International

Dimanche 20 mai 2007 7 20 /05 /Mai /2007 17:44

Je partage totalement les déclarations du Président Hugo Chavez dont j'ai pris connaissance aujourd'hui dans une vidéo retransmettant son important discours sur les déclarations inadmissibles du Pape. Je ne suis pas latino-américain mais mon épouse est vénézuélienne, elle est né au Chili,et ma belle-famille vit au Vénézuela. Pour ma part je suis européen, mon enfance et ma jeunesse furent imprégnées de culture chrétienne et c'est cette culture qui m' a amené sur le chemin du communisme parce que j'ai reconnu dans le combat des communistes français le message  d'humanisme et d'amour dont est porteur l'évangile. Je ressens beaucoup de colère et d'indignation face aux propos du Pape sur les indigènes d'Amérique. Le président Hugo Chavez, a le grand mérite de dire la vérité, et je veux dire ici comme je suis fier que le continent sud-américain puisse après tant de souffrances affirmer sa dignité et comme je suis reconnaissant au président Chavez d'avoir le courage politique d'être le porte-parole de cette dignité en critiquant les propos du Pape. Je publie ci-dessous l'article paru sur le site belge 7 sur 7 à ce propos.

Jean-Paul Legrand

Chavez demande au pape de s'excuser auprès des indiens d'Amérique

Hugo Chavez, le Président vénézuélien.
Le président du Venezuela, Hugo Chavez, a demandé vendredi soir au pape Benoît XVI de présenter ses excuses aux Indiens d'Amérique, pour ses récentes déclarations sur l'évangélisation du continent. "Comment peut-il dire qu'ils sont venus, alors qu'ils étaient armés d'arquebuses, évangéliser sans aucune forme d'imposition", a demandé M. Chavez au cours d'une allocution radio-télévisée.

"Le Christ est arrivé depuis longtemps en Amérique. Il n'est pas arrivé avec Christophe Colomb. Là est arrivé l'antéchrist", a expliqué le président vénézuélien. Les propos de Benoît XVI selon lesquels le catholicisme n'a pas été imposé aux populations indigènes lors de l'évangélisation de l'Amérique latine ont provoqué une levée de boucliers sur le continent.

"L'annonce de Jésus et de son Evangile n'a comporté à aucun moment une aliénation des cultures précolombiennes et n'a pas imposé une culture étrangère", avait affirmé le pape dimanche, dans son discours d'ouverture de la Ve Assemblée de la Conférence épiscopale d'Amérique (Celam) latine à Aparecida (Brésil), peu avant son retour à Rome.

Pour Hugo Chavez, en Amérique, "il s'est passé quelque chose de plus grave que l'holocauste au cours de la seconde guerre mondiale, personne ne peut le nier et sa Sainteté ne peut nier l'holocauste aborigène sur cette terre".

Benoît XVI "a dit quelque chose de très difficile à soutenir. (...) C'est pour cela que l'Eglise catholique perd chaque jour davantage de croyants. Il paraît que le pape est préoccupé par la baisse du nombre de catholiques en Amérique latine. Mais avec ces déclarations, je crois qu'il en a déstabilisé encore plus", a-t-il poursuivi. Se défendant d'attaquer le pape, le président Chavez a conclu en affirmant "qu'avec la vérité, on n'offense personne".

www.7sur7.be

 


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Vendredi 4 mai 2007 5 04 /05 /Mai /2007 22:25

 

 

Deux images : l'une de Buenos Aires pendant le rassemblement du premier mai, des travailleurs dénoncent la précarité en se déguisant en playmobil, symbolisant le travailleur jetable, démontable, adaptable et précaire que désire le capitalisme. L'autre le même jour à Caracas avec les camarades du Parti communiste du Vénézuela pendant l'immense manifestation qui a regroupé les travailleurs qui soutiennent et participent à la révolution bolivarienne. Ce qui se passe en Amérique Latine annonce une contre offensive   face aux Bush, Sarkozy et compagnie. Avec le Vénézuela révolutionnaire, un grand espoir est en train de naître : solidarité avec les peuples d'Amérique Latine !

Crédit photo luis maria herr / sebastian hacher site http://www.indymedia.org

 


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Dimanche 29 avril 2007 7 29 /04 /Avr /2007 23:06

Trop peu de citoyens français connaissent ce qui se passe au Vénézuéla. Pourtant des événements de grande portée s'y déroulent. Tout un peuple est acteur d'une transformation sociale novatrice nommée "lutte pour le socialisme du XXI ème siècle". Les capitalistes voient leurs privilèges remis en cause et une partie du capital est utilisée  par la société pour des réformes populaires importantes dans les domaines de la santé, du logement, de l'éducation et du travail, notamment avec le développement de l'économie sociale, des coopératives et de l'autogestion ouvrière. Les dirigeants des Etats-Unis sont très inquiets de l'influence que cette révolution a sur l'Amérique latine dont plusieurs peuples ont ces dernières années choisi des gouvernements de gauche. Après avoir soutenu le putsh raté de la droite il y a cinq ans à Caracas, l'impérialisme yankee étudie toutes les stratégies pour renverser le gouvernement révolutionnaire. C'est pourquoi, tous les démocrates du monde doivent agir pour dire ensemble 'Pas touche au Vénézuéla !" *

Le président Chavez incarne cette grande lutte populaire et ses positions révolutionnaires sont portées par des millions de gens, de plus en plus nombreux, comme le prouvent les élections démocratiques qui ont reconduit le président dans ses fonctions avec toujours plus de voix (61% lors de la dernière consultation). Evidemment les secteurs capitalistes mais aussi la  social-démocratie s'opposent aux réformes les plus radicales qui mettent en cause la domination capitaliste. Dans ce contexte l'éducation politique du peuple revêt une importance cruciale et les classiques du socialisme, les textes de Marx, Lénine, Trostki font l'objet d'une découverte ou d'une redécouverte pour des centaines de milliers de militants engagés dans la lutte pour le changement.

 

 

J'ai pu constaté par moi-même, lors de mes séjours au Vénézuéla combien la situation amène les gens à s'intéresser à la politique et de façon critique dans des débats très riches reliés à la situation concrète de leur vie quotidienne. Ce qui se passe là-bas devrait être mieux considéré par les progressistes français surtout par ceux qui à gauche cherchent une autre voie que celle empruntée par un Parti socialiste qui envisage de pactiser avec une partie de la droite, renouant avec les pires moments de la SFIO dans sa collaboration avec le capital.

Chaque dimanche, le Président Chavez s'adresse au peuple au travers d'une émission de télévision durant laquelle il parle de la situation, émet son avis, s'adresse aux ministres en les interrogeant, fait une revue de presse, dit des poèmes ou chante, sans s'embarasser du protocole.

Je vous laisse découvrir la vidéo en espagnol (avec un petit effort vous comprendrez l'essentiel même si vous n'êtes pas hispaniste) où Hugo Chavez rappelle que la Révolution bolivarienne est une révolution pacifique et démocratique et où il recommande la lecture d'un ouvrage de Léon Trotski "Le programme de transition" dans lequel la social-démocratie est caractérisée comme social-traître au fur et à mesure que se développe l'affrontement entre les capitalistes et le peuple. Ainsi il y a quelques jours un gouverneur de l'un des Etats du Venezuela qui est social-democrate a envoyé la police charger une manifestation d'ouvriers qui occupent leur usine et qui revendiquent qu'elle devienne propriété sociale du peuple.  Du coup les syndicats, les organisations révolutionnaires demandent la révocation du gouverneur par l'organisation d'une élection démocratique comme le prévoit la nouvelle loi de la République bolivarienne du vénézuela. C'est une caractéristique de l'histoire des révolutions socialistes que la tendance de la social-démocratie de  refuser, voire de s'opposer à la remise en cause du pouvoir des capitalistes pourtant décidée démocratiquement par les citoyens. En France, la social-démocratie incarnée par une majorité du Parti socialiste, mais aussi par d'autres courants politiques de gauche est prête à s'associer à une partie de la droite, dite centriste, pour gérer les affaires du capital  si les conditions le lui permettent, notamment si le PCF et les organisations qui se réclament de l' anti-capitalisme  et de l'anti-libéralisme voyaient se confirmer leur baisse d'influence. Un éclatement de la gauche traditionnelle n'est pas exclu qui renforcerait les positions de la droite, de l'extrême-droite et du grand capital sur toute la société. D'où l'enjeu des futures législatives, où la remontée de l'influence du PCF sera une question décisive pour l'avenir de l'ensemble de la gauche et du mouvement populaire.

* La campagne "Pas touche au Vénézuéla est animée en France par le site "La Riposte" www.larisposte.com

Chavez encourages Venezuelans to study Trotsky's Transitional Program on Alo Presidente April 2007.


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Jeudi 22 mars 2007 4 22 /03 /Mars /2007 23:24

J'ai le plaisir de publier le chant des révolutionnaires du monde entier, notre belle "Internationale". Face à la mondialisation du capital financier, l'union des peuples et des travailleurs du monde est indispensable pour construire une alternative démocratique au capitalisme. Vous trouverez en bas de l'article les enregistrements de l'Internationale en plusieurs langues. A travers ce chant tous les prolétaires du monde parlent le même langage : celui de la lutte pour l'émancipation humaine !

Ce chant est traduit dans toutes les langues d’Europe, et pas seulement d’Europe. Quel que soit le pays où vienne à échouer un ouvrier conscient, quel que soit l’endroit où le pousse le destin, quel que soit son sentiment d’être un étranger, privé de langue et d’amis, loin de sa patrie, – il peut trouver des camarades et des amis par le chant familier de l’Internationale.”

Lénine, Eugène Pottier (1913)

 

L’Internationale

Debout ! les damnés de la terre
Debout ! les forçats de la faim
La raison tonne en son cratère :
C’est l’éruption de la fin
Du passé faisons table rase
Foule esclave, debout ! debout !
Le monde va changer de base :
Nous ne sommes rien, soyons tout !

Refrain
C’est la lutte finale
Groupons nous et demain
L’Internationale
Sera le genre humain.

Il n’est pas de sauveurs suprêmes :
Ni dieu, ni césar, ni tribun,
Producteurs, sauvons-nous nous-mêmes !
Décrétons le salut commun !
Pour que le voleur rende gorge,
Pour tirer l’esprit du cachot
Soufflons nous-mêmes notre forge,
Battons le fer quand il est chaud !

L’Etat opprime et la loi triche ;
L’Impôt saigne le malheureux ;
Nul devoir ne s’impose au riche ;
Le droit du pauvre est un mot creux.
C’est assez languir en tutelle,
L’égalité veut d’autres lois ;
« Pas de droits sans devoirs, dit-elle,
« Egaux, pas de devoirs sans droits ! »

Hideux dans leur apothéose,
Les rois de la mine et du rail
Ont-ils jamais fait autre chose
Que dévaliser le travail ?
Dans les coffres-forts de la bande
Ce qu’il a créé s’est fondu.
En décrétant qu’on le lui rende
Le peuple ne veut que son dû.

Les Rois nous saoulaient de fumées.
Paix entre nous, guerre aux tyrans !
Appliquons la grève aux armées,
Crosse en l’air et rompons les rangs !
S’ils s’obstinent, ces cannibales,
A faire de nous des héros,
Ils sauront bientôt que nos balles
Sont pour nos propres généraux.

Ouvriers, Paysans, nous sommes
Le grand parti des travailleurs ;
La terre n’appartient qu’aux hommes,
Le riche ira loger ailleurs.
Combien de nos chairs se repaissent !
Mais si les corbeaux, les vautours,
Un de ces matins disparaissent,
Le soleil brillera toujours !

Ecouter l’Internationale : Français Afghan Albanais Allemand Anglais Arabe Catalan Chinois Coréen Danois Espagnol Espéranto Estonien Farsi Finnois Grec Hébreux Hongrois Italien Irlandais Japonais Kurde Néerlandais Norvégien Polonais Portugais Roumain Russe Serbo-croate Suédois Tagalog Thaï Tchèque Turc Touvain Vietnamien Yiddish Zoulou


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Jeudi 8 mars 2007 4 08 /03 /Mars /2007 23:26
Je me suis rendu aujourd'hui au salon international de l'agriculture, Porte de Versailles à Paris. J'y suis allé avec Sébastian, mon beau-père, citoyen vénézuélien. Sébastian est ingénieur agronome, professeur dans un IUT et conseiller en développement durable. Il participe à un programme de développement de coopératives produisant du cacao et de la coco dans la péninsule de Paria au Vénézuela. C'est un enjeu vital pour des milliers de paysans pauvres qui aujourd'hui vont pouvoir développer une activité plus importante et plus autonome des multinationales grâce à la politique du Président Chavez et de son gouvernement qui accorde des crédits à taux zéro aux coopérateurs et va favoriser l'exportation de leurs produits. L'objectif est que le mouvement coopératif puisse non seulement s'occuper de la production du cacao mais aussi de sa certification et de sa commercialisation afin que les coopérateurs-producteurs puissent vendre leur produits sans les intermédiaires privés actuels. Si ils y parviennent ce sera une amélioration de la condition des paysans qui pourront s'enrichir collectivement et tout cela dans l'esprit d'un essor social et culturel de la communauté. Un développement aussi environnemental puisqu'ils pratiquent une culture du cacao et de la coco qui est entièrement organique autrement dit "bio". Il faut être solidaire des immenses efforts entrepris par ces paysans pour un développement économique juste, respectueux des hommes et qui permet une croissance profitable sans conséquence  dommageable sur la nature. Un développement alternatif à l'économie capitaliste et qui grâce à la politique de Hugo Chavez se traduit par des progrès pour les travailleurs du Vénézuela. Les 60% obtenus par Chavez à l'élection présidentielle ne s'expliquent pas autrement que par un changement concret dans la vie des gens du peuple depuis que le président et son équipe sont au pouvoir. Certes comme tout processus révolutionnaire dans l'histoire, les pensées et méthodes anciennes défendues par la classe dominante perdurent et seule la démocratie, l'intervention consciente et organisée des citoyens dans leur grande masse permet des avancées significatives dans l'améliration de la vie des gens. Le président Chavez représente dans ce processus le courage de tout un peuple qui ose remettre en cause la domination capitaliste et impérialiste. L'économie sociale, les coopératives, l'autogestion par l'éducation des citoyens sont des bases de la société nouvelle que le Vénézuela entend construire en déployant également une politique internationale très active de solidarité et d'échanges mutuellement avantageux. La coopération internationale dans ce processus est indispensable, c'est la clef d'un développement durable ici et là-bas pour un monde plus juste et plus humain. (Photo Sébastian et moi-même au stand du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement -CIRAD- qui cette année présente une exposition sur la culture du cocotier et du palmier à huile)

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Lundi 11 décembre 2006 1 11 /12 /Déc /2006 07:55
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Le général Augusto Pinochet est décédé  dimanche, à l’âge de 91 ans, à l’hôpital militaire de Santiago, des suites d'un infarctus du myocarde. Malgré les poursuites lancées à son encontre pour violations des droits de l’Homme, il n’a jamais été jugé.
L’ex-dictateur chilien, avec beaucoup de complicité des milieux réactionnaires du monde entier aura réussi à échapper à la justice et jamais n'aura eu  à répondre des crimes commis au Chili pendant les 17 ans de sa dictature (1973-1990), marquée par plus de 3.000 assassinats politiques, un millier de disparitions d’opposants et des milliers de personnes arrêtées, torturées comme Mme Bachelet (actuelle Présidente du Chili) ou contraintes à l’exil, selon un rapport officiel réalisé récemment. Malgré les centaines de plaintes déposées contre lui, il n’a jamais été traduit en justice. Protégé par certains grands capitalistes et politiciens de droite, celui qui renversa le président  Salvador Allende, démocratiquement élu, restera l'un des plus grands criminels politique de l'histoire. Il avait dirigé le coup d'Etat contre le gouvernement de l'unité populaire sur ordre de la bourgeoisie et de la CIA afin d'empêcher l'expérience démocratique conduite par la gauche chilienne. Que les démocrates n'oublient jamais cette sombre période de l'histoire d'Amérique latine et enseignent aux futures générations comment le capitalisme porte en lui le crime de masse  lorsque ses intérêts sont en jeu.


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Lundi 4 décembre 2006 1 04 /12 /Déc /2006 09:10
Le Président Hugo Chavez a été réélu ce dimanche. Selon les dernières estimations il devance largement le candidat de l'opposition en recueillant 60% des voix. Il est indéniable que les citoyens modestes, le monde du travail mais aussi les plus pauvres se sont largement mobilisés pour soutenir le leader de la révolution bolivarienne.  Les programmes sociaux, éducatifs et sanitaires que le gouvernement d'Hugo Chavez a engagés ces dernières années ont sans doute pesé dans le choix des électeurs : pour la première fois dans ce pays, les plus pauvres, les ouvriers et paysans ont été pris en considération et sont appelés à participer à la vie politique du pays. Le fait également que Hugo Chavez joue un rôle important sur la scène internationale pour le rassemblement des pays qui s'opposent à l'impérialisme des Etats-Unis notamment en Amérique Latine est l'un des éléments qui a joué aussi en sa faveur. La richesse pétrolière du Vénézuela permet au gouvernement bolivarien de développer des programmes sociaux et participatifs qui mobilisent les gens. Le Président a désormais un appui du peuple qui lui permet d'envisager l'objectif de la construction d'une société socialiste : mais il reste beaucoup à faire notamment lutter contre la corruption, élever davantage le niveau de connaissances et de santé des secteurs populaires, renforcer les organisations communautaires et en leur sein la démocratie, créer des entreprises auto-gérées ou coopératives, lutter contre la domination capitaliste dans l'ensemble du secteur privé de l'économie, renforcer les alliances et les solidarités avec les autres peuples d'Amérique Latine et du monde. Les Etats-Unis ne laisseront sans doute pas se développer cette expérience socialiste sans réagir et joueront certainement la carte de la lutte interne au processus par le développement de la corruption et autres interventions financières illégales, à défaut de pouvoir intervenir militairement. Le pouvoir chaviste doit aujourd'hui faire preuve de beaucoup d'esprit d'ouverture et de rassemblement en favorisant le développement de la démocratie à tous les niveaux, car l'on sait que dans toute révolution, les tentations du pouvoir, les dérives bureaucratiques, l'action des adversaires, peuvent compromettre le processus de changement. Faisons confiance et soutenons le peuple du Vénézuela pour le mener à bien. Enfin à tous nos candidats à la Présidence de la République Française dont certains feront des commentaires peu sympathiques, voire hostiles à la réelection de Hugo Chavez, demandons leur un peu de modestie, car qui pourrait prétendre en France être élu avec 60% des voix de son peuple sur son programme et autrement que par la menace de l'extrême-droite ?

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Mardi 28 novembre 2006 2 28 /11 /Nov /2006 08:27

Drapeau de l'ÉquateurRafael Correa, candidat de gauche vainqueur de l'élection présidentielle de ce week-end en Equateur, a déclaré lundi qu'un aéroport international serait construit sur l'emplacement d'une base aérienne américaine dont il veut la fermeture.Au cours de sa campagne électorale, M. Correa,  économiste anti-impérialiste, proche du président vénézuélien Hugo Chavez, s'est prononcé à plusieurs reprises pour la fermeture de la base américaine de Manta, dans le sud de l'Equateur.
«Sur cette piste, qui est l'une des meilleures d'Amérique du sud, un aéroport international sera édifié», a-t-il déclaré lundi lors d'une conférence de presse à Guayaquil, dans le sud-ouest du pays.Décidément M. Bush, les peuples du sud de l'Amérique n'entendent pas se laisser dominer ! Et ils ont raison.

La république d’Équateur est un pays d’Amérique latine, à l'ouest de l’Amérique du Sud, entouré par le Pérou au sud et la Colombie au nord. Il a fait partie avec la Colombie, le Venezuela et le Panama de la Grande Colombie. Il occupe une surface de 283 560 km², soit environ la moitié de la surface de la France et 9 fois la surface de la Belgique. Le nom du pays vient de sa position sur l’Équateur.La capitale est Quito, mais la plus grande ville est Guayaquil, l’un des ports les plus importants d’Amérique du Sud. Le pays compte 13 360 000 habitants (2005) et est divisé en 22 provinces (îles Galapagos comprises). (Merci à Wikipédia, l'encyclopédie collaborative,  pour les images drapeau et carte, et pour le texte de présentation de l'Equateur)



 

 

 

 


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Jeudi 5 octobre 2006 4 05 /10 /Oct /2006 23:10
Ce samedi 7 octobre, vous pourrez aller au marché africain en plein centre de Creil. Grâce à l'Office culturel et associatif de Creil, au concours de la municipalité, du département et de la Région, cet événement se tiendra de 10h00 à 18h00, allée de la Faïencerie. A 17 heures aura lieu une conférence débat sur le rôle de la femme dans la société africaine avec Chantal Faure-Umuraza (Rwanda) et l'Association de médiation, d'intégration et d'échange. Plus d'une vingtaine d'associations seront présentes. Défilé de mode, danses, musiques, artisanat, jeux, vente d'objets et de spécialités du continent ryhtmeront cette manifestation ouverte à tous. L'invité d'honneur est le Rwanda. Son ambassadeur a fait l'honneur à la Ville de Creil de lui rendre visite aujourd'hui. Une délégation de l'ambassade rwandaise a été accueillie également par la ville de Montataire et les représentants de la Lyonnaise des eaux à la station d'épuration de l'agglomération. Après les terribles événements vécus par ce pays ces dernières années, le Rwanda souhaite relever le défi de la réconciliation nationale et celui du développement équitable notamment à travers  des coopérations culturelles, économiques et technologiques. Venez donc samedi partager l'amitié et la fraternité avec nos frères d'Afrique.

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Vendredi 1 septembre 2006 5 01 /09 /Sep /2006 08:37

J'aime beaucoup voyager. J'ai eu la chance de visiter une vingtaine de pays. Quelle joie de découvrir d'autres moeurs, d'autres façons de vivre, de connaître la variété des peuples, leurs différentes façons de penser et de vivre. Avec toute cette richesse, toutes ces différences, il y a aussi des valeurs universelles comme le respect, l'amitié, l'amour, le partage, la solidarité quelque soit l'endroit où l'on se trouve. Avec ce constat : ceux qui n'ont rien nous donnent tout. J'ai pu le vérifier à Cuba, au Maroc, au Portugal, en Yougoslavie, au Vénézuela ou encore en Russie. En 2000, je découvrais ce pays surprenant qui a connu beaucoup de changements ces dernières années. J'en ai ramené un carnet de voyage. Celui-ci relate la première visite que j'ai effectuée et qui a été suivie de quatre autres à Moscou, Saratov et Samara. Il s'intitule  "Le kiosque russe". En cliquant sur ce lien vous pourrez en prendre connaissance dans son intégralité. © Photo Jean-Paul Legrand - Saratov - décembre 2000.

 


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Jeudi 10 août 2006 4 10 /08 /Août /2006 19:36

"La guerre est le massacre des gens qui ne se connaissent pas au profit des gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas". Seule la mobilisation des peuples peut arrêter le bras des assassins. Ne nous résignons pas à la violence et à la guerre : exprimons notre solidarité !  Cessez-le feu immédiat ! Halte aux massacres d'innocents ! Que de tous les pays monte l'exigence de paix !


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Jeudi 10 août 2006 4 10 /08 /Août /2006 16:29

A l'entreprise Inveval, les ouvriers ont récupéré leur usine abandonnée par le patron lors de la grève nationale du patronat contre le régime d'Hugo Chavez. A l'instar des ouvriers argentins, ils ont créé une coopérative avec l'aide de l'Etat bolivarien et de mouvements marxistes.
Une nouvelle façon de travailler est engagée. Désormais on travaille en apprenant et plus dans le but de faire de l'argent pour de l'argent mais pour répondre aux besoins de la société.

Aujourd’hui, les membres de la coopérative veulent créer un système de travail rotatif, afin de socialiser le savoir. La coopérative vise une formation complète de tous les travailleurs où chacun fait passer son savoir aux autres. « Avant, on ne faisait pas ça. Les ouvriers travaillaient toute leur vie sur la même machine, ils passaient 20 ou 30 ans sans changer de poste, ils étaient comme des momies, ils empochaient leur salaire à la fin de la quinzaine, allaient se coucher à la fin de la journée et voilà. Maintenant c’est différent, tout est socialisé. Moi je passe mes connaissances à mes camarades, ceux qui travaillent en administration nous passent leurs connaissances et ainsi de suite. Et nous partageons l’égalité, c’est ça le socialisme du XXIe siècle. »
En parallèle à la reconstruction de l’usine et sa reprise en main par la coopérative, les missions [
4] Robinson, Ribas et Sucre ont également investi les lieux. Il s’agit de missions éducatives mises en place dans tout le pays par le gouvernement bolivarien. Elles se répartissent sur trois niveaux, respectivement d’éducation primaire, secondaire et supérieure. Une aile complète de l’usine est réservée à cet effet et les missions sont ouvertes tant aux travailleurs qu’à la communauté. En savoir plus sur le site du Risal


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Mardi 8 août 2006 2 08 /08 /Août /2006 20:28

Dans un monde d'inégalités croissantes, d'exploitation de millions d'hommes, de femmes et d'enfants, construire une société qui ne soit pas fondée sur le capitalisme relève d'un défi majeur qui pourrait paraître insensé. D'autant plus difficile lorsqu'il s'agit d'une nation qui ne dispose que de très peu de ressources, qui a perdu l'aide que lui apportait l'Union soviétique et qui est chaque jour menacée d'agression, souffrant de plus du blocus économique que lui impose  les Etats-Unis. Il faut se déshabituer de regarder le monde avec la vision que nous en donnent les télévisions occidentales. Certes il n'est pas aisé de développer une pensée critique et indépendante mais c'est à ce prix que l'humanité trouvera le chemin de la liberté et de l'émancipation.,Il est urgent de ne pas prendre pour argent comptant les thèses que développent des rédactions qui sont à la solde des grandes banques, des multinationales et des pouvoirs politiques ultra-réactionnaires. La guerre idéologique se fait avec de terribles armes : certes ce ne sont pas des bombes qui tuent physiquement, mais ce sont des représentations fabriquées de toute pièce avec les meilleurs moyens des technologies de communication pour faire croire au télespectateur  ou à l'auditeur que ce qu'on lui présente correspond au réel.  Les théoriciens de la communication, du cinéma en particulier,  ont montré depuis longtemps les possibilités extraordinaires qu'offrent les manipulations des images mais aussi celles de la parole. Exercer son esprit critique suppose de penser en dehors de l'émotion et des passions, donc d'avoir du recul par rapport à ce que l'on voit ou ce que l'on entend. Cela suppose aussi de diversifier les sources d'information. Penser par soi-même, est un travail nécessaire à la conquête de la liberté. Ainsi dans ce blog, je propose des articles de réflexion sur des sujets en lien avec l'actualité qui la plupart du temps ne sont jamais évoqués par les radios et télévisions et qui émanent d'éminents chercheurs ou de militants engagés dans l'action de transformation de notre monde qui en a bien besoin.
A propos de  Cuba je vous livre ici un article du quotidien britannique "Guardian" et  le texte de Rémy Herrera, chercheur au CNRS, paru dans "La Pensée libre"  intitulé  "Cuba n'est pas un fragment de l'URSS oublié aux Caraïbes"  

 


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Vendredi 21 juillet 2006 5 21 /07 /Juil /2006 17:31

Aujourd'hui, tout le monde parle de la mondialisation. Or dès 1848, Karl Marx en dressait un saisissant tableau à l'époque où le capitalisme commençait à s'internationaliser. J'ai choisi de vous présenter quelques extraits du "Manifeste" qui montrent la lucidité de l'analyse du grand théoricien.

"La bourgeoisie a joué dans l'histoire un rôle éminemment révolutionnaire. Partout où elle a conquis le pouvoir, elle  a fait de la dignité personnelle une simple valeur d'échange ; elle a substitué aux nombreuses libertés si chèrement conquises, l'unique et impitoyable liberté du commerce. En un mot, à la place de l'exploitation que masquaient les illusions religieuses et politiques, elle a mis une exploitation ouverte, éhontée, directe, brutale.

La bourgeoisie a dépouillé de leur auréole toutes les activités qui passaient jusque-là pour vénérables et qu'on considérait avec un saint respect. Le médecin, le juriste, le prêtre, le poète, le savant, elle en a fait des salariés à ses gages.(...)

Poussée par le besoin de débouchés toujours nouveaux, la bourgeoisie envahit le globe entier. Il lui faut s'implanter partout, exploiter partout, établir partout des relations.

Par l'exploitation du marché mondial, la bourgeoisie donne un caractère cosmopolite à la production et à la consommation de tous les pays. (...). Les vieilles industries nationales ont été détruites et le sont encore chaque jour. Elles sont supplantées par de nouvelles industries, dont l'adoption devient une question de vie ou de mort pour toutes les nations civilisées, industries qui n'emploient plus des matières premières indigènes, mais des matières premières venues des régions les plus lointaines, et dont les produits se consomment non seulement dans le pays même, mais dans toutes les parties du globe. A la place des anciens besoins, satisfaits par les produits nationaux, naissent des besoins nouveaux, réclamant pour leur satisfaction les produits des contrées et des climats les plus lointains. A la place de l'ancien isolement des provinces et des nations se suffisant à elles- mêmes, se développent des relations universelles, une interdépendance universelle des nations.  (...) La bourgeoisie supprime de plus en plus l'émiettement des moyens de production, de la propriété et de la population. Elle a aggloméré la population, centralisé les moyens de production et concentré la propriété dans un petit nombre de mains. (...) La bourgeoisie, au cours de sa domination de classe à peine séculaire, a créé des forces productives plus nombreuses et plus colossales que l'avaient fait toutes les générations passées prises ensemble. La domestication des forces de la nature, les machines, l'application de la chimie à l'industrie et à l'agriculture, la navigation à vapeur, les chemins de fer, les télégraphes électriques, le défrichement de continents entiers, la régularisation des fleuves, des populations entières jaillies du sol  - quel siècle antérieur aurait soupçonné que de pareilles forces productives dorment au sein du travail social ?"


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Vendredi 21 juillet 2006 5 21 /07 /Juil /2006 08:45

Lors d'un rassemblement à Paris mardi soir  pour la paix au Liban, le Parti communiste français a exigé  un arrêt des bombardements, le retrait des forces israéliennes du Liban et de Gaza, la libération des soldats israéliens, des ministres et élus palestiniens détenus depuis le début de la crise et l'arrêt des tirs de roquettes du Hamas et du Hezbollah. (Image copyright jpl 2006)


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