Politique

Jeudi 16 novembre 2006 4 16 /11 /Nov /2006 08:25

Ce matin, nous étions une dizaine de militants communistes à la gare de Creil. Nous y avons distribué un tract à environ 2000 personnes portant sur la casse industrielle, l'accroissement de la pauvreté et de la précarité et pour en finir avec les bas salaires, présentant les propositions  du PCF. J'aime bien participer à cette activité, même si les gens sont pressés de prendre leur train, la plupart d'entre eux lisent ce que nous distribuons. Des personnes parfois viennent discuter comme cet usager du STAC (Service de bus) qui estime qu'il n' ya pas assez de bus aux heures de pointe sur la ligne N°3 (Creil-Montataire) et qu 'en général, le soir, ils sont bondés.

Autres échos du PCF

 

Le week-end dernier,  les militants
communistes de l'Oise qui ont voté pour désigner la personne qu'il
proposeront comme candidate de la gauche antilibérale (voir mon article
ci-dessous) :  sur 543 inscrits, il y a eu 361 votants. Marie George
Buffet a recueilli 91,4 % des suffrages exprimés, distançant largement
Maxime Gremetz (7,45%) et Jean-Jacques Karman (1,15%).

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On en parle

Une centaine de  partisans de Ségolène Royal  s'est  réunie à Creil
lundi 13 novembre à la Faïencerie pour affirmer leur soutien à la dirigeante socialiste
avant le vote d'aujourd'hui qui désignera le candidat du PS à
l'élection présidentielle. Michel Françaix, Philippe Massein et Frédéric Fillon (photo)
 sont les principaux animateurs du comité de soutien à Ségolène Royale dans ce sud de l'Oise.
(crédit photo : désirsdavenir60)

Le comité de ligne SNCF qui réunit la direction régionale de la SNCF, le Conseil régional, les élus, les associations d'usagers et les représentants du personnel SNCF s'est réuni lundi soir en mairie de Creil. Le directeur régional de la SNCF a maintenu sa décision de supprimer un guichet le soir à la gare de Creil malgré la vive protestation des usagers, des syndicats de cheminots et des élus.  La lutte doit se poursuivre.

Le collectif de la gauche antilibérale du sud de l'Oise se réunira le 22 novembre à 20h30 au Centre des rencontres de Creil.



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Samedi 11 novembre 2006 6 11 /11 /Nov /2006 18:31
Jaurès doit se retourner dans sa tombe. Encore que le pauvre, il en a vu de toutes les couleurs depuis que le socialisme dont il rêvait a été mis à toutes les sauces. Voilà que les nouvelles technologies aidant  les coups bas entre politiciens ne font que commencer dans la campagne pour les présidentielles. Une vidéo circule sur l'Internet qui fait beaucoup parler dans les milieux enseignants. On y voit Ségolène Royal filmée à son insu lors d'une réunion à huis clos avec des militants socialistes à Angers, le 21 janvier dernier. Elle formule une proposition des plus provocatrices : que les professeurs assurent 35 heures de présence hebdomadaire dans les établissements scolaires. Ségolène Royal ajoute qu'elle n'entend pas «encore [le] crier sur les toits» afin de ne pas «prendre des coups» de la part des «syndicats enseignants». Le jeu des petites phrases provocatrices est un vieux stratagème  usé jusquà la corde que les politiciens de droite et du parti socialiste entendent utiliser dans l'espoir de passer pour des gens novateurs qui n'ont pas peur de bousculer les tabous ! Mais à force de jouer à ce jeu là, à force de demander aux citoyens de n'être que des spectateurs de ces jeux malsains, le retour de bâton pourrait faire très mal et il s'appelle Le Pen. Le travail de la gauche anti-libérale a contrario de toutes ces mascarades, se doit de favoriser l'intelligence, le débat et la réflexion,  l'intervention des citoyens sur les vrais enjeux de classe afin de créer un rassemblement qui bouscule la bipolarisation politique et crée l'événement progressiste de ce pays. Souvenons-nous de la formidable dynamique faite de débats, d'échanges, de partage que fut l'élan du Non au référendum sur la constitution européenne. Gens de gauche, citoyens qui s'apprêtent à s'abstenir, ne vous laissez pas voler votre droit d'être entendus, votre volonté d'une politique de gauche profondément démocratique, participez aux comités anti-libéraux de votre ville, ne laissez pas aux Sarko et autres Royal vous confisquer la politique : devenez acteurs d'un mouvement inédit qui peut ouvrir la voie à une politique de rupture avec des choix qui font tant de mal au pays.  (image : Jean Jaurès qui avait, lui, une haute idée du socialisme et de la démocratie)

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Vendredi 10 novembre 2006 5 10 /11 /Nov /2006 10:59
Le député-maire de Chantilly, Eric Woerth, trésorier national de l'UMP, vient de se voir infliger un sacré revers au sein de sa propre organisation. Alors qu'il milite pour que le candidat du parti sarkozyen sur la 3ème circonscription de l'Oise (Creil-Montataire-Méru) soit le senlisien Jean-Christophe Canter, les militants ont choisi à une très large majorité le maire et conseiller général de Saint Crépin-Ibouvillers, Alain Letellier. Un résultat sans appel puisque Letellier obtient 145 suffrages contre 51 pour Canter. Canter paye le prix d'un parachutage et aussi de la condescendance qu'il aurait manifestée à l'égard de Letellier à qui il reproche, selon la presse, de parler "des routes et des trottoirs". La stratégie des dirigeants de l'UMP de viser la conquête de la mairie de Creil se voit ainsi quelque peu mise à mal. Un résultat qui réjouira sans doute Guilhem Ricalens, chef de la droite creilloise et directeur de cabinet du maire de Sèvres qui s'était vu éjecté de la compétition par Eric Woerth. Il reste que les instances nationales de l'UMP peuvent revenir sur le vote des militants. Mais vu le score obtenu par Letellier, on voit mal Sarkozy se couper de sa base militante. Cependant les intrigues chez ces gens là peuvent en permanence bousculer la donne. Tout cela fait bien désordre et manifeste des contradictions réelles au sein d'une droite où les ambitions personnelles priment sur le reste. Décidément, les creillois, la population du sud de l'Oise, les salariés n'ont rien à attendre de ces agissements qui discréditent la vie politique.

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Jeudi 9 novembre 2006 4 09 /11 /Nov /2006 10:22
Il y a des jours comme cela qui mettent du baume au coeur. Aujourd'hui en est un. Sans préjuger de ce que fera l'éxécutif des Etats-Unis avec un Bush mis en difficulté mais toujours agressif parce que représentant direct du capital et de l'intégrisme idéologique qui s'y rattache, il faut se réjouir de la giffle cinglante que vient de lui mettre son peuple en votant pour les démocrates qui deviennent majoritaires à la chambre et peut être au sénat. Bien entendu nous savons que le capitalisme n'est pas mis en cause avec cette élection, ce n'est pas le projet des démocrates que de construire le socialisme en Amérique. Mais ce qui nous réjouit est que le peuple des Etats-Unis d'Amérique puise dans ses valeurs démocratiques et pacifiques pour rappeler qu'il existe et qu'il veut la Paix ! Bravo ! Et bravo tout d'abord au mouvement pacifiste de ce pays qui a fait un travail remarquable : maintenant il faut que Bush entende ce message, il faut que les Etats-Unis retirent toutes leurs troupes d'Irak, qu'ils cessent leur politique d'agression contre les nations qui s'opposent à un monde unipolaire et je pense en particulier au peuple palestinien. Quel camouflet pour Bush et son filleul français Sarkozy ! Ce qui vient de se passer dans la plus grande puissance capitaliste du monde est un signe encourageant, peut-être un début de contre-offensive des forces démocratiques qui doivent s'unir à l'échelle mondiale et agir de concert pour notre bien le plus précieux : la Paix ! Le communiste que je suis ne peut que s'en féliciter.

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Dimanche 5 novembre 2006 7 05 /11 /Nov /2006 18:13
Voilà, on pourrait penser qu'une société moderne digne d'une civilisation agit pour le bien commun, pour l'intérêt général. Dans une cour de récré on préfère voir les gamins se donner la main, coopérer, jouer en équipe et partager leur goûter plutôt que de se voir imposer la loi des bandes, la loi du plus fort. Et bien la loi des bandes vient de s'imposer avec la privatisation de GDF. Le patrimoine commun va devenir le bien de quelques actionnaires qui décideront de la politique énergétique du pays aidés par des députés complices. Si vous désirez en savoir plus, vous pouvez visiter un site de syndicalistes du secteur de l'énergie en cliquant sur le dessin.

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Mardi 31 octobre 2006 2 31 /10 /Oct /2006 19:00

Les commentaires sur les violences dites urbaines envahissent les médias. Les milieux d'affaires, les patrons et leurs serviteurs politiques font mine de s'en effrayer alors que pour les plus éclairés d'entre eux ils n'ignorent pas que c'est leur propre système qui secrète tant de haine et de violence. Bien entendu ils ne l'admettront pas, cela serait une auto-accusation explosive.  Mais ils sont coincés dans leur propre contradiction puisque pour eux il ne peut y avoir d'autre société. Pas d'autre société que le capitalisme ; donc si il y a tant de violence, de haine, et d'égoisme, mon brave monsieur, ma brave dame, c'est que c'est dans la nature humaine. Cependant il y a un hic, c'est ce concept de nature humaine. Qui est capable d'en donner une définition qui tienne la route ? La violence est certes une vieille histoire, et il semblerait qu'elle serait un trait permanent de l'Histoire. Est-ce une raison pour l'accepter et l'admettre comme une fatalité ? C'est justement parce qu'il y a des millions de gens qui n'acceptent plus cette soit disant fatalité de la violence, que les grands bourgeois et leur personnel politique se sentent contraints de faire de la gesticulation,  se présentant gardiens de la paix civile et au passage de l'ordre moral. Nicolas Sarkozy est un pur produit de cette mascarade, mais d'autres auxiliaires politiques de la bourgeoisie sont du même acabit. Par exemple ceux qui nous parlent de démocratie participative ou de jury de citoyens. Ils défendent en général une conception de la démocratie qui sent la naphtaline pour ne pas dire la grotte de Lascaux. Encore que les hommes de Lascaux, vu leurs oeuvres, devaient avoir certainement plus de finesse que certains de ces  prétendants à la magistrature suprême. Pour qui nous prend-on quand on nous fait le coup du conseil des ministres télévisé ou du jury populaire ? On continue dans la voie cynique de la politique spectacle. Le problème n'est pas de nous permettre d'observer les pantomimes des serviteurs du pouvoir, d'écouter leurs sornettes débilisantes, leurs litanies logorrhéiques. Le problème est de savoir comment créer des institutions qui permettent aux citoyens de partager leurs expériences entre eux et avec leurs élus,  d'aider les élus à construire des décisions correspondant aux intérêts populaires et surtout d'encourager les citoyens à agir et non plus subir. Si nous avons peu de droits, nous avons un devoir : refuser tout ce qui nous infantilise et nous rabaisse, tout ce qui nous place en situation de spectateur, tout ce qui nous contraint à nous taire et porte atteinte à notre dignité. Résister, ne pas accepter la pauvreté, la précarité, le chômage, les ghettos, toutes les formes de violence, ne plus accepter, plus jamais ! La résistance populaire, démocratique et non violente à leur système scatologique et humiliant est  notre devoir quotidien.
D'elle peut s'élaborer une stratégie révolutionnaire inédite dans l'histoire : celle où chaque individu deviendra acteur volontaire et conscient  et non plus spectateur d'une  société dont même les images édulcorées des téléviseurs et de toutes les technologies virtuelles finissent par nous écoeurer tant elles sont fausses, mensongères et obcènes ! Pour cela une nouvelle théorie révolutionnaire peut s'élaborer au sein du mouvement réel des luttes, dans la continuité des pensées libératrices des grands philosophes. Nous n'en sommes qu'au début. Notre ennemi : une barbarie qui prend sa source dans les palais de la finance que sont les bourses, un contrôle social et politique de plus en plus informatisé et sophistiqué technologiquement pour maintenir les gens et en particulier les travailleurs, les pauvres et les rebelles sous la domination des capitalistes. Notre force : non seulement notre nombre, mais aussi l'expérience des générations précédentes, les succès et les échecs de la classe ouvrière et du peuple, et notre désir de vivre de façon pacifique, digne, humaine, solidaire, non violente, démocratique.
(Image : la déclaration des droits de l'Homme, un texte chaque jour bafoué par les partisans du capitalisme pour qui le droit d'exploiter et de tirer le maximum de plus-value du travail humain est le seul qui puisse réellement exister, les autres droits ne peuvent  leur être arrachés, conservés et étendus que par la lutte démocratique)


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Dimanche 29 octobre 2006 7 29 /10 /Oct /2006 17:33
Chaque jour en Irak, des gens comme vous et moi sont tués par la guerre...Cette sale guerre, cette putain de guerre. Déclenchée sous prétexte que l'Irak aurait détenu des armes de destruction massive qui n'ont jamais été trouvées. Déclenchée pour des intérêts économiques et géo-stratégiques du capitalisme américain. Déclenchée par la plus grande puissance du monde et son chef qui appartient à la classe des grands capitalistes nord-américains, cette guerre a tué 655 000 Irakiens depuis l'invasion de mars 2003... Soit 2,5 % de la population. Comptabilité macabre : chaque semaine ce sont 4000 victimes , souvent civiles, qui meurent : l'équivalent d'un 11 septembre tous les 5 jours. Coté américain, ce sont 64 corps par mois qui repartent au pays sous le linceul étoilé. Aux Etats-Unis, l'artiste Botéro n'a trouvé qu'une seule galerie qui a accepté d'exposer ses oeuvres qui dénoncent la torture pratiquée par l'armée des Yankee en Irak. Les capitalistes y compris ceux des milieux d'art n'ont pas eu beaucoup de courage : beaucoup d'entre eux  préfèrent financer l'armement, la droque et la prostitution qui leur rapporte beaucoup plutôt que de soutenir un artiste qui met en accusation leur système. L'artiste, sera toujours un rebelle, un combattant de la paix et de l'humanité ! (Image : portrait de Voltaire. Ce grand intellectuel s'engagea courageusement contre la torture , philosophe on lui attribue également la citation suivante : « Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu'à la mort pour que vous ayez le droit de le dire » )

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Vendredi 20 octobre 2006 5 20 /10 /Oct /2006 22:29
Un nouveau débat au Palace de Montataire, le deuxième en une semaine ! Cette fois-ci le thème est le Front populaire dans l'Oise et ça se passe demain samedi à 20h00. Un film réalisé par  Michel Roger, un Montatairien très actif au sein de l'association vidéo-travelling, sera projeté avant l'intervention de Bernard Lamirand qui lui est Nogentais et Président de l'institut d'histoire sociale de la CGT métallurgie. Une intéressante soirée en perspective. L'entrée est libre et les débats du Palace outre que c'est souvent riche d'enseignements, c'est toujours très sympa, le public se retrouve autour du verre de l'amitié avant de se quitter. Une ambiance conviviale que j'aime beaucoup.

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Jeudi 19 octobre 2006 4 19 /10 /Oct /2006 23:20

Les prolétaires doivent faire la guerre à l'ignorance et aux idéologies de division. C'est une guerre ouverte, totale,  qui se mène avec les seules armes que ceux qui n'ont rien possèdent, c'est à dire seulement leur corps et leur âme, mais c'est une guerre résolument déclarée, déterminée. De leur côté ceux qui prônent les idéologies de division et qui les mettent en oeuvre à la faveur d'un capitalisme dominant, ceux-là pourront utiliser la répression, la matraque, les coups, la haine et la violence, toutes les armes qu'ils ont coutume d'utiliser contre les pauvres, les sans-emploi, les sans-droit, qu'ils sachent que  nous préparons des armes non violentes  bien plus fortes que les leurs, des armes de l'esprit dont la puissance réduira leur système en une vulgaire poussière que l'histoire dissipera. Eux qui n'ont que le mot "démocratie" à la bouche soit pour la louer, soit pour la vilipender, n'ont pas la moindre idée des capacités et des intelligences que peut déployer tout un peuple quand il se donne le projet de se libérer. S'opposant aux rapports de domination, d'exploitation et de violence, cette révolution a pour tâche d'enseigner la non-violence, le respect, la solidarité, la coopération, le partage, la démocratie comme modes de développement. Oui, la révolution chaque fois recommencée pour que la civilisation se hisse vers toujours plus d'humanité !

Image : Portrait du Picard Graccus Babeuf, révolutionnaire français, précurseur du communisme qui fut guillotiné il y a 210 ans, pour avoir voulu préparer une insurrection populaire pacifique en faveur de l'égalité réelle dans les faits et pas seulement dans les textes.


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Jeudi 19 octobre 2006 4 19 /10 /Oct /2006 10:01

C'est officiel, Eric Woerth, le député-maire UMP de Chantilly a adoubé son poulain pour se lancer dans la bataille et tenter de conquérir Creil. Il s'agit du senlisien Jean-Christophe Canter. Au grand dam de M. Ricalens, chef de l'opposition creilloise, directeur de cabinet du maire de Sèvres, qui selon certains militants de l'UMP passe plus de temps du côté de Versailles que dans les quartiers populaires de Creil. Cela confirme ce que j'écrivais ici il y a quelques semaines. M. Woerth a une stratégie. Mobiliser la droite au plus tôt autour d'un homme qui saura porter les valeurs de l'ultra-libéralisme au plus près du terrain. Selon la presse M. Woerth aurait une attache sentimentale avec Creil du fait qu'il y est né. Soit mais alors pourquoi a-t-il quitté notre ville pour s'installer à 7kms d'ici dans la ville huppée de Chantilly ? Tout simplement parcequ'il n'a jamais pu être élu ni maire, ni député ici. Il a choisi la facilité et envoie au charbon les autres, quel courage ! Du côté de la gauche, une certaine presse doute de l'efficacité des visites de quartier de Christian Grimbert en expliquant qu'il serait trop tard. N'en déplaise à ces chroniqueurs, il n'est jamais trop tard pour bien faire. Et l'on ne peut qu'encourager Christian Grimbert et son équipe à rencontrer les habitants, à les écouter et surtout à élaborer avec eux un programme à la fois ambitieux et réaliste qui intègre la nécessaire réflexion sur l'intercommunalité. La gauche peut et doit gagner à Creil. Pour cela elle doit affirmer ses valeurs, confirmer son action et encourager celle des habitants. Non il n'est jamais trop tard... Laissez la droite et l'extrême-droite occuper le terrain des idées et le terrain de la vie quotidienne ce serait gravissime. Adressons nous audacieusment à la jeunesse, en particulier, pour préparer avec elle la révolte électorale, la condamnation de ce système capitaliste qui lui fait tant de mal ! Pour cela les communistes de Creil peuvent jouer un rôle décisif.

Je republie ci-dessous l'article que j'avais écrit en septembre.

Creil c'est toute une histoire. Une histoire ouvrière et démocratique qui a marqué les 19 et 20ème siècles. Creil c'est une population humble, de familles modestes, de jeunes avec des petits boulots, de chômeurs et de RMIstes,  de salariés qui travaillent dans les entreprises de la région mais aussi dans la région parisienne et à Paris, qui connaissent la précarité,  les petits salaires, avec des transports souvent très longs et fatigants. Ce sont aussi des salariés des services publics qui savent ce qu'est d'être au service des autres et qui refusent que soit liquidée cette solidarité dont les plus modestes ont tant besoin. Creil c'est aussi un mouvement associatif exceptionnel fait de dévouement et d'engagement. C'est une ville-monde où vivent ensemble des personnes venant des quatre coins de la planète, une ville de partage qui veut vivre dans la dignité. Creil c'est une diversité d'opinions, d'idées, de valeurs humaines du fait de ce brassage, de ce métissage, dont nous devons être fiers !

C'est pourquoi j'en appelle aux citoyens : la droite veut s'emparer de Creil. Les mêmes qui soutiennent à fond le grand patronat, les copains de Mancel et de Juppé que la justice a condamnés, les mêmes qui liquident notre industrie et prônent de jouer en bourse comme perspective de vie, ceux qui ont défendu le CPE becs et ongles le présentant comme un avenir pour la jeunesse, ceux qui ont insulté les citoyens qui ont voté contre la Constitution européenne, ceux là s'apprêtent à s'emparer de Creil !

Il ne faut pas laisser faire. N'oublions pas que la droite a le pouvoir et aussi beaucoup de relations avec les milieux financiers et patronaux. Creil représente pour elle un verrou à faire sauter. En gagnant Creil, elle espère remporter l'agglomération, mettre en difficultés les forces de gauche, les pôles de luttes et de résistance comme celui que représente Montataire. Le député de Chantilly, Eric Woerth, dirigeant de l'UMP, ex-ministre travaille avec son parti à trouver les moyens pour la droite de remporter notre ville aux prochaines élections. Il sait les faiblesses de l'actuelle droite locale qui n'a ni envergure, ni de réelles relations avec les habitants. C'est sans doute pourquoi l'UMP devra bientôt désigner son leader sur Creil qui ne sera pas forcément un élu du conseil municipal. L'UMP a besoin d'un battant, d'une grande gueule, capable de flatter les idées d'extrême-droite tout en défendant les arguments néo-libéraux de Sarkozy. Peut-être un parachuté, mais peu importe si il apparait comme une sorte de M. Propre de la politique, un homme tout neuf à Creil, qui saura expliquer qu'il faut s'adapter à la mondialisation si on ne veut pas mourir . Qui saura expliquer que pour ça il faut faire une révolution libérale, balayer tout ce qui freine ce mouvement comme les services publics,  les dépenses sociales. Un de ceux qui expliquera qu'il ya trop de fonctionnaires et que l'avenir c'est de créer sa propre entreprise et qui s'empressera si il est élu maire de privatiser les services municipaux "les moins rentables". Un de ceux qui proclamera que pour la France l'industrie c'est fini et que par conséquent il faut accepter de voir nos usines disparaître petit à petit, que Creil ne doit pas s'accrocher à son passé industriel !!! Un homme capable aussi d'aller sur le terrain à la rencontre des gens parce que la droite a bien compris que la proximité  c'est une exigence  essentielle des citoyens, que posséder la télévision et la plupart des médias ne suffit plus pour sa propagande, pour preuve l'échec cuisant du référendum sur la Constitution européenne. En ce sens la droite se battra pour mobiliser son électorat et celui de Le Pen en tablant sur une forte abstention.

Comment faire face à cette droite qui sera prête à tout pour remporter la direction de notre ville ? Je crois  que la gauche dans son ensemble doit affirmer davantage ses valeurs, passer plus de temps avec les gens, appeler les habitants à lutter et non à subir une politique nationale qui fait tant de mal et qui a des conséquences  pour notre ville elle-même. Toutes les forces de gauche doivent faire preuve de responsabilité : que cessent les querelles de personnes, et qu'on ne passe pas son temps en marchandages pour des sièges au conseil municipal. Cela n'a strictement aucun intérêt pour les habitants. Je crois que nos élus doivent faire davantage de porte à porte et de réunions publiques pour expliquer leur action, pour demander leur avis aux citoyens, et pour en tenir compte. Je pense que c'est aux élus d'aller vers les gens, qu'être un élu de gauche c'est  rendre compte de son action régulièrement et pas seulement dans des bulletins ou des magazines. C'est dépasser le formalisme des conseils municipaux et retrouver les gens dans des occasions conviviales. Je crois par exemple que c'est une bonne chose que le maire et les conseillers municipaux viennent dans les quartiers dialoguer avec les habitants, pour répondre à certains problèmes qui peuvent être résolus rapidement. Je crois surtout que ce ne sont pas seulement les partis qui doivent construire le futur projet pour notre ville, mais que cela doit s'engager  dès maintenant avec les habitants, les associations, les jeunes, les salariés des entreprises. 

Je ne veux pas que la droite s'empare de Creil. Je me battrai farouchement contre cette perspective.
Le meilleur moyen d'y parvenir c'est d'avoir une gauche ambitieuse, imaginative, bousculant le train-train et les idées reçues. Une gauche moderne qui affirme les valeurs fondamentales de la gauche : l'anti-capitalisme, la démocratie et la participation de tous sans exclusive aux affaires de la cité, la fraternité et la coopération contre la concurrence et le chacun pour soi,  la solidarité et le partage contre la guerre des chefs et les coups bas. Une gauche qui retrouve le goût de la lutte, le courage du combat et non qui adopte la "molle attitude" actuelle qui conduit à accepter les pires idées libérales. Si la gauche abandonne ces principes, elle perdra. Au contraire si elle les fait vivre au quotidien, elle rassemblera, en sortira bien plus forte, notre ville s'en portera tellement mieux.

Le combat est difficile, mais rien de bon et de juste ne se conquiert facilement. J'ai confiance parce que notre ville, ses habitants, ont les ressources et les énergies pour faire de belles choses. Creil, j'y crois !

 


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Dimanche 15 octobre 2006 7 15 /10 /Oct /2006 21:18
Alain Boucher,cheminot et maire de Monchy Saint Eloi vient d'écrire aux militants communistes des sections du PCF de la  7ème circonscription législative.Il rappelle que le PS dans cette circonscription ancrée à gauche a par ses divisions permis l'élection du député UMP Courtial lors de la dernière consultation. Cette fois-ci le PS décide de présenter un candidat parachuté qui n'est pas élu de la circonscription, ni même habitant de celle-ci. Alain Boucher estime que si le PCF décide de présenter un candidat bien implanté dans la circonscription, exerçant des fonctions électives, une dynamique peut s'enclencher permettant à ce candidat d'incarner la gauche face à l'UMP. Il se dit disponible pour être ce candidat. Alain Boucher  se déclare communiste même si il n'est plus membre du PCF notamment en raison de l'expérience de la gauche plurielle où il n'a pas trouvé l'expression de la révolte, ni celle de l'identité révolutionnaire qui l'avait conduit à être adhérent.

Image : La 7ème circonscription de l'Oise est au coeur du Département.Elle est composée des cantons de Clermont, Liancourt, Mouy et Creil-Nogent : Cela représente environ 120.000 habitants.


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Vendredi 13 octobre 2006 5 13 /10 /Oct /2006 22:07
Ce soir, la salle des mariages de la mairie de Creil était pleine de citoyens. Pleine d'émotion et d'espérance. Bravo à toutes ces personnes de notre ville mais aussi de Nogent-sur-Oise et de Chantilly qui défendent les droits de ces hommes, de ces femmes, de ces enfants qui sont sans papiers et nos frères pourtant. Des élus, des citoyens ont décidé d'annoncer officiellement qu'ils prennent sous leur protection des familles qui se voient refuser des papiers du fait de la politique répressive et ultra-réactionnaire de ce pouvoir tout dévoué aux forces de l'argent. Un pouvoir qui organise la société pour qu'elle soit de plus en plus au service des fortunés, afin que la force de travail soit utilisée au mieux pour la rentabilité capitaliste. Sous prétexte d'agir dans l'intérêt des immigrés ce pouvoir les traite comme des marchandises en leur proposant des primes au retour avant en cas de refus de les arrêter, de les parquer,de les expulser, n'hésitant pas à employer la violence y compris à l'encontre de mineurs ! La vérité est que ce pouvoir, met en place progressivement un processus de surexploitation de tous les travailleurs par leur mise en concurrence. Dans ce plan sciemment programmé, il s'agit d'utiliser la force de travail des étrangers en sélectionnant celle qui est la plus qualifiée, en la payant la moins chère possible, en la mettant en concurrence avec celle des salariés français. Sarkozy appelle cela l'immigration choisie. Dans ce dispositif ultra-capitaliste ceux  qui n'ont pas la qualification nécessaire, ceux qui ne sont pas "monnayables sur le marché du travail" doivent être expulsés. Certains disent "On ne peut pas accueillir toute la misère du monde" mais dire cela ne suffit pas, car si on ne fait rien contre les causes fondamentales de cette misère, demain elle touchera encore plus de monde ici dans notre pays et ailleurs sur toute la planète.  Il faut donc changer ce monde, combattre résolument la domination de l'argent, inventer une démocratie permanente  et autogestionnaire qui donne de nouveaux droits aux citoyens sur les plans économiques, sociaux et  politiques. Une démocratie qui utilise les richesses pour le développement du plus grand nombre. Une démocratie qui donne la primauté à la coopération  sur la division et la concurrence. Marx avait lancé en 1848 la phrase devenue si célèbre "Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !" Cela n'a jamais été autant d'actualité !      

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Mercredi 11 octobre 2006 3 11 /10 /Oct /2006 06:29

C'est avec beaucoup de plaisir que Montataire accueillera Marie-George Buffet ce vendredi 13 octobre Place de la Mairie. Son engagement dans l'union pour la victoire du Non au référendum sur la Constitution européenne, sa détermination pour rassembler la gauche afin de la faire gagner en 2007 sur des positions profondément anti-libérales  correspondent à une volonté de plus en plus affirmée au sein des forces démocratiques : en finir avec une bipolarisation de la vie politique qui ne laisserait  aux citoyens qu'un faux choix entre une droite ultra-libérale et une gauche sociale-libérale. Pour en parler, vous êtes invités à rencontrer la secrétaire nationale du PCF ce vendredi à 12h45 à l'entreprise Arcelor de Montataire entrée côté Galavanor, route de Saint Leu et à 13h15, place de la mairie de Montataire.  


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Mardi 10 octobre 2006 2 10 /10 /Oct /2006 21:13

Vendredi soir  à 19h à la mairie de Creil, à l'appel de Solidarité migrants, venez nombreux à la cérémonie de parrainage républicain organisé avec la municipalité. Le combat pour nos frères sans -papiers vient de connaître un événement inédit :  pour le droit à la dignité et à la régularisation de leurs camarades sans-papiers, des ouvriers d'une blanchisserie de Chilly-Mazarin ont engagé un mouvement de grève.

Ci-dessous, l'article de l'Humanité

Les sans-papiers occupent l’usine

Essonne . Les salariés d’une blanchisserie de Chilly-Mazarin sont en grève depuis lundi pour obtenir la régularisation de leurs collègues sans papiers.

À Chilly-Mazarin (Essonne), dans la zone industrielle de la Vigne-aux-Loups, des drapeaux rouges de la CGT encadrent le portail d’une usine où quatre hommes entretiennent un petit feu. Derrière, la cour est encombrée d’une forêt de chariots qui débordent de draps et serviettes sales, estampillées Saint James, Monceau Étoile ou Mercure Haussmann. Une allée qui serpente entre les paquets conduit à un petit immeuble de bureaux. Au rez-de-chaussée, les quelque 150 ouvriers de Modeluxe, l’ancienne Blanchisserie-Teinturerie de la Bièvre, sont en grève depuis lundi. Ils occupent les locaux sociaux pour obtenir la régularisation de 22 collègues sans titre de séjour et empêcher leur licenciement pour faute grave - la présentation de faux papiers -, engagé fin septembre. Au premier étage, des émissaires britanniques du groupe Davis, propriétaire de l’usine, sont venus épauler la direction locale dans la gestion de ce conflit inédit.

Cette grève « est un acte politique énorme », insiste Raymond Chauveau, secrétaire général de l’union locale CGT de Massy-Palaiseau, qui assiste les grévistes. « Jusqu’ici, les collectifs occupaient les parvis et les églises, c’est la première fois que des sans-papiers et leurs collègues se mettent en grève pour exiger des régularisations. » Le syndicaliste, qui trouve ironique que, dans les hôtels chics de Paris, « les bourges dorment dans des draps lavés par des sans-papiers », dénonce l’attitude de la préfecture de l’Essonne. Saisie depuis deux ans de la situation des salariés sans papiers de Modeluxe, elle leur a laissé espérer à plusieurs reprises leur régularisation, affirment les grévistes et leur syndicat. Ce qui fait dire à Raymond Chauveau, qui a longtemps été très discret sur cette affaire, de peur de mettre le préfet en porte-à-faux et perturber le règlement des dossiers : « Les sans-papiers font partie d’une politique agencée par les patrons avec la complicité de l’État. » Il ajoute : « Tout le monde sait que la présence de sans-papiers dans une entreprise est un moyen de chantage permanent sur les salaires et les conditions de travail. »

Contrôle de police

Les salariés de Modeluxe jouent depuis fin 2004 le rôle de la balle dans une partie de ping-pong entre la préfecture et leur direction. Le 13 décembre 2004, l’union locale de Massy, très engagée dans les luttes des sans-papiers, fait échouer un contrôle de police dans l’entreprise, diligenté sur la foi d’une dénonciation anonyme. Quelques jours plus tard, une délégation de la CGT va plaider à la préfecture la cause des salariés de la blanchisserie en situation irrégulière, quarante à l’époque, soit un quart de l’effectif. Beaucoup y travaillent depuis de nombreuses années, ils paient leurs impôts, et leur employeur, affirme la CGT, a sollicité avec succès le préfet « afin d’avoir la possibilité de poursuivre les contrats de travail malgré leur statut ».

Dans les mois qui suivent, la préfecture multiplie les signes qui laissent espérer aux ouvriers une issue positive : en avril 2005, le cabinet du préfet faxe à la CGT une liste des salariés de Modeluxe en situation irrégulière. En juillet 2005, ils constituent leurs dossiers en vue d’une régularisation et les déposent en main propre à la préfecture. Laquelle invite, en février 2006, l’union locale à une « rencontre » visant à « faire le point sur la situation des ressortissants étrangers sans papiers employés par la société Modeluxe ». En langage préfectoral, c’est un « signe politique très fort », estime Raymond Chauveau. « Le préfet a laissé les salariés travailler alors qu’ils étaient en situation irrégulière, leur a laissé espérer une régularisation, et maintenant les laisse se faire licencier ? On n’est pas d’accord ! » Modeluxe, après s’être accommodé pendant plusieurs mois de la présence des sans-papiers dans son personnel, a entrepris en décembre de les licencier, à la faveur d’un projet de cession de son capital à la société Finance conseil et stratégie. Le 14 septembre, elle a mis à l’ordre du jour d’un comité d’entreprises le projet de cession et aussi, plus insolite, « la situation des salariés de la société qui seraient en situation irrégulière ». Les élus ont refusé de donner leur avis tant que la préfecture de l’Essonne ne s’était pas décidée sur les dossiers.

La préfecture refuse de négocier

Contactées hier, ni la direction de Modeluxe ni la préfecture n’ont souhaité répondre aux questions de l’Humanité. « À aucun moment, le préfet n’a promis de régulariser ces travailleurs étrangers », a affirmé Michel Auboin, le secrétaire général de la préfecture de l’Essonne, mardi dans le Parisien. « Il a juste accordé un délai pour examiner tous les dossiers. » Pour expliquer les atermoiements de l’administration, Michel Auboin indique que le préfet « a hésité à prendre une position ferme car il se demandait quelles étaient les responsabilités dans cette affaire. Aujourd’hui, on ne sait toujours pas si la fraude vient d’une filière malienne (sic) d’immigration clandestine, ou si l’entreprise a profité de cette main-d’oeuvre clandestine. » La religion de la préfecture est faite quant aux régularisations : hors les quatre salariés qui ont obtenu fin septembre leur titre de séjour, « les dossiers ne seront pas réexaminés, il n’y a plus de négociation ». À plus forte raison, insiste-t-il, pour ceux « qui ont été embauchés avec de faux documents ».

« Cet argument ne tient pas, soupire Raymond Chauveau. Quand nous avons obtenu 80 régularisations en 2002 après l’occupation du parvis de Saint-Paul à Massy, la préfecture a récupéré les faux papiers d’identité en échange des titres de séjour. » Le militant délivrait hier aux grévistes une leçon de syndicalisme : « N’oubliez pas, c’est vous qui avez le rapport de forces, nous devez rester unis, et ne pas les laisser mettre des coins dans le mouvement », expliquait-il aux salariés, avant de monter avec une délégation négocier au premier étage à la demande de la direction. Qui veut bien entendre les revendications des salariés, pourvu qu’ils reprennent le travail. « On continue, on ira jusqu’au bout », ont commenté les grévistes.

Lucy Bateman


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Lundi 9 octobre 2006 1 09 /10 /Oct /2006 23:50

La commune n'est pas morte !

J'accuse ce pouvoir de vouloir tuer tout espoir chez la jeunesse des quartiers populaires. Je l'accuse de son attitude méprisante et permanente contre les pauvres, et plus largement contre tout ceux qui subissent quotidiennement la violence sociale inhérente au capitalisme. J'accuse ce pouvoir qui se vante de réduire le chômage mais qui en réalité ment et organise hypocritement la précarité, la désorganisation sociale, la casse industrielle. Je l'accuse de quadriller la société pour mettre en compétition les citoyens et  tirer de leur travail le plus de profit possible afin d'augmenter les dividendes des actionnaires.

Je l'accuse de poursuivre le terrible héritage d'une tradition coloniale de mépris et de ségrégation à l'encontre des prolétaires, des plus exploités dont les fils et filles d'immigrés qui doivent donner en permanence des explications et presque de s'excuser d'être ce qu'ils sont car ils sont en réalité la mémoire vivante et accusatrice de ce capitalisme colonial ; cette mémoire vivante qui montre du doigt l'horreur des crimes commis ; car même ceux qui ne connaissent pas l'histoire, même ceux qui n'ont pas ou peu de conscience politique parmi ces frères dont les pères  ou grand-pères sont venus d'Afrique, portent par leur simple présence, par le simple fait de leur pauvreté et de leur exploitation, oui, portent l'accusation de ce système profondément inégalitaire et injuste. J'accuse le capitalo-sarkozysme   de promouvoir l'ultra-libéralisme  qui développe l'égoïsme, le chacun pour soi, la concurrence et la division. Je l'accuse de désigner l'étranger comme le responsable des maux dont souffre la société alors que c'est ce système qui les crée.  Le nouveau prolétariat se compose de tous ces frères exploités, les sans papiers, les sans abris, les sans droits, les sans emplois, ceux qui n'ont jamais voix au chapitre. Mais ce nouveau prolétariat c'est aussi la fraternité de tous ces "sans" avec les autres, ceux qui triment dans les usines et les bureaux pour des salaires de misère, ceux  qui ont des Bac++++ et qui après avoir été préssurés au maximum par les patrons sont virés comme des malpropres. Travailleurs, chômeurs, hommes, femmes, jeunes, préparons la révolution démocratique.N'oublions pas que nous sommes les fils et les filles des glorieux communards de Paris qui sont tombés pour la Liberté en défendant la première république ouvrière de l'histoire. Ne nous laissons pas piéger dans les schémas  pré-établis par ces "stars" du showbiz politique  qui ne rêvent que d'une seule chose : enfermer le peuple dans le faux choix entre l'ultra-libéralisme et le social-libéralisme. Le nouveau prolétariat doit s'organiser, c'est urgent pour faire entendre la voix de la république sociale, de la république nouvelle qui peut naître de nos luttes!

C'est pourquoi, je déclare la guerre à la misère. A la misère matérielle, morale, culturelle dans laquelle chaque jour s'enfonce un peu plus ce pays. Je déclare la guerre à la guerre, aux idéologies qui présentent la domination de ceux qui possèdent comme un phénomène naturel et inéluctable, qui considèrent chaque chose comme une marchandise.

Je déclare la guerre à ces idéologies qui  donnent comme but suprême à la vie  celui d'accumuler de l'argent et qui ne laissent comme alternative à ceux qui ne possèdent rien  de devenir  un rien, un presque rien,  un moins que rien, que ces idéologies nomment  avec mépris "les exclus". Je déclare la guerre à toutes les idées, actes, actions qui empêchent les individus de maîtriser leur vie. Qui assignent à résidence l'intelligence de millions de gens en les excluant du travail. Qui ont décidé que le pouvoir ne pouvait  se partager et surtout pas avec les pauvres !

Je déclare la guerre aux thèses de ces  propangandistes qui monopolisent les médias sans avoir le moindre soupçon d'humilité et de respect pour la pensée d'autrui, en particulier pour celle des exploités. 

C'est une guerre ouverte, totale,  qui se mène avec les seules armes que ceux qui n'ont rien possèdent, c'est à dire seulement leur corps et leur âme, mais c'est une guerre résolument déclarée, déterminée. De leur côté ceux qui prônent ces idéologies  et qui les mettent en oeuvre à la faveur d'un capitalisme dominant, ceux-là pourront utiliser la répression, la matraque, les coups, la haine et la violence, toutes les armes qu'ils ont coutume d'utiliser contre les pauvres, les sans-emploi, les sans-droit, qu'ils sachent que  que nous préparons des armes non violentes  bien plus fortes que les leurs, des armes de l'esprit dont la puissance réduira leur système en une vulgaire poussière que l'histoire dissipera. Eux qui n'ont que le mot "démocratie" à la bouche soit pour la louer, soit pour la vilipender, n'ont pas la moindre idée des capacités et des intelligences que peut déployer tout un peuple quand il se donne le projet de se libérer. S'opposant aux rapports de domination, d'exploitation et de violence, cette révolution a pour tâche d'enseigner la non-violence, le respect, la solidarité, la coopération, la démocratie comme modes de développement. Oui la révolution chaque fois recommencée pour que la civilisation se hisse vers toujours plus d'humanité !

 Image : L'admirable ouvrage de Tardi "Le cri du peuple" en BD 4 TOMES Chez Casterman- Scène représentant le massacre des Communards par les Versaillais. Ils pourront utiliser leurs armes les plus terribles comme ils n'ont cessé de le faire contre la classe ouvrière, contre les peuples, contre les pauvres, contre les prolétaires, jamais l'idée du communisme ne mourra car elle reflète le mouvement même de l'émancipation humaine de notre temps !

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