Jean-Paul LEGRAND

  • : CREIL AVENIR
  • : 12/05/2006
  • CREIL AVENIR
  • : gauche démocratie révolution urbanisme socialisme Politique
  • : 52 ans. Marié. 4 enfants. Maire-adjoint de Creil. Conseiller communautaire. Président de l'association ADEROISE. Creillois depuis 1962. Diplômé en économie sociale/communication. Enseignant à Creil Plateau (1981-1991). Elu PCF de Creil et président du groupe communiste et républicain(1983-1995).Collaborateur de député(1991-1995). Passions : Voyages et rencontres internationales, Ecriture poétique, Histoire, Politique et Philosophie. creil-avenir@orange.fr
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L'université populaire  du sud de l'Oise va se créer

En dehors de toute institution, l'université populaire est une initiative libre de citoyens. Réunis à l'occasion de la rencontre sur le livre de Madame Linhart "Perte d'emploi, perte de soi", des citoyens du grand bassin creillois ont décidé de se retrouver pour fonder "Les ailes de la conscience, université populaire du sud de l'Oise. Ils élaboreront prochainement un programme de rencontres, conférences, comptes rendus de lecture ouverts à tous.

Qu'est-ce que l' université populaire du Sud de l'Oise ?

 

C'est encore un projet à construire avec tous ceux qui le souhaitent pour un partage collectif de connaissances et d'initiatives.

 

Pour Quoi faire ?
Pour que les connaissances ne soient pas la chasse gardée de quelques-uns
Pour favoriser l'esprit critique et l'indépendance de réflexion à l'égard des institutions, des médias, des organisations
Pour partager et échanger nos connaissances, nos réflexions, nos interrogations, tenter d'élaborer des réponses pour agir, avec des universitaires, des chercheurs, des militants, des élus, des acteurs locaux.

 

Comment ?
Par des rencontres thématiques, (histoire ouvrière, organisation du travail, crise financière, crise identitaire, aménagement du territoire, toute question sociale...), des conférences-débats, des comptes rendus de lecture, des ateliers de paroles et d'écriture, etc...

 

Pour qui ?
Pour tous et en particulier pour ceux qui n'ont pas le temps, l'argent ou l'opportunité d'étudier, de lire, de se documenter


Je suis intéressé(e) par la création de l'Université populaire du Sud de l'Oise

 

NOM : Prénom :

 

Adresse :

 

Téléphone : Mail :

 

 

A renvoyer à Christian Béridel, 8, quai d'Aval 60100 Creil – Téléphone 06 22 14 01 88

« Les Ailes de la Conscience »
Pour une université populaire dans le sud de l'Oise

 

Conférence – débat
Vendredi 5 février 2010 à 20 heures
Centre des Rencontres de Creil
Rue du Valois, Près de la Poste des cavées

avec Mme Danièle LINHART
universitaire, auteur du livre

« Perte d'emploi, perte de soi »
à propos de l'Usine Chausson de Creil
avec les témoignages d'anciens militants syndicaux et ouvriers de l'usine

 

Contact : Christian Béridel, 8, quai d'Aval 60100 Creil – Téléphone 06 22 14 01 88

 

 

Lettre au Préfet

Jean-Paul LEGRAND

22, rue  de Gournay

60100 CREIL

06 67 96 44 47

 

A

 

M. le Préfet de l’Oise

 

 

 

 

Monsieur le Préfet,

 

Je vous informe que l’assemblée générale des 68 travailleurs sans-papiers et de leurs soutiens (élus, associations, organisations diverses)  tenue à la Bourse du Travail de Creil le 26  janvier dernier  a décidé d’une manifestation devant la Préfecture ce mercredi 3 février 2010  à 19h pour rappeler leur demande de régularisation.

 

En effet, ils avaient reçu l’assurance par vos services  que réponse leur serait donnée avant la fin janvier. Renseignements pris auprès de votre cabinet, il m’a été dit que des pièces complémentaires manquaient aux dossiers. A ce jour à ma connaissance les intéressés n’ont pas été directement informés. Alors qu’ils ont ces dernières semaines fait preuve d’une grande responsabilité en direction des pouvoirs publics, notamment en cessant l’occupation des agences d’intérim afin de faciliter le dialogue et l’étude de leurs dossiers, ils devraient pouvoir obtenir une réponse de votre part.

 

Il est toutefois paradoxal d’apprendre par la presse de ce jour, que vous demanderiez des contrats de travail ou des promesses d’embauche à des travailleurs qui justement en raison de leur situation et des déclarations du gouvernement contre le travail clandestin, ne peuvent obtenir de tels documents de la part du patronat qui  est de moins en moins enclin à se mettre en situation irrégulière lui-même tenant compte de la mauvaise publicité que cela lui procurerait, et des risques qu’il encourrait du point de vue de la  légalité de tels actes surtout en ce qui concerne des travailleurs qui sont sous les feux des projecteurs de l’actualité du fait de leur engagement.

 

Vous avez pu cependant le constater tout comme moi, ces travailleurs ne sont pas arrivés en France il y a quelques mois, mais sont ici depuis plusieurs années et apportent les preuves qu’ils ont travaillé souvent dans plusieurs entreprises et par l’intermédiaire d’agence de travail temporaire. Ils apportent les preuves qu’ils cotisent à la Sécurité sociale, paient également des impôts et taxes à l’Etat.

 Ils relèvent des récentes dispositions prises par M. le Ministre et stipulées dans une circulaire qui vous a été adressée. Dès lors  l’opinion a du mal à comprendre ce qui peut apparaitre comme une forme d’obstination à retarder la régularisation de personnes qui entrent dans les critères de la circulaire. Au demeurant la circulaire ne fait pas de la promesse d’embauche une condition obligatoire pour délivrer un titre de séjour avec autorisation de travailler dès lors que les autres pièces ont été fournies.

 

Je serai présent le mercredi 3 février lors de cette manifestation à laquelle devrait aussi participer le député Maxime Gremetz qui a depuis le début de cette action apporté son total soutien aux revendications de ces 68 travailleurs sans-papiers comme il vous en a informé lors de la rencontre que nous avions eue à ce sujet à Beauvais en décembre dernier.

 

Nous souhaitons qu’à l’occasion de cette manifestation, une délégation puisse être reçue.

 

Je vous prie, Monsieur le Préfet, d’agréer l’expression de ma considération distinguée.

 

Jean-Paul LEGRAND

 

Sans-papiers, travailler à la mobilisation  populaire et unitaire !
Ci dessous en vidéo (3minutes 50 secondes) : l'intégralité de l'intervention de Jean-Paul LEGRAND, maire-adjoint PCF de Creil, à l'assemblée de soutien aux travailleurs sans-papiers de Creil, le 26 janvier 2010. Il est aux côtés de Maxime Gremetz, de Mohamed Fakallah, Florence Jambou et de nombreux militants et citoyens de différentes sensibilités qui ont apporté leur soutien aux travailleurs sans-papiers.
 
 
 
 
 
 

 
 
Déclaration de Jean-Paul LEGRAND, maire-adjoint de Creil, président du groupe des élus communistes
 
 
 
Ils sont sans-papiers, ils sont sur-exploités ! Nous sommes totalement solidaires des 68 travailleurs accueillis à la Bourse du travail de Creil. Depuis plusieurs mois  ils sont en grève pour leur régularisation. Nous leur rendons visite chaque jour, leur apportons notre aide matérielle et morale, nous les accompagnons dans toutes leurs démarches et ce à leur demande. Nous les avons aidés à constituer leurs dossiers, les avons assistés lors des entrevues à la Préfecture, leurs dossiers sont constitués. Rien ne devrait faire obstacle à leur régularisation maintenant. Or le Préfet  n'a toujours pas annoncé sa décision alors qu'il dispose de tous les éléments depuis près de deux mois.
 
Le gouvernement va-t-il continuer dans son obstination alors qu'il est de plus en plus évident que les salariés sans-papiers sont utilisés comme main d'œuvre exploitable à très bon marché via les agences d'intérim et les grandes entreprises du BTP ou d'autres secteurs.   En refusant la régularisation de ces hommes qui travaillent depuis des années en France voire mêmes pour certains depuis plus de 10 ans il s'agit d'une véritable atteinte aux droits de l'Homme et au droit du travail. D'ailleurs certaines décisions de refus de régularisation s'appuient sur des attendus inacceptables qui pourraient faire l'objet d'actions devant la Cour Européenne de Justice tant la discrimination est avérée notamment dans la distinction qui est faite entre les origines nationales des demandeurs. 
 
En agissant de la sorte le gouvernement veut-il profiter de cette situation intolérable pour flatter les campagnes racistes et xénophobes de l'extrême droite afin de récupérer son électorat aux prochaines élections régionales ?
 
Veut-il utlisier cette situation pour faire pression sur les autres travailleurs et poursuivre la généralisation de la précarité, des bas salaires et de l'exploitation ?
 
Nous ne pouvons accepter une telle politique qui à travers les sans-papiers vise l'ensemble du monde du travail et les droits de l'Homme dans notre pays.
 
Nous soutenons la décision prise par les sans-papiers de Creil avec les acteurs du mouvement social et politique du bassin Creillois d'appeler à un rassemblement devant la préfecture  de Beauvais le mercredi 3 février 2010 à 19 heures. Ce jour là, tous ceux qui veulent ouvrir une brèche dans le mur dur et inhumain dressé par le gouvernement ne devront pas manquer à l'appel. Le rassemblement de tous est indispensabe pour exiger avec nos frères sans-papiers la régularisation immédiate que le Préfet  de l'Oise peut  et doit décider !

La Liste Colère et Espoir dans l'Oise

liste-colere-et-espoir-Oise.JPG

Fadhila Kezzoul, maire-adjointe de Creil est la N°2 de la liste Colère et espoir dans l'Oise

La liste conduite par Maxime Gremetz en Picardie et par Jean-Paul Legrand dans l'Oise est à l'image de la population picarde. La diversité n'est pas un artifice mais une réalité et les citoyens que l'on a coutume de nommer "de la diversité" sont non seulement largement représentés mais sont en position éligibles contrairement à beaucoup d'autres listes. Dans l'Oise Fadhila  Kezzoul de Creil est numéro deux suivie de Mohamed Fakallah de Clermont.
La jeune femme n'avait jamais exercé de responsabilité politique jusqu'au jour où en mars 2008, elle s'est vue propulsée  au devant de la scène politique locale en devenant adjointe communiste de Creil. A l'écoute de ses concitoyens, elle s'occupe en particulier de l'enseignement afin  de créer les meilleures conditions pour que les élèves puissent être bien accueillis dans les établissements scolaires de la ville. Elle reçoit souvent les parents d'élèves, étudie leurs demandes avec grande attention. Elle sait combien les familles  ont besoin d'être aidées dans leur démarche, elle qui est issue du Plateau Rouher, l'un des quartiers les plus populaires de Creil. Fadhila apporte son soutien à toutes les luttes : elle l'avait fait dès les premiers jours de son mandat auprès des travailleurs du restaurant Crocodile, elle est intervenue plusieurs fois  avec succès en faveur de familles démunies face à l'administration et confrontées souvent à des démarches compliquées. Elle a apporté encore dernièrement son soutien aux travailleurs sans-papiers en les félicitant publiquement. Nous lui avons demandé de nous dire en quelques mots le sens de son engagement aux côtés de Jean-Paul Legrand  sur la liste de Maxime Gremetz.

resize1-Fadhila-Kezzoul
"Issue du plateau de Creil, je connais bien les difficultés des familles populaires, pour beaucoup c'est de plus en plus dur. Les femmes et parmi elles les jeunes en particulier subissent toutes les discriminations. Au Conseil régional je me battrai pour les défendre comme je le fais déjà comme maire-adjointe de Creil"
 

 

Jean-Paul Legrand répond à quelques questions sur la situation politique

 

 

Comment caractérisez-vous la situation actuelle ?

 

Nous sommes dans une phase spécifique du capitalisme. On a l’habitude de parler de crise financière. C’est vrai mais c’est incomplet. Nous vivons sans doute la crise la plus grave qu’ait connue la société capitaliste depuis qu’elle existe. Toutes les références, les repères sur le plan culturel, moral, idéologique, économique, social, politique sont bouleversés. Cette crise interroge le sens de la vie humaine, c'est-à-dire le sens de la vie collective car sans elle il ne peut y avoir d’humanité. On peut voir déjà les effets barbares de cette crise sur l’existence de millions d’individus, sur leur présent mais aussi sur la représentation qu’ils se font de l’avenir : que vais-je devenir ? Comment vont vivre mes enfants ? Faut-il que je devienne aussi un loup pour les autres afin de survivre ? Pour quelles raisons détruit-on mon emploi, mon entreprise alors qu’ils étaient utiles à la société ? Comment se fait-il que le monde produise tant de richesses et qu’il y ait tant de misère ? Comment peut-on expliquer que l’on n’ait pas réduit sensiblement le temps de travail alors que la productivité du travail n’a jamais été aussi élevée dans toute l’histoire de l’humanité ? Et tant d’autres questions qui sont d’ordre anthropologique, des interrogations non seulement sur le sens de la propre vie de chacun mais sur le sens même du proche avenir de l’Humanité.

Ce n’est donc pas seulement en réfléchissant sur les causes économiques de la crise que des solutions pourront être trouvées mais aussi sur les raisons idéologiques, les représentations que se font les gens de la société. Or c’est là que rentre en ligne de compte le problème de la politique. Les organisations politiques semblent dépassées par les événements car pratiquement toutes n’existent que par et pour le maintien du système capitaliste ; même si certaines proclament leur volonté de transformation, elles reproduisent dans leur programme et dans leur fonctionnement les mêmes rapports que ceux que nous vivons : domination, hérarchie autoritaire, mise en spectacle de la politique pour la confisquer aux gens, simulacre de dialogue, quasi inexistence de formation critique,  emploi d'arguments d'autorité, embrigadement ans des formes d'action non définies par les gens eux-mêmes, etc... La très grande majorité de ces organisations travaillent à la sauvegarde  de l’ordre social existant parcequ'il risque de se transformer en un désordre extrêmement violent à tout moment (insurrection, guerre, révoltes de masse).  Ces organisations politiques, fruit d’une longue histoire, font partie consciemment ou non de l’appareil idéologique d’Etat qui tente de réguler les conséquences de l’exploitation en apportant des réponses dites « sociales » mais qui en même temps exerce une domination implacable et est prêt à réprimer toute tentative sérieuse de transformation.

 

 

Justement vous parlez de préparer la révolution, qu’entendez vous par là, ne craignez vous pas d’effrayer les gens avec un terme qui rappelle davantage la guillotine que le progrès social ?

 

Il est évident qu’il ne s’agit pas de penser la révolution avec les images qu’on a voulu nous imposer en ne retenant que les événements sanglants de notre propre révolution française. La violence dans l’histoire n’est que le résultat de sociétés de classe et il s’agit justement de mettre en cause ces rapports de classe pour en finir avec la violence. Mais nous savons très bien que le meilleur moyen de contenir la violence et d’essayer de la transformer en énergie efficace et  intelligente c’est de pratiquer la démocratie. Autrement dit il faut pousser la démocratie beaucoup plus loin qu’elle ne l’a été jusqu’ici car elle n'en est qu'à sa préhistoire. Il faut lui donner tous les atouts et ne pas la limiter aux seules élections. D’ailleurs on voit bien que les élections à elles seules n’apportent aucune solution à la crise si elles sont déconnectées des luttes et si les citoyens n'ont pas les informations et la formation pour appréhender les enjeux politiques. Les élections dans notre société sont très souvent des moyens de légitimation de politiques qui sont menées contre la majorité des électeurs. Pour la classe exploiteuse et son personnel politique, il s'agit avec les élections d'obtenir de la part des exploités une validation du système et de sa continuité. Il faut avouer qu'ils y parviennent du fait de la mise en scène opérée entre droite et gauche qui se partagent les rôles. Encore que l'abstention signifie très souvent un refus de participer à ce jeu pervers où les exploités sont non seulement perdants mais où ils participent à leur propre exploitation. Il faut avoir le courage de le dire la démocratie passe par une élévation des connaissances politiques de la grande masse des gens. Connaissances prises dans leur ensemble : c'est à dire dans la théorie et dans la pratique. Sans ce couple théorie-pratique, mener les luttes et les penser, sans l'effort conceptuel  de généralisation et d'analyse sur les phénomènes sociaux vécus par les exploités eux-mêmes on restera dans la crise de la politique pour la plus grande satisfaction des exploiteurs. Autrement dit faire de la politique est la solution à la crise, mais en faire collectivement, démocratiquement pour arracher à ceux qui nous exploitent et nous dominent les moyens de se former, de s'informer et de participer aux choix économiques et politiques. Cela n’a rien à voir avec les batailles de clans au sein de la plupart des partis, avec la politique-spectacle affligeante que nous impose l’appareil médiatico-idéologique.

 

Alors vous préconisez de ne pas voter, de ne pas participer aux élections ?

 

Non tout au contraire, il faut utiliser ces moments comme des temps ouvrant la possibilité pour les révolutionnaires de semer leurs idées. Cela suppose qu'ils doivent consacrer beaucoup de temps au contact des gens,  qu'ils doivent davantage s'inscrire dans des pratiques permettant aux gens de se déconnecter le plus possible de l'appareil médiatico-idéologique, pour se rencontrer, échanger leurs idées et leur pratique sociale, pour se réapproprier leur existence et leur autonomie. Dans ce mouvement,  ils peuvent élire des personnes qui portent leurs aspirations et leurs exigences politiques,  tout en gardant à l'esprit que le combat si il se mène dans les assemblées élues, se déroule  avant tout dans les entreprises, dans les quartiers, dans la "vraie vie" en quelque sorte. Il ne faut jamais entretenir d'illusions sur un élu quelqu'il soit car chaque être humain peut sous toutes formes de pression devenir corruptible, la garantie pour que les mandataires du peuple suivent au mieux une ligne correspondant aux intérêts des gens c'est que les citoyens investissent tous les espaces d'élaboration des décisions et contrôlent leur formulation et leur application. C'est d'ailleurs dans cet esprit que j'ai décidé de m'engager sur la liste "colère et espoir en Picardie" aux élections régionales de 2010.

 

 

Qu’entendez vous par faire de la politique collectivement, démocratiquement ?

 

 

Ce qui est à l’ordre du jour c’est d’abord que chaque personne puisse se considérer comme capable d’apporter sa pierre à l’œuvre commune de l’édification d’une société  nouvelle. Contrairement aux paroles de l'Internationale, il ne s'agit pas de faire table rase du passé, il s'agit de faire émerger de ce passé et du présent toutes les possibilités de rendre beaucoup plus humaine la vie en société, de viser à l'épanouissement de chaque individu   par l'émancipation collective qui en retour est impossible sans l'engagement de chaque individu dans le processus.  Faire de la politique efficacement c’est donc casser le tabou que les rapports de domination sont inéluctables, que le capitalisme est éternel et c’est libérer l’imagination des gens sur ce qu’ils aimeraient pour leur vie à la fois individuelle et sociale afin que retrouvant confiance en eux, ils puissent agir de façon libre, responsable, sans attendre un illusoire secours de la classe dominante, construisant par eux-mêmes les solidarités nécessaires.

 Ce qui est à l'ordre du jour, c'est la construction de luttes non plus défensives mais  totalement offensives qui posent la question d'une autre société, des luttes  qui inventent et conquièrent  des relations nouvelles entre les hommes au travail, qui préconisent la socialisation de  la propriété et de la gestion non capitaliste des moyens de production, qui s'organisent  au sein d'assemblées de travailleurs et d' habitants selon leurs propres décisions prises par des votes après débat et dans lesquelles chacun compte pour un, quels que soient ses responsabilités, ses titres, ses fonctions.

 

Autrement dit il ne s'agit plus pour les travailleurs  ou  les habitants de se considérer comme ceux qui posent les questions en attendant que ce soient les dirigeants qui répondent. Non cette fois-ci ce sont eux-mêmes,   qui s’interrogent et répondent de façon autonome du système aux questions qu’ils se posent y compris et surtout dans les domaines qui sont les chasses-gardées des dirigeants capitalistes et de leurs idéologues  : l’économie et  la politique. Au point qu’ils peuvent vérifier qu’à force de déléguer la politique aux élus et aux dirigeants des partis, et on sait ce que ces derniers en ont fait, les exploités salariés et non-salariés dans leur grande masse pourraient en venir  à l’idée révolutionnaire d'investir la politique de façon critique à l’égard de tous ces politiciens qui les ont trahis ou tout simplement délaissés. . Pour cela ils ont besoin  de construire des réseaux, des espaces, des organisations souples, ouvertes, transparentes  et non sectaires s’adaptant au combat de classe qui ne puissent être récupérées et perverties ni par la classe capitaliste, ni par les organisations qui tout en se prétendant anti-capitalistes en viennent en définitive  soit à sauvegarder le système, soit par défaut d'efficacité en raison de leur faiblesse théorique et pratique à laisser le système perdurer.   C'est sans doute aujourd'hui et dans les prochains mois et années,  le moment historique  d'entreprendre cette oeuvre qui révolutionne la politique.  C’est en cela que la démocratie pourra commencer  véritablement à entrer dans l'Histoire.

L'amitié et la solidarité sont nos meilleurs présents !

Beaucoup d'émotion hier soir en Mairie de Creil pour la cérémonie officielle de la signature des conventions avec la ville de Béthléem et le camp de réfugiés de Qadoura à Ramallah. C'est le fruit d'un combat en faveur de la solidarité avec le peuple palestinien que de très nombreux Creillois ont mené depuis plusieurs années et qui a trouvé son exigence incontournable au moment des massacres de Gaza avec une immense manifestation des habitants dans les rues de notre ville en janvier 2009 en signe de protestation et de solidarité. Notre camarade Mohamed Assamti, élu PCF délégué à la coopération décentralisée a participé activement aux actions qui ont permis à toute la communauté Creilloise de se rassembler et à la municipalité d'agir pour ces jumelages. Les associations Creil-Palestine et Creil-Qadoura vont certainement déployer une activité encore plus importante du fait de cette officialisation dans l'intérêt de l'amitié et de la Paix. Pour ma part j'ai été très touché par le geste de mon ami Zyad Gossni, chef du comité populaire du camp de Qadoura que j'avais rencontré là-bas en avril 2009 qui en dehors de tout protocole m'a remis  l' écharpe  et la médaille aux couleurs de la Palestine. Je garderai  toujours un souvenir inoubliable de cette visite en Palestine occupée et j'espère que notre jumelage permettra à de nombreux Creillois de se rendre là-bas pour apporter leur fraternelle solidarité à un peuple courageux et meurtri par tant d'années d'injustice et d'occupation.

PALESTINE-JUMELAGE.jpg
Des moyens pour étudier,
et travailler en toute sécurité
au lycée Uhry de Creil


Pour ne pas tomber dans une politique sécuritaire de réponse à la violence par la violence et par des mesures expéditives, il faut donner des moyens à nos établissements publics. Moyens en personnel, moyens matériels, moyens pédagogiques. L'élu que je suis, membre du conseil d'administration de l'établissement ne peut se résoudre à voir les personnels d'éducation être mis dans des situations inacceptables de travail. On ne peut admettre que des fauteurs de troubles, des éléments violents prétendent imposer leurs comportements à la communauté éducative. Mais les déclarations ne suffisent pas, il faut réagir avec l'attribution de moyens à la hauteur des besoins. Je publie ci-dessous le courrier que Maxime Gremetz, député et Conseiller régional a adressé au Président du Conseil régional à propos de l'accès au lycée Jules Uhry.

jules uhry entree interv gremetz

Leur combat est déterminé !

Les sans-papiers en lutte à Creil qui sont à la bourse du travail ont publié  dans un tract leurs objectifs  et appellent à poursuivre la solidarité. Les élus communistes de Creil soutiennent totalement leur démarche.

sans pap

Oui, nous ne craignons pas de dire "révolution"
Oui, nous la préparons !

Beaucoup d 'élus et de militants de gauche sont désorientés. Les valeurs et les principes de la gauche ont été depuis longtemps foulés au pied par des dirigeants sans scrupules qui pour beaucoup d'entre eux ont choisi la lutte des places contre la lutte des classes. La gauche n'offre plus dans ce pays qu'une triste image, incapable qu'elle est de redonner espoir.

La gauche caviar mais pas seulement elle, la gauche  des bureaucrates, des installés dans leurs postes qui passent plusde temps dans leurs bureaux que sur le terrain, qui ne vont voir les salariés que pendant les congrès syndicaux ou  les campagnes électorales, cette gauche là qui traficote des combinaisons d'appareils est de plus en plus rejetée par les milieux ouvriers et populaires. Nous avons décidé avec mes amis de construire autre chose, de promouvoir  une pratique d'écoute et de lien permanent avec les gens, avec les salariés, avec les habitants des quartiers populaires, avec  tous les travailleurs, avec les plus exploités. Nous avons décidé de nous remettre en question en nous formant davantage, en essayant de mieux comprendre la réalité dans laquelle nous vivons, en consacrant plus de temps à la réflexion et l'analyse de cette société dans le but de la transformer. Car nous voulons participer à une transformation profonde de la société que nous ne craignons pas, nous,  de nommer "révolution", nous voulons construire d'autres rapports économiques, sociaux et politiques entre les gens, dans ce pays, dans ce monde.

Contrairement à d'autres, nous ne voulons pas faire croire qu'il suffit de voter pour combattre le capitalisme et construire une société humaine. Nous savons par notre expérience que le vote sans les luttes, sans  conscience de classe, sans imaginer un autre avenir conduit les gens à retomber dans les mêmes politiques d'exploitation, de précarité et de soumission au capitalisme.
Dans les mois et les années à venir nous allons  entrer dans une nouvelle ère pour les travailleurs, pour les couches populaires, pour l'ensemble des exploités, celle d'une très vive et dure  lutte de classe qui va  voir s'affronter l'immense masse des salariés, des privés d'emplois, des jeunes sans avenir à un pouvoir d'Etat représentant de plus en plus les intérêts d'une classe de richissimes capitalistes qui  pour tenter de sauver son sytème  de rentabilisation du capital  renforcera  l'exploitation, la répression, un quadrillage social maintenu avec la complicité d'une grande partie du personnel politique de ce pays.

Ce qui est à l'ordre du jour, c'est la construction de luttes non plus défensives mais offensives qui posent la question d'une autre société,  qui inventent des relations nouvelles entre les hommes au travail, qui posent la question de la propriété des moyens de production, de leur financement et de leur gestion autrement que par les capitalistes, autrement que pour le capitalisme.  Autrement dit il ne s'agit plus pour les travailleurs de déléguer la politique aux élus et aux dirigeants des partis, on sait ce qu'ils en ont fait, il s'agit pour les salariés dans leur grande masse d'investir la politique de façon autonome de tous ces politiciens qui les ont trahi et de décider eux-mêmes de choix politiques là où ils vivent et là où ils travaillent, comme d'investir également l'appareil d'Etat afin que celui-ci ait de moins en moins de capacité de contrôle et de coercition sur les exploités.

Admirable lutte que celle des sans-papiers



Je vais rendre souvent visite à mes frères sans-papiers en lutte. Avec mes camarades Habib Abba-Sidick,  Fadhila Kezzoul, Mohamed Assamti, élus communistes de Creil nous allons à leur rencontre à la bourse du travail de Creil pour dialoguer, partager des moments de fraternité, faire le point de leurs besoins et contribuer à la solidarité. Nous le faisons depuis maintenant plus de  deux mois. Nous avons tissé des liens d'amitié et de confiance. Des liens qui résultent de l'action : nous avons apporté notre expérience de militants et d'élus pour les aider à constituer leurs dossiers, pour les accompagner en Préfecture lors des rencontres avec les responsables du service des étrangers, pour appeler à la solidarité des habitants, pour fournir des aliments, des vêtements et même pour donner des cours. Nous avons parlé ensemble de l'histoire des peuples, du colonialisme, de l'esclavagisme, de l'Afrique, du Mali, des raisons qui font que ce monde est inhumain et qu'il faut le transformer. Nous parlons chacun de nos passions, de nos rêves, de nos projets...Toujours avec l'objectif en tête : la régularisation ! Le droit d'exister et de travailler, d'être respecté, d'être enfin reconnu non seulement dans son identité de travailleur mais dans celle d' être humain avec son histoire, avec ses sentiments, ses rêves, ses espoirs, ses luttes ! Oui c'est une lutte admirable, pleine de dignité et de courage menée en liaison permanente avec les autres travailleurs sans-papiers de France, et surtout avec une grande responsabilité dans la conduite de leur mouvement. Ils ne laissent personne décider à leur place : personne ne leur dicte ce qu'ils ont à faire, refusant toute forme de pression, ils exercent leur esprit critique et se concertent quotidiennement dans une organisation qu'ils ont définie eux-mêmes, une forme d'auto-gestion de leur lutte ! Dommage qu'il y ait si peu de maires qui dans leurs discours de voeux pensent à leur rendre hommage. Ces élus ont-ils oublié que l'émancipation des travailleurs sera l'oeuvre des travailleurs eux-mêmes. Et n'en déplaise à tous les donneurs de leçons, nos camarades sans-papiers sont majeurs et responsables, ils décident grâce à une organisation remarquable de leur lutte, de leur mouvement. Si il en était autrement, jamais nos camarades n'auraient tenu autant de jours dans une grève aussi longue, certes difficile, mais ô combien humainement enrichissante. Car rien ne les détournera de leur objectif : obtenir leur régularisation ! Leur détermination est si forte qu'elle provoque notre admiration. Merci camarades, vous êtes des exemples de courage et d'espoir pour nous tous !

Mais qui sont-ils pour décider à notre place ?

Tant que la société sera une société divisée en classes, il y aura   des gens qui se penseront investis du pouvoir de penser pour les autres, qui vendront leur esprit critique pour un poste, qui se prostitueront pour quelques places auprès de mieux placés qu’eux dans la hiérarchie du pouvoir. Beaucoup de gens ont compris comment tout cela fonctionne et ils sont conscients que les politiciens de droite comme de gauche sont à mille lieues des préoccupations réelles des gens et davantage inclus dans un système de contrôle et de domination du peuple qu'ils osent nommer "démocratie !" Même si ils sont encore bien minoritaires,   de plus en plus  de citoyens ont  conscience que pour opérer la transition d'une société capitaliste qui  détruit l'humanité vers une civilisation supérieure et libératrice, pleinement démocratique, il y a nécessité de former et d'organiser   d'authentiques militants révolutionnaires.
 
Sortir de la barbarie politique
 
La lutte de classes est sans pitié. Celui qui s'engage en politique  soit s'intègre dans le système dominant, soit le combat. Celui qui a décidé de le combattre s'expose au licenciement,  à la répression, voire dans certaines conditions à la torture ou à la mort. Toute l'histoire de l'Humanité témoigne de cette tragique réalité. Le militant révolutionnaire s'expose à toutes la panoplie des manoeuvres machiavélique de la politique depuis que les sociétés sont des sociétés de classe.Il n'a alors  que l'arme de la démocratie pour pouvoir construire une transformation qui puisse durer et tenter de s'extraire  des combinaisons qui visent à faire perdurer la coercition des forces dominantes. C'est à dire l'arme de la praxis, de l'action concrète avec les gens. Mais en sachant que parmi les gens , les individus sont potentiellement corruptibles. Les meilleures parades à la corruption sont la transparence des décisions et des actes par la création d'une organisation qui doit en permanence se révolutionner pour ne pas devenir une institution stérilisant la création et l'inventivité politique des révolutionnaires. Une organisation favorisant la pratique politique au grand jour, le partage des informations avec la grande masse des exploités , la formation politique et théorique de la classe exploitée sous l'angle du développement permanent de l'esprit critique du militant et dans l'esprit de l'internationalisme anti-impérialiste. Car le militant révolutionnaire est la cible  des forces dominantes  parce qu'il est un élément déstabilisateur du système. Le processus de déstabilisation est d'autant plus important que le système lui-même est instable de par sa nature interne qui repose sur l'antagonisme entre des classes dont les intérêts sont inconciliables, c'est ce qui se passe aujourd'hui d avec le capitalisme contemporain. Cependant il n'est pas question pour le militant révolutionnaire de considérer que l'auto-destruction du système capitaliste est en soi la condition suffisante de la révolution. Pour aller vers une civilisation humaine, c'est à dire vers l'abolition du salariat comme système d'aliénation principal,  et atteindre  la réappropriation du travail par la grande masse des exploités, la responsabilité de chaque individu comme membre conscient de la société et de ses contradictions est indispensable.
 
 
Faire confiance à l’initiative populaire, l’aider à s’organiser



Il faut  libérer la politique de son cadre formel et faire confiance à l’initiative populaire en lui donnant les moyens de s’éclore et de se développer comme un objectif politique fondamental. Autrement dit ne pas craindre de faire rentrer le peuple là où il est en zone interdite. Le faire entrer  dans les conseils d'administration d'entreprise, dans les salons feutrés des Ministères et des institutions,  dans les assemblées élues, dans les lieux de pouvoirs et de décisions. Mais le faire entrer non seulement pour qu'il rappelle qu'il existe mais pour démontrer que c'est lui qui doit décider, que c'est lui qui est souverain. Evidemment il n'a pas à demander la permission puisqu'on lui interdit en permanence d'entrer ou qu'on lui intime l'ordre de se taire. Il doit donc entrer sans frapper !  Entrer non pas pour des poser des questions ou réclamer quoi que ce soit aux dirigeants, non entrer pour contester leur pouvoir, pour démontrer que l'autogestion populaire est le réel exercice de la souveraineté. Il n' ya qu'à voir la mine déconfite de ces dirigeants dès qu'on conteste leur pouvoir, dès qu'on ose critiquer le capitalisme et surtout leur disputer leur prétention à diriger alors que chaque jour ils mènent la société dans l'aggravation des difficultés, vers un chaos qui produit des milliers de victimes. Evidemment ce programme d'action qui lie les propositions pour une autre société à la contestation du pouvoir  est insupportable pour tous ceux qui dirigent   dont beaucoup sont convaincus que leur position dominante leur donne la légitimité d’être porteur de la science infuse.  L'exercice permanent du pouvoir fait perdre l’humilité, la modestie et l’empathie que l’on devrait à tout être humain. Elle conduit à la reproduction de rapports dominants-dominés structurés par la nature même de la lutte de classes. Dans le mouvement  d'émancipation ces rapports se reproduisent  aussi et il appartient à chacun de les combattre. Il ne faut pas s'étonner du sentiment partagé par des millions de personnes que la politique est pourrie, car jusqu'à maintenant le mouvement populaire n'a pas réussi à  se construire par le développement d'une autonomie réelle fondée sur la liberté sociale et politique de chaque individu. C'est l'enjeu d'une nouvelle organisation réellement  révolutionnaire  qui va naître à partir de l'expérience souvent amère ou déçue de milliers de militants qui ont désormais décidé de ne plus s'en laisser compter, qui exercent leur esprit critique et ont choisi la voie difficile mais efficace du refus de la  compromission en particulier après la terrible épreuve que le stalinisme a imposé au mouvement ouvrier. En agissant de la sorte , ces hommes et ces femmes, vont construire un idéal dans lequel vont se reconnaître des millions d'exploités : c'est en cela que l'espoir va renaître et que les batailles très ardues pour une transformation révolutionnaire vont se succéder dans la période historique que nous traversons.

Soutenir la liste “Colère et espoir”

menée par Maxime Gremetz

aux élections régionales de 2010 en Picardie

 

Tête de liste Aisne : Jean-Luc Tournay

Tête de liste Oise : Jean-Paul Legrand

Tête de liste Somme : Maxime Gremetz

 

Je soutiens la liste Colère et Espoir menée par Maxime Gremetz

pour les régionales de 2010 en Picardie

 

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Des sans - papiers convoqués à Beauvais
 

  Le Courrier Picard

Huit travailleurs sans-papiers sont convoqués les 5 et 6 janvier en préfecture dans le cadre de l'examen de leur dossier de régularisation. Un appel à la mobilisation est lancé.

L'espoir grandit du côté de la Bourse du travail, à Creil, où 68 travailleurs sans-papiers attendent toujours d'être régularisés. Huit d'entre eux ont en effet reçu une convocation les 5 et 6 janvier au service des étrangers de la préfecture de l'Oise, à Beauvais.

D'autres également, demeurant en région parisienne, ont d'ores et déjà entre les mains leur convocation auprès des services préfectoraux de leur domicile respectif. « Cela montre que nous avons été entendus, a indiqué vendredi l'adjoint creillois, Jean-Paul Legrand (PCF). Nous pouvons raisonnablement penser que la préfecture va examiner ces dossiers avec beaucoup d'attention. »

Leur situation n'en est qu'au stade de l'examen

Il s'agit là d'une avancée, mais on est encore bien loin d'un dénouement dans la lutte engagée au mois d'octobre par ces 68 travailleurs sans-papiers réfugiés depuis le début du mois de décembre à la Bourse du travail de Creil.

Leur situation n'en est qu'au stade de l'examen. C'est dans ce contexte que les huit personnes convoquées à Beauvais devront d'ailleurs se prémunir des originaux des documents intialement joints à leur dossier de régularisation ainsi qu'un certains nombre d'autres papiers.

De là à ce qu'ils soient régularisés dans l'heure, il y a un pas que la préfecture n'est probablement pas encore en mesure de franchir. Mais tous ont l'intention de se rendre les 5 et 6 janvier à Beauvais, malgré le risque, toujours présent, d'une reconduite à la frontière.


« Le risque existe toujours »

« La lutte unie et les diverses initiatives qui ont été engagées ont permis une ouverture du côté de la préfecture qui doit se concrétiser maintenant par l'annonce de régularisations, souligne à ce propos Jean-Paul Legrand. La mobilisation et la solidarité doivent par conséquent se renforcer. Nous appelons donc ceux qui le pourront à accompagner nos camarades sans-papiers à la préfecture. »

En plus de la mobilisation, les sans-papiers pourront aussi compter sur leurs avocats. De quoi faire bloc face à une mauvaise surprise. « Car le risque existe toujours » reconnaît Jean-Paul Legrand.

FRANCK BRENNER

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