitif.

 

En somme, pour être précis, la valeur d’une marchandise est déterminée par la quantité de travail socialement nécessaire qui y est incorporée. Naturellement, ce temps de travail change continuellement, au fur et à mesure que de nouvelles méthodes et techniques de travail sont introduites. La concurrence ruine les producteurs dont la technique n’évolue pas suffisamment vite.

 

Ainsi, nous pouvons comprendre pourquoi les pierres précieuses ont davantage de valeur que les marchandises du quotidien. Il faut davantage de temps de travail socialement nécessaire pour trouver et extraire la pierre que pour la confection des marchandises ordinaires. Sa valeur en est d’autant plus grande.

 

Encore une fois, une chose peut être une valeur d’usage sans avoir la moindre valeur d’échange, c’est-à-dire une chose utile qui n’a demandé aucun temps de travail nécessaire à sa production : l’air, les rivières, les sols vierges, etc. Ainsi, le travail n’est pas la seule source de richesse (de valeurs d’usages) : la nature en est une autre.

 

D’après ce qui précède, on voit qu’une augmentation de la productivité, si elle augmente le nombre de choses produites (la richesse matérielle), peut réduire la valeur des choses en question - parce qu’elles contiendront moins de quantité de travail. Ainsi, d’une augmentation de la productivité résulte une augmentation de la richesse : avec deux manteaux, deux personnes peuvent se vêtir, et seulement une avec un manteau. Cependant, l’augmentation de la quantité de richesses matérielles peut s’accompagner d’une chute de sa valeur d’échange, parce qu’elle recèle moins de temps de travail socialement nécessaire.

 

L’argent

Historiquement, du fait des difficultés liées à l’échange par le troc, un type de marchandise donné était fréquemment utilisé comme « monnaie ». Au cours des siècles, l’une de ces marchandises - l’or - s’est imposée comme l’« équivalent universel ».

 

Au lieu de dire que telle marchandise vaut tant de beurre, de viande ou de tissu, elle est exprimée en termes d’or. Le prix est l’expression monétaire de la valeur. L’or fut adopté comme équivalent universel du fait de ses caractéristiques. Il concentre une grande valeur dans peu de volume, peut être facilement divisé en quantités différentes, et est également très résistant.

 

Comme pour toute marchandise, la valeur de l’or est déterminée par la quantité de travail qui y est incorporée. Disons, par exemple, qu’il faut 40 heures de travail pour produire une once d’or. Dès lors, toutes les autres marchandises nécessitant le même temps de production vaudront une once d’or. Celles qui nécessiteront deux fois moins de temps vaudront deux fois moins, etc. Ainsi :

 

Une once d’or = 40 heures de travail

 

1/2 once d’or = 20 heures de travail

 

1/4 d’once d’or = 10 heures de travail

 

Et donc :

 

Une mobylette (40 heures de travail) = une once d’or

 

Une table (10 heures de travail) = 1/4 d’once d’or

 

Du fait des modifications permanentes de la technique et de l’augmentation de la productivité du travail, les valeurs des marchandises ne cessent de fluctuer. En ce qui concerne l’échange entre marchandises, l’or joue le rôle de mesure. Ceci dit, bien qu’elle soit la plus stable, la valeur de l’or est elle aussi en mouvement permanent, étant donné qu’aucune marchandise n’a de valeur totalement fixe.

 

Le prix des marchandises

La loi de la valeur gouverne le prix des biens. Comme expliqué plus haut, la valeur d’une marchandise est égale à la quantité de travail qu’elle contient. Et en théorie, la valeur est égale au prix. Cependant, en réalité, le prix d’une marchandise tend à se situer au dessus ou au dessous de sa valeur réelle. Cette fluctuation est provoquée par différentes influences qui s’exercent sur les prix de vente, comme la concentration du capital et le développement des monopoles. Les fluctuations entre la demande et l’offre sont également un facteur important. S’il y a un surplus de telle marchandise sur le marché, son prix aura tendance à baisser en dessous de sa valeur réelle, alors qu’il s’élèvera au dessus de cette valeur en cas de pénurie. Cela a mené les économistes bourgeois à considérer que le rapport entre l’offre et la demande était le seul facteur déterminant le prix d’une marchandise. Mais ils étaient incapables d’expliquer pourquoi le prix fluctuait toujours autour d’un certain point déterminé. Or, ce point n’est pas fixé par l’offre et la demande, mais par le temps de travail nécessaire à la production de la marchandise. Un camion vaudra toujours plus cher qu’un sac plastique.

 

Le profit

Certains « savants » défendent la théorie selon laquelle les profits viennent du fait de vendre plus cher qu’on n’achète. Dans Salaire, Prix et Profit , Marx explique le non-sens de cet argument :

 

« Ce qu’un homme gagnerait constamment comme vendeur, il lui faudrait le perdre constamment comme acheteur. Il ne servirait à rien de dire qu’il y a des gens qui sont acheteurs sans être vendeurs, ou consommateurs sans être producteurs. Ce que ces gens paient au producteur, il faudrait tout d’abord qu’ils l’aient reçu de lui pour rien. Si un homme commence par vous prendre votre argent et vous le rend ensuite en vous achetant vos marchandises, vous ne vous enrichirez jamais, même en les lui vendant trop cher. Cette sorte d’affaire peut bien limiter une perte, mais elle ne peut jamais contribuer à réaliser un profit. »

 

La force de travail

Lorsqu’il prend en considération les différents « facteurs de production » relatifs à la marche de son entreprise, le capitaliste considère le « marché du travail » comme une branche parmi d’autres du marché général. Les compétences et les capacités des travailleurs ne sont pour lui que des objets, des marchandises parmi d’autres. Ainsi, il embauche des « bras ».

 

Ici, il est nécessaire d’établir clairement ce que le capitaliste achète au travailleur. En fait, ce dernier ne vend pas son travail , mais sa capacité de travail - ce que Marx appelait sa force de travail .

 

La force de travail est une marchandise dont la valeur est soumise aux mêmes lois que celle des autres marchandises. Cette valeur est elle aussi déterminée par le temps de travail nécessaire à sa production. Or, la force de travail est la capacité à travailler du salarié. Elle est « consommée » par le capitaliste au cours de la journée de travail. Mais cela présuppose l’existence, la santé et la force du travailleur. Par conséquent, la production de la force de travail signifie l’ « entretien » du travailleur - et sa reproduction, qui fournit ainsi au capitaliste une nouvelle génération de « bras ».

 

Ainsi, le temps de travail nécessaire à l’entretien du travailleur - de son aptitude à travailler - est égal au temps de travail nécessaire à la production de ses moyens de subsistance et ceux de sa famille : la nourriture, les vêtements, le logement, etc. La quantité que cela représente varie selon les pays, les climats et les périodes historiques. Ce qui suffit à la subsistance d’un travailleur de Calcutta ne suffirait pas à celle d’un mineur gallois. Ce qui suffisait à la subsistance d’un mineur gallois il y a un demi-siècle ne suffirait pas à celle d’un métallurgiste de nos jours. A la différence des autres marchandises, il entre ici un élément historique et même moral. Ceci dit, dans un pays donné, à un stade donné de son développement historique, un « niveau de vie » général s’établi. Soit dit en passant, c’est précisément la création de nouveaux besoins qui est le moteur de toutes les formes de progrès humain.

 

Escroquerie ?

A une certain stade du développement de la technique capitaliste, en plus de la reproduction quotidienne de la force de travail et de l’espèce des travailleurs, le capitaliste doit également fournir de quoi assurer aux salariés le niveau d’éducation requis par l’industrie moderne, ce qui permet de maintenir et d’augmenter leur productivité.

 

A la différence des autres marchandises, la force de travail n’est payée qu’après avoir été consommée. Ainsi, avant de toucher leur paie à la fin du mois, les travailleurs accordent pour ainsi dire un prêt gratuit aux employeurs !

 

Mais malgré cela, le travailleur n’est pas escroqué. Il a librement donné son assentiment à l’accord trouvé. Comme c’est le cas de toutes les marchandises, des valeurs équivalentes sont échangées : la marchandise du travailleur, sa force de travail, a été vendue au patron au « prix du marché ». Tout le monde est satisfait. Et si le travailleur ne l’est pas, il est libre de partir et de trouver ailleurs du travail - s’il le peut.

 

Ceci dit, la vente de la force de travail pose un problème. Si « personne n’est escroqué », si le travailleur reçoit, sous la forme du salaire, la pleine valeur de sa marchandise, en quoi consiste l’exploitation ? D’où vient le profit que réalise le capitaliste ?

 

L’explication réside dans le fait que le salarié a vendu, non pas son travail (qui est réalisé dans le processus du travail), mais sa force de travail - sa capacité à travailler. Une fois que le capitaliste en a fait l’acquisition, il est libre d’en user comme il l’entend. Comme l’expliquait Marx : « Dès lors que le salarié entre sur le lieu de travail, la valeur d’usage de sa force de travail, ainsi que son utilisation, qui consiste en travail, appartient au capitaliste. »

 

La plus-value

Comme nous allons le voir dans l’exemple suivant, la force de travail qu’achète le capitaliste est la seule marchandise qui, lors de sa consommation, produit un supplément de valeur au-delà de sa valeur propre.

 

Prenons, par exemple, un travailleur qui file du coton. Admettons qu’il est payé 5 euros de l’heure et travaille huit heures par jour. Au bout de quatre heures, il a produit une quantité donnée de fil d’une valeur de 100 euros. Cette valeur de 100 euros peut être divisée ainsi :

 

Matières premières : 50 euros (coton, broche, électricité)

 

Détérioration : 10 euros (usage et déchirures)

 

Nouvelle valeur : 40 euros.

 

La nouvelle valeur qui a été crée en quatre heures permet de payer le salaire du travailleur pour les 8 heures de sa journée complète. A ce stade, le capitaliste a donc couvert tous ses frais (y compris l’intégralité de la « charge salariale ». Mais pour l’instant, aucune plus-value (profit) n’a encore été créée.

 

Au cours des quatre heures suivantes, le salarié va à nouveau produire 50 kilos de fil, d’une valeur de toujours 100 euros. Et à nouveau, 40 euros de nouvelle valeur vont être créés. Mais cette fois-ci, les frais en salaire sont déjà couverts. Ainsi, cette nouvelle valeur (40 euros) est une « plus-value ». Comme le disait Marx, la plus-value (ou profit) est le travail impayé de la classe ouvrière . De celle-ci proviennent la rente du propriétaire terrien, les intérêts du banquier et le profit de l’industriel.

 

La journée de travail

Le secret de la production de plus-value réside dans le fait que le travailleur continue de travailler longtemps après avoir produit la valeur nécessaire à la reproduction de sa force de travail (son salaire). « Le fait qu’une demi-journée de travail suffise à maintenir le travailleur en vie ne l’empêche nullement de travailler la journée entière. » (Marx)

 

Le travailleur a vendu sa marchandise et ne peut se plaindre de la façon dont elle est utilisée, pas plus que le tailleur ne peut vendre une veste et demander à son client de ne pas la porter aussi souvent qu’il le souhaite. Par conséquent, la journée de travail est organisée par le capitaliste de façon à tirer le maximum de profit de la force de travail qu’il a acheté. C’est là que réside le secret de la transformation de monnaie en capital.

 

Le capital constant

Dans la production elle-même, les machines et les matières premières perdent leur valeur. Elles sont progressivement consommées et transfèrent leur valeur dans la nouvelle marchandise. C’est clair dans le cas des matières premières (bois, métal, pétrole, etc), qui sont complètement consommées dans le processus de production, pour ne réapparaître que dans les propriétés de l’article produit.

 

Les machines, par contre, ne disparaissent pas de la même manière. Mais elles se détériorent au cours de la production. Elles meurent lentement. Il est aussi difficile de déterminer l’espérance de vie d’une machine que d’un individu. Mais de même que les compagnies d’assurance, grâce aux moyennes statistiques, font des calculs très précis (et profitables) sur l’espérance de vie des hommes et des femmes, de même les capitalistes peuvent déterminer, par l’expérience et le calcul, combien de temps une machine devrait être utilisable.

 

La détérioration des machines, la perte quotidienne de leur valeur, est calculée sur cette base et ajoutée au coût de l’article produit. Par conséquent, les moyens de production ajoutent à la marchandise leur propre valeur, au fur et à mesure qu’ils se détériorent au cours du processus productif. Ainsi, les moyens de production ne peuvent transférer à la marchandise davantage de valeur qu’ils ne peuvent eux-mêmes en perdre dans le processus de production. C’est pourquoi on les qualifie de « capital constant ».

 

Le capital variable

Alors que les moyens de production n’ajoutent aucune nouvelle valeur aux marchandises, mais ne font que se détériorer, la force de travail ajoute de la nouvelle valeur par l’acte du travail lui-même. Si le processus de travail s’arrêtait au moment où le salarié a produit des articles d’une valeur égale à celle de sa force de travail (au bout de quatre heures - 40 euros - dans notre exemple) la valeur supplémentaire créée par son travail se réduirait à cela.

 

Mais le processus de travail ne s’arrête pas là. Sinon, le gain du capitaliste n’équivaudrait qu’au salaire qu’il doit verser au salarié. Or les capitalistes n’embauchent pas des travailleurs par charité mais pour faire des profits. Après avoir « librement » accepté de travailler pour le capitaliste, le salarié doit travailler assez longtemps pour produire une valeur supérieure à celle qu’il percevra sous forme de salaire.

 

Les moyens de production (machines, équipements, bâtiments, etc.) et la force de travail - tous deux considérés comme des « facteurs de production » par les économistes bourgeois - représentent les différentes formes que prennent le capital original dans la deuxième étape du processus de production capitaliste : argent (achat) - marchandise (production) - argent (vente).

 

Les économistes bourgeois considèrent ces facteurs comme équivalents. Le marxisme, lui, fait la distinction entre la partie du capital qui n’est marquée par aucun changement de sa valeur lors du processus de production (les machines, les outils et les matières premières), à savoir le capital constant (C), et la partie, représentée par la force de travail, qui créé de la nouvelle valeur, c’est-à-dire le capital variable (V). La valeur totale d’une marchandise est composée du capital constant, du capital variable et de la plus-value, soit : C + V + Pv.

 

Travail nécessaire et surtravail

Le travail effectué par les salariés peut être divisé en deux parties :

 

1. Le travail nécessaire . C’est la partie du processus de production nécessaire à la couverture des frais en salaires.

 

2. Le surtravail ( ou travail impayé) . C’est le travail effectué en plus du travail nécessaire, et qui produit le profit.

 

Pour accroître ses profits, le capitaliste cherche toujours à réduire la part des frais salariaux. Pour cela, il s’efforce, premièrement, d’allonger la journée de travail ; deuxièmement, d’augmenter la productivité (ce qui permet de couvrir plus rapidement le coût des salaires). Troisièmement, il s’oppose à toute augmentation des salaires et, quand l’occasion se présente, n’hésite pas de les réduire.

 

Le taux de profit

Dans la mesure où tout le but de la production capitaliste est d’extraire de la plus-value du travail de la classe ouvrière, le rapport entre le capital variable (les salaires) et la plus-value (les profits) est d’une grande importance. L’accroissement de l’une ou de ces deux valeurs ne peut se faire qu’au détriment de l’autre. En dernière analyse, l’augmentation ou la réduction de la part de la plus-value constitue l’élément essentiel de la lutte des classes sous le capitalisme. C’est une lutte pour le partage, entre les salaires et le profit, des richesses créées.

 

Ce qui importe au capitaliste, ce n’est pas tant le montant de la plus-value que le taux de cette plus-value. Pour chaque euro de capital qu’il investit, il attend le plus grand retour possible. Le taux de la plus-value est le taux d’exploitation du travail par le capital. On peut le définir comme Pv/V, où Pv est la plus-value et V le capital variable - c’est-à-dire par le rapport entre le surtravail et le travail nécessaire.

 

Par exemple, dans une petite entreprise, supposons qu’un capital global de 500 euros se divise entre le capital constant (400 euros) et le capital variable (100 euros). Mettons qu’à travers le processus de production, la valeur des marchandises a augmenté de 100 euros.

 

Ainsi : (C+V) + Pv = (400 + 100) + 100 = 600 euros.

 

C’est le capital variable qui est le travail vivant  : c’est lui qui produit la nouvelle valeur (la plus-value). Ainsi, l’accroissement relatif de la valeur produite par le capital variable nous donne le taux de la plus-value  : Pv/V = 100 euros/100 euros, soit un taux de plus value de 100%.

 

La baisse tendancielle du taux de profit

Sous la pression de la concurrence nationale et internationale, les capitalistes sont constamment obligés de révolutionner les moyens de production et d’accroître la productivité. Le besoin de s’agrandir les oblige à consacrer une part toujours plus grande de leur capital dans les machines et les matières premières, et une part toujours plus petite dans la force de travail, ce qui diminue la proportion de capital variable par rapport au capital constant. Avec l’automatisation et la technologie industrielle vient la concentration du capital , la liquidation des petites entreprises et la domination de l’économie par des groupes gigantesques. Cela représente une modification de la composition technique du capital.

 

Mais dans la mesure où c’est seulement le capital variable (la force de travail) qui est la source de la plus-value (le profit), l’augmentation de l’investissement dans du capital constant débouche sur une tendance à la baisse du taux de profit. Avec de nouveaux investissements, les profits peuvent croître énormément, mais cette croissance tend à être moins importante que celle des investissements.

 

Prenons par exemple un petit capitaliste disposant d’un capital global de 150 euros qui se divise en 50 euros de capital constant et 100 euros de capital variable. Il emploie 10 hommes à fabriquer des chaises et des tables pour 10 euros la journée. Après une journée de travail, ils ont produit une valeur totale de 250 euros.

 

Ainsi :

 

Capital variable (salaires) ou V : 100 euros

 

Capital constant (machines, équipement) ou C : 50 euros

 

Plus-value (profit) ou Pv : 100 euros

 

Le taux de plus-value peut ainsi être calculé : Pv/V = 100/100 = 100%. Le taux de profit, quant à lui, est le ratio entre la plus-value et le capital global. Dans notre exemple, le taux de profit est donc : plus-value (Pv)/capital global (C+V) = 100 euros/150 euros = 66,6%.

 

En augmentant la part du capital constant, le taux de profit baisse. Dans le même exemple, en gardant le même taux de plus-value, si on fait passer le capital constant de 50 à 100 euros, on a un taux de profit de : Pv/(C+V) = 100 euros/200 euros = 50%. Si on augmente jusqu’à 200 euros le montant du capital constant, toutes choses égales par ailleurs, on a : Pv / (C+V) = 100 euros/300 euros = 33,33% de taux de profit. Et ainsi de suite.

 

Au sujet de cette augmentation du capital constant, les marxistes parlent d’« augmentation de la composition organique du capital », et considèrent ce développement des forces productives comme un phénomène progressiste. Cette tendance est donc ancrée dans la nature même du mode de production capitaliste, et elle a été l’un des problèmes majeurs auxquels les capitalistes ont eu à faire face pendant la période de l’après guerre. La masse de la plus-value augmente, mais l’augmentation du capital constant est proportionnellement plus importante. Il en résulte une baisse du taux de profit. Les capitalistes n’ont cessé d’essayer de surmonter cette contradiction au moyen de l’aggravation de l’exploitation des travailleurs - ce qui augmente la masse de plus-value et par conséquent le taux de profit - par d’autres moyens que l’investissement. Pour ce faire, ils accroissent l’intensité de l’exploitation de diverses façons, par exemple en augmentant la vitesse des machines, en augmentant la charge de travail de chaque salarié ou encore en rallongeant la journée de travail. Une autre façon de restaurer le taux de profit consiste à ramener les salaires des travailleurs en dessous de leur valeur nominale (par la dévaluation de la monnaie, par exemple).

 

Les lois mêmes du système capitaliste gênèrent d’énormes contradictions. La course au profit à laquelle se livrent continuellement les capitalistes donne une impulsion à l’investissement, mais l’introduction de nouvelles technologies augmente le chômage. Cependant, paradoxalement, la seule source de profit réside dans le travail des salariés.

 

L’exportation du capital

Le stade suprême du capitalisme - l’impérialisme - est marqué par une exportation massive de capital. La recherche de plus grands taux de profit pousse les capitalistes à investir d’énormes sommes d’argent à l’étranger, dans des pays où la composition du capital est plus faible. Finalement, comme le prévoyaient Marx et Engels dans le Manifeste du Parti Communiste , le mode de production capitaliste a fini par s’entendre au monde entier.

 

L’une des contradictions majeures du capitalisme réside dans le problème évident que la classe ouvrière, en tant que consommatrice, doit pouvoir racheter ce qu’elle a produit. Mais dans la mesure où elle ne reçoit pas, sous la forme du salaire, la pleine valeur de son travail, elle n’en a pas les moyens. Les capitalistes cherchent à résoudre cette contradiction en réinvestissant de la plus-value dans les forces productives. Ils s’efforcent également d’écouler leur excédent sur le marché mondial, en concurrence avec les capitalistes des autres pays. Mais il y a des limites à cela, puisque tous les capitalistes de la planète se livrent au même jeu. Enfin, les capitalistes encouragent le crédit, à travers le système bancaire, de façon à augmenter artificiellement le pouvoir d’achat de la population et stimuler ainsi la vente des marchandises qui, autrement, n’auraient pas trouvé preneur. Mais à cela aussi il y a des limites, les crédits devant finalement être remboursés - avec en prime les intérêts.

 

Cela explique pourquoi, périodiquement et de façon régulière, les phases de croissance sont suivies par des périodes de récession. La lutte fiévreuse pour de parts de marché provoque une crise de surproduction. Le caractère destructeur de ces crises, qui s’accompagnent d’une destruction massive de capital accumulé (fermeture d’usines, abandon de secteurs d’activité), est une indication suffisante de l’impasse dans laquelle se trouve le système capitaliste.

 

Tous les facteurs qui ont mené à la croissance d’après guerre ont en même temps préparé la voie aux crises et aux récessions. Ce qui caractérise l’époque actuelle, c’est la crise organique qui frappe le système capitaliste. Si le capitalisme n’est pas éradiqué, à un certain stade, la classe ouvrière fera face à une crise du type de celle de 1929. L’humanité ne peut éviter le chaos, les gaspillages massifs et la barbarie inhérents au capitalisme qu’en renversant ce système anarchique. En éliminant la propriété privée des moyens de production, la société pourra échapper aux lois du capitalisme et se développer d’une façon rationnelle et planifiée. Les gigantesques forces productives accumulées dans le cadre du système capitaliste permettraient d’en finir une fois pour toutes avec ce scandale que sont les crises de surproduction dans un monde ravagé par la faim et les pénuries. L’élimination de la contradiction entre, d’une part, le développement des forces productives, et, d’autre part, l’Etat-nation et la propriété privée des moyens de production, poserait les bases d’une planification internationale de la production.

 

Sur la base du socialisme, grâce à la science et la technologie modernes, le monde entier pourrait être transformé en l’espace d’une décennie. La transformation socialiste de la société est la tâche la plus urgente de la classe ouvrière mondiale. Une compréhension de la théorie économique de Marx constitue une arme indispensable dans la lutte pour le socialisme en Europe et dans le monde entier.

 

Alan Woods Rob Sewell
Publication : mercredi 5 janvier 2005

 


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Aujourd'hui

Sondage : les partis et vous

Recherche

Catégories

Présentation

overblog

Profil

  • Jean-Paul Legrand
  • CREIL AVENIR
  • Homme
  • 18/11/1957
  • CREIL

Recommander

W3C

  • Flux RSS des articles

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés