Politique

Samedi 2 octobre 2010 6 02 /10 /Oct /2010 20:59

Le grand capitalisme se croit maître du monde

 

Le grand capitalisme se croit tout permis. Mais l'heure est venue d'en finir avec sa dictature. Avec Colère et Espoir , nous travaillons à rassembler le monde du travail sur des orientations de lutte de classe. Peu nous importe que cela dérange les "politiques" de la gauche traditionnelle. Ils ont eu l'occasion à maintes reprises notamment quand ils étaient au gouvernement d'engager des politiques de transformation et il n'en a rien été. ils se plaignent de l'abstention massive des citoyens aux élections mais ils ont abandonné les quartiers populaires et les entreprises préférant leur course aux postes.

Les raisons de ces abandons sont à chercher dans leur refus d'analyser la réalité du capitalisme tel qu'il est : un système de plus en plus destructeur qui ne tient qu'en raison des abandons  des dirigeants de la gauche traditionnelle  qui ont combattu, sali et trahi le communisme. Les travailleurs ne doivent jamais oublier que leur émancipation sera leur  oeuvre propre et autonome et qu'ils n'ont rien à attendre des bureaucrates syndicaux et politiques dont beaucoup sont surtout préoccupés  par la préservation de  leur place dans le système, en particulier en temps de crise. Le mouvement ouvrier n'a pas pleinement tiré les leçons du stalinisme ni du réformisme qui lui ont fait tant de mal, c'est pourtant une tâche essentielle pour ne pas réitérer les erreurs tragiques du passé qui ont donné un sursis  historique au capitalisme. A "Colère et Espoir-Oise" nous pensons qu'il est nécessaire de créer des comités d'organisation et de luttes des salariés dans leurs entreprises et des populations dans leurs quartiers, villes et villages. Des comités où les gens se retrouvent quelque soient  leurs engagements syndicaux ou politiques afin de développer leurs initiatives indépendament des opérations politiciennes de récupération du mouvement populaire qui ne manqueront pas avec les futures élections présidentielles. Nous appelons les citoyens à se déterminer en fonction de leurs propres besoins et revendications et non en fonction de ce que les directions des partis ou syndicats estiment comme possible ou pas.

Dans les entreprises de notre agglomération, nous savons qu'il est difficile de s'organiser, que la pression patronale est très forte, mais  ceux qui sont décidés à ne pas laisser les actionnaires liquider leur outil de travail doivent pouvoir trouver des moyens d'agir.  Bien entendu le syndicalisme est une des voies d'action mais souvent, trop souvent, parce que les dirigeants syndicaux sont sur une ligne réformiste, les combats sont voués à des impasses comme celles de 'la prime au licenciement". Agir dans une organisation syndicale est donc important mais  cela n'est pas suffisant, car dans la crise du capitalisme les limites du syndicalisme sont vite atteintes : en effet ce qui se pose avec force c'est la transformation de la société. Il y a donc besoin d'une organisation politique dans l'entreprise  qui pose la question d'une autre société. Mais cette autre société ne peut être une invention venue de la tête de quelques politiciens, ou de leurs partis . Elle ne peut être que la suite de la société actuelle qui se débarrasse de ce qui l'empêche de se développer. Une organisation politique  au sein de l'entreprise qui s'exprime en faveur d'une alternative à la gestion capitaliste de celle-ci, qui démontre que l'entreprise fait partie du corps social et doit devenir propriété sociale pour vivre et se développer. Autrement dit un espace de contestation  qui démontre qu'une autre organisation du travail fondée sur les besoins et non sur la rentabilité capitalisitique est nécessaire par la contestation du pouvoir des directions qui sont aux ordres des actionnaires et non au service de l'entreprise, de l'investissement et de l'emploi. Sans cette bataille politique, les travailleurs céderont au chantage à la prime et nos usines seront inéluctablement liquidées. Au contraire en étant à l'initiative  d'un plan de développement conçu en collaboration avec les salariés des entreprises clientes  et fournisseurs, avec le concours des populations et des élus pour engager la lutte pour les financements de l'activité, c'est le capitalisme lui-même qui sera sur la défensive car le rassemblement peut devenir très important en émanant de la base comme oeuvre créatrice des salariés et des populations et non un appel au suivisme d'organisations politiques qui sont déconnectées des réalités. C'est ainsi que notre appel à la création de comités d'organisation et de lutte prend tout sons sens.


Ce n'est pas en proposant aux gens de devenir des suiveurs que l'on donnera de la force et de l'unité au combat émancipateur, c'est en se fixant des objectifs ambitieux en faveur d'une transformation sociale radicale que le peuple s'engagera dans sa propre voie  de construction d'une société  libérée de la domination et des destructions capitalistes.   

 

Arcelor 01 10 P


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Samedi 6 mars 2010 6 06 /03 /Mars /2010 02:17

La Liste Colère et Espoir dans l'Oise
Dimanche prochain
"Nous allons soulever la colère !"
« Cette liste est là pour redonner espoir aux gens, pour qu'ils puissent se battre et être maîtres de leur vie. Et la colère, nous allons la soulever. Nous ne mâchons pas nos mots et nous voulons que tous les citoyens fassent de même. »
Le vote pour notre liste permet  de combattre la politique du gouvernement Sarkozy. Mais elle porte l'exigence d'une autre politique à gauche que celle menée à la Région par le PS. « Une région qui a fait la une des journaux sur les privilèges accordés à ses élus : c'est tout simplement une insulte à la misère », a déclaré Maxime Gremetz tout en rappelant également les « accords signés entre les deux tours des régionales 2004 et dont pas un seul point n'a été respecté, à commencer par le non-financement des multinationales. Il est hors de question qu'une telle situation se reproduise en 2010. »

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Dimanche 5 octobre 2008 7 05 /10 /Oct /2008 22:41

Même si je les trouve par certains côtés  insuffisamment radicales face à la situation de crise générale du capitalisme, les propositions ci-dessous méritent d'être connues et débattues. L'heure est à la lutte révolutionnaire, c'est à dire à l'action pour remettre la société sur ses pieds. Seul un vaste mouvement majoritaire du peuple en France qui s'émancipera des dogmes capitalistes et inventera un autre type de développement fondé sur la démocratie pour répondre aux besoins humains pourra en finir avec le capitalisme. En histoire rien n'est impossible. Les circonstances peuvent présenter un caractère profondément révolutionnaire car l'exaspération, la colère et une immense  volonté de changement sont partout tapis dans la société en attente que les consciences s'exercent à la lutte de classe, que la démocratie se répande par l'intervention de millions de gens et transforme les institutions, invente une démocratie exponentielle, supérieure, jamais vue dans notre pays, dans tous les lieux, cité, entreprise, établissements d'enseignements.
L'heure est à l'action avec des idées neuves !

 

1. Une réforme du crédit pour affamer la bête financière

Au coeur de la crise actuelle se trouve le développement d’un certain type de crédits (tels les subprimes), de techniques (titrisation) et de produits financiers qui garantissaient aux banques et aux fonds d’investissement des taux de profit introuvables ailleurs. Les banques ont mobilisé leurs ressources au service de ces jeux purement spéculatifs, au détriment de l’investissement productif et social. Autant dire l’importance cruciale, pour combattre ce « cancer financier », d’une réforme du crédit.

Avancée dès les années 1980-1990 par l’économiste Paul Boccara, appuyée aujourd’hui largement au PCF, à la CGT ou à ATTAC, l’idée est d’instaurer un « crédit sélectif », avec des taux d’intérêts différenciés en fonction de la finalité du projet à financer : d’autant plus bas que les projets seraient créateurs d’emplois, de productions durables, et, à l’inverse, d’autant plus élevés s’il s’agit d’opérations spéculatives. Cette proposition pourrait être déclinée à tous les échelons : régional, national, européen, mondial. Mais elle ne peut trouver toute sa portée qu’en lien avec un mouvement social pour un nouveau type de croissance, que si, dans les banques et les entreprises, les salariés peuvent peser sur les choix d’investissements.

2. Mise en place d’un pôle financier public

Devant le bilan accablant des banques et autres fonds d’investissements privés, la proposition, portée par de nombreuses voix dans la gauche sociale et politique, de créer un « pôle financier public », investi de missions répondant effectivement à l’intérêt général, prend plus de relief que jamais. Ce pôle, explique ainsi la CGT, consisterait en la mise en réseau d’institutions de statut public, comme la Banque de France, la Caisse des

1. Une réforme du crédit pour affamer la bête financière

Au coeur de la crise actuelle se trouve le développement d’un certain type de crédits (tels les subprimes), de techniques (titrisation) et de produits financiers qui garantissaient aux banques et aux fonds d’investissement des taux de profit introuvables ailleurs. Les banques ont mobilisé leurs ressources au service de ces jeux purement spéculatifs, au détriment de l’investissement productif et social. Autant dire l’importance cruciale, pour combattre ce « cancer financier », d’une réforme du crédit.

Avancée dès les années 1980-1990 par l’économiste Paul Boccara, appuyée aujourd’hui largement au PCF, à la CGT ou à ATTAC, l’idée est d’instaurer un « crédit sélectif », avec des taux d’intérêts différenciés en fonction de la finalité du projet à financer : d’autant plus bas que les projets seraient créateurs d’emplois, de productions durables, et, à l’inverse, d’autant plus élevés s’il s’agit d’opérations spéculatives. Cette proposition pourrait être déclinée à tous les échelons : régional, national, européen, mondial. Mais elle ne peut trouver toute sa portée qu’en lien avec un mouvement social pour un nouveau type de croissance, que si, dans les banques et les entreprises, les salariés peuvent peser sur les choix d’investissements.

2. Mise en place d’un pôle financier public

Devant le bilan accablant des banques et autres fonds d’investissements privés, la proposition, portée par de nombreuses voix dans la gauche sociale et politique, de créer un « pôle financier public », investi de missions répondant effectivement à l’intérêt général, prend plus de relief que jamais. Ce pôle, explique ainsi la CGT, consisterait en la mise en réseau d’institutions de statut public, comme la Banque de France, la Caisse des dépôts et consignations, les Caisses d’épargne… Il interviendrait notamment dans les domaines du soutien au développement des PME et du tissu économique local, du financement du logement social, de la politique de la ville, des infrastructures de transports, de la politique industrielle, de l’aide à l’innovation… Le pôle serait placé sous un « contrôle public et social », assuré par le Parlement, les élus locaux, les organisations syndicales, des acteurs de la société civile.

3. Des fonds régionaux pour l’emploi et la formation

Face aux difficultés de financement rencontrées par les PME, le PCF a défendu l’idée de créer des fonds régionaux pour l’emploi et la formation (FREF). Objectif : utiliser autrement l’argent des collectivités territoriales alloué au développement économique, afin d’influer sur le comportement des banques et des entreprises. À l’image de la région Rhône-Alpes, certains conseils régionaux se sont lancés dans l’expérience. Ainsi Christiane Puthod, responsable du Fonds rhônalpin, développe ces missions : « J’avais par exemple un patron d’une entreprise de la chaussure - importante dans notre région - qui me disait : "Ma boîte va bien, je n’ai pas besoin de l’argent de la région. Par contre, si vous pouviez m’aider à obtenir un crédit bancaire, c’est ça dont j’ai besoin." Lorsqu’une entreprise a un projet d’investissement et d’emploi, la région se porte garante pour lui permettre d’obtenir un prêt auprès des banques. Doté de 5 millions d’euros, nous levons ainsi environ 50 millions d’euros par an de crédit pour les PME - soit le tiers du total des aides régionales. C’est économiquement et socialement plus juste et plus efficace. L’idéal serait que progressivement le Fonds régional se substitue à toutes les subventions régionales aux entreprises. »

4. Abrogation de la « liberté de circulation des capitaux »

Si les crises financières se répètent, c’est « parce que toutes les entraves à la circulation des capitaux et à l’« innovation » financière ont été abolies », constatent, dans un texte publié au printemps, plusieurs dizaines d’économistes européens (lire notre édition du 16 mars). Mettre un terme à l’instabilité « suppose d’intervenir au coeur du "jeu", c’est-à-dire d’en transformer radicalement les structures », notent-ils. « Or, au sein de l’Union européenne, toute transformation se heurte à l’invraisemblable protection que les traités ont cru bon d’accorder au capital financier. » D’où leur appel à « l’abrogation de l’article 56 du traité de Lisbonne, qui, interdisant toute restriction à ses mouvements, offre au capital financier les conditions de son emprise écrasante sur la société ».

5. Changer les statuts et les missions de la BCE

Objectif unique de lutte contre l’inflation et indépendance de la Banque centrale européenne, injection massive de liquidité pour sauver les banques, la Banque centrale européenne doit être réformée. Pour une politique monétaire favorable à la croissance réelle des entreprises et qui favorise l’emploi, Francis Wurtz, président du groupe de la Gauche unie européenne au Parlement de Strasbourg préconise « de revoir les statuts qui octroient cette toute puissance et même lui fixent cette mission ». La première priorité de la BCE devrait être la croissance de l’emploi en quantité et en qualité. La recherche d’une stabilité des prix serait conditionnée à cet objectif prioritaire. Selon l’eurodéputé communiste, « la BCE utiliserait la puissance de la création monétaire pour inciter au financement d’emplois stables, de bonnes formations et une sécurité de revenu. Un tel objectif serait financé au moyen de crédits bancaires aux entreprises dont les coûts seraient abaissés grâce à des refinancements massifs de la BCE. Les taux d’intérêt seraient d’autant plus bas que les entreprises programmeraient des investissements productifs créateurs d’emplois et de véritable formation pour chaque individu. »

6. Pour s’émanciper du dollar, une monnaie commune mondiale

Le dollar, monnaie d’échange imposée au monde depuis des décennies, est utilisé par les États-Unis pour faire financer par les autres pays leur gigantesque déficit et asseoir leur domination économique. Face aux dégâts de la suprématie du billet vert, l'idée de créer une véritable monnaie commune mondiale reprend du poil de la bête. Se substituant au dollar pour l’ensemble des transactions commerciales et financières internationales, elle pourrait être émise par un Fonds monétaire international (FMI) profondément transformé, où les peuples auraient, à égalité, voix au chapitre. Cette monnaie commune pourrait en particulier être mise au service d’une coopération Nord-Sud, pour développer des biens publics comme l’eau, l’énergie, etc., via des crédits à long terme, à taux très bas.

7. Le « SLAM », une limite au profit des actionnaires

Si la crise met en lumière les ravages des marchés financiers dans la sphère du crédit, elle ne fait pas oublier les conséquences de leur domination sur les entreprises, où l’exigence de taux de rentabilité à deux chiffres se solde par des décisions dramatiques, comme le montre l’actualité quotidienne des fermetures de sites, des plans sociaux, des « gels » des salaires, etc. C’est pour réduire cette emprise de la finance actionnariale que Frédéric Lordon, économiste au CNRS, propose d’instituer, « réglementairement et autoritairement », un seuil limite au profit, « seul moyen de lui ôter toute incitation à pressurer les entreprises, leurs salariés et leurs sous-traitants, en créant les conditions qui rendent la surexploitation sans objet ». Au-delà de cette limite serait appliqué un prélèvement fiscal intégral. Cette « mesure contre la démesure de la finance » est baptisée par Frédéric Lordon du nom de SLAM, pour Shareholder Limited Authorized Margin, ou marge actionnariale limite autorisée.

8. Des droits nouveaux pour les salariés face aux actionnaires

Le développement des marchés financiers et la recomposition du pouvoir au sein de l’entreprise en faveur des financiers ont privilégié les intérêts des actionnaires au détriment des salariés. Cette dérive conduit à une déresponsabilisation des directions d’entreprise et à l’explosion des rémunérations patronales. L’intervention des salariés sur les choix de gestion des entreprises s’impose pour placer l’économie dans un développement social et sociétal. Dans un entretien paru dans la revue Mouvements, Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, proposait « de dépasser la structure de représentation où les salariés sont informés, consultés, mais où ils n’ont pas accès aux lieux où se prennent les décisions stratégiques, qu’il s’agisse de conseils d’administration ou de conseils de surveillance. Certains voudraient réserver aux seuls salariés devenus actionnaires le droit éventuel d’être assis à la table. Nous dénions au propriétaire faisant fructifier son capital ce privilège exclusif, et nous estimons que ceux qui produisent les richesses par leur travail devraient avoir le droit, à ce seul titre, d’être présents là où s’élaborent les décisions. »

9. Un meilleur contrôle interne des banques

Les salariés de la CGT Banques-Assurances réunis en congrès cette semaine ont avancé une proposition pour améliorer le contrôle interne des banques. Outre l’amélioration des contrôles traditionnels, ils souhaitent que les banques ou opérateurs financiers justifient à chaque comité d’entreprise l’ensemble des sommes échangées sur les marchés financiers, le montant des pertes comme des gains. « Avec un tel " bilan ", nous pourrions interpeller la banque et nous assurer que tous les contrôles sont effectués pour éviter les risques », explique Jean-Jacques Surzur, délégué national CGT du Crédit Mutuel.

10. Valoriser le travail, pour de bon

Loin d’être le simple produit d’une « dérive » du capital, la crise d’aujourd’hui s’inscrit dans son implacable logique, qui s’est traduite depuis des années par un double processus : inflation des activités financières d’un côté, déflation salariale et récession sociale de l’autre. Partant de cette analyse, la CGT plaide pour une authentique « valorisation du travail ». Une ambition qui passe, à la fois, par un développement d’emplois de qualité, des qualifications des salariés, une revalorisation des salaires, et par un soutien aux investissements productifs, à l’aide d’un crédit bancaire sélectif. Le gouvernement pourrait, sans délai, donner le bon signal en décidant d’une hausse du SMIC et des retraites.

http://www.humanite.fr/2008-09-25


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Jeudi 4 septembre 2008 4 04 /09 /Sep /2008 01:40

Les partis communistes ont beaucoup fait référence à cette fameuse notion de dictature du prolétariat. En fait Marx a très  rarement  repris  cette expression dans ses écrits,  et à ma connaissance en lisant ses principaux textes elle en est absente. Elle n'est pas de sa création et si  il l'évoque  c'est en référence à la dictature de la bourgoisie,  en reprenant textuellement  les termes "dictature du prolétariat" du socialiste français Auguste Blanqui.

Pour Marx il n' a jamais été question d'une dictature au sens qu'on entend ce mot aujourd'hui. En aucune manière Marx estimait qu'il fallait abolir les droits démocratiques, tout au contraire il en a été un infatigable défenseur et en a payé le prix par la répression et par l'exil, par la privation qui en a découlé d'une vie confortable de bourgeois qu'il aurait pu avoir pour une vie où sa famille et lui ont connu des jours de misère et de grand dénument. Marx  n'ayant même pas l'argent pour s'acheter les ouvrages dont il avait besoin devait se rendre dans les bibliothèques pour étudier ! Cet homme était un farouche démocrate, pour lui la démocratie devait être étendue à tous, aux femmes et aux ouvriers qui en étaient privés. Pour lui il était incontestable que la bourgeoisie avait entrepris une révolution démocratique qui avait permis une avancée sans précédent dans l'histoire  en citant l'oeuvre de la révolution française. Mais la révolution  de 1789 n'avait pas donné les droits égaux à tous les citoyens malgré la déclaration des droits de l'Homme. Tout cela était resté formel. Seule la lutte du prolétariat pouvait accomplir le plein exercice de la démocratie. 

C'est pourquoi Marx qui l'a soutenu totalement s'est félicité du remarquable exemple de la Commune de Paris   qui  a instauré en 1871 pendant quelques semaines une démocratie réelle avec des élus mandatés par le peuple et révocables par le peuple, avec la nomination aux postes du gouvernement révolutionnaire de citoyens de toutes les couches sociales et de toutes origines, magnifique et héroïque révolution  écrasée dans le sang par la grande bourgeoisie française avec la complicité de l'armée prussienne occupant le pays. Fidèle à son principe que le communisme n'est pas une vue de l'esprit mais le mouvement réel qui abolit l'état de chose existant, pronfondément admiratif devant ce qu'avait entrepris le peuple de Paris, l'exemple de la Commune de Paris a fait l'objet d'une étude que Marx destinait aux partis ouvriers afin qu'ils tirent les leçons de cette expérience inédite dans l'histoire. 

Marx a alors rédigé un texte qui est adopté par l’Association Internationale des travailleurs (L'internationale) intitulé La Guerre civile en France. Il tire la conclusion que le prolétariat ne peut pas se contenter de s'emparer de l'appareil d'État pour le faire fonctionner pour son propre compte : il doit le transformer de fond en comble pour en faire un instrument démocratique pour l'ensemble de la société où ses dirigeants sont élus au suffrage universel  et révocables par le peuple, où armée et police  ne sont plus au service de la répression anti-ouvrière mais  au service du peuple et contrôlés par lui, où l'éducation est rendue totalement gratuite pour tous et libérée de l'ingérence des religions et de l'Etat, où l'unité nationale repose sur le pouvoir des citoyens dans chaque commune, où les magistrats sont élus et révocables, ou encore des étrangers peuvent être élus pour exercer des responsabilités.  Il montre concrètement l'exemple de la Commune de Paris qui a effectivement pris de telles décisions et créa de ce fait le premier état prolétarien de l'histoire. Il montre fort justement que la grande bourgeoisie ne pouvait laisser faire cette expérience qui remettait en cause totalement son pouvoir et que c'est pour cela qu'elle n'hésita pas à massacrer le peuple de Paris en éxécutant 30.000 personnes en une semaine, en en arrêtant plusieurs dizaines de milliers et en en déportant des milliers dans les colonies.

Mais Marx n'en tire pas la conclusion qu'il est impossible de vaincre. Il prend la Commune de Paris comme une première tentative du prolétariat de construire la nouvelle société et comme un exemple pour tous les prolétaires du monde pour que la révolution qui se prépare avec le développement du capitalisme devienne l'affaire des peuples et soit conduite démocratiquement par eux d'où la nécessité impérieuse que les prolétaires connaissent leur histoire et élèvent leur conscience de classe par la pratique de la lutte politique.


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Mardi 5 août 2008 2 05 /08 /Août /2008 00:59
Gauche, révolution, communisme, reconquérir l’espoir !

"Les conceptions théoriques des communistes ne reposent nullement sur des idées, des principes inventés ou découverts par tel ou tel réformateur du monde. Elles ne sont que l’expression générale des conditions réelles d’une lutte de classes existante, d’un mouvement historique qui s’opère sous nos yeux".
Karl Marx et Friedrich Engels - Manifeste du Parti communiste - Londres 1848

L’émancipation des peuples sera leur œuvre

La crise de la gauche

Je n’attends pas grand chose de la gauche telle qu’elle existe aujourd’hui. Pour moi elle est arrivée à la fin d’un cycle où elle a davantage joué le rôle de cadrer le mouvement populaire dans le système plutôt que de l’aider à trouver son autonomie transformatrice. La gauche est perçue comme une alternative politicienne possible davantage par opposition formelle à la droite que par sa capacité à porter un projet transformateur. Cela reste donc du domaine politicien et dans le cadre du capitalisme qui serait un horizon indépassable.

Pour moi, au contraire, ce dont il s’agit c’est de libérer les énergies inventives de millions d’individus qui n’en peuvent plus du capitalisme, y compris de ceux qui ont cru dans ce système et qui aujourd’hui en pressentent la faillite inexorable sur le plan du développement de milliards d’être humains dans le monde , de millions dans notre pays. La crise que traverse la gauche PC-PS-LCR- etc... réside dans son incapacité à promouvoir une alternative de transformation fondamentale de la société parce qu’elle s’est laissée piéger par le système de la bipolarisation et des institutions actuelles en négligeant son rapport aux milieux populaires et à la classe ouvrière dont elle ne mesure sans doute pas les profondes modifications qui y sont intervenues.

Je crois qu’il appartient aux citoyens, aux travailleurs de transformer en profondeur la gauche et en son sein le PCF. Au lieu de combinaisons politiciennes et électoralistes chacun doit se poser la question de comment favoriser la créativité des citoyens. Ainsi il est urgent de promouvoir la maîtrise par les gens de leur intervention et le combat pour une éducation populaire aux idées les plus progressistes afin de doter le mouvement populaire des moyens politiques de son autonomie. Face à la machine médiatico- idéologique du capital, face à un appareil d’Etat de plus en plus au service des plus riches, à une internationalisation capitaliste des forces productives, les idées révolutionnaires peuvent vite progresser si la gauche et en son sein le PCF deviennent des espaces de liberté totale de création politique qui fassent appel à l’inventivité et à l’imagination des gens, deux qualités que le capitalisme tente de formater, restreint et ramène au but ultime de l’accumulation de l’argent. L’imagination et l’invention partout, dans les quartiers, les entreprises, dans tous les lieux de décisions, exercées par le plus grand nombre, cela s’organise.

L’imagination au pouvoir

C’est un combat ! Aucune alternative politique viable ne se fera en dehors de la créativité des gens, de la maîtrise par eux des enjeux et des décisions. Si les partis politiques peuvent être utiles c’est dans cette action pour stimuler l’éducation populaire et une citoyenneté d’engagement et d’action des gens tout en présentant leurs propositions.

Mais pour l’instant les partis de gauche sont bien éloignés des citoyens hormis quelques élus et militants qui estiment que le capitalisme doit et peut être dépassé, qui osent remettre en cause la routine et qui sont critiques vis-à-vis des institutions lesquelles sont davantage des freins à l’action démocratique que des outils de réelle participation. Si la droite s’est décomplexée totalement quant à la promotion d’un ultra-libéralisme de rupture avec tout ce que notre peuple a conquis de progrès démocratique et social, la gauche et ses dirigeants restent dans le cadre désespérant de vieux schémas surannés, incapables de faire appel à l’espoir et à l’inventivité des gens, complètement bloqués par la trouille d’un mouvement populaire qui pourrait aller au-delà des habitudes réformistes ou staliniennes qui ont mené le mouvement progressiste à l’échec.

Social-démocratie et stalinisme disqualifiés par l’histoire

C’est que fondamentalement ces dirigeants considèrent comme définitive la victoire du capitalisme pourtant en crise et qu’ils n’y décèlent aucunement les signes avant-coureurs d’une possible transition de civilisation. Que ce soient les dirigeants socio-démocrates ou les staliniens, ils ont durant le XXème siècle prouvé que leurs méthodes conduisaient à confisquer le pouvoir au peuple pour le confier à des castes de bureaucrates qui soit se sont refusés à combattre le capitalisme, soit lorsque le mouvement révolutionnaire fut engagé se sont évertués à le corrompre , à le dénaturer et en définitive à le pervertir pour aboutir à l’échec des premières tentatives de socialisme du fait du manque criant de démocratie. Car le socialisme ne peut se développer sans une démocratie supérieure : celle de l’engagement des citoyens et de la reconnaissance à leurs droits de créer, de maîtriser collectivement les grands moyens de production et l’Etat. Au contraire en désespérant le peuple, ils ont accompli leur mission historique que leur avait assigné la bourgeoisie d’encadrer le mouvement populaire, d’anéantir les outils d’analyse théorique du mouvement social sous prétexte que le marxisme serait mort, de maintenir une régulation sociale en promouvant des dispositifs rémunérés d’intégration dans la précarité et le chômage au détriment de l’emploi comme le RSA, de participer à une bipolarisation de la vie politique qui est un crime contre le pluralisme et la démocratie.

L’heure est venue de révolutionner la politique de fond en comble et d’envisager de grands mouvements de lutte qui se donneront des perspectives de transformation de la société sur la base de l’invention d’un nouveau monde. Tout ce qui cantonne l’initiative des gens à une vision étriquée, à son maintien dans le cadre du capitalisme, au refus d’analyse critique des institutions et du système, tout ce qui maintient les gens dans l’idée qu’ils sont incapables de changer la société, bref tout ce qui s’oppose à une visée révolutionnaire et démocratique alliant prise du pouvoir d’Etat et créations de pouvoirs autogestionnaires de base et à tous les niveaux de la société doit être considéré comme contre-révolutionnaire et doit être combattu sans répit.

La peur et l’ignorance sont toujours au service de la classe dominante

Les idéologues du capitalisme, les politiciens de l’ordre établi comptent sur la peur que leur domination provoque chez les gens. Ils mettent en place des dispositifs renforçant une domination de plus en plus dure (fichage, flicage avec suivi des consommations et des actions des citoyens, exploitation renforcée dans les entreprises, heures supplémentaires obligatoires, mise en concurrence des gens, reculs des droits sociaux, chasse aux étrangers sans papier, criminalisation de l’action syndicale et politique, campagnes idéologiques avec matraquage télévisuel, etc…). Il est donc urgent de créer des réseaux de transformation révolutionnaire dans les quartiers, les entreprises, sur internet, pour développer les idées démocratiques de contestation systématique de l’ordre fascisant en cours et mener des actions concrètes pour changer la vie quotidienne.

Les armes de la démocratie réelle vaincront cette peur que les dominants veulent généraliser, elles le démontrent aujourd’hui au sein des couches populaires du Venezuela ou encore de Bolivie. En France les révolutionnaires encore bien minoritaires s’attellent à redonner l’espoir et à faire reculer cette peur. Les idées révolutionnaires peuvent devenir des forces matérielles car elles correspondent aux exigences de notre temps, d’une humanité qui pour se développer sans aller vers le chaos devra se débarrasser de la domination de classe. Nous ne sommes qu’au tout début d’une transition historique, tout dépendra de la capacité des exploités à vaincre leur désespoir pour relever la tête, s’unir et prendre les rênes de l’avenir.

La crise du PCF

La gauche n’est donc pas au diapason des réalités. La gauche peut gesticuler dans tous les sens, elle est à la fin d’un cycle qui a abouti à l’affaiblissement du Parti communiste et à l’ancrage du Parti socialiste dans la gestion de la crise du capitalisme. Le capitalisme en crise se donne comme rechange possible une gestion politique future avec le PS, le MODEM, le PRG, le MRC voire des éléments de la direction du PCF convaincus que le capitalisme est indépassable ou qu’il est impossible d’inventer autre chose que l’économie de marché. Tout en reléguant la gauche trotskyste à son rôle contestataire mais totalement inefficace pour la transformation de la société, sorte de petite soupape du capitalisme.

La gauche dans son ensemble se refuse à une analyse critique sérieuse de son échec historique et le PCF traversé par une lutte entre ses courants réformistes et ses courants révolutionnaires prendra encore de nombreux mois, voire de nombreuses années pour remonter la pente de façon à devenir un grand parti populaire de transformation sociale. Tant qu’il se fixera des objectifs électoralistes sans lien avec des orientations révolutionnaires mise en débat au sein du peuple il perdurera dans les difficultés qu’il connaît aujourd’hui.

Misère et grandeur du PCF

Car le PCF adopte souvent les défauts de la social-démocratie : il a réalisé des alliances en dehors de la maîtrise par les gens des objectifs de transformation et de leur action autonome, il arrive que certains de ses élus votent des décisions sans jamais consulter la population, nombre de militants et d’élus passent beaucoup de temps en réunions internes et consacrent à peine 10% de leur temps militant à la rencontre des habitants, il arrive qu’on considère les habitants comme des citoyens incapables de comprendre ce que comprennent les communistes et l’on s’adresse à eux avec un langage si simpliste qu’il en devient ridicule et en perd de sa crédibilité avec des phrases tellement "bateau" et "redites" qu’elles sont éloignées d’une analyse concrète de la réalité concrète et donc n’ont pas de sens pour les gens.

Pourtant il y a dans le PCF une richesse extraordinaire qui ne demande qu’à fructifier. Le PCF a été un grand parti. Il a été même le ,grand parti de la classe ouvrière dans la France de ce XXème siècle. Toutes les conquêtes sociales, culturelles et même économiques sont marquées du sceau du PCF. La personnalité même de la France est imprégnée de l’existence de ce que fut ce parti qui a joué un rôle éminent dans toutes les avancées. Il y a des expériences de vie, de luttes de chaque adhérent qui sont rarement entendues en tout cas peu prises en compte. Il y a depuis quelques années un véritable abandon du travail théorique et critique alors qu’aucun parti en France n’avait jamais autant rendu la philosophie populaire, l’histoire aussi vivante, alors que les communistes par leurs connaissances ont des références marxistes et progressistes fortes qu’on néglige tellement aujourd’hui. Le parcours de chaque communiste est si singulier qu’il permet de voir qu’on vient au communisme pour des raisons qui sont bien différentes mais on néglige trop souvent d’étudier ce cheminement pour comprendre qu’aujourd’hui le communisme peut devenir l’engagement de millions d’hommes et de femmes de toutes les catégories sociales.

Oui il va falloir ne pas craindre apporter une critique de fond pour que le PCF devienne le parti révolutionnaire dont notre pays a besoin qui saura se définir comme force autonome au service du peuple et qui ne sera plus dans la pratique la force d’appoint d’une social-démocratie divisée ni une caution de gauche à des politiques d’accompagnement du capital, politiques qui ont conduit en définitive à la baisse d’influence du PCF.

La digue cèdera !

La recomposition de la gauche est donc une opération politique de plus, sans grande portée pour les intérêts populaires. Pourquoi ? Tout simplement parce que les forces qui entendent y participer renoncent à reconnaître la réalité de la lutte des classes et ont décidé qu’il n’y avait pas d’autre horizon que celui du "marché".

Il y aura toujours en politique des gens qui se penseront investis du pouvoir de penser pour les autres, qui vendront leur esprit critique pour un poste, qui se prostitueront pour quelques places auprès de mieux placés qu’eux dans la hiérarchie du pouvoir. Beaucoup de gens ont compris comment tout cela fonctionne et ils sont conscients que ces politiciens de droite comme de gauche sont à mille lieues des préoccupations réelles des citoyens

Rien n’est plus ridicule pour un parti de faire de grandiloquentes déclarations sur le socialisme et en définitive de soutenir le capitalisme dans des actes très concrets, comme de s’abstenir face à des mesures criminelles contre le droit du travail, lesquelles vont conduire à un recul social sans précédent.

Alors, me dit-on, tu les mets tous dans le même sac ? Non pas du tout, autant il est compréhensible que les politiciens de droite ont tout naturellement la tâche de promouvoir le capitalisme, autant il est nécesssaire de démasquer la duplicité de tant de politiciens de gauche qui récupèrent les aspirations socialistes pour renoncer en définitive à combattre résolument le capitalisme. Toute l’histoire de la gauche de ces dernières décennies a été traversée par cette problématique.

"Alors en fait tu es un vieux stalinien, tu refuses l’évidence et la modernité, tu refuses d’accepter l’évidence : le capitalisme est indépassable, il faut le réguler, limiter sa nocivité" me disent certains. Non pas du tout, je ne suis pas stalinien, je suis communiste !. Je suggère simplement d’analyser la réalité de l’évolution des forces productives car c’est là que réside l’avenir du communisme, ce n’est pas une invention de mon cerveau : c’est la réalité en mouvement à laquelle se confronte la conscience des hommes, une réalité qui a ses exigences : concentration gigantesque de la production, augmentation colossale de la productivité, accélération des échanges, prédominance de la finance, migrations humaines sans précédent, employabilité immédiate de centaines de millions d’hommes, harmonisation mondiale du droit du commerce, utilisation des nouvelles technologies dernier cri pour les transactions, phénomènes où tout est conçu pour augmenter l’accumulation du capital afin de rémunérer au mieux celui-ci

Le capitalisme du XXIème siècle est l’ogre de l’Humanité

Toute cette révolution se fait au prix de sacrifices humains et écologiques jamais atteints dans l’histoire de l’humanité, des centaines de millions de victimes de la pauvreté, du chômage, de la précarité dont le nombre croît chaque jour beaucoup plus vite que celui des riches qui profitent du système justement sur la base de l’inégalité, intrinsèque au capitalisme. Cette paupérisation grandissante relativement aux richesses créées est la preuve que le capitalisme n’est pas le système qui peut donner une perspective de développement juste et durable à l’humanité.

"Alors tu veux nous rejouer le communisme avec prise du pouvoir par le parti pour imposer aux capitalistes l’étatisation de la société ? Mais ça on a dejà vu ce que ça a donné en Union soviétique, alors non merci !" Non pas du tout, je ne propose pas de rejouer ce très mauvais scénario qui a démoralisé tout le mouvement ouvrier et révolutionnaire et de surcroît a fait tant de victimes, en premier lieu les révolutionnaires eux-mêmes ! Je propose d’essayer la démocratie poussée au plus loin, c’est à dire de permettre à chacun et de façon définie par la loi, le droit d’apporter son expérience, son opinion, ses propositions sur tous les choix qui se font dans la société tant dans les entreprises que dans les institutions. Plus de domaine réservé à quiconque, obligation pour l’Etat de créer toutes les conditions pratiques de la participation des citoyens à la réflexion, l’élaboration, la mise en oeuvre et l’évaluation des projets. Droit à la formation et à l’éducation permanente en vue de cette citoyenneté moderne. Ne serait-ce prendre que quelques mesures en ce sens et le moteur de la révolution politique se mettra en marche parce que tout pousse à cela : l’affirmation de la créativité individuelle dans la stimulation coopérative pour résoudre les problèmes, répondre aux défis de notre temps.

Faire confiance à l’initiative populaire, l’aider à s’organiser

Il faut donc libérer la politique de son cadre surrané et faire confiance à l’initiative populaire en lui donnant les moyens de s’éclore et de se développer comme un objectif politique fondamental. Evidemment ce programme est insupportable pour tous ceux qui dirigent aujourd’hui la société et les entreprises, dont beaucoup sont convaincus que leur position dominante leur donne la légitimité d’être porteur de la science infuse. On a connu et il en existe encore, des souverains qui se pensent Dieu sur terre. Le dernier en date, cela ne lui a pas réussi, vient d’être détrôné au Népal. La tentation permanente du pouvoir fait perdre l’humilité, la modestie et l’empathie que l’on devrait à tout être humain. Elle conduit à la reproduction de rapports dominants-dominés structurés par la nature même de la lutte de classes.

"Alors tu penses vraiment que les gens sont capables de s’engager dans ton projet ? C’est peut être un peu trop utopique non ?" Je ne pense pas qu’il s’agisse de mon projet. Je n’ai rien inventé. Je crois pour écouter ce qui se dit autour de moi que cela correspond à une aspiration profonde des gens. Mais la plupart de nos concitoyens sont en souffrance non seulement à cause du chômage, de la vie chère, de la crise du logement, de la précarité, je crois qu’ils le sont aussi et surtout parce qu’on ne les considère pas à la hauteur de ce qu’ils méritent, parce qu’on ne les écoute pas, ou parce qu’on fait semblant de les écouter pour mieux leur confisquer le pouvoir.

Mais le moment se rapproche où la digue cédera, et le flot des exigences retenues se déversera sur toute la société. C’est là que réside l’avenir du communisme, bien loin de toute recomposition de la gauche. Telle est mon opinion, bien loin, elle aussi des tractations politiciennes, de positionnement derrière tel ou tel dirigeant ou tendance. Je suis un communiste indépendant de tout pouvoir parce que je suis d’abord un homme libre !

Faire des enjeux économiques des questions populaires

Tous les hommes politiques sont d’accord : il faut créer des emplois, il faut que les gens soient logés, il faut qu’ils puissent vivre décemment, il faut, il faut....Pourtant, il suffit de voir l’écart entre les discours et la réalité pour comprendre pourquoi nos concitoyens n’ont pas une bonne image de la politique. Plus le capitalisme se développe plus il révèle sa nature inhumaine . Pour l’accumulation de l’argent en profit capitaliste tout, je dis bien tout, doit être sacrifié. Quel paradoxe ! Plus l’Humanité est capable de créer des richesses, plus la productivité du travail est grande, plus s’agrandissent les populations qui meurent de faim, plus croît le nombre de gens sans emploi et sans abri, plus l’exploitation, la prostitution, la vente d’armes et l’esclavage des enfants prennent de l’ampleur. Curieux non ? Pas si bizarre que cela pourtant.

Ce ne sont pas des phénomènes naturels dont il s’agit sur lesquels les hommes n’auraient aucune maîtrise, non ! Ce sont des phénomènes qui résultent des choix politiques de quelques hommes aux différents niveaux des appareils d’Etat tous voués à répondre aux exigences des membres des conseils d’administrations des multinationales. Parfois comme aux Etats-Unis, voir même en France, les mêmes qui sont ou qui ont été à la tête de grandes entreprises sont les mêmes que l’on retrouve à la direction de l’Etat. Mais tout cela ne tombe pas du ciel. Il a fallu des décennies pour que le capitalisme trouve cette maturité, cette symbiose capital/Etat pour en arriver à un capitalisme, certes mondialisé, mais reposant sur des réalités nationales et étatiques.

La coercition du capital sur les peuples

Pour que le capital puisse poursuivre son business en toute tranquillité, il est impératif d’exercer une coercition sur les populations, de faire en sorte que les gens soient conduits à adopter le mode de vie qu’on leur impose et donc à s’adapter aux exigences des entreprises. Par-dessous tout, la crainte des forces capitalistes est le développement de la démocratie : plus les gens interviendront dans les affaires de l’Etat et de l’économie, plus le « danger » de contestation du capitalisme et de la création d’une alternative est grand. C’est pourquoi le capitalisme mène une guerre idéologique qui favorise l’individualisme à outrance au détriment des solutions collectives et sociales qu’il assimile au collectivisme et à l’échec qui en a résulté dans les pays dits « communistes ». Or cet échec provient justement du manque de démocratie réelle avec des pouvoirs staliniens qui ont mené des peuples entiers à la désespérance et à la répression et qui se sont accommodés d’un statut-quo du partage du monde avec les puissances capitalistes, fondé sur une course aux armements extrêmement coûteuse et périlleuse pour l’Humanité.

Les idéologues du capitalisme ont donc vite annoncé l’inefficacité du « socialisme » et le triomphe du libéralisme, de la société marchande fondée sur l’accumulation du capital. Si les idéologues aiment les raccourcis, l’histoire les déteste ! Car si le capitalisme domine la planète il apporte la preuve quotidienne non seulement de son inefficacité à répondre aux défis de l’humanité et aux besoin des gens, mais surtout de sa nocivité concrète par l’utilisation de la force, de la division et de la concurrence comme modes de développement d’une minorité d’humains sur les milliards d’autres. Tout le discours "bien-pensant" actuel nous explique que le salut serait de se "vendre". Vocabulaire marchand par excellence qui dénote la nature même du capitalisme : l’homme pour lui n’est qu’une source de profit.
A partir de là, toutes les stratégies politiques découlent de cet impératif : faire un maximum de profit dans un temps le plus court possible pour rentabiliser l’énorme masse de capital qui existe à l’échelle mondiale. Mais le macro-économique n’existe pas sans le micro-économique, sans que les grandes stratégies ne reposent sur des réseaux locaux de stratégies au plus proches des populations pour les maintenir sous un contrôle social et politique répondant aux objectifs fondamentaux de rentabilité du capital.

L’exemple du sud de l’Oise

A ce titre, l’expérience vécue en terme d’économie locale à l’échelle du sud de l’Oise peut être riche d’enseignements. Pour aller vite, après les décisions d’en finir avec des industries inadaptées en matière de rentabilité dépassant les deux chiffres de croissance (casse de Chausson à Creil-Montataire par exemple avec 5000 emplois en moins), on a assisté dans le grand bassin creillois à une désindustrialisation sévère diminuant les capacités des collectivités à répondre aux besoins des gens. A cela s’ajoute une crise nationale du logement dans laquelle la construction sociale est sacrifiée sur l’autel de la spéculation foncière et immobilière se traduisant par une crise locale du logement qui représente un véritable bombe à retardement. Sans parler d’une transformation asphyxiante de l’hôpital public qui, considéré comme non rentable, paie les frais d’un libéralisme dévastateur.

Evidemment face à de telles situations, il faut du courage pour relever les défis. Il faudrait s’attaquer aux causes réelles des difficultés en cours qui ne sont rien à côté de celles qui risquent de se multiplier si les citoyens laissaient les seuls politiciens s’occuper de leur sort. Car en toute lucidité, quelles ont été les stratégies employées ces dernières décennies par ces politiciens locaux, départementaux, régionaux et nationaux : les mêmes en fait, qui se résument en une seule "accompagner le capitalisme dans son évolution prédatrice et inhumaine". Rares sont ceux qui ont osé s’opposer à cela. Et quand bien même ils l’ont fait, malgré la sympathie des populations, voire de quelques mobilisations, le système a bien fonctionné pour liquider la richesse humaine de nos industries, pour déstructurer le tissu social, pour déployer une pédagogie du renoncement à la lutte et à l’autogestion politique.En toute lucidité, il a été convenu entre la gauche et la droite que puisque le "capitalisme était indépassable" l’heure n’était plus à la lutte de classes, mais à l’accompagnement social de l’évolution capitaliste, sorte de compromis historique qui a conduit à nous expliquer que les plans de licenciements ne sont pas des plans consistant à mettre à la rue les gens mais de véritables plans dits "sociaux" !

Le « deal » gauche-droite

D’un côté "tu me laisses faire mon business", de l’autre "ne m’’embête pas trop sur mon fief politique, en échange j’exerce le contrôle des gens pour qu’ils se tiennent à carreaux si possible en les assistant avec quelques expédients qui leur permettront de survivre". Hélas il est arrivé que mêmes certains qui se disaient "communistes" sont tombés dans ce triste panneau de l’abandon de la lutte de classe pour un pauvre plat de lentilles : celui de l’illusion qu’il suffisait de posséder un titre pour que le peuple vous le décerne ad vitam aeternam. Le hic dans l’affaire c’est que le capitalisme fait tellement de dégâts que le système craque de partout et que le "socialisme" de contrôle des populations commence à atteindre ses limites. Il est donc fondamental d’agir pour une pensée politique critique nouvelle qui ne fasse aucune concession aux idéologies capitalistes, néo-libérales, lesquelles si nous n’y prenons pas garde mèneront à des réponses extrêmement autoritaires avec un recul sans précédent de la démocratie.
On entend ici et là de doctes savants qui déclarent que la solution pour l’agglomération creilloise serait que les populations s’adaptent à la demande des entreprises. Il est vrai que si demain un PDG chinois vient "offrir 500 emplois" par la création d’une entreprise sur notre territoire, mais payés 300 euros mensuels, ce sont les mêmes doctes savants de la nomenklatura locale qui viendront nous dire que l’on n’ a pas le choix et qu’il faudra accepter. Les mêmes nous diront que l’Education nationale risque d’effrayer les patrons en sur-diplômant les jeunes, ou que le rôle d’une société publique de développement économique c’est de s’adapter à la demande patronale mais pas de proposer des stratégies industrielles et d’engager des prospections d’entreprises puisqu’il faut d’abord adapter les gens à une culture d’entreprise qui n’est autre que la course à l’argent pour une minorité au détriment de l’immense majorité ! Autrement dit, le peuple n’est pas bon, changez de peuple !
Des esprits chagrins disent que ces dernières années, nos élus du sud de l’Oise n’ont pas fait grand chose pour tirer le meilleur profit d’un projet comme celui du canal Seine-Nord, ni celui de la ligne ferroviaire Creil-Roissy, ni encore celui d’un pôle industriel automobile ! Horreur, vous n’y pensez pas tout de même ? Arrêtez de dire des gros mots : industrie ? Industrie ? Vous avez dit Industrie ?

Vaincre la proscratination du fatalisme

Le fatalisme de l’ordre capitaliste demeure dans la tête de nombre d’élus, de militants, de citoyens qui n’ont pourtant rien à attendre de ce système sinon dans de très rares cas quelques maigres avantages de petits pouvoirs individuels, en échange d’une soumission qui les compromettrait durablement. La fracture entre ceux qui ont définitivement choisi le capitalisme qu’ils soient de droite ou de gauche et les autres devient de plus en plus évidente. Pour autant, il ne s’agit pas de se lancer dans l’aventure de la LCR de la création d’un parti dit "anti-capitaliste" qui cantonnerait le mouvement populaire dans une impasse politicienne de la seule contestation du système. Il s’agit d’avoir une ambition transformatrice non politicienne fondée sur les possibilités de notre époque : celles d’unir des gens très différents, issus de tous les milieux, qui refusent le capitalisme parce qu’ils prennent conscience de sa nocivité et qui sont prêts à construire une société reposant sur le développement humain et non plus sur celui du capital. De ce point de vue des pistes riches d’avenir peuvent être ouvertes. Je pense en particulier à la mobilisation des citoyens pour un ordre planétaire qui soit pacifique au travers des échanges internationaux, des jumelages, de la coopération décentralisée. Les collectivités locales peuvent être à la pointe de ce combat non seulement dans des coopérations culturelles mais en particulier dans des coopérations économiques qui pourraient offrir un type de développement nouveau en dehors des multinationales et du G8. Il y a ici des potentialités très vives de création d’emplois et de richesse partagée du point de vue des connaissances, des nouvelles technologies, des matières premières...

La révolution n’est pas l’oeuvre d’une minorité mais l’hypothèse universelle la plus crédible humainement

Les révolutionnaires que nous sommes n’ont rien à voir avec ceux qui nous louent les médiocres avantages d’un aplatissement devant le capitalisme et nous combattrons sans merci leur stratégie suicidaire. Nous la combattrons sans répit en rassemblant largement pour que les habitants s’emparent des enjeux économiques et en fassent leurs biens, leur propriété, leur patrimoine commun. La lutte pour la transformation radicale de la société commence à l’échelon local pour gagner la périphérie et le global. Après 40 ans de tromperies de dirigeants politiques bien serviles à la cause du capital, la lutte transformatrice ne fait que commencer ! Car la révolution n’ a rien à voir avec des groupes ou des minorités agissantes, elle est l’hypothèse la plus crédible d’une transformation démocratique radicale que l’humanité doit opérer sous peine de disparaître.

Dans les prochains mois et les années à venir, des bouleversements profonds seront entrepris à l’échelle planétaire. Ou bien transition vers une civilisation supérieure avec un développement inédit de la démocratie ou bien recul plongeant notre monde dans les ténèbres d’une barbarie jamais connue dans l’histoire. Tel est l’enjeu où chacun devra prendre ses responsabilités dans l’accomplissement du rôle historique de sa propre classe.

Jean-Paul LEGRAND
militant communiste
maire-adjoint PCF de Creil



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Mardi 29 juillet 2008 2 29 /07 /Juil /2008 21:51
Je publie ci-dessous un article paru sur le site ami Bellaciao

Italie : défaite des liquidateurs au congrès du PRC

 

Le 7ème congrès du Parti de la Refondation communiste, PRC, s’est achevé ce dimanche 27 juillet sur un résultat marquant qui doit appeler toute l’attention des communistes français.

La direction sortante a été mise en minorité. Le dauphin de Fausto Bertinotti, Nichi Vendola, a été battu dans l’élection du nouveau secrétaire général du Parti, par 142 voix contre 134. Le congrès a adopté une résolution, par 342 voix sur 646, affichant sans ambiguïté la rupture avec la stratégie et les pratiques politiques mises en œuvre jusqu’à présent.

Les points essentiels :

La stratégie de « dépassement » du parti, de liquidation, dans une « gauche arc-en-ciel » ou une « chose rouge » est définitivement abandonnée. Même certains tenants de cette option ont été obligés de mettre de l’eau dans leur vin et de parler de « fédération ».

L’existence du Parti, avec sa référence communiste, et la nécessité de son renforcement, politique et organisationnelle, sont au contraire soulignées dans le texte de résolution.

La collaboration « organique » avec le Parti démocrate (social-libéral) est condamnée, comme la reproduction de la participation au gouvernement Prodi.

La volonté a été actée de donner la priorité au mouvement populaire, aux luttes contre la politique de la droite berlusconienne et du patronat, à la reconquête du monde du travail par une action de masse. Des dates ont été prises pour des initiatives politiques en phase avec les luttes sociales. Le texte affirme aussi la nécessité de l’existence d’une véritable « gauche syndicale » (après que les principaux syndicats aient approuvé la casse des retraites par le gouvernement Prodi).

L’opposition à l’OTAN et à l’extension de la base militaire de Vicenze est clairement marquée (alors que les parlementaires l’avaient votée suivant Prodi, malgré les manifestations).

La nécessité de développer la démocratie dans le parti (dont l’unité semble préservée), partant des organisations de base, dans le respect de la diversité d’opinion, est affirmée.

Pour les communistes français, confrontés à une stratégie similaire à celle de l’ancienne direction du PRC, les conclusions du congrès du PRC, son « tournant à gauche », sont du plus haut intérêt, alors que notre propre congrès se prépare.

Le poids du bilan, l’effondrement électoral de la coalition « arc-en-ciel » (3% au lieu de 10%), la mobilisation des communistes italiens, auront eu raison du poids de l’appareil sortant qui avait pourtant réussi, après recomptage et annulation de certains votes, à atteindre 47% sur sa motion dans les structures locales.

Jusqu’au bout, l’issue du congrès est demeurée incertaine et les lignes ont bougé entre les tenants des différentes motions.

La résolution finale ne coupe pas les ponts avec le Parti de la gauche européenne, PGE, malgré l’expérience et le vote très serré et contesté d’adhésion en 2005. Elle précise cependant que Refondation communiste sera présente sous ses couleurs aux élections européennes, sans exclure des alliances notamment avec d’autres mouvements communistes. Le « projet alternatif » mentionné n’est pas explicitement socialiste.

Autre contradiction, Bertinotti, dont la ligne a été complètement désavouée, a pourtant été acclamé par une majorité du congrès en tant sans doute que « leader historique » du PRC.

Paolo Ferrero, 47 ans, a été élu secrétaire général du Parti à sa suite. Ouvrier chez Fiat à l’origine et militant syndical, Ferrero a adhéré au PRC au milieu des années 90, après avoir été membre du groupe « démocratie prolétarienne » dans les années 80. Il ne cache un engagement, qui peut déconcerter, dans l’église évangélique vaudoise. Il était aussi ministre, ouvertement critique, de Prodi.

Ce qui compte pour l’instant, c’est qu’il a été élu, contre l’ultra-réformiste Vendola, par la même majorité que celle qui a voté le texte de résolution et qu’il aura la charge de la mettre en œuvre.

Nos camarades italiens viennent de donner un signe fort qu’il est possible de rompre avec les stratégies de déclin et d’effacement des partis communistes et avec les directions qui les portent.

Vive le PRC !


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Dimanche 13 juillet 2008 7 13 /07 /Juil /2008 18:57

En cliquant sur la photo de Jeanne Moreau vous l'entendrez s'adresser au Ministre Hortefeux pour dénoncer la politique inhumaine d'immigration de ce pouvoir. Attendre un peu selon la vitesse de téléchargement du document.
Merci Madame Jeanne Moreau, toujours fidèle aux plus belles valeurs humaines pour lesquelles vous vous engagez courageusement !

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Mardi 15 janvier 2008 2 15 /01 /Jan /2008 01:30

 


Mercredi 16 janvier

Ce mercredi soir notre porte à porte s'est poursuivi à la cavée de Paris. Saliha,
Ramdane, Martine C, Martine M., Fadhila, et Jean-Paul Legrand ont rencontré environ
une vingtaine de personnes. Comme à chaque fois, un très bon accueil mêlé à un
intérêt certain quant aux propositions de notre liste. Une seule personne s'est
clairement affichée de droite appréciant la politique de Sarkozy. Les autres nous
ont toutes fait part de leur désaccord avec celle-ci. Désaccord également avec le
fait que la municipalité sortante ne soit pas présente dans le quartier. Les
personnes nous ont dit n'avoir jamais rencontré le maire et rarement les élus
actuels. Un habitant a dit regretter n'avoir jamais reçu de réponse à sa demande de
possibilité de réduction sur les tarifs du STAC en sa qualité de préretraité. Un
avis partagé par d'autres voisins qui tout en se déclarant de gauche  ont dit leur
regret  de ne pouvoir rencontrer les élus estimant que leur quartier était en
quelque sorte abandonné.

Les membres de l'équipe se sont ensuite retrouvés avec d'autres camarades au Centre
de Rencontres pour échanger leurs impressions sur la façon dont ils mènent campagne.
Ils ont fait savoir à Jean-Paul Legrand leur satisfaction du travail collectif
engagé qui permet à chacun de s'exprimer et d'apporter sa contribution. Habib,
Fadihla, Christian, Clarence, Malika, Ramdane, Martine C, Laurence, Saliha, Martine
T., Sylvia et Jean-Paul ont ensuite préparer l'organisation du repas fraternel
qu'ils vont proposer prochainement à la population et qui aura lieu le 1er février.
Ils ont enfin examiner les prochaines initiatives de porte à porte, sur les marchés,
et devant les centres commerciaux.



Mardi 15 janvier


Ce mardi, notre équipe s'est retrouvée rue Henri Dunant sur le Plateau Rouher.
Etaient présents Christian M., Laurence, Saliha, Ramdane, Martine M., Martine C.,
Fadhila, aux côtés de Jean-Paul Legrand. L'accueil a été très bon, les habitants
souhaitant connaître concrètement les propositions des candidats. Plusieurs
personnes ont signé notre pétition contre les horodateurs. Une personne originaire
du Congo et de nationalité française nous a dit partager nos idées et notre
démarche. Elle va en parler à ses amis. Une autre travaillant dans le bâtiment a
apprécié les propositions de Jean-Paul Legrand concernant l'insertion des jeunes.
Dans la soirée nous nous sommes réunis au siège de la fédération du PCF pour faire
un point sur notre campagne. Nicole, Malika, Clarence, Christian F. et Habib nous
ont rejoints. Nous avons terminé la soirée autour d'une galette fraternelle à
l'occasion de l'anniversaire de notre camarade Nicole.


Lundi 14 janvier

Ce lundi  14 janvier au soir les militants de la liste "la Gauche !" se sont rendus dans le quartier du Moulin de Creil. Ils ont rencontré plusieurs personnes au porte à porte en remettant leur programme. Ils ont reçu à chaque fois un bon accueil. Les personnes rencontrées ont exprimé leurs difficultés de la vie quotidienne et notamment leur très forte préoccupation concernant le pouvoir d'achat. Le "Travailler plus, pour gagner plus"  de Sarkozy ne fait pas recette auprès de la population qui souhaiterait surtout voir une augmentation générale des salaires et des pensions. Une volonté aussi d'être écoutés et une amertume réelle vis à vis des élus locaux qui ne rendent  visite à nos concitoyens qu'en période électorale, et qui d'ordinaire ne les consultent très peu ou pas du tout. C'est justement l'un des axes de campagne de Jean-Paul Legrand que d'affirmer la nécessité d'une réelle vie démocratique à Creil avec la mise en place d'outils novateurs qui permettent l'engagement des habitants et leur participation à la co-élaboration des choix municipaux. Les gens sont extrêmement attentifs à ces propositions et les élus de l'équipe sortante auront du mal à convaincre qu'ils en sont partisans puisqu'ils n'ont pas mis en place ces outils durant leur mandat. Beaucoup de personnes regrettent ainsi de n'avoir jamais eu la possibilité de rencontrer le maire, même lorsqu'ils en ont émis le souhait en mairie : elles se plaignent d'ailleurs  d'un excès de bureaucratie dans ce domaine. Rappelons que parmi les propositions du programme de la liste "La Gauche !" il est prévu la visite mensuelle d'un quartier par le maire pour y rencontrer les habitants, noter leurs avis et suggestions, mettre en place avec eux des groupes de travail à partir des problématiques soulevés par les habitants eux-mêmes.
 
Jean-Paul Legrand était accompagné ce soir par Habib, Martine, Fadhila, Malika, Clarence, Ramdane, Saliha, tous candidats sur la liste.




Samedi 12 janvier


Malika, Ludivine, Fadilha, Christian, Habib, Martine, Claudette étaient ce samedi matin sur le marché du bas de Creil en haut de l'escalier de la place Carnot. Les militants ont remis plusieurs centaines de programme de la liste "La Gauche !" aux passants.



Vendredi 11 janvier


13 candidats de la liste "La Gauche !" étaient ce  soir sur le terrain à la rencontre des Creillois
 
 
7 militants communistes et sympathisants du PCF étaient présents  entre 17 et 18 heures à l'entrée de l'hôpital public de Creil pour diffuser le programme municipal de la liste "La Gauche ! ". Ainsi Claudette, Ludivine, Nicole, Habib et Christian F. se sont joints lors de cette action à  Jean-Paul Legrand et Sylvie Ventura, candidats  aux prochaines élections cantonales et municipales.
 
Une autre initiative a été prise par les colistiers de "la Gauche !" de 18h à 19h30 : un porte à porte pour rencontrer la population d'un quartier populaire à la cavée de Paris. Cette fois ci ce sont Laurence, Christian H., Fadhila, Saliha, Ramdane et Malika qui ont accompagné Jean-Paul Legrand  lors de la visite qu'ils ont rendue aux habitants de trois cages d'escaliers. Partout les candidats ont trouvé un excellent et chaleureux accueil et une écoute attentive de leurs propositions. Une personne qui avait déjà manifesté son désir d'agir avec les communistes  a d'ailleurs décidé ce soir de rejoindre le PCF et d'être candidate sur la liste "La Gauche !". Ce sont donc au total 13 militants et sympathisants qui ont participé à cette soirée de rencontres avec les Creillois. Tous ont décidé de poursuivre ces initiatives de relation directe avec les gens afin de les écouter et de les convaincre de voter pour "La Gauche !".
 
A la fin de cette soirée, Jean-Paul Legrand a rendu visite à un habitant du plateau Rouher qui a décidé également ce soir de rejoindre la liste "La Gauche !"
 
 
Plus qu'une campagne faite de réceptions et de discours, les colistiers de "La Gauche !" entendent privilégier le contact direct avec les habitants dans un rapport d'écoute et de dialogue personnalisé. Ce style de campagne fondée sur l'échange argumenté sera développé au quotidien par l'équipe conduite par Jean-Paul Legrand.

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Lundi 24 septembre 2007 1 24 /09 /Sep /2007 01:00
Revenir à Marx pour redonner tout son sens à la gauche
  .par Jean-Paul LEGRAND

Ce que revêt le concept de gauche est très divers et de nombreuses acceptions peuvent en être données. Je pense qu'il faut resituer ce concept dans des situations historiques et géographiques précises. Ainsi la gauche des Etats-Unis n'est pas de même nature que la gauche française du fait même que la France a connu une influence du PCF qui a imprégné toute la culture et les traditions de la gauche de notre pays. Ceci étant, je crois qu'on peut dire qu'en général, la gauche peut se définir en rapport à tout un corpus de valeurs dans lesquelles des millions de gens se sont reconnus à travers les luttes des deux derniers siècles : la paix, l'amitié entre les peuples, l'antiracisme, la lutte anticoloniale, l'abolition de l'esclavage, le mouvement coopératif, le syndicalisme de classe, la laïcité, l'autogestion, le féminisme, etc..Bref tout ce qui en s'opposant aux "eaux glacées du calcul égoïste" considère que le développement de l'humanité passe par le développement de chaque être humain. Pour moi la  gauche ce sont tous ces hommes et femmes qui rejettent l'idée d'une fatalité des inégalités sociales, qui  se donnent pour objectif d'agir sur les causes de celles-ci,  qui combattent l'idéologie selon laquelle elles auraient des causes naturelles indépendantes des hommes, qui travaillent pour que la société devienne comme disait Karl Marx" une association où le libre développement de chacun soit la condition du libre développement de tous. 

Le Parti socialiste en France s'est réclamé depuis longtemps de la gauche. Or depuis plusieurs années il a abandonné sa thèse des nécessaires réformes pour dépasser le capitalisme pour adhérer à celle de la régulation du capitalisme. On a vu dans la logique de cette évolution, la plupart des dirigeants de ce parti adopter sous couvert de réalisme ce que certains ont nommé le social-libéralisme et même un nombre non négligeable d'entre eux rejoindre le gouvernement de droite. Autrement dit le P.S a opté pour un accompagnement du capitalisme qui consiste à trouver les meilleurs moyens pour que les diverses forces sociales collaborent, trouvent un "modus vivendi" qui serait supposé permettre au capitalisme d'être moins sauvage. Mais la réalité contredit chque jour cette thèse, le capitalisme développe une inhumanité sans précédent dans l'histoire touchant les plus larges masses d'individus sur la planète partout où il n'y a pas une volonté majortitaire des peuples à rompre avec lui dans encore de trops rares endroits comme le Venezuela ou Cuba. 

De son côté,  victime idéologique de l'écroulement des sociétés de l'Est qui se réclamaient du communisme, déstabilisé par les rapides modifications sociologiques intervenues dans la classe ouvrière notamment avec les  mutations qui ont eu cours dans le travail ces dernières décennies, et affaibli par ses  difficultés à théoriser ces évolutions pour en tirer des enseignements et des conséquences pratiques quant à ses formes d'organisation  et quant à ses alliances,  le Parti communiste a connu une baisse d'influence considérable  même si il se donne toujours comme objectif  le dépassement du capitalisme et qu'il a procédé à une avancée théorique majeure sur la démocratie la considérant comme le moteur et le  but de la transformation.

Les organisations troskystes, quant à elle, se réclamant de la rupture avec le capitalisme, n'ont pas davantage pris en compte les évolutions de la nouvelle classe ouvrière et n'ont que très peu avancé sur le plan théorique, la plupart étant même très en retard sur le parti communiste concernant les questions relatives à la démocratie considérée comme but et comme moyen de la transformation sociale. Même si une organisation comme la LCR a pu progresser sur le plan électoral en bénéficiant de la crise de la gauche traditionnelle, elle  reste prisonnière d'une stratégie qui place la création d'un parti de la gauche radicale en termes politiciens de positionnement vis à vis du Parti socialiste éloigné de l'idée fondamentale de mouvement populaire majoritaire sans lequel il ne peut y avoir de transition au socialisme.

Pour autant si les valeurs de gauche perdurent du fait de la portée historique de la Révolution française, des grandes luttes et conquêtes sociales notamment celles issues de la la Résistance, les idées de transformation sociale  pour des secteurs entiers de la société  peuvent aujourd'hui paraître  comme dépassées car elles semblent davantage provenir du passé que d'apporter une compréhension du présent. Or si le présent ne peut s'appréhender qu'à partir de l'histoire, force est de constater que les forces démocratiques n'ont pas placé comme priorité de l'éducation populaire la question de la transmission des savoirs historiques et notamment de l'histoire de la classe ouvrière, des mouvements d'émancipation, en particulier des luttes anti-coloniales, anti-impérialistes. L'analyse  sérieuse de l'échec des pays dits communistes reste elle aussi une affaire très confidentielle et pour l'instant la gauche n'en a que très peu popularisé des enseignements  qui sont pourtant indispensables au mouvement populaire pour ne pas reproduire les erreurs du passé : entraîné par le courant de l'idéologie dominante néo-libérale on s'est souvent limité à gauche à assimiler cet échec à celui du communisme. Dans ce contexte, les forces réactionnaires des complexes médiatico-idéologiques ont entrepris une vaste entreprise  contre les valeurs de gauche, contre toutes les idées progressistes en favorisant un nouvel obscurantisme, allant jusqu'à  contester voire censurer la pensée scientifique, le matérialisme philosophique, et tout particulièrement le marxisme en l'assimilant aux régimes qui se sont dits communistes mais dont la pratique d'un "marxisme" qui n'en avait que le nom  les a conduits au terrible échec historique que l'on connait.  

Le recul du marxisme vivant comme outil théorique et pratique pour comprendre  et transformer le monde  est l'une des difficultés pour générer une connaissance dialectique  des mouvements sociaux, une compréhension de la lutte des classes dans ce capitalisme mondialisé, qui devient de plus en plus un carcan pour la révolution informationnelle et technologique en cours, laquelle mobilise des centaines de millions d'être humains et modifie en profondeur leur place, leur rôle  au sein des forces productives de notre temps.

La gauche est donc à la croisée des chemins : ou bien elle se régénèrera dans un sursaut par lequel, à la lumière du marxisme et de toutes les pensées progressistes, de nouvelles idées révolutionnaires et d'émancipation deviendront l'affaire de millions d'hommes et se transformeront en luttes démocratiques et  libératrices ou bien elle ne sera plus qu'un vestige de la société capitaliste industrielle laissant la place à un capitalisme mondialisé essentiellement financier générateur de guerres, des pires violences de masse et d'une exploitation de l'humanité jamais atteinte.

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Jeudi 13 septembre 2007 4 13 /09 /Sep /2007 22:26
Bravo aux maires qui défendent l'honneur de la France !

jpb_march__creil_5.jpg Interview - Jean-Pierre Bosino, maire PCF de Montataire s'indigne sur LCI.fr, de la pression exercée par les préfets pour atteindre les quotas d'expulsions.
Il continuera d'aider les sans-papiers, "c'est une question d'honneur".

LCI.fr : Que pensez-vous de la nouvelle réunion organisée mercredi par Brice Hortefeux avec les 20 préfets qui n'ont pas atteint leur quota d'expulsion de sans-papiers ?
Jean-Pierre Bosino, maire communiste de Montataire, dans l'Oise : C'est dans la continuité de ce qui se passe depuis déjà quelques années, à savoir que l'on essaie de nous faire croire qu'en expulsant à tour de bras on va régler les problèmes de notre pays. C'est parfaitement scandaleux. Tout comme est scandaleuse la méthode employée par le gouvernement en convoquant des préfets pour leur dire "il faut expulser plus encore" ! Je ne veux pas faire de comparaison trop caricaturale ni outrancière mais quand même, je ne peux pas m'empêcher de penser à ce que faisaient les gouvernements et les préfets de l'époque 1940-44, même si la destination finale n'était pas la même.
 
LCI.fr : Le préfet de l'Oise n'était pas convoqué à cette réunion...
J-P.B. : Evidemment ! Ça doit être un bon élève, puisqu'il nous a même écrit pour nous menacer. C'est certainement le premier de la classe même.
 
LCI.fr : Quand avez-vous reçu ce courrier et que disait-il ?
J-P.B. : A mon retour de congés en juillet, j'ai effectivement découvert un courrier du préfet de l'Oise, qui me disait qu'en parrainant des sans-papiers je pouvais tomber sous le coup de sanctions pénales pour l'aide au séjour irrégulier d'étranger. Heureusement que j'étais bien assis. De toute façon, peu importe, s'il veut me poursuivre et me mettre en prison, qu'il le fasse ! Avec trois autres maires (ndlr : Creil, Montiers, Villers-St-Paul), présents en août, et qui avaient eux- aussi fait des parrainages, nous avons fait une réponse au préfet dans laquelle nous avons redit qu'il n'est pas acceptable que l'on soit menacés alors que d'après la Déclaration des Droits l'Homme, nous devons protection aux personnes menacées dans leur vie. C'est toute l'histoire de notre pays.
 
LCI.fr : Les préfets se plaignent du manque de collaborations de certains maires, dont vous faites partie, pour trouver les sans-papiers ?
J-P.B. : Mais c'est tout à l'honneur des élus et des citoyens mobilisés que d'empêcher ces expulsions. C'est l'honneur de la France qui est en jeu. C'est très bien qu'ils aient des difficultés et n'arrivent pas à expulser comme ils le souhaitent.
 
LCI.fr : Vous-même, avez-vous parrainé des sans-papiers ?
J-P.B. : Nous avons parrainé trois femmes originaires d'Angola, ainsi que tous leurs enfants. Elles étaient arrivées dans un foyer Aftam (ndlr : Association d'aide et d'accompagnement pour l'hébergement, l'insertion sociale et l'accueil médico-social des travailleurs migrants, demandeurs d'asiles...). Quand elles ont été déboutées de leur demande d'asile, l'Aftam a voulu les jeter à la rue, le préfet les attendant bien évidemment à la sortie pour les expulser. C'est à partir de là que la municipalité a décidé de les parrainer. On a fait une cérémonie officielle dans la salle du conseil municipal. Nous avons pris ces trois familles sous notre protection. Et aujourd'hui, pour la petite histoire, elles sont toutes régularisées.
 
LCI.fr : Ne vous sentez-vous pas un peu seul ?
J-P. B. : C'est sûr qu'il y a des élus qui sont un peu frileux et qui sont malheureusement touchés par cette guerre idéologique qui vise à jouer sur des sentiments malsains de division des gens. Quand cela vient de Le Pen, on n'est pas surpris. Mais quand cela vient du président de la République et du gouvernement de la France, je trouve cela terrible. Les étrangers ne sont pas responsables de la souffrance des Français.
Je ne me sens pas seul car pour moi, ce combat est une question d'honneur. Jamais je ne me résignerais face à une menace comme celle-là. C'est d'ailleurs une tradition dans notre ville, puisque le maire de Montataire à l'époque de l'Algérie, avait été suspendu parce qu'il avait pris position contre cette guerre.
contre cette guerre.


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Jeudi 13 septembre 2007 4 13 /09 /Sep /2007 07:00

Venez à la fête de l'Humanité
3 jours de fête non-stop à 1 heure de Creil  
Attention le car partant de Creil le dimanche à 9h15 au garage Esso Debuquoy  prendra PRIORITAIREMENT les personnes ayant réservé leur place    au préalable au 06 15 11 76 68 avant le samedi 15 septembre.           

Iggy Pop  et the Stooges -  The John Butler  Trio -Renaud - Olivia Ruiz
Ayo - Grand corps malade
Les Fatals Picards - Johnny Clegg - Luke -Akli D - Les ogres de Barback - Razorlight - West side story par le philarmonique de Radio-France - La Rumeur - 

Les débats
-Forum Latino-Américain avec la fille de Che Guevara
-Solidarité avec le peuple Palestinien
-Comment risposter aux mauvais coups de la droite ?
-Solidarité avec l'Afrique et les enfants victimes du sida
-La parole aux quartiers populaires
-Lutter contre la pauvreté et la misère

A noter à l'Espace Nord un débat sur le Vénézuela et la Bolivie avec la participation de dirigeants des gouvernements de ces deux pays

programme intégral sur www.humanite.fr

CLIQUEZ ICI POUR VOIR LE CLIP VIDEO de la Fête de l'Huma 
Pour se rendre à la fête à partir de la Région Creilloise
En voiture (50 kms) : de Creil se rendre au péage de l'autoroute A1 à Senlis direction Paris, sortir de l'autoroute à la sortie N°5 Drancy, La Courneuve, le Bourget. Dans le Bourget suivre le fléchage. Il est conseillé de se garer sur les parkings prévus sous peine de ne pas trouver de place de stationnement.
En car :


Horaire des cars : attention réservation préalable obligatoire auprès de 
Nicole Capet au 06 62 85 11 24 
ou 
Jean-Paul Legrand au 06 15 11 76 68
Le dimanche 16 septembre
des cars partiront 
de Nogent sur Oise supermarché Auchan à 8h40,
de la mairie de Montataire sur le parking Ambroise Croizat à 8h50, 
de Saint Leu d'Esserent, Place de la république à 9h00
de Saint Maximin, carrefour du cimetière à 9h10
de Creil Garage Esso Debuquoy à 9h20
Retour dimanche soir à 19h au départ de la fête. 
Inscription préalable nécessaire car aller et retour 5€ à payer d'avance pour la réservation. Vignette  d'entrée à la fête 15 euros -gratuit pour les moins de 15 ans. 

Réservation places de cars et vignette en vente auprès des militants communistes sur les marchés de Creil et Montataire 
ou auprès de Jean-Paul Legrand au 06 15 11  76 68 

 


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Mardi 11 septembre 2007 2 11 /09 /Sep /2007 00:12
   Camarade Salvador Allende
"Continuez à penser que s’ouvriront bientôt, beaucoup plus tôt que tard, les grandes avenues où passera l’homme libre pour construire un monde meilleur". Salvador Allende - 11 sept. 1973
 

SALVADOR ALLENDE
Vidéo envoyée par vozrebelde

 Voici le  dernier discours prononcé par le Président démocratiquement élu de la République du Chili le 11 septembre 1973 renversé par un violent coup d'Etat  des forces réactionnaires soutenues par l'armée qui a foulé au pied l'ordre constitutionnel. Salvador Allende s'adresse à son peuple avec un courage admirable, il combattra jusqu'au bout en affirmant ses convictions et ses valeurs démocratiques avant de se donner la mort au moment où les militaires fascistes qui ont organisé le coup détat commandité par les Etats-Unis et la bourgeoisie chilienne bombardaient le palais présidentiel. L'expérience socialiste chilienne fut ainsi écrasée dans le sang et la terreur par le sinistre Pinochet. Souvenons nous de ce grand militant et démocrate que fut le camarade Allende et des milliers de camarades qui furent tués, torturés et persécutés au nom du capitalisme. Que la jeunesse apprenne qui sont  nos martyrs, qu'elle voit en eux l'exemple du courage et de la lutte. Hasta la Victoria !


 

Je paierai de ma vie la défense des principes qui sont chers à cette patrie. La honte rejaillira sur ceux qui ont renié leurs engagements et manqué à leur parole, comme ils ont renié la doctrine des forces armées…

Le peuple doit être vigilant, il ne doit pas se laisser provoquer ni massacrer, mais il doit défendre ses conquêtes. Il doit défendre le droit de construire avec son travail une vie digne et meilleure…

En ce moment les avions nous survolent. Il est possible qu’ils nous criblent de projectiles. Mais sachez que nous sommes ici, ne serait-ce que pour affirmer par notre exemple que, dans ce pays, il y a des hommes qui savent accomplir leur devoir. Je le ferai comme représentant du peuple et avec la volonté lucide d’un président qui a conscience de la dignité de sa charge…

Compatriotes, il est possible qu’ils réduisent les radios au silence. Je prends congé de vous. Peut-être est-ce la dernière fois que j’ai l’occasion de m’adresser à vous. Les forces aériennes ont bombardé les tours des radios Portales et Corporación. Mes paroles n’expriment pas l’amertume mais la déception. Elles seront le châtiment moral de ceux qui ont trahi le serment qu’ils ont prêté, les soldats chiliens, les commandants en chef, l’amiral Merino qui s’est lui-même désigné comme tel, le général Mendoza, ce général vil qui, hier encore, manifestait sa solidarité et sa loyauté envers le gouvernement et qui s’est désigné lui-même commandant en chef des carabiniers.

Face à ces événements, il ne me reste qu’une chose à dire aux travailleurs : je n’abdiquerai pas. Situé en ce moment historique, je paierai de ma vie ma loyauté au peuple. Je vous dis avoir la certitude que la semence que nous avons enfouie dans la conscience digne de milliers et de milliers de Chiliens ne sera pas définitivement perdue. Ils ont la force, ils pourront nous asservir, mais on n’arrête les mouvements sociaux ni avec le crime ni avec la force. L’histoire est nôtre, ce sont les peuples qui la font.

Travailleurs de mon pays, je veux vous dire ma gratitude pour la loyauté que vous avez toujours eue, pour la confiance que vous avez mise en un homme qui fut seulement l’interprète des grandes aspirations à la justice, qui s’est engagé à respecter la Constitution et la loi, et qui l’a fait.

C’est le moment final, le dernier où je peux m’adresser à vous. J’espère que la leçon sera comprise. Le capital étranger, l’impérialisme, uni à la réaction, ont créé le climat propice pour que les forces armées rompent avec leur tradition, celle que Schneider leur avait indiquée et que le commandant Araya avait réaffirmée, victimes du même milieu social qui doit aujourd’hui attendre dans ses maisons de conquérir le pouvoir avec l’aide de l’étranger, pour continuer à défendre ses propriétés et ses privilèges.

Je m’adresse surtout à la femme modeste de notre terre, à la paysanne qui a cru en nous, à l’ouvrière qui a travaillé davantage, à la mère qui a toujours su s’occuper de ses enfants. Je m’adresse aux cadres de la patrie, aux cadres patriotes, à ceux qui depuis longtemps luttent contre la sédition dirigée par les syndicats patronaux, syndicats de classe dont le but est de défendre les avantages d’une société capitaliste.

Je m’adresse à la jeunesse, à ces jeunes qui chantèrent et communiquèrent leur joie et leur esprit de lutte.

Je m’adresse à l’homme du Chili, à l’ouvrier, au paysan, à l’intellectuel, à ceux qui seront poursuivis parce que le fascisme est déjà présent depuis longtemps dans notre pays, perpétrant des attentats terroristes, faisant sauter les ponts, coupant les voies ferrées, détruisant les oléoducs et les gazoducs, devant le silence de ceux qui avaient le devoir d’agir … l’histoire les jugera.

Radio Magallanes va sûrement être réduite au silence et le son paisible de ma voix n’arrivera pas jusqu’à vous. Peu importe, vous continuerez à m’entendre. Je serai toujours à vos côtés, mon souvenir sera au moins celui d’un homme digne qui fut loyal à sa patrie. Le peuple doit se défendre, mais ne pas être sacrifié. Le peuple ne doit pas se laisser abattre ni cribler de coups, et il ne doit pas non plus se laisser humilier. Travailleurs de mon pays, j’ai foi au Chili et en son destin. D’autres hommes surmonteront le moment triste et amer où la trahison prétend s’imposer. Continuez à penser que s’ouvriront bientôt, beaucoup plus tôt que tard, les grandes avenues où passera l’homme libre pour construire un monde meilleur.

Vive le Chili, vive le peuple, vivent les travailleurs !

Ce sont mes dernières paroles. J’ai la certitude que le sacrifice ne sera pas vain. J’ai la certitude que, du moins, il y aura une sanction morale qui châtiera la félonie, la lâcheté et la trahison.


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Samedi 25 août 2007 6 25 /08 /Août /2007 19:19

                    La prison



La prison ??? La prison pour des enfants. Est-ce vraiment la solution, la prison ? 

Elle est bien moche cette société fondée sur le culte de l'argent et du plus fort, pétrie de violence, faite de chômage et de précarité pour des millions de gens tandis qu'une minorité joue à la bourse et gagne des milliards à ne rien faire ou si peu. Ils n'ont pas à s'inquiéter eux, si leurs valeurs baissent, les banques centrales viennent renflouer leurs pertes. Mais quand un petit artisan, une famille ouvrière demandent un crédit, c'est la croix et la bannière et c'est au taux le plus cher. Le crime n'est pas seulement là  où la presse à scandale  et les médias braquent leurs projecteurs.

La délinquance elle n'est pas que chez les pauvres. La délinquance financière, le racket quotidien des gens honnêtes par le grand capital, quand en parlera-t-on ?  Pourquoi est-ce tabou ?  Est-ce que je dis des gros mots quand je parle de capitalisme ? Quand je parle d'exploitation et de souffrances ? 

Des gamins de 15 ans en prison : n'est ce pas cette société qui est malade ? A quinze ans on devrait pouvoir faire des rêves de bonheur, voir l'avenir devant soi ? Faut-il que cette société soit tant malade pour produire des familles déchirées, des jeunes sans espoir,  des gens tellement individualistes qu'ils ne pensent plus qu'à se faire une place en écrasant les autres ? Que de souffrances ! Que de misère !

Il est temps de se rassembler et de s'unir contre cette aliénation que les gouvernements qui se sont succédé depuis des décennies ont entretenue et renforcée pour que jamais on ne touche au grand capital, au sacro-saint capital ! Ils ont travaillé sans relâche pour désespérer la classe ouvrière, casser ses plus grands acquis, brouiller les repères de  classe, pour réduire considérablement l'influence du parti communiste qui a tant oeuvré dans ce pays pour le progrès social .

Il est  temps  que les gens du peuple s'organisent démocratiquement contre les bonimenteurs bateleurs du type de Sarkozy qui exploitent l'émotion provoquée par tel ou tel événement  pour  dispenser leur démagogie. Il est temps de ne plus se laisser emporter par des illusions d'une gauche qui changerait la vie et qui lorsqu'elle est au pouvoir renonce totalement à s'attaquer aux privilèges. Il est temps de s'auto-organiser , dans les usines et les bureaux, dans les quartiers populaires et de préparer démocratiquement  la riposte révolutionnaire. Il est temps de devenir des citoyens lucides pour ne pas laisser des enfants de quinze ans aller en prison, mais que la société leur tende la main, les éduque et leur redonne l'espoir de vivre, leur offre des moyens de retrouver le chemin de la dignité, l'apprentissage du respect,  avec beaucoup, beaucoup, d'affection et d'amour. 

Mais il est vrai que cela ne rapporte pas d'argent, au contraire cela coûte  cher : plus de professeurs, plus de psychologues, plus d'éducateurs, oui plus d'êtres humains qui s'occupent des autres, aident, soutiennent,  accompagnent, éduquent, éveillent, et donnent du sens aux valeurs de fraternité, de solidarité, d'honnêteté. Ce dont souffre la jeunesse c'est autant du manque d'emplois que de considération et surtout de projets, de possibilités de se projeter dans un avenir pas seulement individuel mais aussi humain et collectif.  Les jeunes, les pauvres, les délinquants, qu'ils crèvent ! voilà ce que nous répondent toutes les politiques qui sacrifient l'homme sur l'autel du fric-roi. J'exagère ?  On vient d' annoncer la suppression de plus de 11000 postes dans l'éducation nationale ! On casse les services publics qui sont les services de la solidarité, utiles aux  gens modestes et démunis, indispensables à leur survie, indispensables pour la majorité des habitants de ce pays, des services sans lesquels  la jungle du chacun pour soi  serait encore plus féroce. Oui cela coûte cher pour les capitalistes mais pour nous rien n'est trop cher dès qu'il s'agit de nos vies. Comme le dit le slogan "Nos vies valent bien plus que leurs profits !" 

Une société qui ne voit  et  ne jure que par l'immédiateté du résultat, qui vénère  l'accumulation de l'argent pour l'argent, qui oublie son passé et refuse d'inventer l'avenir, est condamnée à sa perte. Elle menace l'Humanité toute entière de périls irréversibles. Les hommes ont besoin d'entrer dans une ère où la pensée et l'action  créatrices de chaque individu devienne le chaînon essentiel du développement de tous. Tout ce qui fera obstacle à ce mouvement nous conduira au néant.  Si il y a un sens à l'existence c'est celui de devenir toujours plus humain et donc de s'extraire de l'animalité et de la barbarie accumulée à travers des siècles de guerre et d'affrontements, des siècles et des générations marqués par la violence, de passer  à un nouveau degré de la civilisation que bien des oeuvres d'art dans leur visée annonciatrice ont su préfigurer. 

L'avenir appartient à ceux pour qui les vraies valeurs ne s'achètent pas et ne s'achèteront jamais. Le communisme n'est autre que ce combat pour l'émancipation  qui  délivrera l'humanité des rapports de classe et de la marchandisation de l'humain.


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Vendredi 24 août 2007 5 24 /08 /Août /2007 19:01

Massacre de l’emploi

dans l’Education nationale

 
 

Le gouvernement annonce 11200 suppressions de postes dans l’éducation nationale pour la rentrée 2008.
Moins de profs, moins de surveillants, moins de remplaçants, moins d’enseignement notamment en langues et en arts plastiques dans les lycées et collèges en particulier, avec des menaces sur les postes en maternelle, c’est une hécatombe pour l’emploi et une régression pédagogique et sociale inouïe que prépare Sarkozy et son gouvernement. Il entend également se décharger du financement de l’enseignement de l’université et de la recherche en le confiant de plus en plus aux collectivités locales et à l’initiative privée des entreprises qui de leur côté exigeront de piloter les contenus pour remodeler les formations universitaires et la recherche sur les seuls critères de la rentabilité capitaliste.
 
Au delà des milliers de suppressions de postes on est en face d’ une stratégie calculée et programmée par les idéologues de la droite et les milieux les plus rétrogrades pour casser définitivement l’école publique, laïque et gratuite. C’est la remise en cause de décennies de luttes pour une école démocratique au service de l’égalité des chances, permettant au plus grand nombre d’avoir accès à la l’éducation et à la culture. Leur objectif : consacrer le moins d’argent possible à l’éducation nationale pour l’orienter vers l’enrichissement des capitalistes notamment en livrant la formation, l’éducation et la recherche aux affairistes et en faire des marchandises qui rapporteraient de plus en plus de profits.
 
La solution passe par la riposte unie des parents, des jeunes, des personnels de l’éducation et de l’ensemble des salariés pour qu’éducation et formation deviennent des priorités et des services assurés gratuitement à tous, tout le long de la vie. Le budget de l’Education nationale et de la recherche publique doit impérativement être porté au minimum à 7% du PIB dans un pays aussi riche que le nôtre, mais pour cela il faut faire le contraire de ce qu’entreprend Sarkozy : il faut faire payer les grande finance capitaliste dont les profits explosent.
C’est en portant cette exigence politique dans les luttes qu’on pourra gagner une véritable école de la réussite pour tous.

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Dimanche 19 août 2007 7 19 /08 /Août /2007 00:28
 

 A Venissieux, la bataille du maire contre les saisies et les expulsions

André Gérin, le député-maire PCF de Vénissieux, a perdu face au préfet du Rhône. Cet ancien ouvrier spécialisé (OS) de Berliet, élu de la ville communiste de la banlieue lyonnaise, avait pris en juin dernier un arrêté interdisant les coupures d’eau, d’électricité et de gaz pour les familles en difficulté économique et sociale sur le territoire de sa commune, sur la base des pouvoirs de police du maire, afin de garantir le "bon ordre, la sûreté, la moralité et la salubrité publique".

S'en est suivi une guerre de position avec le préfet du département, qui a finalement réussi à faire annuler l'arrêté. Le préfet du Rhône avait demandé l’invalidation de cet arrêté, avançant que le maire de Vénissieux était "sorti du cadre de sa compétence en matière d'exercice de ses pouvoirs de police et, plus généralement, de ses compétences".

L’argument du préfet reposait sur l’existence d’aides aux familles en difficulté au niveau départemental. Le 20 juillet, le tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête du préfet du Rhône estimant que "le moyen soulevé par le préfet du Rhône tiré de l'incompétence du maire ne paraît pas, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de l'acte attaqué".

Le préfet du Rhône a alors fait appel de cette décision: la cour administrative d’appel de Lyon vient de lui donner raison. En effet, la cour estime que "le maintien de la fourniture d’eau, de gaz et d’électricité n’est pas justifiée par les troubles à l’ordre public", et que le maire de Vénissieux a eu tort d’invoquer ce motif pour interdire ces coupures.

Pendant l’audience, l’avocat de la préfecture du Rhône n’a pas hésité à comparer les actions des maires à des méthodes de "guérilla médiatique". Guérilla qui a été rapprochée de la "surenchère" médiatique du réseau Réseau éducation sans frontières, qui s’oppose à l’expulsion d’enfants scolarisés et de leurs parents (RESF), suscitant l’incrédulité de la salle. Pour sa part, le maire de Vénissieux a insisté sur "les carences majeures de la société" indiquant qu’il s’agissait de "non-assistance à personnes en danger".

Le comité de soutien d’André Gérin était pourtant confiant, encouragé par le précédent de Champigny-sur-Marne. En effet, le 16 mai, le tribunal administratif de Melun avait, pour la première fois, rejeté les procédures entamées par EDF et Gaz de France contre l’arrêté du 7 avril 2005 pris par le maire de Champigny-sur-Marne, Dominique Adenot.

L’argument, consistant une nouvelle fois à nier toute autorité compétente au maire en matière de législation dans le domaine, avait été jugé irrecevable. Le tribunal avait notamment fait reposer sa décision sur l’article L.2212-1 du Code général des collectivités locales concernant l’ordre public et la sécurité.

Le cas de Melun avait, semble-t-il, inspiré André Gérin qui a promis, en apprenant l’annulation de son arrêté par la cour administrative d’appel de Lyon, de prendre dans les prochains jours un arrêté contre les saisies immobilières, un arrêté contre les expulsions sur le territoire de Vénissieux… et un nouvel arrêté interdisant les coupures d’électricité de gaz et d’eau.

"En tant que maire, je n’accepterai pas d’être muselé. Je veux crier haut et fort ma volonté de combattre la grande pauvreté d’une société aveugle, insensible et égoïste."

En ne désarmant pas, le député-maire de Vénissieux veut faire de ses arrêtés un combat politique. La "guerilla" continue...

Source : Rue 89. et Blog d'Ulrich Savary


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