J'ai le plaisir de publier le chant des révolutionnaires du monde entier, notre belle "Internationale". Face à la mondialisation du capital financier, l'union des peuples et des travailleurs du monde est indispensable pour construire une alternative démocratique au capitalisme. Vous trouverez en bas de l'article les enregistrements de l'Internationale en plusieurs langues. A travers ce chant tous les prolétaires du monde parlent le même langage : celui de la lutte pour l'émancipation humaine !
“Ce chant est traduit dans toutes les langues d’Europe, et pas seulement d’Europe. Quel que soit le pays où vienne à échouer un ouvrier conscient, quel que soit l’endroit où le pousse le destin, quel que soit son sentiment d’être un étranger, privé de langue et d’amis, loin de sa patrie, – il peut trouver des camarades et des amis par le chant familier de l’Internationale.”
Lénine, Eugène Pottier (1913)
L’Internationale
Debout ! les damnés de la terre
Debout ! les forçats de la faim
La raison tonne en son cratère :
C’est l’éruption de la fin
Du passé faisons table rase
Foule esclave, debout ! debout !
Le monde va changer de base :
Nous ne sommes rien, soyons tout !
Refrain
C’est la lutte finale
Groupons nous et demain
L’Internationale
Sera le genre humain.
Il n’est pas de sauveurs suprêmes :
Ni dieu, ni césar, ni tribun,
Producteurs, sauvons-nous nous-mêmes !
Décrétons le salut commun !
Pour que le voleur rende gorge,
Pour tirer l’esprit du cachot
Soufflons nous-mêmes notre forge,
Battons le fer quand il est chaud !
L’Etat opprime et la loi triche ;
L’Impôt saigne le malheureux ;
Nul devoir ne s’impose au riche ;
Le droit du pauvre est un mot creux.
C’est assez languir en tutelle,
L’égalité veut d’autres lois ;
« Pas de droits sans devoirs, dit-elle,
« Egaux, pas de devoirs sans droits ! »
Hideux dans leur apothéose,
Les rois de la mine et du rail
Ont-ils jamais fait autre chose
Que dévaliser le travail ?
Dans les coffres-forts de la bande
Ce qu’il a créé s’est fondu.
En décrétant qu’on le lui rende
Le peuple ne veut que son dû.
Les Rois nous saoulaient de fumées.
Paix entre nous, guerre aux tyrans !
Appliquons la grève aux armées,
Crosse en l’air et rompons les rangs !
S’ils s’obstinent, ces cannibales,
A faire de nous des héros,
Ils sauront bientôt que nos balles
Sont pour nos propres généraux.
Ouvriers, Paysans, nous sommes
Le grand parti des travailleurs ;
La terre n’appartient qu’aux hommes,
Le riche ira loger ailleurs.
Combien de nos chairs se repaissent !
Mais si les corbeaux, les vautours,
Un de ces matins disparaissent,
Le soleil brillera toujours !
Ecouter l’Internationale : Français Afghan Albanais Allemand Anglais Arabe Catalan Chinois Coréen Danois Espagnol Espéranto Estonien Farsi Finnois Grec Hébreux Hongrois Italien Irlandais Japonais Kurde Néerlandais Norvégien Polonais Portugais Roumain Russe Serbo-croate Suédois Tagalog Thaï Tchèque Turc Touvain Vietnamien Yiddish Zoulou

Je me suis rendu aujourd'hui au salon international de l'agriculture, Porte de Versailles à Paris. J'y suis allé avec Sébastian, mon beau-père, citoyen vénézuélien. Sébastian est ingénieur agronome, professeur dans un IUT et conseiller en développement durable. Il participe à un programme de développement de coopératives produisant du cacao et de la coco dans la péninsule de Paria au Vénézuela. C'est un enjeu vital pour des milliers de paysans pauvres qui aujourd'hui vont pouvoir développer une activité plus importante et plus autonome des multinationales grâce à la politique du Président Chavez et de son gouvernement qui accorde des crédits à taux zéro aux coopérateurs et va favoriser l'exportation de leurs produits. L'objectif est que le mouvement coopératif puisse non seulement s'occuper de la production du cacao mais aussi de sa certification et de sa commercialisation afin que les coopérateurs-producteurs puissent vendre leur produits sans les intermédiaires privés actuels. Si ils y parviennent ce sera une amélioration de la condition des paysans qui pourront s'enrichir collectivement et tout cela dans l'esprit d'un essor social et culturel de la communauté. Un développement aussi environnemental puisqu'ils pratiquent une culture du cacao et de la coco qui est entièrement organique autrement dit "bio". Il faut être solidaire des immenses efforts entrepris par ces paysans pour un développement économique juste, respectueux des hommes et qui permet une croissance profitable sans conséquence dommageable sur la nature. Un développement alternatif à l'économie capitaliste et qui grâce à la politique de Hugo Chavez se traduit par des progrès pour les travailleurs du Vénézuela. Les 60% obtenus par Chavez à l'élection présidentielle ne s'expliquent pas autrement que par un changement concret dans la vie des gens du peuple depuis que le président et son équipe sont au pouvoir. Certes comme tout processus révolutionnaire dans l'histoire, les pensées et méthodes anciennes défendues par la classe dominante perdurent et seule la démocratie, l'intervention consciente et organisée des citoyens dans leur grande masse permet des avancées significatives dans l'améliration de la vie des gens. Le président Chavez représente dans ce processus le courage de tout un peuple qui ose remettre en cause la domination capitaliste et impérialiste. L'économie sociale, les coopératives, l'autogestion par l'éducation des citoyens sont des bases de la société nouvelle que le Vénézuela entend construire en déployant également une politique internationale très active de solidarité et d'échanges mutuellement avantageux. La coopération internationale dans ce processus est indispensable, c'est la clef d'un développement durable ici et là-bas pour un monde plus juste et plus humain. (Photo Sébastian et moi-même au stand du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement -CIRAD- qui cette année présente une exposition sur la culture du cocotier et du palmier à huile)

Le Président Hugo Chavez a été réélu ce dimanche. Selon les dernières estimations il devance largement le candidat de l'opposition en recueillant 60% des voix. Il est indéniable que les citoyens modestes, le monde du travail mais aussi les plus pauvres se sont largement mobilisés pour soutenir le leader de la révolution bolivarienne. Les programmes sociaux, éducatifs et sanitaires que le gouvernement d'Hugo Chavez a engagés ces dernières années ont sans doute pesé dans le choix des électeurs : pour la première fois dans ce pays, les plus pauvres, les ouvriers et paysans ont été pris en considération et sont appelés à participer à la vie politique du pays. Le fait également que Hugo Chavez joue un rôle important sur la scène internationale pour le rassemblement des pays qui s'opposent à l'impérialisme des Etats-Unis notamment en Amérique Latine est l'un des éléments qui a joué aussi en sa faveur. La richesse pétrolière du Vénézuela permet au gouvernement bolivarien de développer des programmes sociaux et participatifs qui mobilisent les gens. Le Président a désormais un appui du peuple qui lui permet d'envisager l'objectif de la construction d'une société socialiste : mais il reste beaucoup à faire notamment lutter contre la corruption, élever davantage le niveau de connaissances et de santé des secteurs populaires, renforcer les organisations communautaires et en leur sein la démocratie, créer des entreprises auto-gérées ou coopératives, lutter contre la domination capitaliste dans l'ensemble du secteur privé de l'économie, renforcer les alliances et les solidarités avec les autres peuples d'Amérique Latine et du monde. Les Etats-Unis ne laisseront sans doute pas se développer cette expérience socialiste sans réagir et joueront certainement la carte de la lutte interne au processus par le développement de la corruption et autres interventions financières illégales, à défaut de pouvoir intervenir militairement. Le pouvoir chaviste doit aujourd'hui faire preuve de beaucoup d'esprit d'ouverture et de rassemblement en favorisant le développement de la démocratie à tous les niveaux, car l'on sait que dans toute révolution, les tentations du pouvoir, les dérives bureaucratiques, l'action des adversaires, peuvent compromettre le processus de changement. Faisons confiance et soutenons le peuple du Vénézuela pour le mener à bien. Enfin à tous nos candidats à la Présidence de la République Française dont certains feront des commentaires peu sympathiques, voire hostiles à la réelection de Hugo Chavez, demandons leur un peu de modestie, car qui pourrait prétendre en France être élu avec 60% des voix de son peuple sur son programme et autrement que par la menace de l'extrême-droite ?

Ce samedi 7 octobre, vous pourrez aller au marché africain en plein centre de Creil. Grâce à l'Office culturel et associatif de Creil, au concours de la municipalité, du département et de la Région, cet événement se tiendra de 10h00 à 18h00, allée de la Faïencerie. A 17 heures aura lieu une conférence débat sur le rôle de la femme dans la société africaine avec Chantal Faure-Umuraza (Rwanda) et l'Association de médiation, d'intégration et d'échange. Plus d'une vingtaine d'associations seront présentes. Défilé de mode, danses, musiques, artisanat, jeux, vente d'objets et de spécialités du continent ryhtmeront cette manifestation ouverte à tous. L'invité d'honneur est le Rwanda. Son ambassadeur a fait l'honneur à la Ville de Creil de lui rendre visite aujourd'hui. Une délégation de l'ambassade rwandaise a été accueillie également par la ville de Montataire et les représentants de la Lyonnaise des eaux à la station d'épuration de l'agglomération. Après les terribles événements vécus par ce pays ces dernières années, le Rwanda souhaite relever le défi de la réconciliation nationale et celui du développement équitable notamment à travers des coopérations culturelles, économiques et technologiques. Venez donc samedi partager l'amitié et la fraternité avec nos frères d'Afrique.
J'aime beaucoup voyager. J'ai eu la chance de visiter une vingtaine de pays. Quelle joie de découvrir d'autres moeurs, d'autres façons de vivre, de connaître la variété des peuples, leurs différentes façons de penser et de vivre. Avec toute cette richesse, toutes ces différences, il y a aussi des valeurs universelles comme le respect, l'amitié, l'amour, le partage, la solidarité quelque soit l'endroit où l'on se trouve. Avec ce constat : ceux qui n'ont rien nous donnent tout. J'ai pu le vérifier à Cuba, au Maroc, au Portugal, en Yougoslavie, au Vénézuela ou encore en Russie. En 2000, je découvrais ce pays surprenant qui a connu beaucoup de changements ces dernières années. J'en ai ramené un carnet de voyage. Celui-ci relate la première visite que j'ai effectuée et qui a été suivie de quatre autres à Moscou, Saratov et Samara. Il s'intitule "
A l'entreprise Inveval, les ouvriers ont récupéré leur usine abandonnée par le patron lors de la grève nationale du patronat contre le régime d'Hugo Chavez. A l'instar des ouvriers argentins, ils ont créé une coopérative avec l'aide de l'Etat bolivarien et de mouvements marxistes.
Dans un monde d'inégalités croissantes, d'exploitation de millions d'hommes, de femmes et d'enfants, construire une société qui ne soit pas fondée sur le capitalisme relève d'un défi majeur qui pourrait paraître insensé. D'autant plus difficile lorsqu'il s'agit d'une nation qui ne dispose que de très peu de ressources, qui a perdu l'aide que lui apportait l'Union soviétique et qui est chaque jour menacée d'agression, souffrant de plus du blocus économique que lui impose les Etats-Unis. Il faut se déshabituer de regarder le monde avec la vision que nous en donnent les télévisions occidentales. Certes il n'est pas aisé de développer une pensée critique et indépendante mais c'est à ce prix que l'humanité trouvera le chemin de la liberté et de l'émancipation.,Il est urgent de ne pas prendre pour argent comptant les thèses que développent des rédactions qui sont à la solde des grandes banques, des multinationales et des pouvoirs politiques ultra-réactionnaires. La guerre idéologique se fait avec de terribles armes : certes ce ne sont pas des bombes qui tuent physiquement, mais ce sont des représentations fabriquées de toute pièce avec les meilleurs moyens des technologies de communication pour faire croire au télespectateur ou à l'auditeur que ce qu'on lui présente correspond au réel. Les théoriciens de la communication, du cinéma en particulier, ont montré depuis longtemps les possibilités extraordinaires qu'offrent les manipulations des images mais aussi celles de la parole. Exercer son esprit critique suppose de penser en dehors de l'émotion et des passions, donc d'avoir du recul par rapport à ce que l'on voit ou ce que l'on entend. Cela suppose aussi de diversifier les sources d'information. Penser par soi-même, est un travail nécessaire à la conquête de la liberté. Ainsi dans ce blog, je propose des articles de réflexion sur des sujets en lien avec l'actualité qui la plupart du temps ne sont jamais évoqués par les radios et télévisions et qui émanent d'éminents chercheurs ou de militants engagés dans l'action de transformation de notre monde qui en a bien besoin.
Aujourd'hui, tout le monde parle de la mondialisation. Or dès 1848, Karl Marx en dressait un saisissant tableau à l'époque où le capitalisme commençait à s'internationaliser. J'ai choisi de vous présenter quelques extraits du "Manifeste" qui montrent la lucidité de l'analyse du grand théoricien.
Lors d'un rassemblement à Paris mardi soir pour la paix au Liban, le Parti communiste français a exigé un arrêt des bombardements, le retrait des forces israéliennes du Liban et de Gaza, la libération des soldats israéliens, des ministres et élus palestiniens détenus depuis le début de la crise et l'arrêt des tirs de roquettes du Hamas et du Hezbollah. (Image copyright jpl 2006)

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