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Citoyens en mouvement

Politique, culture, éducation, formation pour la vie démocratique - blog créé le 10 mai 2006

Le capitalisme est bien malade, achevons-le !

Révolution en Islande, le capitalisme en accusation. La censure de nos médias continue sur l’action du peuple islandais comme sur la lutte du peuple grec !

 

En France, la grève générale de jeudi promet d’être massive. Elle pourrait n’être qu’un début d’un grand mouvement social et politique.

Il faut une autre voie que le capitalisme. Lorsqu’avant la crise je me prononçais clairement pour un processus révolutionnaire dans notre pays,

notamment dans la campagne électorale que j’ai menée avec notre liste « La Gauche ! », bien des personnes étaient dubitatives ou ironiques. Aujourd’hui beaucoup de citoyens sont attentifs à la situation, inquiets, ils cherchent une issue et n’excluent pas un grand mouvement de masse démocratique.

 

Il faut rejeter les tabous, être iconoclaste, percevoir ce qui vient du fond même de la société toute entière. Le système politique actuel est en crise. La gauche est en crise, incapable de construire une alternative de véritable transformation parce que dans son ensemble la gauche actuelle se refuse d’admettre l’exigence de la transformation révolutionnaire que les contradictions du capitalisme sont en train de faire émerger.

 

Pourtant il n’y aura aucune issue à la crise sans développement d’une démocratie auto-gestionnaire, sans luttes populaires pour un développement fondé sur les êtres humains et non plus sur l’accumulation du capital, sans le renversement des vieilles institutions qui ont fait faillite et leur remplacement par une démocratie d’engagement des grandes masses de citoyens avec des institutions nouvelles permettant le droit de vote pour tous, la proportionnelle, la réduction du pouvoir personnel, la révocabilité des élus y compris dans les institutions économiques et les entreprises d’intérêt général qui doivent être nationalisées de façon démocratique, gérées et contrôlées par les salariés et les usagers et leurs élus.

 

La cécité de la plupart des responsables  politiques, leur refus de prendre parti contre le capitalisme, leur soutien à ce système et leur vaine tentative de le sauver, leur adhésion à la politique autoritaire du pouvoir,  vont être de plus en plus critiqués et condamnés par un nombre croissant de citoyens qui souffrent au quotidien des conséquences dévastatrices de leur politique. Nous allons vivre des bouleversements sans précédent qu’il est temps d’anticiper pour construire une autre société. Le capitalisme est non seulement en grande difficulté, il est incapable de répondre aux défis de l’Humanité.

 

Dans de telles périodes historiques de transition ou bien on va vers un recul de civilisation (ce fut le cas de Rome) ou bien on se dirige vers un nouveau mode de production et une société supérieure en terme d’humanité (ce fut le cas de notre grande Révolution française).

 

Cette fois-ci la question ne se pose pas seulement à une région ou une nation du monde, elle se pose à l’ensemble de la planète.

 

Les peuples ont la clef de l’avenir.

 

Plus que jamais « A bas le capitalisme !  Socialisme autogestionnaire, démocratie partout ! Internationalisme et coopération pacifique entre les peuples !»

 

Jean-Paul LEGRAND

 

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ISLANDE •  Après la crise, la révolution

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La démission du gouvernement, le 26 janvier, est le résultat d'une pression populaire de plus en plus forte depuis la quasi-faillite de l'île à l'automne dernier. Car les citoyens ne cachent plus leur colère et leur désespoir.

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2 000 personnes manifestent à Reykjavik, 20 janvier 2009
AFP

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De Reykjavík
Il y a encore quelques années, l'Islande pouvait être fière de sa réussite. Ses affaires étaient florissantes, ses habitants vivaient dans l'abondance et la capitale Reykjavík était devenue une destination touristique en vue. Rares sont ceux à avoir envisagé que leur fulgurante ascension financière pourrait se solder par une chute tout aussi spectaculaire.

En octobre 2008, les trois principales banques islandaises ont été nationalisées puis déclarées en faillite. Du jour au lendemain, les Islandais – et ils étaient nombreux – qui roulaient en gros 4 x 4 et avaient investi dans l'immobilier de luxe en contractant un emprunt auprès d'une banque étrangère ont vu la valeur de leurs biens s'effondrer, tandis que leurs mensualités grimpaient en flèche.

Les Islandais plus parcimonieux ont été également durement touchés. Des milliers de travailleurs proches de la retraite qui avaient investi leurs économies dans des actions auprès des banques Landbanki, Glitnir et Kaupthing, ont tout perdu. Les prix de l'alimentation et de l'essence ne cessent d'augmenter et, avec des taux d'intérêt proches des 20 %, même les prêts plus modestes deviennent impossibles à honorer.

"Nous avons l'impression d'avoir été incapables de gérer nos affaires", estime Hallgrímur Helgason, l'un des plus célèbres romanciers de l'île. "Nous avons été livrés à nous-mêmes pendant des années et nous sommes allés trop loin, trop vite, en trop peu de temps. A présent, nous sommes ruinés, et nous avons plus de dettes que nous ne pouvons en rembourser. Nous sommes comme des enfants dont les parents se sont absentés pour le week-end et qui ont saccagé la maison."

Comment cela se traduit-il pour le citoyen ordinaire d'un pays dont les caisses sont vides ? Parle-t-on de soupes populaires, de foyers d'hébergement et de mendicité ? Loin de là. Les rues de la capitale sont propres et les gens sont toujours aussi hospitaliers et charmants. Le vendredi et samedi soir, de nombreux bars et clubs font le plein. Et, à en juger par l'état d'ébriété de la plupart des gens, ils continuent à dépenser de l'argent.

Les problèmes de l'Islande se sont cristallisés lors des événements tumultueux de la semaine dernière. Depuis le mois d'octobre, immédiatement après l'effondrement de l'économie, des manifestations pacifiques ont été organisées sur la place principale de Reykjavík, devant l'Althing, le Parlement. Et, les 20 et 21 janvier, ces manifestations se sont transformées en émeutes. Des projectiles ont été lancés sur la police et sur le Parlement. Les fenêtres de l'Althing ont été brisées et des feux allumés. Plus de 130 manifestants ont dû être soignés à cause des gaz lacrymogènes utilisés par la police pour disperser la foule et un policier a été gravement blessé.

Le 23 janvier, Hördhur Torfason, militant des droits de l'homme et l'un des organisateurs de la manifestation, a raconté une anecdote épouvantable pour illustrer le sentiment de désespoir de ses compatriotes. Il avait reçu un coup de téléphone d'un homme qui lui avait raconté que les quatre générations de sa famille avaient tout perdu. "Il voulait que je les aide à construire une potence devant le Parlement", raconte Torfason. "Je lui ai demandé si c'était censé être symbolique. Il a répondu : 'Non. Un membre de ma famille a l'intention de se pendre en public.' Je lui ai dit que j'étais prêt à les aider, mais pas de cette manière", poursuit Torfason. "Mais cette personne s'est suicidée le surlendemain."

Davantage de gens vont à l'église pour trouver un réconfort spirituel mais aussi parce qu'on peut s'y procurer des denrées alimentaires pour une somme modique. Les soupes populaires ne sont pas à l'ordre du jour. "Les gens auraient honte de faire la queue dans la rue pour avoir à manger", explique Thór Gíslason, de la Croix-Rouge. "Nous comptons plutôt organiser des activités et du bénévolat où les gens pourraient partager un repas."

Pour les Islandais, la cupidité, la corruption des politiques et l'absence de réglementation sont à l'origine de ce chaos, mais la plupart des gens savent qu'ils portent leur part de responsabilité. "Je me sens responsable", admet l'écrivain Helgason. "Nous admirions l'impudence de ces 'nouveaux Vikings' et nous nous sommes tous laissés berner. Nous sommes une société jeune et immature."

Aujourd'hui, ils veulent la dissolution du Parlement, une nouvelle Constitution et une enquête sur la responsabilité des hommes politiques. "Tout le monde ou presque est ruiné", explique l'un des organisateurs des manifestations, Magnús Björn Ólafsson. "C'est une révolution, et nous voulons rédiger une nouvelle Constitution comme l'ont fait les Français."

 

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