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Citoyens en mouvement

Citoyens en mouvement

Pour la démocratie et la République sociale, blog du Manifeste "Citoyens en mouvement"

La grande manip'

La France connaît une très grave crise qui touche tous les domaines de la société. Ses dirigeants, extrêmement peu efficaces, parlent de situation de guerre pour notre pays. Leurs propos ne sont pas particulièrement très responsables en utilisant ce type de concept à tort et à travers ils créent dans le pays et à l'étranger une peur qui économiquement est nuisible au développement. Il faut être sérieux, l'état de guerre n'a jamais été jusqu'ici ce que connaît la France qui est toutefois douloureusement victime du terrorisme d'individus et bandes criminelles qui se réclament de l'islamisme.

Mais comme avec tous les politiciens de droite comme de gauche, les situations difficiles, la violence et les crimes terroristes dont sont victimes des innocents, sont toujours exploités politiquement en utilisant l'arme de la manipulation et en particulier celle de susciter la peur ou de l'aggraver en utilisant des événements dramatiques.

De tout temps l'Etat, forme concentrée et ultra-organisée du pouvoir d'une classe sur d'autres a utilisé la manipulation idéologique des gens. Son degré de coercition est proportionnel à la soumission des citoyens à son égard. Les principes démocratiques et leur mise en œuvre ne sont possibles que si les citoyens sont autonomes dans leur pensée et dans leurs actions. Moins les citoyens ont cette autonomie et plus les lois et le droit sont soumis aux volontés d'une minorité dirigeante. Nous sommes dans une phase historique où les dirigeants ont besoin d'anéantir soit par la force, soit par le consentement des exploités, tout progrès de la démocratie.

Ces dirigeants qui exploitent la peur et l'ignorance ont conscience qu'une révolution démocratique les éliminerait du pouvoir d'Etat et de tous les autres pouvoirs qu'ils détiennent.

Une telle révolution est pourtant nécessaire pour libérer les forces créatrices de la société, les forces du travail et de l'innovation qui sont de plus en plus opprimées, divisées et opposées entre elles.

Elle nécessite une auto-éducation politique autonome des citoyens : l'avenir de la liberté et de la démocratie passe par cet impératif.

Le réveil du peuple ? Une révolution ?

"NUIT DEBOUT" TÉMOIGNAGE et PREMIÈRES RÉFLEXIONS



Au sein de ce mouvement les idées autogestionnaires et de démocratie d'engagement du citoyen prennent de l'ampleur. Certes cette ampleur est toutefois limitée à quelques dizaines de milliers de personnes qui se vivent, se ressentent "révolutionnaires". Leurs idées ne sont pas partagées par la majorité des gens du pays pour l'instant, mais rien ne dit que ce sera toujours le cas. En effet, sociologiquement la différence entre un jeune ouvrier et un jeune cadre est de plus en plus mince en terme de perspective de vie digne, d’échapper à la précarité.

De plus ces idées ne sont pas une répétition du passé, elles semblent prendre en compte la nécessité de l'unité des catégories loin de toute conception de "dictature du prolétariat" dans le sens où ce concept a été interprété dans le passé, peut-être à tort, comme la supériorité politique des ouvriers sur les autres catégories.

Ainsi l'un des intellectuels qui soutiennent le mouvement, Frédéric Lordon, a appelé les acteurs du mouvement #Nuit Debout à travailler à la convergence de catégories qu'il considère opposées par le capitalisme comme, par exemple, les chauffeurs de taxi et les opérateurs UBER. Y parviendront ils ?

Ce n'est pas évident car l'idéologie courante des dominants et de leurs médias ainsi qu'un certain syndicalisme ont entretenu les gens à se penser en "catégories socio-professionnelles" et non à se penser comme membres d'une classe, celle de ceux qui produisent les richesses.

Ce n'est pas évident de réunir ceux qui dans cette classe se vivent comme adversaires ou au moins concurrents mais si ils y parviennent, les acteurs de ce mouvement inédit apporteront la preuve qu'ils réussissent à relier ce qui est fragmenté voire opposé dans la société. Ainsi ils démontreraient au pays leur utilité politique puisqu'ils réussiraient ce que les politiciens et leurs partis sont incapables de réaliser.

L'originalité de cette tentative de révolution réside moins dans ses mots d'ordre, fussent/ils poétiques, que dans la capacité de ses acteurs anonymes à faire expérimenter par les citoyens leurs propres compétences politiques à décider et à diriger la société sans la caste parasite des politiciens professionnels.

Cependant pour l'instant le mouvement est encore loin de ces convergences qui peuvent toutefois s'opérer rapidement notamment après le scandale panama paper qui éclabousse les politiciens et les erreurs stratégiques du pouvoir qui utilise la répression policière contre des jeunes non-violents.

Ce mouvement est donc extrêmement intéressant et pourrait devenir un gros caillou, si ce n'est un sérieux obstacle, pour tous les politiciens et partis qui se déchirent dans les batailles stériles de l'élection présidentielle de 2017.

A ceux qui inlassablement répètent que la révolution c'est du passé, ce mouvement répond qu'il faut toujours se méfier des apparences et de notre propre subjectivité dans la perception que nous pouvons avoir de la société.

Quant au mouvement lui-même ses méthodes démocratiques sont sans doute un moyen d'avancer durablement vers une extension, sans qu'il ne perde de vue le travail à entreprendre pour l'indispensable convergences des luttes et la nécessité du débat ouvert à tous, afin d'écrire et de réaliser le projet d'une société radicalement nouvelle.

1 million pour refuser l'offensive contre le travail !

Une formidable mobilisation sur internet a amené 1 million de citoyens à signer contre le projet de loi du gouvernement qui s'en prend au monde du travail par une refonte du code du travail qui donne les pleins pouvoirs aux forces les plus réactionnaires de l'économie.
Cette mobilisation débouchera-t-elle sur le retrait du projet de loi ? Rien ne le dit mais ce qui est intéressant, c'est que de plus de plus de citoyens s'engagent contre la précarité et les principes d'une économie ultra-libérale qui exploite et divise le monde du travail, tue les coopérations, exacerbe la guerre économique et le dumping social.


L’appareil médiatico-idéologique au service du pouvoir et des forces de l'argent est l’un des instruments
des plus perfides utilisés contre les gens. Les idées les plus
obscurantistes y sont développées, les sciences y sont généralement
présentées coupées de leurs origines historiques et de leur contexte social,
la censure sur les initiatives populaires, sur la vie
démocratique y est généralement exercée puisque celles-ci sont présentées
comme des facteurs de régression et non de progrès. L’idéologie
individualiste et le culte de l’argent sont glorifiés jusque dans certains
dessins animés. La télévision donne une image de la société telle que la
pensent les exploiteurs : le capitalisme serait un horizon indépassable
secrétant fatalement la richesse pour une minorité digne d’être la classe
dirigeante, aux autres de se débrouiller pour parvenir là où les puissants
ont laissé quelques miettes à se partager, quant aux prolétaires, qu’ils ne
se fassent aucune illusion, leur sort est jeté depuis la nuit des temps :
qu’ils se satisfassent de leur dose de fantasmes quotidiens pour accepter
leur condition puisque il en a été ainsi de tout temps.


A contrario l’éducation populaire à l’organisation démocratique autonome du
peuple est une condition des succès à venir qui n’exclut pas des formes de
luttes importantes pouvant revêtir un caractère non-violent comme les
occupations d’entreprises, le blocage des transports, l’intervention des
citoyens dans les assemblées élues et les conseils d’administration, la
revendication d’une utilisation de l’argent pour les besoins populaires dans
tous les lieux de décision, l’organisation d’assemblées générales de
citoyens et de salariés partout où eux mêmes le décideront, assemblées qui
seront souveraines dans la conduite des luttes.


Il suffit d’observer la peur panique qui tenaille les politiciens et les
puissants dès que des citoyens commencent à exprimer leur volonté de
participer à la conduite des affaires sociales, économiques et politiques en
contestant la fatalité de l’ordre existant.

La moindre pétition, la moindre initiative qui sort du cadre de la pensée
dominante est vécue par eux comme
une insupportable agression, une provocation qui leur conteste leur
sacro-saint pouvoir ; La démocratie n’est pour eux qu’une permanente
concession à la lutte de classes.

La preuve en est que dès que les
citoyens se divisent, que leur unité s’affaiblit, la démocratie recule.
Il suffit pourtant de peu en réalité pour que le mouvement démocratique
reprenne du poil de la bête : il suffit en vérité de recréer l’espoir par un
travail sur la conscience même que le mouvement populaire a de lui, en
combattant résolument l’idée qu’il n’existe pas, qu’il n’a pas de rôle
historique. Or le mouvement populaire est la société même en action dans le
travail, la création, et comme un enfant encore en devenir, il lui manque la
pleine conscience politique de ses possibilités transformatrices, maintenu qu’il est
dans la domination d’une classe qui n’existe que par l’exploitation.

La conscience d'un peuple, d'une nation toute entière n'est pas seulement la somme des consciences individuelles, elle doit se constituer en une forme de réseau unitaire et symbolique autour de valeurs. Celles de notre république sont fortes et ancrées dans notre peuple. C'est parce que ces valeurs se prennent de plein fouet la violence des mesures actuelles qu'il y a possibilité de fédérer les initiatives citoyennes et leur donner une qualité et un contenu politique exigeant des transformations réelles. On ne construit rien en dehors de la propre histoire de cahque nation.


L’histoire montre que le mouvement populaire peut aller jusqu’à la grève
générale et à la désobéissance civile, instruments politiques des grandes
masses exclues du pouvoir et décidés démocratiquement. Il est curieux que le
mouvement syndical comme les partis de gauche se refusent à l’idée de
préparer la grève générale qui est l'une des options du combat démocratique sans doute la plus radicale et efficace si elle est consciemment organisée et majoritairement voulue et décidée par les travailleurs. Une grève générale ne peut être efficace si elle ne prévoit pas comme on dit aux échecs "le coup d'après", celui de l'alternative politique au système en place.

Bien entendu ce rôle politique n'est pas le rôle des syndicats, mais celui du mouvement autonome des citoyens dont on vient d'avoir un exemple éclatant sur les réseaux sociaux avec la signature de la pétition contre le projet de texte sur le code du travail.

En ce sens, une grève générale se prépare, elle n’est pas
inéluctable mais elle peut être un grand moyen de lutte non violent si elle repose sur
un travail de longue haleine, si elle est maîtrisée de bout en bout par les
travailleurs. Certes les conditions de sa réalisation sont complexes puisque
justement le capitalisme a réussi à précariser l’ensemble de la société, à
diviser les salariés, à les opposer entre eux. C’est justement pour cela que
la préparation d’une action de très grande ampleur paralysant pacifiquement
le système de production et de propagande du capitalisme et donnant la
parole et l’initiative aux citoyens est sans doute aussi l’un des moyens les
plus efficaces pour se préparer à l’auto-organisation populaire pour une
transformation politique réelle.

Une telle lutte s’organise sur la base des
cahiers de revendications des salariés qui doivent devenir les références de
l’action syndicale pour aider aux convergences et lutter contre le
corporatisme. Une grève générale active, militante, alliant les
revendications à la question des moyens pour y répondre, devra poser la
question de quel pouvoir pour quelle société et donc devenir clairement une grève pour la citoyenneté dans le travail, une grève politique au bon sens du terme. Elle devra avoir pour objectif de conduire les partis
politiques à se positionner et à être démasqués pour ceux qui prétendent
être pour la démocratie mais qui seront les premiers à exiger la reprise du
travail sous prétexte de la concurrence mondiale. Or tout montre que cette concurrence est le contraire des intérêts des travailleurs en France et dans le monde, quel est le prétexte irrationnel d'un système économique qui est anarchique, chaotique et destructeur de la civilisation.Ce n'est pas la concurrence des compétences et de la créativité, c'est celle de la finance capitaliste qui étrangle les peuples et les Etats. Evidemment la grève générale ne peut pas durer indéfiniment, elle doit être reconduite que si la majorité des travailleurs la décide mais ce qui compte c'est qu'elle soit active et productive d'idées d'organisation pour améliorer le travail et le libérer des contraintes paralysantes et destructrices que lui impose le capitalisme. Elle peut être un grand moment de citoyenneté, moment qui est
aujourd’hui quasiment interdit de fait puisque les gens n’ont pratiquement
plus de temps à consacrer à l’échange collectif, au partage des idées, à la
confrontation critique de leur propre expérience.

Elle devra être alimentée
politiquement et idéologiquement sur le sens du travail, de l’utilisation de
l’argent, de l’avenir de la planète et de la société. Elle pourra créer une
situation politique telle que si nombre de revendications pourront commencer
à être satisfaites il faudra poser en grand la question d’une expression
populaire par l’organisation d’élections générales avec abolition de toutes
les mesures anti-populaires et discriminatoires qui interdisent aux
étrangers de voter et d’être candidat, tout comme les mesures scélérates qui
obligent les candidats à payer leurs frais de campagne électorale, procédé
inique qui exclut de fait les candidats des milieux populaires. Ces
élections pourront faire l’objet d’assemblées préparatoires dans les
quartiers, les entreprises, afin d’élaborer des programmes issus du peuple
et non des seuls partis politiques.


Le mouvement par sa détermination et son objectif devra poser la question de
la création de nouvelles institutions qui devront être fondées sur une
véritable séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire y
compris en créant un quatrième pouvoir, celui de la démocratie participative
ou démocratie d’engagement, qui établit une relation entre les conseils
populaires de base réunissant tous les citoyens volontaires sans
discrimination et les autres pouvoirs constitutionnels, quatrième pouvoir
qui devra être reconnu lui-même par la Constitution de la VIème république.


Cette vision d’une possible évolution du mouvement populaire exprimée ici
pourrait sembler pour certains dépassée ou utopique et pourtant elle
correspond à beaucoup de mouvements de masse qui se sont produits à travers
le monde à l’époque contemporaine. Trop souvent ces mouvements de masse ont
échoué parce que faisait défaut une véritable alternative,
une maîtrise populaire des enjeux politiques, l’existence d’une organisation
non seulement anti-capitaliste mais aussi et surtout productrice
d’alternative concrète correspondant à la réalité du terrain et du pays.

Soyons clairs : sans conscience politique des enjeux de classe et sans invention d'outils démocratiques nouveaux qui favorisent la lutte des citoyens contre toutes les manipulations, les gens ne pourront pas transformer la société et en devenir les dirigeants.


La crise de la gauche française et des partis qui s'en réclament qui ont trop longtemps pensé
par copie de modèles extérieurs (Communisme soviétique, social-démocratie, social-libéralisme)
a permis la contre offensive capitaliste qui fait tant souffrir notre planète
aujourd’hui.

Anticiper, imaginer, les formes que peut prendre le mouvement
populaire afin qu’il soit le plus créateur et efficace possible est une responsabilité
importante pour les citoyens progressistes afin d’aider le mouvement à
éviter les pièges, les obstacles que l’adversaire ne manque pas de
lui imposer.


Ceux qui ont abandonné l'idée d'une autre société, altruiste, non-violente et respectueuse de chaque individu ont perdu l’essentiel : ce qui est en
œuvre au sein même de la vieille société et qui jaillira sans qu’ils n’y
comprennent rien, dépassés qu’ils seront par l’histoire. De tout temps les
classes dominantes ont à un moment donné de leur évolution été contestées
parce qu’elles ne représentaient plus dans les idées des dominés leur
capacité à diriger la société. Si aujourd’hui beaucoup de gens doutent de la
capacité des capitalistes à diriger la société ils n’en concluent pas pour
autant qu’il y a une possibilité qu’elle soit dirigée par une autre classe
autrement dit par eux-mêmes. Pour cela il faut que la classe de tous ceux qui travaillent soit organisée, unie, et fasse converger ses expériences du travail et des luttes
en un vaste mouvement social qui lui redonne confiance en ses
capacités. Pour cela les réseaux sociaux peuvent contribuer à une renaissance de la conscience
de classe à condition que beaucoup plus de citoyens se les approprient politiquement.

Il faut que les salariés dans leur grande masse apportent la
preuve dans l’action qu’ils sont les gestionnaires naturels de la production
et des services indépendamment du capital, qu’ils représentent la solidarité
et la coopération notamment dans les services publics, et pour cela inventer
des formes de lutte nouvelles plus offensives, moins défensives posant la
question d’une autre société, d’un autre mode de développement de production
et de consommation, d’une utilisation de l’argent rompant avec le
capitalisme, c'est à dire rompant avec le mode de production qui vise à accumuler de l'argent
pour une classe privilégiée en détruisant la planète et l'humanité.

Or les dirigeants de la gauche pour la plupart d’entre eux ont
tout trahi, convaincus que le socialisme ne se réaliserait en fait jamais
malgré des discours aux accents de gauche pour tromper la galerie, plus
préoccupés par leurs postes que par l’essentiel qui bouillonne en silence
dans les soubassements de la société …ils ont confondu l’apparence
et l’essence, et l’idéologie dominante les a dressés en définitive à devenir
des défenseurs de l’ordre établi voire même pour certains les chiens de
garde du grand capital.

Mais ce qui se prépare est tel que nos modes de
pensée seront eux-mêmes totalement dépassés et qu’il nous faudra inventer,
il nous faut créer une imagination rebelle nouvelle pour faire face à la techno-
barbarie contre laquelle pourra surgir une autre civilisation, à la mesure de
chaque homme, de chaque femme, à la mesure de l’épanouissement de chaque
individu.


L’analyse de l’évolution des forces productives dans une mondialisation
rapide est le socle de notre connaissance sociale pour mener la lutte
vers l’objectif d’une société fraternelle mais j’ajouterai à
celle-ci beaucoup de poésie, d’humilité pour que nous ne nous prenions pas
trop au sérieux, juste ce qu’il faut pour continuer à rêver, à lutter, à
être libres et à rester humains en prenant garde en permanence aux dérives
qui guettent les transformations en permanence, car l’ancien revient toujours à pas de charge
dans le nouveau, car changer de mode de relations sociales et économiques nécessite beaucoup d'éducation et de formation de l'ensemble de la société.


Oui, demain il n’y aura plus d’enfant qui aura faim, plus de jeune exclu de
toute reconnaissance sociale, plus de vieux dans la misère et l’abandon,
plus de travailleur méprisé jusqu’à en venir au suicide ! L’unité du peuple
et son auto-organisation démocratique vont bousculer les
vieilles idées et donner à la société ce qu’elle attend : la liberté de
chaque individu de créer, d’être libéré de la dépossession de soi qu'on lui impose en s'épanouissant avec et par les autres, celle d’agir
pour le bien commun et le progrès humain en mettant la productivité du
travail au service de tous sans discrimination.

Pour cela l’élévation de la
conscience politique populaire est une tâche primordiale. Elle passe par
l’action revendicative et par l’intervention politique permanente des
citoyens. Une action éclairée par la théorie des grands philosophes et scientifiques de notre temps et des siècles passés.


La grande révolution citoyenne se prépare maintenant, au quotidien, dans nos quartiers, dans
les entreprises, dans les lycées et universités, sur internet. elle
surprendra, elle inventera, elle sera notre œuvre à tous. A chacun de s’y
engager pour que l’émancipation devienne notre réalité.

Mettre en commun ce que nous sommes

Mettre en commun ce que nous sommes est urgent !

Notre communauté nationale a besoin d'unité et de fraternité. Les dirigeants des principales organisations politiques ont apporté la preuve de leur inefficacité et surtout de leur machiaviélisme qui consiste à agir seulement en fonction de leurs propres intérêts et non ceux du pays.

"Citoyens en mouvement" a été créé en 2014 lors des municipales. L'expérience vécue lors de ces élections a conduit à la rédaction d'un manifeste qui se veut être, non pas la vérité révélée, mais un document de réflexion à débattre et à enrichir sur ce qu'il convient de faire pour que les citoyens deviennent les maîtres de la politique et transforment la société afin de la rendre humaine et raisonnable.

Cliquez ci dessous pour prendre connaissance du :

Manifeste des citoyens en mouvement

Ne laissez pas la politique aux politiciens. Pour une repolitisation positive du peuple !

Si les principaux dirigeants de ce pays sont incapables d'apporter des solutions aux problèmes de la société c'est parce qu'ils n'écoutent pas les gens surtout ne les laissent pas entreprendre des solutions nouvelles.

Combien de jeunes et de moins jeunes n'ont pas été soutenus, combien ont-ils été entretenus dans le paternalisme, combien sont-ils considérés comme incapables d'initiatives par les pouvoirs publics ? Des pouvoirs qui sont de leur côté incapables de contraindre les banques et les multinationales à respecter les gens et à soutenir leurs projets sont des pouvoirs politiques inutiles.

L'avenir appartient aux citoyens qui se prendront en charge sans rien attendre des dirigeants actuels et qui s'uniront pour construire partout dans leurs collectivités des alternatives concrètes.

Citoyens, il faut croire en vous, c'est vous qui allez apporter les solutions aux graves problèmes de ce pays !

Mettre en commun ce que nous sommes avec le Manifeste des Citoyens en Mouvement

 

Face au recul des idées de progrès et d'humanisme et à ses conséquences sur la vie des gens, face à la dictature d'un système fondé uniquement sur l'argent, il y a une réponse : que les citoyens refusent la peur et l’égoïsme, qu'ils deviennent producteurs et créateurs de leur propre vie avec les autres citoyens. Pour cela nous avons tous besoin d'apprendre ensemble, de partager nos connaissances, nos expériences, nos compétences et de réinventer des relations sociales qui nous donnent de l'espoir et fassent grandir en nous l'envie d'exister de plus en plus libres et de moins en moins dépendant du système politique actuel qui est à bout de souffle

 

 

"Manifeste des Citoyens en Mouvement"

Nous entrons dans une ère nouvelle

Tout l'indique, la société de la génération des 50 ans est en train de se transformer au point qu'elle devient méconnaissable. Ni l'internet, ni les téléphones portables, ni la robotisation, ni le chômage de masse, ni la précarité généralisée, ni les idées néo-fascistes, ni la violence urbaine, ni le communautarisme, ni le clientélisme, n'existaient ou marquaient autant toute la société.

Les idées de progrès sont restées des sortes de catéchismes incompris par les masses parce qu'elles ont été présentées comme immuables, sans qu'une éducation critique et des méthodes pratiques pour penser n'accompagnent ces idées. Les idées de progrès nous ont été vendues comme la suite logique du système qui produirait lui-même par sa nature un système encore plus humain, plus progressiste, généralisant les droits de l'homme selon les libéraux et comme un système qui produirait par lui-même les conditions de son dépassement selon certains marxistes. Enfin les néo-fascistes considérant les idées de progrès comme des chimères inutiles, sont pour exacerber la logique politique traditionnelle de la nécessité de donner à une caste politique pure et dure les pleins pouvoirs pour contraindre les éléments sociaux et économiques de plier à ses désirs : ils n'ont rien inventer ils veulent simplement reproduire ce que tous les systèmes de classe ont produit jusqu'ici par refus total de l'inconnu qui surgit du coeur même de l'évolution de l'humanité, du sein même des capacités conceptuelles et technologiques nouvelles que des millions d'hommes pourraient s'approprier. Ils sont révolutionnaires au sens où ils veulent une révolution en arrière par le refus total d'admettre la réalité matérielle des contradictions qui travaillent le monde et QUI appellent un autre type de rapports entre les hommes que ceux de la guerre, de la force, et du commerce de la force de travail.

Les idées de progrès ne peuvent exister indépendamment du monde matériel, au sein même des rapports entre les hommes et de leurs évolutions technologiques. Nous avons des outils comme l'ordinateur individuel relié à d'immenses réseaux qui peut devenir aujourd'hui le média permettant une autonomie créatrice pour chaque individu et avec l'internet le générateur d'un espace social alternatif au rapports de production imposés par le capitalisme. Nous avons des espaces comme la famille, et les relations interfamiliales, les associations, ou encore comme l'espace communal, ou celui de certains réseaux sociaux numériques qui sont des endroits où nous pouvons encore échapper à l'emprise de la relation capitaliste de vente et d'achat de la force de travail. Il convient de réfléchir et d'agir pour que ces espaces soient investis de façon inventive par les gens.

Lire ci-contre un article sur la nécessité de changer de système : http://jeanzin.fr/2009/05/19/changer-de-systeme-de-production/

La pensée complexe

L’association d’idées, fondement de la pensée complexe

L’association d’idées a toujours joué un rôle essentiel dans la pensée scientifique. Face à la complexité grandissante du monde, la faculté de relier les connaissances et les disciplines devient un atout déterminant

Par Jean-Louis Le Moigne

Un entretien avec Jean-Louis Le Moigne

Professeur émérite à l’Université d’Aix-Marseille, Jean-Louis Le Moigne est l’un des principaux animateurs de l’Association pour la pensée complexe (APC), présidée par Edgar Morin, et du programme européen Modélisation de la Complexité (MCX).

L’association d’idées a toujours joué un rôle essentiel dans la pensée scientifique. Face à la complexité grandissante du monde, la faculté de relier les connaissances et les disciplines devient un atout déterminant.

La genèse cognitive montre que la pensée scientifique est une pensée qui relie, en fonctionnant par métaphore. Il n’est pas de connaissance scientifique, y compris les inventions mathématiques - telles qu’elles ont été produites et non telles qu’elles sont enseignées -, qui ne soit produite par de telles médiations, comparaisons, correspondances, conjonctions… et non par déduction syllogistique formelle.

Prenons l’exemple de Léonard de Vinci : il a eu une production scientifique intense sans jamais avoir lu le Discours de la méthode ! Quelle méthode utilisait-il ? L’histoire de l’invention de l’hélicoptère est assez éloquente. Léonard explique qu’il est parti du dessin d’un boulon et que sa pensée a suivi le cheminement suivant : "Comme monte le boulon que l’on visse dans l’écrou, de même montera l’hélice que l’on visse dans l’air". Cette anecdote montre que le processus cognitif du "comme" vaut autant que le processus cognitif du "donc". Mais on continue d’enseigner sur les bancs des écoles que "comparaison n’est pas raison"…

Une autre histoire éclairante se situe dans les premières années de l’intelligence artificielle, alors que les chercheurs s’efforcent de reproduire le raisonnement humain. Deux d’entre eux, en pleine discussion, essayent de retrouver le nom d’un troisième :

Je sais, son nom commence par un "z", dit le premier ;

Tu as raison : c’est Frizel, rétorque le second.

De quelle manière cette association fonctionne-t-elle ? On peut juste émettre des hypothèses. Une chose est sûre, c’est qu’elle fonctionne…

En revanche les axiomes classiques de la déduction, le syllogisme parfait, qui justifient le droit au "donc" et qu’en général on oublie de nous enseigner, sont tels que l’on se trouve rarement dans des situations où l’on puisse effectivement les appliquer. L.J. Brouwer, père des mathématiques constructivistes, rappelait que l’axiome du tiers exclu 1 ne s’imposait pas d’évidence à la raison humaine. Déjà Aristote était conscient du fait que les situations concrètes où les trois axiomes du syllogisme formel pouvaient s’appliquer étaient extrêmement rares.

S’il est vrai que l’association d’idées ("l’ingenium, cette étrange faculté de l’esprit humain qui est de relier", disait G. Vico) est à la base de la pensée scientifique, nos propres cultures n’osent plus se l’avouer depuis deux siècles. Car la démarche cartésienne, érigée en doctrine unique par la science positive, a presque sacralisé l’analyse, autrement dit la dissociation d’idées, dressant ainsi des barrières étanches entre les disciplines.

Réhabiliter l’ingénierie

L’un des problèmes majeurs des scientifiques, c’est qu’ils ont peur de dire ce qu’ils cherchent et pourquoi ils le cherchent. Ils donnent à leur démarche une apparence d’évidence - la nature aurait des lois qu’il conviendrait de découvrir - sans s’interroger sur leur propre projet. Pourtant, dès 1934, dans Le Nouvel Esprit scientifique, Bachelard rappelait : " La méditation de l’objet par le sujet prend toujours la forme du projet. " Chez les scientifiques, le projet est rarement explicité. Ainsi François Jacob écrit que la téléologie (cette "science critique" qui s’attache à l’étude des processus de finalisation endogène au sein d’un système actif) est "pour les scientifiques comme une maîtresse : ils ne peuvent pas s’en passer mais n’osent pas la montrer en public" !

La seconde erreur majeure commise par les milieux scientifiques, aux XIXe et XXe siècles, a consisté à dévaloriser les sciences de l’ingénierie, comme si elles n’étaient que l’application de connaissances produites ailleurs. L’ingénierie - qui traduit la faculté de l’esprit humain à concevoir intentionnellement en rapprochant projets et moyens - est pourtant une science noble.

Enfin, les chercheurs devraient pratiquer ce que Piaget appelle la "critique épistémologique interne" : accepter de soumettre ses propres processus de réflexion à des interrogations sur le sens et la légitimation des connaissances produites et enseignées. Quand on voit, par exemple, la biologie parler aujourd’hui de breveter les fonctions des gènes, ne devrait-on pas l’inviter à s’interroger publiquement sur le sens des mots "gène" (est-ce un objet réel ou un concept ?) et "fonction" (peut-il y avoir fonction sans projet ?) ?

Aux sources de la pensée complexe

L’émergence d’une pensée complexe donne une actualité nouvelle à ces constats. Et ce, sur trois plans au moins :

cette pensée "ouverte" prend le contre-pied du 4° précepte cartésien selon lequel il serait indispensable de "procéder à des dénombrements si entiers que l’on soit assuré de ne rien omettre" ;

l’essentiel, désormais, est de chercher à comprendre (rendre intelligible) plutôt que de chercher à savoir (dire le vrai) ; dans ce processus, Edgar Morin insiste sur le phénomène de reliance qui concerne aussi bien l’acte de relier et de se relier (y compris à soi-même) que le résultat de cet acte ;

enfin, la pensée complexe met l’accent sur les processus itératifs entre science et expérience. À tous niveaux, nous sommes invités à nous mettre en interaction, que nous soyons tenus de faire ou tenus de connaître.

Les frontières entre scientifiques et citoyens deviennent plus perméables. On ne peut plus prétendre être citoyen sans réfléchir au sens des concepts et des savoirs que l’on mobilise pour fonder son action. Si les citoyens n’ont pas cette exigence - et pour peu que les scientifiques eux-mêmes en viennent à la perdre -, les phénomènes de type "vache folle" se multiplieront. Encore faut-il, dans cette mise en relation des chercheurs et des acteurs sociaux, garder une forte exigence sur les mots et les concepts. Aussi imaginatif et créatif fût-il, Léonard de Vinci ne s’en imposait pas moins "une obstinée rigueur". Edgar Morin en appelle à une éthique de la compréhension qui concerne autant le citoyen que le scientifique.

Pour une éthique de la délibération

Enfin, le principe association suppose une éthique de la délibération, nous rappelle Paul Ricœur. L’école ne nous apprend pas à délibérer et notre culture occidentale ignore l’expérience de formation de la pensée dans l’action que décrit si bien le scénario du film Douze Hommes en colère. Beaucoup de "décideurs" rejettent encore la délibération sous prétexte qu’elle serait l’alibi de la non-décision. Pourtant, la complexité grandissante de notre monde exige davantage la confrontation des points de vue pour mieux enrichir notre intelligence des contextes et des projets.

Le principe association ne peut-il aujourd’hui créer les conditions de l’interaction, de la délibération, de l’intelligence collective, de l’éducation culturelle à l’ajustement permanent ? Il nous invite à associer epistémé et pragmatiké, science et société, faire et comprendre. Comme le principe responsabilité, il invite le citoyen à "travailler à bien penser" (Pascal) plutôt qu’à croire en des explications causales trop simplistes ("la vulgarisation est bonne pour le vulgaire" !) ou jargonnantes ("ce sera toujours trop compliqué pour vous"). Travailler à bien penser, donc à bien relier, n’est-ce pas cela la pensée complexe ?

Propos recueillis par Philippe Merlant

1. Ce troisième axiome du syllogisme, selon Aristote, dit que "pour tout prédicat, c’est l’affirmation ou la négation qui est vraie" : A est ou B, ou non B.

Transversales, Science et Cultures
21 Bd de Grenelle
75005 Paris
Tel : 01 45 78 34 05


http://www.globenet.org/transversales/

Repolitisation positive des citoyens

« La réflexion sur le monde d’aujourd’hui ne peut s’émanciper d’une réflexion sur l’histoire universelle. Les périodes calmes et de prospérité ne sont que des parenthèses de l’histoire. Tous les grands empires et civilisations se sont crus immortels – les empires mésopotamien, égyptien, romain, perse, ottoman, maya, aztèque, inca… Et tous ont disparu et ont été engloutis. Voilà ce qu’est l’histoire : des émergences et des effondrements, des périodes calmes et des cataclysmes, des bifurcations, des tourbillons des émergences inattendues."

Edgar Morin

Pourquoi donc l'histoire cesserait, et aurait une fin ? Seule la disparition de l'humanité pourrait signifier la fin de l'histoire. Tant qu'il y aura des hommes l'histoire se poursuivra résultant à la fois des conditions matérielles dans lesquelles évoluent ces hommes et de l'action des hommes sur ces conditions, sur leur environnement, sur la production, sur les relations qu'ils entretiennent entre eux. Faire de la politique c'est intervenir dans le cours de l'histoire pour tenter d'apporter une des réponses aux défis que produit l'histoire.

Citoyens en mouvement agit pour une repolitisation positive des citoyens.

Mandela une immense figure de la liberté

Nelson Mandela est mort

 

 Nelson Mandela est mort. Un géant de la liberté nous quitte. Son exemple, son combat nous donnent espérance en l'Humanité. Merci Nelson Mandela !

 

 

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