Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Citoyens en mouvement

Politique, culture, éducation, formation pour la vie démocratique - blog créé le 10 mai 2006

Quartiers de Creil

La vie dans nos quartiers, la parole aux habitants

 

Je travaille sur le plateau Rouher. J'y vis en fait plus de 8 heures par jour. Je connais de plus en plus d'habitants. Je crois qu'ils apprécient d'avoir un élu à leurs côtés car je veux leur être utile en les recevant, en les écoutant, en les aidant dans leur démarche. Ils savent qu'ils peuvent venir me voir à l'école après les cours  ou en d'autres lieux où je les recevrai afin de dialoguer, d'échanger, de partager comme j'en ai eu le plaisir lors de la mobilisation des parents d'élèves il y a quelques jours pour défendre notre école publique avec l'ensemble des enseignants.

 

Ce matin avec ma famille nous avons participé à la brocante de la place de l'église, j'ai eu le plaisir de rencontrer de nombreux habitants, l'occasion de parler du pouvoir d'achat, des problèmes de logement, des inquiétudes pour nos jeunes, leurs études, leur emploi. Le problème N°1 pour beaucoup de personnes et en particulier pour les jeunes c'est l'emploi. Creil a besoin de favoriser tout ce qui peut développer l'emploi, l'activité. Pour ma part je suis convaincu que notre municipalité agit notamment en essayant d'offrir les meilleures conditions aux entreprises pour venir s'installer comme l'a montré l'inauguration récente de  3500 m² de bureaux et d'ateliers mis à la disposition des entrepreneurs au centre d'activités du Bois Saint Romain.

L'objectif est de promouvoir la création d'emplois et d'entreprises sur le secteur. La SEMEISO qui est l'opérateur  s'engage à apporter à une entreprise une solution d'implantation au meilleur tarif en ne réalisant pas de bénéfice.

 

Il nous faut faire mieux encore en construisant de véritables stratégies de développement. Je pense à l'arrivée du TGV dans quelques années mais sans attendre nous devons élaborer une stratégie autour de la rivière notamment en lien avec le futur canal Seine Nord Europe et le trafic fluvial qu'il va générer. Notre rivière peut être génératrice d'emplois par le développement d'activités concernant le transport fluvial, le tourisme fluvial et la logistique. Cela fait plusieurs mois que j'agis pour démontrer que nous pouvons aller  en ce sens. Avec de nombreux amis, avec des chefs d'entreprise et des élus de toute tendance, je suis à l'initiative de rencontres qui permettent à chacun de construire petit à petit une perspective de développement sérieux et durable autour des atouts de notre rivière. Développement du port de commerce de Nogent, projet du port de plaisance de Creil, ateliers de réparation de bateaux, fabrication de barges, centres logistiques mutimodaux, liaison transport fluvial et ferroviaire, amélioration des berges et viabilisation selon leur destination des terrains attenants à  nos rives, nous avons dans ce sud de l'Oise d'immenses atouts encore inexploités. Cette stratégie doit devenir intercommunale, elle doit même rassembler l'ensemble des communautés de communes et d'agglomération du sud de l'Oise. Je vais continuer à persévérer dans cette voie afin  de convaincre beaucoup plus d' élus et d' habitants . Je veux faire du développement économique et urbain ma priorité. Nous sommes de plus en plus nombreux à penser que là est l'essentiel. Cela me motive beaucoup, je trouve que c'est beaucoup plus enrichissant que les joutes oratoires, les échanges de noms d'oiseaux au sein de nos assemblées, que  toutes les polémiques politiciennes et stériles qui ne vont pas manquer de surgir avant les prochaines élections et qui ne visent qu'à diviser les citoyens et les déssaisir des véritables enjeux.

 

D'ailleurs beaucoup de le gens me le disent, ils en ont assez, ils sont fatigués des chiquaneries des partis politiques, ils aspirent non seulement à ce qu'on sollicite leurs avis mais aussi à ce qu'ils deviennent  co-décideurs . La tâche n'est pas simple mais elle n'est pas impossible si les gens s'en mêlent et refusent de se transformer en troupes électorales d'un camp contre un autre, d'un parti contre un autre, pour obtenir au bout du compte un alignement et une soumission de tous les états-majors politiques au pouvoir de l'argent.

 

Nous devons favoriser l'indignation et l'insoumission ! Rien n'est plus urgent que la liberté de chaque individu de refuser ce système qui nous écrase, de refuser ces pouvoirs coercitifs qui nous dévalorisent et nous méprisent . Rien n'est plus urgent de libérer les énergies créatrices et volontaires pour inventer des solutions nouvelles.

 

Je reproduis l'article du Parisien sur l'événement qu'a constitué l'initiative du Centre Brassens dont je suis adhérent et qui visait à donner la parole aux habitants. J'ai participé à une soirée d'échange  avec les citoyens. J'ai beaucoup apprécié qu'on leur donne la parole et qu'ils puissent en toute simplicité exprimer leurs préoccupations. Il faut les écouter et les entendre. Il faut aussi les solliciter pour qu'ils soient acteurs de leur quartier, citoyens, solidaires, vivant dans le respect et la compréhension magré les difficultés souvent très prégnantes de la vie quotidienne. Le Centre Brassens fait beaucoup en ce sens, son personnel, ses bénévoles participent par leurs actes à une démocratie vivante sans laquelle le vie serait encore plus dure dans le quartier. Cette structure du centre Brassens est vitale à la vie du quartier. Les habitants peuvent compter sur ma présence et mon soutien pour la défendre et la développer.

 

 

La parole aux habitants du quartier Rouher

Elisa PERRIGUEUR | Publié le 12.06.2011, 07h00

Creil, hier. Les habitants se sont installés au cœur du quartier du Rouher pour la Cité en fête. L’événement annuel a attiré un millier de personnes. « L’idée est que les riverains soient impliqués », explique Christelle Calendrier.

Creil, hier. Les habitants se sont installés au cœur du quartier du Rouher pour la Cité en fête. L’événement annuel a attiré un millier de personnes. « L’idée est que les riverains soient impliqués », explique Christelle Calendrier. (DR.



   

« On voulait de vrais témoignages. Connaître le ressenti des habitants. » Bénédicte Madelin, du centre Georges-Brassens de Creil, à l’origine du projet Temps d’échanges, a réussi son pari.

Les habitants de tous âges et origines de Rouher sont venus raconter leur vie dans ce quartier aux innombrables nationalités souvent montré du doigt.

La question était volontairement large : « Sans thématique précise, les gens se sont lâchés, ont mené le débat. C’est ce qu’on voulait! se réjouit Christelle Calendrier, autre membre du centre. Ils évoquent des tracas quotidiens auxquels les enquêtes et statistiques ne pensent pas forcément. » Voici, pour la première fois, les résultats et les problèmes les plus cités.


L’insécurité routière.

 

« Lorsque j’emmène mes enfants à l’école, j’ai peur sur la route », avoue une maman. L’insécurité routière « est la crainte majeure. A Rouher, c’est le manque de trottoirs ou d’infrastructures qui inquiète, beaucoup plus que les agressions physiques, comme certains l’imaginent », constate Bénédicte.


Des carences en services et en produits.

 

« On trouve les mêmes pistaches dans tous les commerces! » Si la remarque d’une habitante a fait sourire, elle révèle le manque de variété dans les produits pour les 12000 habitants. « Depuis la récente fermeture d’un discount, il n’y a que des commerces similaires. Beaucoup voudraient à nouveau un grand complexe », souligne Christelle. Le manque de médecins et l’absence de dentistes ont aussi été soulevés.


L’attachement au quartier.

 

« Les habitants qui ont témoigné ne veulent pas fuir. Ils aiment Rouher et veulent que les choses s’arrangent, insiste Bénédicte, sur des détails comme le bruit, la saleté due aux travaux. » Les habitants sont également prêts à s’investir, mais disent ressentir un manque de reconnaissance des élus.


Rouher est l’un des premiers quartiers à expérimenter ces tribunes libres en France. Cinquante autres suivront d’ici juin 2012. A terme, la Fédération des centres sociaux et socioculturels de France (FCSF) rédigera un rapport national. « Il sera remis au futur ministre de la Ville pour que les choses bougent », assure Bénédicte.

Retour à l'accueil

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

À propos


Voir le profil de Jean-Paul Legrand sur le portail Overblog