Qu'est-ce que l' université populaire du Sud de l'Oise ?
C'est encore un projet à construire avec tous ceux qui le souhaitent pour un partage collectif de connaissances et d'initiatives.
Pour Quoi faire ?
Pour que les connaissances ne soient pas la chasse gardée de quelques-uns
Pour favoriser l'esprit critique et l'indépendance de réflexion à l'égard des institutions, des médias, des organisations
Pour partager et échanger nos connaissances, nos réflexions, nos interrogations, tenter d'élaborer des réponses pour agir, avec des universitaires, des chercheurs, des militants, des élus, des
acteurs locaux.
Comment ?
Par des rencontres thématiques, (histoire ouvrière, organisation du travail, crise financière, crise identitaire, aménagement du territoire,
toute question sociale...), des conférences-débats, des comptes rendus de lecture, des ateliers de paroles et d'écriture, etc...
Pour qui ?
Pour tous et en particulier pour ceux qui n'ont pas le temps, l'argent ou l'opportunité d'étudier, de lire, de se documenter
Je suis intéressé(e) par la création de l'Université populaire du Sud de l'Oise
NOM : Prénom :
Adresse :
Téléphone : Mail :
A renvoyer à Christian Béridel, 8, quai d'Aval 60100 Creil – Téléphone 06 22 14 01 88
« Les Ailes de la Conscience »
Pour une université populaire dans le sud de l'Oise
Conférence –
débat
Vendredi 5
février 2010 à 20 heures
Centre des Rencontres de Creil
Rue du Valois, Près de la Poste des cavées
avec Mme Danièle
LINHART
universitaire, auteur du livre
« Perte d'emploi, perte de soi »
à propos de l'Usine Chausson de
Creil
avec les témoignages d'anciens militants syndicaux et ouvriers de
l'usine
Contact : Christian Béridel, 8, quai d'Aval 60100 Creil – Téléphone 06 22 14 01 88
Lettre au Préfet
Jean-Paul LEGRAND
22, rue de Gournay
60100 CREIL
06 67 96 44 47
A
M. le Préfet de l’Oise
Monsieur le Préfet,
Je vous informe que l’assemblée générale des 68 travailleurs sans-papiers et de leurs soutiens (élus, associations, organisations diverses) tenue à la Bourse du Travail de Creil le 26 janvier dernier a décidé d’une manifestation devant la Préfecture ce mercredi 3 février 2010 à 19h pour rappeler leur demande de régularisation.
En effet, ils avaient reçu l’assurance par vos services que réponse leur serait donnée avant la fin janvier. Renseignements pris auprès de votre cabinet, il m’a été dit que des pièces complémentaires manquaient aux dossiers. A ce jour à ma connaissance les intéressés n’ont pas été directement informés. Alors qu’ils ont ces dernières semaines fait preuve d’une grande responsabilité en direction des pouvoirs publics, notamment en cessant l’occupation des agences d’intérim afin de faciliter le dialogue et l’étude de leurs dossiers, ils devraient pouvoir obtenir une réponse de votre part.
Il est toutefois paradoxal d’apprendre par la presse de ce jour, que vous demanderiez des contrats de travail ou des promesses d’embauche à des travailleurs qui justement en raison de leur situation et des déclarations du gouvernement contre le travail clandestin, ne peuvent obtenir de tels documents de la part du patronat qui est de moins en moins enclin à se mettre en situation irrégulière lui-même tenant compte de la mauvaise publicité que cela lui procurerait, et des risques qu’il encourrait du point de vue de la légalité de tels actes surtout en ce qui concerne des travailleurs qui sont sous les feux des projecteurs de l’actualité du fait de leur engagement.
Vous avez pu cependant le constater tout comme moi, ces travailleurs ne sont pas arrivés en France il y a quelques mois, mais sont ici depuis plusieurs années et apportent les preuves qu’ils ont travaillé souvent dans plusieurs entreprises et par l’intermédiaire d’agence de travail temporaire. Ils apportent les preuves qu’ils cotisent à la Sécurité sociale, paient également des impôts et taxes à l’Etat.
Ils relèvent des récentes dispositions prises par M. le Ministre et stipulées dans une circulaire qui vous a été adressée. Dès lors l’opinion a du mal à comprendre ce qui peut apparaitre comme une forme d’obstination à retarder la régularisation de personnes qui entrent dans les critères de la circulaire. Au demeurant la circulaire ne fait pas de la promesse d’embauche une condition obligatoire pour délivrer un titre de séjour avec autorisation de travailler dès lors que les autres pièces ont été fournies.
Je serai présent le mercredi 3 février lors de cette manifestation à laquelle devrait aussi participer le député Maxime Gremetz qui a depuis le début de cette action apporté son total soutien aux revendications de ces 68 travailleurs sans-papiers comme il vous en a informé lors de la rencontre que nous avions eue à ce sujet à Beauvais en décembre dernier.
Nous souhaitons qu’à l’occasion de cette manifestation, une délégation puisse être reçue.
Je vous prie, Monsieur le Préfet, d’agréer l’expression de ma considération distinguée.
Jean-Paul LEGRAND
La Liste Colère et Espoir dans l'Oise

Jean-Paul Legrand répond à quelques questions sur la situation politique
Comment caractérisez-vous la situation actuelle ?
Nous sommes dans une phase spécifique du capitalisme. On a l’habitude de parler de crise financière. C’est vrai mais c’est incomplet. Nous vivons sans doute la crise la plus grave qu’ait connue la société capitaliste depuis qu’elle existe. Toutes les références, les repères sur le plan culturel, moral, idéologique, économique, social, politique sont bouleversés. Cette crise interroge le sens de la vie humaine, c'est-à-dire le sens de la vie collective car sans elle il ne peut y avoir d’humanité. On peut voir déjà les effets barbares de cette crise sur l’existence de millions d’individus, sur leur présent mais aussi sur la représentation qu’ils se font de l’avenir : que vais-je devenir ? Comment vont vivre mes enfants ? Faut-il que je devienne aussi un loup pour les autres afin de survivre ? Pour quelles raisons détruit-on mon emploi, mon entreprise alors qu’ils étaient utiles à la société ? Comment se fait-il que le monde produise tant de richesses et qu’il y ait tant de misère ? Comment peut-on expliquer que l’on n’ait pas réduit sensiblement le temps de travail alors que la productivité du travail n’a jamais été aussi élevée dans toute l’histoire de l’humanité ? Et tant d’autres questions qui sont d’ordre anthropologique, des interrogations non seulement sur le sens de la propre vie de chacun mais sur le sens même du proche avenir de l’Humanité.
Ce n’est donc pas seulement en réfléchissant sur les causes économiques de la crise que des solutions pourront être trouvées mais aussi sur les raisons idéologiques, les représentations que se font les gens de la société. Or c’est là que rentre en ligne de compte le problème de la politique. Les organisations politiques semblent dépassées par les événements car pratiquement toutes n’existent que par et pour le maintien du système capitaliste ; même si certaines proclament leur volonté de transformation, elles reproduisent dans leur programme et dans leur fonctionnement les mêmes rapports que ceux que nous vivons : domination, hérarchie autoritaire, mise en spectacle de la politique pour la confisquer aux gens, simulacre de dialogue, quasi inexistence de formation critique, emploi d'arguments d'autorité, embrigadement ans des formes d'action non définies par les gens eux-mêmes, etc... La très grande majorité de ces organisations travaillent à la sauvegarde de l’ordre social existant parcequ'il risque de se transformer en un désordre extrêmement violent à tout moment (insurrection, guerre, révoltes de masse). Ces organisations politiques, fruit d’une longue histoire, font partie consciemment ou non de l’appareil idéologique d’Etat qui tente de réguler les conséquences de l’exploitation en apportant des réponses dites « sociales » mais qui en même temps exerce une domination implacable et est prêt à réprimer toute tentative sérieuse de transformation.
Justement vous parlez de préparer la révolution, qu’entendez vous par là, ne craignez vous pas d’effrayer les gens avec un terme qui rappelle davantage la guillotine que le progrès social ?
Il est évident qu’il ne s’agit pas de penser la révolution avec les images qu’on a voulu nous imposer en ne retenant que les événements sanglants de notre propre révolution française. La violence dans l’histoire n’est que le résultat de sociétés de classe et il s’agit justement de mettre en cause ces rapports de classe pour en finir avec la violence. Mais nous savons très bien que le meilleur moyen de contenir la violence et d’essayer de la transformer en énergie efficace et intelligente c’est de pratiquer la démocratie. Autrement dit il faut pousser la démocratie beaucoup plus loin qu’elle ne l’a été jusqu’ici car elle n'en est qu'à sa préhistoire. Il faut lui donner tous les atouts et ne pas la limiter aux seules élections. D’ailleurs on voit bien que les élections à elles seules n’apportent aucune solution à la crise si elles sont déconnectées des luttes et si les citoyens n'ont pas les informations et la formation pour appréhender les enjeux politiques. Les élections dans notre société sont très souvent des moyens de légitimation de politiques qui sont menées contre la majorité des électeurs. Pour la classe exploiteuse et son personnel politique, il s'agit avec les élections d'obtenir de la part des exploités une validation du système et de sa continuité. Il faut avouer qu'ils y parviennent du fait de la mise en scène opérée entre droite et gauche qui se partagent les rôles. Encore que l'abstention signifie très souvent un refus de participer à ce jeu pervers où les exploités sont non seulement perdants mais où ils participent à leur propre exploitation. Il faut avoir le courage de le dire la démocratie passe par une élévation des connaissances politiques de la grande masse des gens. Connaissances prises dans leur ensemble : c'est à dire dans la théorie et dans la pratique. Sans ce couple théorie-pratique, mener les luttes et les penser, sans l'effort conceptuel de généralisation et d'analyse sur les phénomènes sociaux vécus par les exploités eux-mêmes on restera dans la crise de la politique pour la plus grande satisfaction des exploiteurs. Autrement dit faire de la politique est la solution à la crise, mais en faire collectivement, démocratiquement pour arracher à ceux qui nous exploitent et nous dominent les moyens de se former, de s'informer et de participer aux choix économiques et politiques. Cela n’a rien à voir avec les batailles de clans au sein de la plupart des partis, avec la politique-spectacle affligeante que nous impose l’appareil médiatico-idéologique.
Alors vous préconisez de ne pas voter, de ne pas participer aux élections ?
Non tout au contraire, il faut utiliser ces moments comme des temps ouvrant la possibilité pour les révolutionnaires de semer leurs idées. Cela suppose qu'ils doivent consacrer beaucoup de temps au contact des gens, qu'ils doivent davantage s'inscrire dans des pratiques permettant aux gens de se déconnecter le plus possible de l'appareil médiatico-idéologique, pour se rencontrer, échanger leurs idées et leur pratique sociale, pour se réapproprier leur existence et leur autonomie. Dans ce mouvement, ils peuvent élire des personnes qui portent leurs aspirations et leurs exigences politiques, tout en gardant à l'esprit que le combat si il se mène dans les assemblées élues, se déroule avant tout dans les entreprises, dans les quartiers, dans la "vraie vie" en quelque sorte. Il ne faut jamais entretenir d'illusions sur un élu quelqu'il soit car chaque être humain peut sous toutes formes de pression devenir corruptible, la garantie pour que les mandataires du peuple suivent au mieux une ligne correspondant aux intérêts des gens c'est que les citoyens investissent tous les espaces d'élaboration des décisions et contrôlent leur formulation et leur application. C'est d'ailleurs dans cet esprit que j'ai décidé de m'engager sur la liste "colère et espoir en Picardie" aux élections régionales de 2010.
Qu’entendez vous par faire de la politique collectivement, démocratiquement ?
Ce qui est à l’ordre du jour c’est d’abord que chaque personne puisse se considérer comme capable d’apporter sa pierre à l’œuvre commune de l’édification d’une société nouvelle. Contrairement aux paroles de l'Internationale, il ne s'agit pas de faire table rase du passé, il s'agit de faire émerger de ce passé et du présent toutes les possibilités de rendre beaucoup plus humaine la vie en société, de viser à l'épanouissement de chaque individu par l'émancipation collective qui en retour est impossible sans l'engagement de chaque individu dans le processus. Faire de la politique efficacement c’est donc casser le tabou que les rapports de domination sont inéluctables, que le capitalisme est éternel et c’est libérer l’imagination des gens sur ce qu’ils aimeraient pour leur vie à la fois individuelle et sociale afin que retrouvant confiance en eux, ils puissent agir de façon libre, responsable, sans attendre un illusoire secours de la classe dominante, construisant par eux-mêmes les solidarités nécessaires.
Ce qui est à l'ordre du jour, c'est la construction de luttes non plus défensives mais totalement offensives qui posent la question d'une autre société, des luttes qui inventent et conquièrent des relations nouvelles entre les hommes au travail, qui préconisent la socialisation de la propriété et de la gestion non capitaliste des moyens de production, qui s'organisent au sein d'assemblées de travailleurs et d' habitants selon leurs propres décisions prises par des votes après débat et dans lesquelles chacun compte pour un, quels que soient ses responsabilités, ses titres, ses fonctions.
Autrement dit il ne s'agit plus pour les travailleurs ou les habitants de se considérer comme ceux qui posent les questions en attendant que ce soient les dirigeants qui répondent. Non cette fois-ci ce sont eux-mêmes, qui s’interrogent et répondent de façon autonome du système aux questions qu’ils se posent y compris et surtout dans les domaines qui sont les chasses-gardées des dirigeants capitalistes et de leurs idéologues : l’économie et la politique. Au point qu’ils peuvent vérifier qu’à force de déléguer la politique aux élus et aux dirigeants des partis, et on sait ce que ces derniers en ont fait, les exploités salariés et non-salariés dans leur grande masse pourraient en venir à l’idée révolutionnaire d'investir la politique de façon critique à l’égard de tous ces politiciens qui les ont trahis ou tout simplement délaissés. . Pour cela ils ont besoin de construire des réseaux, des espaces, des organisations souples, ouvertes, transparentes et non sectaires s’adaptant au combat de classe qui ne puissent être récupérées et perverties ni par la classe capitaliste, ni par les organisations qui tout en se prétendant anti-capitalistes en viennent en définitive soit à sauvegarder le système, soit par défaut d'efficacité en raison de leur faiblesse théorique et pratique à laisser le système perdurer. C'est sans doute aujourd'hui et dans les prochains mois et années, le moment historique d'entreprendre cette oeuvre qui révolutionne la politique. C’est en cela que la démocratie pourra commencer véritablement à entrer dans l'Histoire.
Admirable lutte que celle des sans-papiers
Je vais rendre souvent visite à mes frères sans-papiers en lutte. Avec mes camarades Habib Abba-Sidick, Fadhila Kezzoul, Mohamed Assamti, élus communistes de
Creil nous allons à leur rencontre à la bourse du travail de Creil pour dialoguer, partager des moments de fraternité, faire le point de leurs besoins et contribuer à la solidarité. Nous le
faisons depuis maintenant plus de deux mois. Nous avons tissé des liens d'amitié et de confiance. Des liens qui résultent de l'action : nous avons apporté notre
expérience de militants et d'élus pour les aider à constituer leurs dossiers, pour les accompagner en Préfecture lors des rencontres avec les responsables du service des étrangers, pour
appeler à la solidarité des habitants, pour fournir des aliments, des vêtements et même pour donner des cours. Nous avons parlé ensemble de l'histoire des peuples, du colonialisme, de
l'esclavagisme, de l'Afrique, du Mali, des raisons qui font que ce monde est inhumain et qu'il faut le transformer. Nous parlons chacun de nos passions, de nos rêves, de nos projets...Toujours
avec l'objectif en tête : la régularisation ! Le droit d'exister et de travailler, d'être respecté, d'être enfin reconnu non seulement dans son identité de travailleur mais dans celle d' être
humain avec son histoire, avec ses sentiments, ses rêves, ses espoirs, ses luttes ! Oui c'est une lutte admirable, pleine de dignité et de courage menée en liaison permanente avec les autres
travailleurs sans-papiers de France, et surtout avec une grande responsabilité dans la conduite de leur mouvement. Ils ne laissent personne décider à leur place : personne ne leur dicte ce qu'ils
ont à faire, refusant toute forme de pression, ils exercent leur esprit critique et se concertent quotidiennement dans une organisation qu'ils ont définie eux-mêmes, une forme d'auto-gestion de
leur lutte ! Dommage qu'il y ait si peu de maires qui dans leurs discours de voeux pensent à leur rendre hommage. Ces élus ont-ils oublié que l'émancipation des travailleurs sera l'oeuvre des
travailleurs eux-mêmes. Et n'en déplaise à tous les donneurs de leçons, nos camarades sans-papiers sont majeurs et responsables, ils décident grâce à une organisation remarquable de
leur lutte, de leur mouvement. Si il en était autrement, jamais nos camarades n'auraient tenu autant de jours dans une grève aussi longue, certes difficile, mais ô combien humainement
enrichissante. Car rien ne les détournera de leur objectif : obtenir leur régularisation ! Leur détermination est si forte qu'elle provoque notre admiration. Merci camarades, vous êtes des
exemples de courage et d'espoir pour nous tous !
Il faut libérer la politique de son cadre formel et faire confiance à l’initiative populaire en lui donnant les moyens de s’éclore et de se développer comme un objectif politique
fondamental. Autrement dit ne pas craindre de faire rentrer le peuple là où il est en zone interdite. Le faire entrer dans les conseils d'administration d'entreprise, dans les salons
feutrés des Ministères et des institutions, dans les assemblées élues, dans les lieux de pouvoirs et de décisions. Mais le faire entrer non seulement pour qu'il rappelle qu'il existe mais
pour démontrer que c'est lui qui doit décider, que c'est lui qui est souverain. Evidemment il n'a pas à demander la permission puisqu'on lui interdit en permanence d'entrer ou qu'on lui intime
l'ordre de se taire. Il doit donc entrer sans frapper ! Entrer non pas pour des poser des questions ou réclamer quoi que ce soit aux dirigeants, non entrer pour contester leur pouvoir,
pour démontrer que l'autogestion populaire est le réel exercice de la souveraineté. Il n' ya qu'à voir la mine déconfite de ces dirigeants dès qu'on conteste leur pouvoir, dès qu'on ose
critiquer le capitalisme et surtout leur disputer leur prétention à diriger alors que chaque jour ils mènent la société dans l'aggravation des difficultés, vers un chaos qui produit des
milliers de victimes. Evidemment ce programme d'action qui lie les propositions pour une autre société à la contestation du pouvoir est insupportable pour tous ceux qui
dirigent dont beaucoup sont convaincus que leur position dominante leur donne la légitimité d’être porteur de la science infuse. L'exercice permanent du pouvoir fait perdre
l’humilité, la modestie et l’empathie que l’on devrait à tout être humain. Elle conduit à la reproduction de rapports dominants-dominés structurés par la nature même de la lutte de classes.
Dans le mouvement d'émancipation ces rapports se reproduisent aussi et il appartient à chacun de les combattre. Il ne faut pas s'étonner du sentiment partagé par des millions de
personnes que la politique est pourrie, car jusqu'à maintenant le mouvement populaire n'a pas réussi à se construire par le développement d'une autonomie réelle fondée sur la liberté
sociale et politique de chaque individu. C'est l'enjeu d'une nouvelle organisation réellement révolutionnaire qui va naître à partir de l'expérience souvent amère ou déçue de
milliers de militants qui ont désormais décidé de ne plus s'en laisser compter, qui exercent leur esprit critique et ont choisi la voie difficile mais efficace du refus de la
compromission en particulier après la terrible épreuve que le stalinisme a imposé au mouvement ouvrier. En agissant de la sorte , ces hommes et ces femmes, vont construire un idéal dans lequel
vont se reconnaître des millions d'exploités : c'est en cela que l'espoir va renaître et que les batailles très ardues pour une transformation révolutionnaire vont se succéder dans la période
historique que nous traversons.
Soutenir la liste “Colère et espoir”
menée par Maxime Gremetz
aux élections régionales de 2010 en Picardie
Tête de liste Aisne : Jean-Luc Tournay
Tête de liste Oise : Jean-Paul Legrand
Tête de liste Somme : Maxime Gremetz
Je soutiens la liste Colère et Espoir menée par Maxime Gremetz
pour les régionales de 2010 en Picardie
Nom : ________________________________________________________________________
Prénom : ____________________________________________________________________
Adresse : _______________________________________________________________________________________________________________________________________________________
Téléphone : ________________________________________________________________
Courriel : ____________________________________________________________________
Profession : ____________________________________________________________________________________________________________________________________________________
A renvoyer dès maintenant au Comité de soutien de la Liste Colère et Espoir - 74 rue de Mercey - 80000 AMIENS
Contact : 06 09 54 61 44 / contact@colere-et-espoir.fr
A imprimer et à renvoyer dès aujourd'hui. Merci.
Huit travailleurs sans-papiers sont convoqués les 5 et 6 janvier en préfecture dans le cadre de l'examen de leur dossier de régularisation. Un appel à la mobilisation est lancé.
L'espoir grandit du côté de la Bourse du travail, à Creil, où 68 travailleurs sans-papiers attendent toujours d'être régularisés. Huit d'entre eux ont en effet reçu une convocation les 5 et 6 janvier au service des étrangers de la préfecture de l'Oise, à Beauvais.
D'autres également, demeurant en région parisienne, ont d'ores et déjà entre les mains leur convocation auprès des services préfectoraux de leur domicile
respectif. « Cela montre que nous avons été entendus, a indiqué vendredi l'adjoint creillois, Jean-Paul Legrand (PCF). Nous pouvons raisonnablement penser que la préfecture va
examiner ces dossiers avec beaucoup d'attention. »
Il s'agit là d'une avancée, mais on est encore bien loin d'un dénouement dans la lutte engagée au mois d'octobre par ces 68 travailleurs sans-papiers réfugiés depuis le début du mois de décembre à la Bourse du travail de Creil.
Leur situation n'en est qu'au stade de l'examen. C'est dans ce contexte que les huit personnes convoquées à Beauvais devront d'ailleurs se prémunir des originaux des documents intialement joints à leur dossier de régularisation ainsi qu'un certains nombre d'autres papiers.
De là à ce qu'ils soient régularisés dans l'heure, il y a un pas que la préfecture n'est probablement pas encore en mesure de franchir. Mais tous ont
l'intention de se rendre les 5 et 6 janvier à Beauvais, malgré le risque, toujours présent, d'une reconduite à la frontière.
« La lutte unie et les diverses initiatives qui ont été engagées ont permis une ouverture du côté de la préfecture qui doit se concrétiser maintenant par l'annonce de régularisations, souligne à ce propos Jean-Paul Legrand. La mobilisation et la solidarité doivent par conséquent se renforcer. Nous appelons donc ceux qui le pourront à accompagner nos camarades sans-papiers à la préfecture. »
En plus de la mobilisation, les sans-papiers pourront aussi compter sur leurs avocats. De quoi faire bloc face à une mauvaise surprise. « Car le risque existe toujours » reconnaît Jean-Paul Legrand.
FRANCK BRENNER
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