Bonjour l'ambiance ! Manu Chao sera à Creil pour le Festival Mix'up
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Un nouveau centre d'affaires sur la ZAET de Saint Maximin
La société d'économie mixte d'études et d'immobilier du Sud de l'Oise, a inauguré un nouveau centre d'affaires : le centre du Bois Saint Romain à Saint-Maximin, rue Henry Bessemer.
Ce sont 3500 m² de bureaux et d'ateliers pour des entreprises. Plus de 2000 m² sont encore disponibles. Les surfaces des bureaux sont adaptées à tout type d'entreprise, de 20 m² à des plateformes
de 114 m². Des entreprises se sont déjà installées dans le centre d'affaires du Bois Saint Romain, c'est le cas d'un peintre qui a choisi un atelier, ou du restaurateur d'entreprise API.
L'objectif est de promouvoir la création d'emplois et d'entreprises sur le secteur. La SEMEISO s'engage à apporter à une entreprise une solution d'implantation au meilleur tarif en ne réalisant
pas de bénéfice.
Ce centre d'affaires du Bois Saint Romain a de plus été réalisé selon les critères de développement durable. Une toiture végétalisée, un système de circulation d'air naturel entre la toiture et les plafonds. Mais également un mur végétal côté Sud, qui permet l'été de protéger les vitres de la chaleur du soleil et l'hiver au contraire de capter les rayons du soleil pour apporter de la chaleur.
SEMEISO
181, rue Henry Bessemer - 60100 Creil
Fax : 03 44 25 35 70 - Courriel : semeiso@wanadoo.fr
Les collégiens, acteurs d'un jour au musée Gallé-Juillet
Le dimanche 22 mai, les élèves du collège Michelet vous invitent au Musée de Creil pour une représentation théâtrale où ils joueront des personnages du XIXème siècle. Excellente initiative que l'on doit à quatre professeurs du collège. Qu'ils soient remerciés pour ce travail qui aide nos jeunes à ouvrir leur esprit à la connaissance et au plaisir de l'expression théâtrale. Je me rendrai à 14 heures pour saluer nos jeunes acteurs et pour encourager ma fille qui jouera. Evénement organisé avec le soutien de la municipalité et en partenariat avec les Amis du musée et le Musée Gallé-Juillet. Entrée gratuite.
Avec Adéroise, une centaine de dirigeants réunis pour mieux connaître le canal Seine-Nord Europe
L'association que je préside, l'association pour le développement de la rivière Oise a rassemblé ce lundi 9 mai une centaine de personnes* sur le thème "Feu vert pour le canal Seine-Nord" au château des rochers de Nogent sur Oise.
Le Préfet de l'Oise retenu par d'autres engagements était représenté par le Directeur départemental des territoires de l'Oise, M. Philippe
Guillard.
Le public a pu entendre les interventions de Jean-François Dardenne, maire de Nogent sur Oise, de Philippe Marini, sénateur-maire de Compiègne, qui tous deux ont montré l'importance de cette future infrastructure et les développements qui sont envisagés en lien avec elle comme la requalification de la zone d’activités (dont la plateforme chimique) située sur les territoires de Nogent-sur-Oise, Villers-St-Paul et Rieux ou encore pour la région de Compiègne, la plate-forme de Longueil Sainte-Marie, port intérieur.
Julien Lévêque et Zoubida Ennceiri, deux membres de notre association, ont rappeleé de façon synthétique l'essentiel du projet et les possibilités qu'il peut offrir en matière de développement logistique notamment. Enfin Jean-Pierre Maillot, directeur de Sud Oise Développement l'Agence, a mis en valeur les potentialités de notre territoire autour de la rivière dans le but que des entreprises viennent s'y installer et puissent profiter de l'opportunité qu'elle représente.
Des personnes ont ensuite poser quelques questions relatives au chantier et à son impact environnemental avant de partager une sympathique collation.
*L'assemblée était constituée de nombreux chefs d'entreprise, d'institutionnels dont les représentants de VNF, Oise la Vallée, Sud Oise Développement l'Agence,
la technopole fluviale Paris-Oise, la CCI de l'Oise, ainsi que d'élus du sud de l'Oise dont M. Patrick Floury, président de la Communauté de communes de la Basse Automne, Frédéric Besset, maire
de Saint-Leu d'Esserent, Jacques Pinsson, maire de Villers-sous Saint Leu
Je publie ci-dessous l'intervention introductive que j'ai prononcée :
Rencontre "Feu vert pour le canal Seine Nord Europe"
Château des Rochers de Nogent-sur-Oise
Lundi 9 mai 2011
Allocution de M. Jean-Paul LEGRAND, président d’ADEROISE, élu de Creil
Je dois d'emblée présenter les excuses de M. Le Préfet qui retenu par d'autres engagements ne peut être personnellement parmi nous ce soir, mais il est cependant représenté par M. le Directeur Départemental des Territoires de l'Oise qui nous honore de sa présence, à qui nous souhaitons la bienvenue et présentons nos remerciements pour l'intérêt que porte l'Etat à l'initiative de notre association.
Monsieur le Maire,
Monsieur le Sénateur-Maire,
Mesdames et Messieurs les élus,
Mesdames et Messieurs,
Je veux tout d’abord remercier chaleureusement Monsieur le Maire de Nogent sur Oise qui a l'amabilité de nous accueillir ce soir dans sa ville et qui, je le sais, porte un intérêt tout particulier au développement de la rivière notamment en raison de l'existence d'un port de commerce fluvial dont la concession est accordée à nos amis de la CCI de l'Oise et qui devrait avec le Canal Seine Nord trouver des possibilités de développement notamment pour un accroissement du transport des céréales. Je sais aussi que Jean-François Dardenne n'est pas non plus insensible aux futurs développements que l'agglomération creilloise notamment dans le cadre du SCOT entend donner à l'environnement en particulier avec un renforcement et une requalification des berges.
Je veux également vivement remercier, Monsieur le Sénateur-Maire de Compiègne. Il n'était pas pour nous pensable d'organiser une soirée sur le canal Seine Nord sans que vous ne puissiez venir nous éclairer ici, Monsieur Marini, de votre expérience et de votre action en faveur du développement de notre rivière et vous nous direz certainement l'intérêt que représente pour vous, votre ville, mais aussi pour notre région et notre pays la future réalisation de ce canal.
Nous avons pensé également faire appel à des professionnels. M. Julien Lévêque, auteur d'une intéressante étude sur le mode fluvial qui fait référence au projet du canal seine-Nord et Mme Zoubida Ennceiri, logisticienne, sont tous les deux membres de notre association et vont ensemble ce soir nous présenter des éléments d'information qui alimenteront notre réflexion.
Enfin Jean-Pierre Maillot nous exposera son point de vue sur l'intérêt de ce canal pour les futurs développements économiques de l'agglomération creilloise, voire du sud de l'Oise puisqu'il est directeur de'une pétillante entité qui se nomme SODA, Sud Oise Développement l'Agence, outil public de développement économique de l'agglomération creilloise.
Avant de leur céder la parole, permettez-moi , Mesdames et Messieurs de dire deux mots sur l’organisation que j’ai l’honneur de présider, ADEROISE, l’association pour le développement économique de la rivière Oise. ADEROISE est née il y a un peu plus d’un an et demi de la volonté d’élus, de citoyens mais aussi de professionnels, des chefs d’entreprise , qui souhaitent apporter leur contribution, leur réflexion, leurs expériences à l’élaboration d’une stratégie concertée de développement économique, technologique et humain de notre territoire.
Nous avons estimé qu’il y avait sur ce territoire un élément fondamental de développement qui n’avait pas jusqu’ici mérité une attention suffisante : il s’agit de notre rivière, il s’agit de l’Oise.
En effet notre rivière est une voie navigable stratégique pour la future circulation à grand gabarit reliant le bassin de la Seine à l'ensemble du réseau Nord-Européen. Notre agglomération offre aussi la particularité de se situer dans une région touristique importante, celle du sud de la Picardie aux portes d'un Parc naturel régional à 50 kilomètres au nord de Paris.
Vous le savez certainement, l'Etat s'est engagé avec le Grenelle de l'environnement à augmenter la part des transports non-aériens et non-routiers de 14% à 25% d'ici 2022. C'est une opportunité pour les transports plus respectueux de l'environnement que sont ceux du rail et du fluvial. C'est une opportunité pour que les villes ferroviaires ou traversées par des rivières et fleuves navigables pensent leur urbanisme autour d’un mode de développement économique raisonné et durable au service des hommes et de l’emploi. Je ne développerai pas davantage sur le CSNE, nos invités le feront plus savamment que moi. Mais je souhaite exprimer ici combien ce projet est pour nous important car il s'inscrit dans une vision plus globale et plus large que nous avons du territoire, une vision stratégique qui se fonde sur plusieurs éléments qui nous semblent aussi essentiels pour l'avenir. Bien évidemment il s'agit du du canal Seine-Nord mais nous préconisons aussi la construction d'un 3ème aéroport international en Picardie qui éviterait la saturation de Roissy et qui permettrait un développement interrégional judicieux et équilibré entre les deux métropoles que sont Paris et Lille. La mise en place du fret ferroviaire à grande vitesse avec l’opportunité que peut représenter l’espace équipé en voie de chemin fer d’une superficie d’une cinquantaine d’hectares et nommé le petit Thérain idéalement situé près de la rivière, et des communes de Saint Leu d’Esserent, Montataire, Creil et Thiverny. La réalisation sans retard de la ligne voyageurs Roissy-Picardie et le développement des TER Picardie-Ile de France, l'installation de ports et plates-formes multimodales dans la vallée de l'Oise, le développement du port de commerce de Nogent sur Oise et enfin la création d'un port de plaisance à Creil.
Vous le voyez notre association est ouverte à un large champ de projets ambitieux, ouverte à l'innovation et l'inventivité de nombreux professionnels qui ne se résignent pas aux discours fatalistes, elle entend rassembler des personnes très diverses qui ont compris tout l'intérêt et toutes les opportunités de développement que notre rivière offrait. Ce soir nous entamons la troisième rencontre de ce type après une soirée sur l'Intelligence économique le 23 novembre dans cette même salle et une autre en décembre sur le thème du Projet de port de plaisance à Creil. Nous aurons le plaisir de vous inviter dans les prochaines semaines pour d'autres rencontres dont une qui se tiendra sur invitation de M. le Maire de Saint Leu d'Esserent, membre de notre association qui est parmi nous et que je salue amicalement.
Je vous remercie de votre attention.
Réponse à l'invitation des militants socialistes de Creil
Les militants de la section socialiste m'ont invité à la manifestation qu'ils organisaient hier soir pour le 30 ème anniversaire du 10 mai 1981. Je publie ci-dessous la réponse que je leur ai envoyée.
"Chers amis,
Je vous remercie de votre invitation. Si le 10 mai 1981 fut effectivement un formidable espoir, il fut vite déçu les années suivantes. Le désir de changement s'est heurté à ce que certains appellent "le principe de réalité". Or il s'agissait d'engager une action transformatrice que les forces populaires ne pouvaient pas entreprendre en raison même de la conception du changement instaurée par des décennies de pratique de la gauche fondée sur l'idée qu'il suffisait de voter pour changer la société. Il n'en a rien été, et les espoirs ont été totalement déçus amenant la gauche dans la crise qu'elle connaît aujourd'hui.
Vous comprendrez donc que pour moi il ne s'agit pas d'un anniversaire forcément heureux même si je respecte totalement ce que cela représente pour vous.
Bien à vous.
Jean-Paul Legrand"
Feu vert pour le canal Seine-Nord
rencontre publique ce lundi 9 mai au Château des Rochers à Nogent sur Oise
L'association ADEROISE organise ce 9 mai à 19 heures une rencontre publique sur le thème "Feu vert pour le Canal Seine-Nord". (entrée libre)
Dans une première partie des personnalités interviendront puis le public pourra participer à l'échange, enfin les participants se retrouveront autour du verre de l'amitié et échangeront leurs
cartes.
Avec
Jean-Paul LEGRAND, Président de l'ADEROISE qui accueillera les intervenants suivants :
Jean-François DARDENNE, Maire de Nogent sur Oise,
Philippe MARINI, Président de l’association Seine-Nord, Sénateur-Maire de Compiègne
Jean-Pierre MAILLOT, Directeur de Sud Oise Développement
Julien LEVEQUE, expert en logistique, auteur d’une étude sur le canal Seine-Nord
Zoubida ENNCEIRI, logisticienne
Le débat sera animé par Frédéric SOULAT, consultant
Je publie ci-dessous un article qui résume ce que représente le futur Canal Seine-Nord.
Pourquoi la gratuité dérange-t-elle tant les idées dominantes ?
De plus en plus de citoyens ne croient plus aux discours des partis politiques, ils sont de plus en plus nombreux à chercher une voie nouvelle : le débat sur la
gratuité est un tout début de réflexion plus générale sur les possibilités d'inventer une autre société qui sorte des stéréotypes du système actuel.
Nous vivons l'époque de la gestation d'une autre civilisation où toutes les idées dominantes se heurtent à la réalité du monde. Il est intéressant que des élus se prononcent contre la
gratuité et présentent leurs arguments en défendant le système économique actuel, en défendant l'idée que parce que des gens peuvent payer, il n'y a pas de raison que la gratuité soit
généralisée. Sans doute faut-il revenir sur ce qu'est la valeur, sur ce qui la fonde, la produit. En cela se prononcer pour la gratuité revet une forme de subversion sociale à l'égard
d'un système qui devient de plus en plus dépendant du capital, fétichiste de l'argent et par conséquent déshumanisant . La gratuité a toujours posé un problème philosophique dans les sociétés
marchandes puisque dans ces sociétés les hommes ne peuvent réaliser leur puissance que par l'argent et ne peuvent être reconnus que par leur appartenance de classe fondée sur la possession du
capital.
Pourtant dans ces mêmes sociétés des actions collectives ont permis à ceux qui ont besoin de la mise en commun des richesses, des pouvoirs et des savoirs d'obtenir des gratuités qui existent par une solidarité imposée par la loi ou les votes des instances délibérantes (école, routes, éclairage public, service de police et de secours, distribution d'ordinateurs aux collégiens, entretien des villes, certains services de santé, vaccinations, etc...) Dans ce cas ce ne sont pas les usagers qui financent mais ceux qui sont contraints de contribuer par la fiscalité à l'intérêt général. Or la gratuité devient pour le capitalisme un scandale, un non-sens puisqu'il a réduit les rapports et le travail humains à ceux de marchandises comme facteurs principaux de production du capital. L'idée de la gratuité prise dans la diversité des situations pose au-delà d'un besoin de justice sociale la question d'un autre type de développement humain, en cela elle est fondamentalement subversive. C'est ce débat qui dans les prochains mois et les années futures viendra en force dans un combat radical et massif contre un système qui fait de l'argent l'alpha et l'omega de la civilisation."
Jean-Paul LEGRAND
Etre porteur de propositions utiles et constructives
La presse a relaté la réunion du conseil communautaire qui a voté pour la diminution des tarifs du bus à compter de septembre 2011. Le journal "Le Parisien" montre que malgré les développements de mon argumentation et l'expression de 1271 citoyens ayant signé la pétition que j'ai soumis à leur avis, le Président de l'agglomération et la majorité des élus n'ont pas voulu décider de la gratuité totale.
L'action que j'ai engagée avec une vingtaine d'habitants qui ont recueilli les signatures a permis cependant d"avoir un vrai débat où chacun a pu se positionner, et aujourd'hui dans l'agglomération creilloise, de nombreux citoyens s'intéressent davantage aux moyens possibles d'améliorer le service des transports publics avec l'objectif de le rendre plus efficace, plus populaire et accessible à tous.
Cette expérience de la pétition au plus près des habitants, m'a permis d'écouter davantage leurs préoccupations et d'entreprendre une démarche plus ouverte, qui me conduit avec plaisir à rencontrer toujours plus de concitoyens. Cela est extrêmement motivant car ces échanges me permettent de connaître diverses opinions, différents points de vue qui ne se trouvent pas nécessairement dans la presse, dans les organisations politiques, dans les assemblées élues.
Les difficultés de la population sont réelles et il ne sert à rien de la leurrer en lui promettant une transformation positive de sa vie qui se jouerait à travers
les prochaines élections présidentielles. La crise est telle qu'une véritable transformation exige d'inventer une autre société, de rompre avec un système qui détruit progressivement les
fondements même qui lui avait donné dynamisme et essor. Car en négligeant l'être humain, en abandonnant le citoyen, en méprisant le travailleur, le système prépare sa perte.
Depuis plusieurs décennies l'alternance gauche-droite n'a fait qu'aggraver la situation en désaisissant les citoyens de réels moyens d'intervenir tout en transférant des masses
gigantesques d'argent du travail vers le capital financier, en s'opposant aux besoins de financement des services publics comme des petites et moyennes entreprises innovantes, en refusant
de s'en prendre aux véritables causes de la crise du capitalisme. Les gens ne doivent donc compter que sur eux-mêmes, organiser leurs propres initiatives et élaborer leurs propres propositions à
partir de leur expérience et de leurs actions en refusant tout embrigadement, en conservant en permanence leur esprit critique à l'égard des institutions, des partis et du personnel
politique.
L'avenir appartient à celles et ceux qui feront vivre ce projet de transformation qui consiste à ce que les citoyens agissent pour maîtriser leur environnement social, économique et politique. Cela passe par des actions au plus près de ceux qui sont exclus de la politique et par leur mise en relation avec ceux qui sont porteurs de projets innovants et qui peuvent motiver des mobilisations répondant aux aspirations des gens, à condition qu'ils rompent avec les idées dépassées du dirigisme et du monopole d'organisations politiques qui ont de moins en moins de crédibilité.
La gratuité des bus : un combat qui se poursuivra
La majorité des élus de la communauté de l'agglomération creilloise a choisi de déléguer le service public des bus à la multinationale Keolis. Pour ma part avec d'autres élus de l'agglomération j'ai voté contre cette délégation estimant que nous n'avions pas eu tous les éléments indispensables au choix et notamment une étude sérieuse et complète sur la possibilité d'une régie publique qui aurait du être présentée bien en amont de la décision prise hier soir.
Cependant quelque soit le mode de gestion de notre service de transports publics, les arguments que j'ai développés en faveur de la gratuité sont et demeurent totalement pertinents. Si l'assemblée de notre agglomération a voté une grille tarifaire avec des réductions et notamment la gratuité pour les lycéens et étudiants (voir tableau ci-dessous) c'est bien parce que la population a exprimé sa volonté. Si la majorité des élus n'a pas voté la gratuité totale c'est que pour certains ils y sont opposés par "principe" comme ils l'ont dit ou bien parce qu'ils ne sont pas convaincus de la possibilité de financer cette gratuité. Je continuerai à porter l'exigence de ces centaines de Creillois, Nogentais, Montatairiens et Villersois qui ont signé la pétition que j'ai déposée hier soir sur le bureau de la CAC et qui ont dit qu'ils veulent la gratuité totale.
Je remercie tous les citoyens qui m'ont fait confiance dans cette bataille. Je veux leur dire que j'en suis honoré. J'ai beaucoup apprécié le fait qu'ils ont été nombreux à m'aider dans cette campagne et cela dans leur diversité ! Je ne suis pas l'élu d'un parti mais celui du suffrage universel au service de mes concitoyens, de tous mes concitoyens. Cela ne signifie pas que j'abandonne mes convictions et mes principes, bien au contraire. J'ai décidé de mettre en pratique davantage les orientations qui sont les miennes : être un élu proche des gens, à leur écoute, porteur de leurs aspirations. De faire ce travail en toute loyauté avec mes autres collègues élus de la majorité municipale dans la diversité de notre équipe qui agit pour le bien de notre ville et de notre agglomération. Je ne souhaite pas participer à des polémiques stériles et vaines mais contribuer à tout ce qui peut être positif pour notre population.
Je suis donc ouvert à tous, je tends la main à tous ceux qui veulent faire avancer notre ville et notre agglomération sur la base de projets novateurs et mobilisateurs. En ce sens la campagne pour la gratuité des bus m'a permis de rencontrer beaucoup d'habitants, de les écouter, de mieux comprendre leurs préoccupations et d'entendre leurs avis, leurs suggestions dans le domaine des transports publics comme dans bien d'autres domaines qui concernent leur vie quotidienne. Ils peuvent compter sur ma détermination à poursuivre ce lien étroit et nécessaire entre eux et l'élu que je suis.
La grille tarifaire votée par le conseil communautaire et qui entrera prochainement en application au 1er septembre 2011
1271 citoyens ont signé la pétition en faveur de la gratuité des transports publics dans l'agglomération creilloise
Une vingtaine de personnes de toute opinion a participé à cette campagne et a recueilli 1271 signatures. Cette campagne n'était pas animée par un parti politique mais par des citoyens ne se réclamant d'aucuns partis et à l'appel de Jean-Paul Legrand, maire-adjoint de Creil, conseiller communautaire. Cette campagne a été menée pour l'essentiel dans les quartiers populaires de Creil où près de mille signatures ont été réalisées. 300 autres citoyens se sont exprimés à Nogent, Montataire et Villers Saint Paul. Dans cette dernière commune 200 ont signé la pétition.
A l'occasion du débat au sein du conseil communautaire de l'agglomération creilloise, j'ai déposé auprès du Président de la CAC les 1271 signatures de citoyens sur la pétition suivante :
Monsieur le Président,
La Communauté d'agglomération creilloise va choisir le mode de gestion de ses transports publics début mai 2011. A cette occasion nous soussignés estimons que la gratuité des transports publics pour tous serait un progrès. Avec la gratuité ce seront plus de personnes qui emprunteront le bus. La ville s'en portera mieux en terme de circulation, de baisse de la pollution, de diminution des accidents, de libération d'emplacement de parkings, de réduction du stress. Ce sera un plus pour le commerce et l'économie locale et pour le porte-monnaie de chaque usager. Ce que la Communauté dépensera pour offrir la gratuité, elle le regagnera largement dans la diminution des importantes charges qui aujourd'hui sont supportées par la ville et l'agglomération (pollution automobile, saturation des parkings, bouchons,accidents, etc...). Elle le regagnera dans l'atout qu'offre la gratuité pour le développement économique. Nous soutenons cette exigence éco-citoyenne et nous demandons aux élus de la CAC de se prononcer en faveur d'une telle mesure.
Le Président a refusé de mettre aux voix ma proposition afin que le conseil se prononce pour la gratuité totale des transports publics et a présenté une nouvelle grille tarifaire qui prévoit certaines réductions par rapport aux tarifs précédents et la gratuité pour les lycéens et étudiants. La campagne aura en partie porté ses fruits mais le combat continue pour obtenir la gratuité totale sur la base des arguments que j'ai avancés dans la déclaration que j'ai faite et que je reproduis ci-dessous :
Déclaration de Jean-Paul Legrand, Maire-Adjoint de Creil,
Conseiller communautaire au Conseil de la CAC du 5 mai 2011
Monsieur le Président,
Chers collègues,
Madame, Mademoiselle, Monsieur,
Je souhaite vous rendre compte de mon activité d'élu en faveur de la campagne pour la gratuité des bus à Creil et dans son agglomération puisque que comme vous le savez je me prononce pour la gratuité totale.
Evidemment cette gratuité a un coût pour la collectivité. A ce jour notre communauté finance grosso mode 70 % du service et 30% sont à la charge des usagers qui acquittent un billet qui est de 1,10 euro pour une heure de déplacements avec des possibilités de réduction pour certaines catégories et l'achat de tickets à tarif réduit en carnet. C'est un peu plus de 1,5 million d'euros que les usagers versent pour apporter le complément nécessaire au fonctionnement du service. Par conséquent pour obtenir la gratuité, il faudrait au minimum trouver pour la collectivité une recette équivalente à ce montant.
Je propose une solution qui va dans le sens des recommandations actuelles en faveur du développement durable. Il s'agit de réduire la circulation automobile et les nuisances qu'elle provoque afin de réaliser des économies qui permettront de financer la gratuité et même d'améliorer le service.
L'agence pour l'environnement et la maîtrise de l'énergie (ADEME) a montré dans un rapport publié en 2007 qu'en milieu urbain, l'automobile mobilise 80 à 90 % des budgets publics consacrés aux déplacements, les transports collectifs seulement 10 %. A cela s'ajoutent les coûts externes de l'automobile, des utilitaires légers,des deux roues motorisés et des poids lourds qui représentent environ 180 euros par an et par habitant qui pèsent lourdement dans le budgets consacrés à l'action contre le bruit, la pollution, l'effet de serre, les accidents et la congestion.
Je veux vous citer les conclusions de ce rapport intitulé « La gratuité des transports collectifs urbains : effets sur la fréquentation et intérêts. Ce rapport est extrêmement intéressant . Il a d'ailleurs a étudié les atouts et les faiblesses du réseau de transport public actuel de notre agglomération en le comparant à six autres agglomérations et il conclut que la gratuité est possible. J'attire votre attention sur ces conclusions, je cite :
Les transports collectifs sont quasiment le seul mode de
déplacement payés par les usagers
Les rues et les routes, les trottoirs et les aménagements cyclables sont payés par la collectivité et non par les automobilistes, les piétons ou les cyclistes.
L’usager des transports publics est donc quasiment le seul à payer en tant qu’usager. Les automobilistes paient uniquement le stationnement en zone payante, alors qu’ils bénéficient d’un financement très important de la part de la collectivité.
La voiture est un mode de déplacement beaucoup plus
coûteux pour la collectivité
En milieu urbain, l’automobile mobilise 80 à 90 % des budgets publics consacrés aux déplacements, les transports collectifs seulement 10 % environ.
Et je veux vous citer la phrase clef de ce rapport que vous trouverez page 163 :
« Un basculement sur les transports collectifs d’une partie des crédits affectés à l’automobile suffirait à financer à la fois la gratuité et l’augmentation de l’offre. »
Enfin ce rapport ajoute : En outre, rappelons que les coûts externes de l’automobile,
augmentent encore le coût de celle-ci pour la collectivité.
Je le rappelle ces coûts externes regroupent les coûts associés à la pollution de l’air, le bruit, les encombrements et la congestion automobile, les accidents de la circulation et les coûts des soins de santé, et enfin la libération de gaz à effet de serre.
L'une des caractéristiques urbaines de l'agglomération creilloise est qu'elle est traversée par une rivière ce qui provoque en centre ville une forte concentration des flux de circulation au pont, des ralentissements indéniables d'autant qu'une partie de la population sur le trajet domicile-travail doit impérativement traverser la rivière pour se rendre à la gare SNCF. Une étude de l'INSEE montre par ailleurs que pour le trajet domicile-travail, malgré des distances assez courtes, les habitants de l'aire urbaine de Creil utilisent leur véhicule particulier.
Les recommandations en matière de lutte pour la qualité de l'air, la diminution de l'effet de serre, la réduction du bruit, le renforcement de la sécurité routière, vont toutes vers cet impératif : réduire la circulation automobile en milieu urbain.
Cette réduction permettrait de réaliser des économies substantielles des deniers publics.
On peut estimer que le coût des dépenses publiques consacrées aux déplacements en automobile pour notre agglomération sont au minimum de l'ordre de 15 millions d'euros par an au total sur les budgets communaux et communautaire. A titre de comparaison comparaison, une ville comme le Puy en Velay (54 000 habitants) a consacré pour l'automobile 21 millions d'euros en 2001 comprenant les travaux de voirie, de stationnement et les charges de personnel. Il serait donc nécessaire de diminuer ces dépenses d'autant que l'usager de l'automobile contrairement aux usagers des transports collectifs ne contribue pas en qualité d'usager aux recettes des collectivités ou très peu et en général seulement à travers le stationnement payant quand il existe.
Comment donc diminuer ces dépenses ? Par la gratuité. En effet, il a été constaté que lorsque la gratuité est instaurée, un transfert modal peut s'opérer de l'automobile vers le bus si a collectivité mène une politique volontariste d'amélioration de la qualité de service et d'incitation à utiliser le bus comme un éco-transport surtout si il utilise des carburants faibles en production de carbonne.
Ainsi une part des automobilistes ne se déplaçant que dans l'agglomération seraient directement intéressés et capter par le bus gratuit, d'autant que le prix des carburants a fortement augmenté et que le pouvoir d'achat a sensiblement reculé en particulier pour notre population composée d'ouvriers, d'employés et de personnes en précarité.
Je retiens du débat qu'il y a eu à Creil, la volonté de nos concitoyens de voir s'améliorer la qualité du service, et ils ont raison. La collectivité en instaurant la gratuité favorisera le transfert modal de l'automobile vers le bus d'autant mieux qu'elle assurera des conditions de transport plus confortables et agréables. Comment ? Le personnel qui a aujourd'hui pour mission de contrôler de fait aura une autre mission : celle de conseiller, d'aider les passagers (notamment les personnes handicapées ou à mobilité réduite), de veiller à leur sécurité, d'accueillir les passagers et de les informer sur les lignes, les correspondances, voire sur la vie culturelle et touristique afin de promouvoir notre agglomération. Les actuels médiateurs devront dans ce cadre également compléter cette mission essentielle d'accueil et de conseil et être totalement intégrés de façon statutaire dans les effectifs du personnel.
Par ce transfert modal l'objectif serait d'atteindre une diminution des dépenses publiques liées à la circulation automobile de l'ordre de 10 à 20 % par an. Les économies ainsi générées permettraient de financer non seulement la gratuité mais comme le souligne le rapport de l'ADEME d'augmenter l'offre en quantité et en qualité. Par conséquent sur un minimum de 15 millions d'euros de dépenses annuelles, la communauté pourrait obtenir une économie de 1,5 millions à 3 millions par an. De quoi financer la gratuité, investir en équipement, en véhicules neufs et dans l'amélioration du service.
La promotion de transports collectifs de qualité par la gratuité permet à la collectivité de réaliser des économies sur les dépenses liées à l'automobile qui sont des dépenses qui coûtent chaque année plus cher en raison de divers facteurs et notamment le prix des carburants, l'usure du parc automobile, l'usure et la détérioration des infrastructures. De plus en privilégiant l'acquisition des véhicules de transports collectifs peu polluants la communauté participera aux économies nécessaires à l'amélioration du service et à la réduction générale des coûts.
La gratuité pour nos transports collectifs est donc une idée économiquement viable, socialement juste, écologiquement efficace.
Conformément à ma conception démocratique de l'action politique, j'ai décidé de mettre à la disposition des habitants un moyen de s'exprimer : la pétition. Le droit de pétition est un droit constitutionnel fondamental qui non seulement permet d'alerter les élus sur la volonté et les besoins de nos concitoyens mais surtout nécessite une démarche qui exige de donner de l'information, suscite le débat, l'échange, l'argumentation.
Ainsi, sachez, Monsieur le Président, que beaucoup de nos concitoyens ignoraient qu'une délégation de service public existait, qu'une convention était établie avec la multinationale Keolis. Beaucoup ignoraient que la Communauté est propriétaire de la quasi majorité du matériel et des véhicules utilisés pour les transports collectifs. Beaucoup se sont étonnés qu'il n'y ait pas eu une campagne d'information sur les enjeux que représentent la fin de l'actuelle DSP. Beaucoup ont été sensibles et très intéressés par l'argument selon lequel la gratuité des transports collectifs peut être un moyen de réduire la circulation automobile et ainsi de réaliser des économies pour financer la gratuité et la qualité du service.
Autant la démarche des Etats généraux de la CAC il y a quelques mois avait été appréciée et avait rassemblé plusieurs centaines de citoyens, autant sur un enjeu aussi important que celui des transports publics, l'absence d'une concertation et d'une consultation de notre communauté aura été ressenti comme une regrettable insuffisance par de très nombreux habitants. En définitive le seul débat pluraliste avec la population qui a eu lieu dans un cadre institutionnel est celui pris à l'initiative de la municipalité de Creil au mois d'avril . De plus et alors que notre assemblée savait l'échéance de la fin de la DSP, depuis plusieurs mois, le bureau de la CAC aurait pu agir de façon conséquente pour obtenir des études in situ sur la question de la gratuité et par ailleurs celle de la régie publique, or il n'en a rien été privant ainsi les élus et les citoyens d'éléments complémentaires pour nous éclairer dans nos choix.
C'est pourquoi l'initiative de la pétition doit être considérée comme un élément démocratique important qui a fait avancer le débat, la réflexion et qui aura des prolongements dans les semaines et mois à venir car quelque soit le mode de gestion choisi ce soir par notre conseil communautaire, la gratuité reviendra comme le leitmotiv d'une nécessité sociale, économique et environnementale incontournable, comme la solution innovante pour nos transports publics.
Ce soir je veux me faire l'interprète de ces citoyens que j'ai rencontrés et qui ont fortement apprécié cette démarche d'écoute et d'échange qu'a permis cette pétition. Ils ont été très nombreux également à me faire part de leur profonde déception des partis politiques, à tort ou à raison, ils ont le sentiment de ne pas être écoutés, de ne pas être associés aux décisions que prennent les élus.
Dois-je en effet rappeler que lors des dernières élections cantonales qui ont eu lieu sur notre territoire toutes les formations politiques sans aucune exception ont perdu un nombre considérable de voix par rapport aux cantonales précédentes et que l'élection de notre collègue Gérard Weyn n' a pas échappé à cette importante désaffection.
Non seulement cela doit nous alerter mais comme je l'ai dit lors du dernier conseil communautaire, on ne peut pas rester sourd à l'immense appel de la société, des citoyens sur leur volonté de concret, de décisions innovantes qui leur permettent de transformer leur quotidien d'autant que la politique du gouvernement est très dure , de plus en plus dure pour les couches populaires et les salariés, de plus en plus insupportable pour la très grande majorité des habitants . Car c'est cela que nous avons ressenti lors de nos rencontres avec les habitants : un immense besoin que l'on réponde à leur préoccupations quotidiennes dont l'une, essentielle et de plus en plus prégnante, celle du pouvoir d'achat.
Nous avons donc ce soir l'occasion de répondre à cette attente en décidant de voter non pas une nouvelle tarification pour nos transports publics mais de choisir la gratuité comme un moyen de développement durable favorisant des économies générées par la réduction de la circulation automobile et donc la réduction des importantes dépenses publiques assumées aujourd'hui par nos budgets communaux et communautaire.
Je propose par conséquent que soit mis au vote le principe de la gratuité de nos transports publics de la façon suivante :
« Le conseil communautaire se prononce favorablement pour la gratuité des transports publics afin de favoriser l'utilisation des bus par un plus grand nombre d'habitants et notamment d'automobilistes et d'agir ainsi en faveur d'économies budgétaires substantielles utiles à financer un service gratuit de qualité. »
Monsieur le Président, je fais cette proposition afin de permettre à notre conseil communautaire de traduire la volonté de nos concitoyens en faveur de la gratuité, volonté en partie exprimée par la pétition qu'ils ont signée
A ce jour donc 1271 de signatures ont été recueillies sur la pétition que j'ai proposée à mes concitoyens pour la gratuité des transports publics. Si près d'un millier a été recueilli à Creil, d'autres proviennent , de Montataire , de Nogent sur Oise et aussi de Villers saint Paul où dans cette dernière commune plus de 200 citoyens ont signé cette pétition. Je veux remercier bien entendu tous les signataires : ils ont eu raison de s'engager en faveur de la gratuité , je viens d'expliquer pourquoi. Je veux aussi remercier la vingtaine de citoyens de toute opinion qui m'ont demandé de vous informer qu'ils ne sont membres d' aucun parti politique, des gens qui n'ont pas l'habitude de porter des pancartes ou de revendiquer et qui m'ont spontanément et naturellement aidé dans cette campagne d'expression populaire : je veux citer autant ces jeunes étudiants du Lycée Curie, ces mères de famille du Plateau Rouher, ces salariés qui se rendent à Paris, ces commerçants du Centre ville; tous ces gens et tous les autres que nous n'avons pas pu voir attendent des actes forts de notre part.
Cette action en faveur de la gratuité a déjà porté ses fruits puisque vous nous présentez ce soir une proposition de baisse des tarifs. Mais ce n'est qu'une mesure bien insuffisante à l'égard de l'attente des habitants et de nos réelles capacités de financement si vous acceptiez d'engager une réflexion et une action globale sur un urbanisme communautaire économe en énergie non seulement dans les constructions ce qui commence à se faire mais aussi et surtout dans les déplacements urbains et donc en particulier par une réduction des dépenses et gaspillages publics dus à la circulation automobile afin de financer la gratuité totale de nos transports publics.
Je vous remercie.
Campagne pour la gratuité des bus à Creil et dans son agglomération
Conformément à ma conception démocratique de l'action politique, j'ai décidé de mettre à la disposition des habitants un moyen de s'exprimer : la pétition. Le droit de pétition est un droit républicain fondamental qui non seulement permet d'alerter les élus sur la volonté et les besoins de nos concitoyens mais surtout nécessite une démarche qui suscite le débat, l'échange, l'argumentation. C'est en cela que riche de cette expérience, j'ai décidé de poursuivre mon mandat d'élu en consultant systématiquement les habitants également par ce moyen qu'offre la pétition et je le ferai si nécessaire dans d'autres domaines que celui des transports. A ce jour plusieurs centaines de signatures ont été recueillies sur la pétition que j'ai proposé à mes concitoyens pour la gratuité des transports publics. Si la plupart ont été recueillies à Creil dans les quartiers populaires, d'autres proviennent aussi de Villers Saint Paul, de Montataire et de Nogent sur Oise. La campagne se poursuit donc au plus près des habitants. Je remettrai ces signatures au Président de la CAC, autorité orgnisatrice des transports, à l'occasion du prochain conseil communautaire qui aura lieu le 5 mai en soirée au siège de la CAC et auquel les citoyens peuvent assister. En tant qu'élu communautaire j'y ferai une déclaration présentant la pétition et son développement à travers mes propositions. D'ici là vous trouverez ci-dessous, les liens pour poursuivre cette campagne.
Gournay, un quartier en pleine mutation
Le quartier de Gournay va trouver une nouvelle jeunesse dans les prochains mois. Au coeur de l'agglomération creilloise, cet ancien quartier industriel va devenir un éco-quartier avec la construction de 740 logements dont 50% de logements sociaux et 50% de logements en moyers libres ou en accession à la propriété. sans oublier les équipements cuturels, scolaires et les commerces. Non loin de mon domicile j'ai vu en quelques mois "pousser" 69 nouveaux logements : rue Tumerelle, rue Faure Robert et rue Jean Jaurès, des appartements et des maisons de ville réalisés par Oise-Habitat.
Dans ce cadre ce n'est un secret pour personne que je milite, avec d'autres citoyens notamment au sein de l'association ADEROISE, mais aussi comme maire-adjoint à l'urbanisme pour la réalisation d'un port de plaisance sur la friche industrielle de la Vieille montagne. Projet que le maire de Creil souhaite réaliser et qui répond à une demande des plaisanciers en eaux intérieures étant donné le manque d'anneaux pour les bateaux sur le réseau fluvial du nord de la France. Cette réalisation pourrait intéresser des investisseurs qui prennent de plus en plus au sérieux les atouts de notre agglomération avec les futurs développements autour de la rivière en raison de la croissance de la circulation fluviale prévue avec le futur canal seine-nord europe. Aménager les rives, penser à un urbanisme qui concilie l'activité économique et l'environnement, tout cela devrait attirer des entreprises et des capitaux pour de nouvelles réalisations. D'ores et déjà sont prévues la requalification du pont Y sur les voies ferrées et la réalisation de la passerelle sur l'Oise, deux aménagements indispensables pour des circulations routières et piétonnes de meilleure qualité.
Dès 2012 cette passerelle sera mise en chantier pour une livraison en 2013, elle permettra aux habitants de franchir l'Oise à pied ou à vélo tout en étant assez
élévée pour laisser passer les futurs bateaux à grand gabarit qui rejoindront le canal seine-nord. Ci dessous l'image du projet de passerelle publiée dans "le 8 pages" le magazine de la
CAC.
La prime Sarkozy, du tintamarre et du vent !
L'hôte de l'Elysée pourrait être risible si il faisait vraiment du cirque. Mais le hic c'est qu'il est chef de l'Etat et qu'il nous prend pour de gentils enfants
qu'il aimerait émerveiller avec quelques balivernes et boniments. Le dernier en date, la prime à 1000 euros, est tellement ubuesque que le bonhomme n'a pas peur du ridicule. Normal avant d'être
président il a fait croire que tout irait mieux avec lui. Une fois au pouvoir, il a expliqué "ce n'est pas moi, c'est la crise". Après tout c'est vrai que c'est la crise, mais c'est vrai aussi
que c'est un peu beaucoup à cause de lui et de ses umpistes qui ont choisi de caresser le capital dans le sens du poil et d'entrainer la bête à mordre le bon peuple ! Ah le Nicolas, tsar de
toutes les tromperies, il annonce aux ouvriers de France une prime de 1000 euros en ajoutant qu'elle sera facultative dans la plupart des entreprises et obligatoire seulement dans les entreprises
de plus de 50 salariés qui rémunéreront plus les dividendes de leurs actionnaires que les années précédentes., et que son montant sera à négocier avec les partenaires sociaux. Ce qui va
restreindre considérablement le nombre éventuel de "bénéficiaires" et tout cela sous réserve que la loi soit votée. Car Sarkozy aimerait nous faire rêver à la sacro sainte alliance du capital et
du travail ! Alors rêvons : les actionnaires du CAC 40 dans leur immense majorité vont consentir à partager leurs dividendes avec le prolétariat par la simple opération du Saint-Sarkozy ! Et dans
les PME-PMI les patrons qui sont encore plus généreux distribueront pour les fêtes des chèques de 1000 euros à chaque employé avec en filligrane la tronche de Saint Nicolas. Comme disait,
sans rire, la dame du monsieur "Douce France ...."
Braquage de la bijouterie de la rue de la République à Creil et tirs des malfaiteurs en fuite
J'étais avec ma famille en véhicule ce soir rue de la République quelques minutes après le braquage qui a eu lieu contre la bijouterie. Les malfaiteurs
auraient dérobé des bijoux, tiré sur la police et percuté un véhicule en blessant deux personnes.
Cela est extrêmement inquiétant que de tels faits arrivent dans notre ville. Evidemment nous pensons aux employés de la bijouterie et aux blessés ainsi qu'aux passants qui étaient nombreux vers
19 heures à se promener par un aussi beau temps. Nous transmettons aux victimes et à leur famille toute notre solidarité. Il est intolérable, inacceptable que des bandits
risquent de tuer et blessent des citoyens qui ne demandent qu'à vivre en toute tranquillité. Intolérable que ces voyous aient tiré sur les policiers mettant leurs vies en péril et celles des
passants.
Nous souhaitons que les forces de police puissent arrêter dans les meilleurs délais ces malfaiteurs et qu'ils soient très rapidement jugés et condamnés pour les actes commis. Ceux qui ont agi de
la sorte et leurs éventuels commanditaires doivent savoir que nous ne laisserons pas se développer de tels actes. Creil est une ville où la population vit dans un esprit de fraternité
et de solidarité, avec les efforts de sa municipalité, de ses associations, de ses citoyens dans leur diversité qui pour beaucoup sont confrontés au chômage et et à la
précarité. Raison de plus pour ne pas accepter, pour combattre résolument l'intolérable violence de quelques malfrats dangereux pour la population.
Les habitants doivent s'exprimer et se mobiliser pacifiquement contre la violence, pour obtenir davantage de moyens pour la police nationale et pour que la justice puisse faire
son travail, davantage de moyens pour notre commune afin d' améliorer la vie de l'immense majorité qui ne demande qu'une chose : vivre en toute tranquillité.
Jean-Paul Legrand
Maire-Adjoint de Creil
La pétition pour la gratuité est signée par de nombreux habitants
Pour signer la pétition en ligne, cliquez sur l'image du bus ci-dessous
C'est certainement plusieurs centaines de signatures en faveur de la gratuité des bus qui vont être recueillies pour le 5 mai, date de la réunion du conseil communautaire. Dans plusieurs quartiers populaires et chez certains commerçants la pétition est à la disposition des citoyens. Pour vous la procurer appelez Jean-Paul Legrand au 06 67 96 44 47.
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